Bonjour tout le monde !

En ce jour de rentrée scolaire après deux semaines de fête intensives ( sauf pour moi, moi j'ai écrit :p ), je vous mets en ligne ce chapitre tant attendu . . . celui où il y a ENFIN un rapprochement entre Harry et Draco.

Par contre, je n'ai pas réussi à mettre la souris sur ma bête-correctrice, donc il ne faudra pas trop m'en vouloir si vous voyez des fautes catastrophiques qui auraient échapper à mon oeil ( ou mon cerveau ). Car et moi et la concordance des temps on est ennemis depuis toujours. ToT"

Enfin bref, j'espère que ça ne vous gachera pas votre plaisir toujours. ;-)

Bonne lecture !


Chapitre 11 : Petit rapprochement inespéré

J'étais allongé sur l'herbe près du lac dans le parc de Poudlard. Le soleil resplendissait, les oiseaux gazouillaient et le vent passait sur ma peau, la rafraîchissant et lui prodiguant milles caresses agréables.

Les yeux fermés, profitant de cette belle journée, je sentis une main effleurer mon front, descendre l'arrête de mon nez, frôler délicatement mes lèvres pour finir par mourir sur mon menton. Une légère brise s'insinua sous ma chemise, la gonflant jusqu'à ce que les boutons cèdent. La main, accompagnée de sa jumelle, passa délicatement sur mes épaules, tel un frôlement d'ailes de papillons, me faisant frissonner, puis redessina mes clavicules du bout des doigts, descendant progressivement vers mon torse où elle s'amusa à dessiner des arabesques.

Ce jeu terminé, elle et sa jumelle entreprirent de s'amuser avec mes tétons, le malaxant, les tirant légèrement, les faisant rouler et d'autres choses plus qu'agréables qui m'arrachèrent frissons et légers gémissements. Les sensations s'intensifièrent quand les mains décidèrent d'aller caresser mes flancs alors qu'une bouche câline reprenait le travail des jumelles sur les deux boutons de chairs durcis par leurs bons soins.

Ma respiration devint haletante quand la bouche entreprit de se laisser couler le long de mon estomac, et que les deux mains partirent explorer les mystères de mon caleçon . . .

J'ouvris les yeux pour identifier la personne qui me procurait autant de plaisir et croisai un regard gris orage taquin . . .

Totalement et parfaitement réveillé, je me redressai brusquement en position assise, la respiration courte.

Ce rêve avait eu plus de réalité que je ne l'aurais souhaité. Je pouvais encore sentir sur moi la sensation des mains et de la bouche qui m'avaient prodigués ces délicieuses tortures.

Restait à savoir pourquoi mon fantasme avait prit les traits de . . .

… Malefoy.

Je pris une profonde inspiration.

Les évènements des jours précédents m'avaient un peu trop chamboulés à mon goût, les avances de mon pire ennemi venant même jusqu'à s'infiltrer dans . . .

Je glapis de surprise et eut un mouvement de recul quand je pris soudainement conscience que le sujet de mes pensées était debout à côté de mon lit, la main tendue comme si il s'apprêtait à me secouer l'épaule, et les yeux transformés en rond de bille par la surprise.

- Putain Malefoy, on peut savoir ce que tu fous ? Réussis-je à articuler une fois que mon cœur eut fini d'essayer de sortir de ma cage thoracique.

- J'allai te réveiller, bougonna-t-il. Je me suis dit qu'il valait mieux pour nous tous que tu te lèves avant les autres vu que tu sembles avoir des problèmes particuliers avec le réveil du matin.

Je lui jetai un regard suspicieux.

Avec mon rêve et le fait qu'il était là, je me posais de sérieuses questions. Et si c'était à cause de sa présence que mon fantasme avait prit ses traits ?

Je me secouai la tête. Ce n'était pas le moment de penser à ça.

- Je me demande pourquoi tu as pris cette peine et . . .

Je jetai un coup d'œil sur ma montre . . . Et écarquillai les yeux.

- Malefoy, grondai-je, alors qu'il retournait dans son lit. Tu te fous de moi, là ?!

Il me tourna le dos alors qu'il s'allongeait sous ses draps.

- Malefoy, il est DEUX HEURES DU MAT' ! Alors tu vas pas me faire croire que t'étais là pour me réveiller !

Je vis ses épaules se soulever, signe de son fou rire.

- Espèce de . . .

Je retins mes mots, ne voulant pas inclure le reste du dortoir dans cette histoire. Plissant les yeux, je laissai la formidable idée se faire un chemin dans mon esprit avec un petit sourire sadique.

Je me coulai hors de mon lit avec la discrétion d'un chat et m'approchai à pattes de velours du lit du Serpentard qui se situait heureusement à côté du mien. Le fait qu'il me tourne le dos était un avantage non négligeable.

Je lançai un discret sort de Silence, histoire que personne n'entende ce qui allait se passer entre les montures du baldaquin, et montai sur son lit. Le mouvement du matelas le fit se retourner vers moi, surpris. Je profitai de son étonnement pour l'attaquer en Serpentard.

- MOUHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA ! Po . . . Potter . . . Ar . . . Arrêtes !

Avec un sourire sadique, je laissai mes mains parcourir ses flancs, taquiner le creux de ses reins, alors qu'il tentait vainement d'échapper à mes chatouillis. Il essayait d'arrêter de rire en se mordant la lèvre inférieure, mais il explosait à chaque fois au bout de trois secondes.

Puis soudain, sans prévenir . . .

- MOUHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !

- Alors Potter ? On fait moins le fier maintenant, hein ?!

L'espèce de . . .

Mais je ne pouvais m'empêcher de rire malgré tout mes efforts pour ne pas laisser passer un son. Malefoy avait échangé nos places, lui se retrouvant à présent assis à califourchon sur mes hanches, et moi tentant d'échapper à ses mains.

Comprenant que je n'arriverai pas à me débarrasser de lui en me tortillant dans tout les sens, j'attrapai l'oreiller de Malefoy et tapai sauvagement son propriétaire avec.

Sa tête surprise et échevelé fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. J'éclatai à nouveau de rire, le ventre plié en deux par le fou rire monumentale qui me prenait aux tripes et me faisait pleurer.

- Potter, l'entendis-je gronder avant de sentir quelque chose de mou atterrir avec force sur ma tête.

Comprenant qu'il m'avait rendu mon coup, je fis venir mon oreiller à l'aide d'un accio savamment lancé et commença une mémorable bataille de polochon entre lui et moi, protégé par le sort de silence reposant sur le lit. De nombreuse minutes et coups de polochons plus tard, nous étions allongés sur le lit, tête bêche et le souffle court.

Jamais je n'aurais imaginé pouvoir autant m'amuser en compagnie de Malefoy. Je ne pensais même pas qu'il connaissait ne serait-ce que le sens du mot " s'amuser " ! Pourtant il venait me prouver qu'il connaissait tout de l'art de se battre à grand coup d'oreillers. Et malgré tout, je ne trouvais plus rien à ce Malefoy-là de commun avec celui que j'avais haï toutes ces années. Et jusqu'à hier. A ce moment-là, il me semblait humain, comme n'importe quel autre adolescent de cette école. Était-ce un des effets post-discussion avec Gabrielle ? D'ailleurs en parlant de ça, que s'était-il passé ?

- Malefoy ?

- Hmm.

- Je peux te poser une question ?

- Vas-y, mais je ne te promet pas de répondre.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé hier soir avec Gabrielle ? Lui demandai-je en m'asseyant, histoire de mieux pouvoir regarder son visage.

Il posa son bras sur ses yeux et je le vis prendre une grande inspiration.

- Elle m'a parlé de nous. Et de notre futur. Elle en avait assez de nous voir nous battre. Et nous éviter. Elle veut que l'on se rapproche.

Je ne voyais pas ses yeux, donc ne pouvait pas savoir ce qu'il en pensait. Ce qui était bien embêtant.

- Et ?

- Et quoi ?

- Bah, qu'est-ce que tu lui as répondu ?

Il haussa les épaules, et laissa retomber son bras, plantant son regard dans le mien. Un long silence s'ensuivit, moi étonné par son comportement plus aimable depuis les dix dernières secondes que durant les six dernières années, et lui pensant à je-ne-savais-quoi-puisque-je-n'étais-pas-dans-sa-tête.

- Je lui ai dit que je ferai un effort, si de ton côté t'en faisais autant, dit-il finalement en évitant mon regard.

Ébahi était trop faible pour traduire ce que je ressentais à ce moment-là. C'était au-dessus de ça. J'étais, comme on le dit familièrement, " sur le cul " !

- Potter, ferme la bouche, tu vas gober des Nargols.

Épouvanté, je ne pus que m'écrier :

- Luna, sors de ce corps !

Haussant un sourcil étonné, Malefoy me répondit :

- Tu connais Luna Lovegood ?

- Toi, tu la connais ?!

- Cousine éloignée, me répondit-il. Une branche de la famille dont on ne parle jamais chez moi mais dont j'ai fait la connaissance par l'intermédiaire de l'arbre généalogique des Malefoy. Arbre non officielle, cela va de soi. Il semblerait qu'un de mes ancêtres est autant fauté que moi à l'avenir, et que deux siècles plus tard cela est donné la branche Lovegood. ( Nda : non véridique, mais on s'amuse comme on peut :p ) Quand je l'ai appris, j'ai essayé de savoir qui était cette Luna qui avait à peu près mon âge et j'ai appris à la connaître. Elle est un peu bizarre comme fille, mais adorable.

Ok, j'étais sûrement encore en train de rêver. Je ne pouvais pas entendre Draco Malefoy dire que Luna Lovegood était sa cousine et quelqu'un d'adorable ! Surtout à moi ! Je venais certainement d'en apprendre plus sur lui en deux phrases qu'en six années de vie scolaires partagés ! Merlin, mais où allait le monde ?!

- Ok, donc Luna et toi vous vous connaissez.

- Assez bien, même.

Je le fusillai du regard.

- Dis, tu veux bien me laisser le temps d'assimiler la chose avant de me faire une autre révélation dans le genre.

Il sourit. Pas un de ses sourires en biais méprisant, mais un vrai sourire, comme celui qu'il m'avait fait dans la Grande salle avant le show de Gabrielle et Sarah. Celui qui m'avait donner envie de l'embrasser . . .

- Aaaaaaaaahh ! Criai-je en tentant d'enlever cette pensée parasite de mon esprit.

Vade retro Satanas !

- Oh, ça va pas Potter ?! Qu'est-ce qui te prends d'hurler comme ça !

- C'est ta faute, ça ! T'es obligé d'être aussi . . .

Je me mordis la langue avant de lâcher une connerie.

Mais c'était vrai qu'il était drôlement mignon quand il souriait comme ça. Cela donnait à son visage une douceur sans précédent, presque comme si il retombait en enfance. Il était bien plus beau quand il souriait ainsi, en toute honnêteté.

Je me secouai la tête. Fallait que j'arrêtes d'avoir des pensées comme ça, moi !

- D'être aussi quoi ?

- Rien.

- D'être aussi quoi, Potter ? Insista-t-il en attrapant mon bras alors que je tentais de rejoindre mon lit pour retourner me coucher - mine de rien il était quand même deux heures et demi du matin et on avait cours dans quelques heures.

- Rien, je t'ai dit. Maintenant, lâche moi, j'aimerai aller me coucher.

- Reste dormir avec moi.

Je tentais de ne pas m'étouffer avec ma salive.

Kessivnaidirelà ?!

- Malefoy, je crois qu'il faut vraiment que tu te couches ! Te rends-tu bien compte de ce que tu viens de dire à l'instant ?

C'était quand même pas moi qui venait de poser cette question débile ?!

- Bah oui, Potter, je pense m'en être rendu compte, me fit-il sur le ton de l'évidence et me regardant comme si j'étais particulièrement con - tiens, ça faisait longtemps d'ailleurs. C'est juste que je veux voir la tête de Blaise à son réveil quand il nous verra dans le même lit.

Son sourire hilare me persuada presto illico d'accéder à sa requête.

Je montai à nouveau sur son lit et il m'ouvrit ses draps afin que je m'y glisse, puis les referma sur nos deux corps.

- A ton avis, quel tête il va faire ? lui demandai-je, avec un immense sourire aux lèvres, imaginant déjà sa réaction.

- Ca Potter, va falloir attendre demain matin pour le savoir.

- Tu veux dire tout à l'heure. Je te signale tout de même qu'il est près de trois heures du mat'.

- Ouais, si tu veux.

Il me tourna le dos et se colla la plus près possible du bord droit du lit, alors que moi je faisais de même avec le bord gauche.

- Bonne nuit, Potter.

J'eus un moment d'hésitation, puis . . .

- Dis, si on est censé devenir ami, tu penses pas qu'il serait temps de s'appeler par nos prénoms ?

Silence.

- Bonne nuit, Harry, entendis-je chuchoter, comme si il hésitait à prononcer ces mots . . . Ou était ravi de le faire.

- Bonne nuit . . . Draco.

Pourquoi je souriais comme un niais ?

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

- Dites, quelqu'un sait où est Harry ?

- Dans son lit, pourquoi ?

- Si je le demande, c'est peut-être parce qu'il n'est pas dans son lit, non ?

- . . . Ah ouais. Alors, il est où ?

- C'est ce que je viens de demander, couillon !

- Ah oui, désolé.

- Bon, quand vous l'aurez trouver prévenez-moi, moi je vais toujours réveiller Dray. C'est d'ailleurs bizarre qu'il ne se soit pas levé.

J'étouffai le sourire qui me venait aux lèvres. Les voix mélodieuses de mes compagnons de chambres venaient de me réveiller, et j'avais tout d'abord été surpris de les entendre dire que je n'étais pas dans mon lit, puis m'étais souvenu qu'effectivement, je n'y étais pas puisque j'étais dans celui de Malef - 'Scusez - Draco.

A présent que Blaise avait émis l'idée de venir réveiller son meilleur pote, j'avais l'estomac noué d'impatience, car je voulais absolument voir sa tête quand il ouvrirait les rideaux.

Ce qui ne tarda pas.

- Dray, faudrait penser à te ré - Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhh !

Dès que le cri épouvanté - ou surpris, allez savoir - retentit, j'ouvris les yeux.

Yeah-ah !

C'était exactement ça Blaise ! La bouche grande ouverte sur un cri inarticulé, le corps semblant avoir fait un pas de recul et les bras ramener contre son torse, comme pour se protéger.

Je lançai un coup d'œil sur Draco et son regard amusé croisa le mien. Nous ne pûmes retenir un immense éclat de rire. Le bruit attira l'attention autres occupants de la pièce qui eux aussi adoptèrent différentes traces de surprises - ou d'horreur. Ce qui n'aida en rien à calmer notre fou rire.

Draco, complètement vaincu par son rire - autant que moi d'ailleurs - tendit un doigt tremblant en direction de Blaise tout en essuyant les larmes de joies qui coulaient sur ses joues et dit entre deux hoquets :

- T'aurais dû voir ta tête ! C'était trop drôle !

Tentant de calmer mon rire et de récupérer une respiration normale, je pris appuie sur le premier truc qui me passa sous la main, en l'occurrence l'épaule de Draco qui s'appuya à son tour sur moi pour les mêmes raisons.

- Merlin, Gaby va être intenable après ça, soupira James en nous lançant un regard dépité.

Mon rire s'atténuant enfin, je lui demandai :

- De quoi tu parles ?

Il leva les yeux au ciel en soupirant.

- Parce qu'elle aura eu raison, dit Draco à côté de moi en repoussant ses draps et posant pied à terre. Elle aura réussi à nous rapprocher, comme elle le voulait.

- Ah.

- Ouais, maintenant si tu pouvais sortir de mon lit et aller te laver, ça m'arrangerait Harry. J'ai pas envie de te voir le squatter jusqu'à pas d'heure.

Un " BOUM " retentit soudain, attirant l'attention de tout le monde sur l'origine du bruit.

Nott n'avait apparemment pas supporté l'utilisation de mon prénom.

Trop émotif, le pauvre chou.

- Quelqu'un devrait penser à le réveiller, fis-je nonchalamment avec un mouvement de pouce en direction de Nott, alors que je suivais Draco dans la salle de bain.

Je refermai la porte derrière moi et posai mes affaires, que j'avais attrapé au vol, sur une chaise près de la cabine de douche situé le plus loin possible de la porte, Draco s'appropriant la seconde et dernière cabine.

Je pénétrai dans la douche et actionnai activement l'eau, me délectant alors de son effet apaisant. Alors que cela faisait deux secondes que j'étais sous le jet, j'entendis Draco exploser de rire.

Et une fois encore, je ne pus m'empêcher de le comparer à celui de Gabrielle, et je m'étonnai d'entendre un son si doux, si agréable dans la bouche de Draco, lui qui avait été si méchant et hautain tout au long de ces années.

- On peut savoir ce qui te met dans cet état ? Demandai-je quand même par dessus le vacarme de l'eau s'écoulant.

- J'aurais dû prendre une photo de Blaise ! Me répondit-il de la même manière tout en continuant à rire.

J'eus un sourire amusé en l'entendant me répondre. Il était vrai que sa tête avait été impayable. La photo se serait arraché entre les murs de Poudlard.

Plusieurs minutes plus tard, je sortis de la douche, une serviette nouée autour de la taille, au moment où Draco faisait de même.

Je pris alors conscience que ça n'avait pas vraiment été une super idée d'aller me laver en même temps que lui. J'allai devoir m'habiller. En sa présence. Alors qu'il m'avait des avances plus d'une fois. N'était-ce pas jouer avec le feu ?

Soupirant et lui laissant le bénéfice du doute, je lui tournai le dos et commençai à m'habiller.

Deux seconde plus tard, alors que je portais seulement mon caleçon, j'entendis un raclement de gorge de gorge derrière moi, me faisant me retourner, curieux.

Draco me tournait lui aussi le dos, et avait déjà mis son pantalon, me laissant une vue plongeante sur son dos encore dénudé. Très beau dos, d'ailleurs. Des omoplates parfaitement dessinés, une colonne vertébrale droite, mais courbé pour l'instant car il s'était penché pour ramasser sa chemise, et . . . Une cicatrice au niveau du rein droit.

- Qu'es-ce qui t'es arrivé ? ne pus-je m'empêcher de lui demander, alors que je finissais de boutonner mon jean.

Ma question le fut sursauter et il se retourna. Son regard parcouru alors mon corps de haut en bas avec un léger sourire en coin, s'attardant sur les parties dénudés de mon anatomie.

- Chute de cheval quand j'avais dix ans, répondit-il enfin, avant d'enfiler sa chemise, sans se retourner. Je ne te demanderai pas d'où te viens la tienne.

- Ah, ah, ah, fis-je ironiquement. Trop drôle. Non, sérieusement, c'était trop marrant comme blague.

- Harry, le cynisme ne te va pas du tout.

Je le fusillai du regard alors qu'il sortait de la salle de bain, moi sur ses talons.

- Aaaaaaaaaaaaahhhhh !

Je sursautai au moment où j'entendis le cri, provenant de devant moi. Ça commençait à devenir une sale habitude dans le coin.

Allez savoir comment et pourquoi, Ron se trouvait dans le dortoir des Serpentard des septième année. Et venait de crier avant de s'évanouir en me voyant . . .

Sortir de la salle de bain avec Draco. Et connaissant mon orientation sexuelle.

Une petite discussion s'imposait, je crois.

- T'imagines la réaction de ton père dans quelques années ? Fit soudain la voix de Gaby en parlant à Sarah, alors que Zach et James tentaient de ranimer mon meilleur ami.

Les deux fille échangèrent une œillade amusé . . . Et éclatèrent de rire !

Je soupirai.

Est-ce qu'un jour quelqu'un allait se décider à me dire ce qu'il se passait, oui ou merde ?!

- Et les Gryffondor sont sensé être courageux, fit Draco avec un haussement de sourcil suggestifs et amusé en direction du corps de Ron étalé au milieu de la chambre.

- C'est bon, Malefoy ! Ne pus-je m'empêcher de rétorquer, réemployant son nom de famille, alors que je m'avançais pour ramener mon ami à la vie.

Je sentis son regard meurtrier dans mon dos et je me demandai ce qui l'avait le plus dérangé : que je le rabroue ou que je n'ai pas employer son prénom ?

- Ron ? Appelai-je doucement en le poussant légèrement au niveau de l'épaule. Oh, Ron ? Tu m'entends ?

Il papillonna des yeux en gémissant lamentablement puis son regard se posa sur moi.

- Harry ? J'ai fait un rêve bizarre figure-toi, dit-il en se mettant en position assise. Pendant un instant, j'ai cru te voir sortir de la salle de bain avec Malefoy.

- C'était pas un rêve, Weasley.

Je me retournai pour prévenir Draco du regard qu'il n'avait pas intérêt à envenimer les choses.

- Pas un rêve ? Comment ça pas un rêve ? Demanda bêtement Ron en lançant des regards interrogateurs autour de lui, que tous évitèrent, limite en ne sifflotant pas d'un air innocent.

- Ce que je veux dire, Weasley, c'est que tu nous as bel et bien vu sortir de la salle de bain ensemble, Harry et moi, reprit Draco avec un sourire suggestif . . . C'est à dire lubrique.

Je me levai brusquement, prêt à faire comprendre à Draco ce que je pensais de ses petites blagues vaseuses, quand Ron s'évanouit à nouveau, provoquant l'hilarité de tout le monde.

Avec un haussement d'yeux au ciel, priant Merlin de finir cette journée - ou même de l'entamer - sans avoir de mort sur les bras.

- S'il te plait Draco, peux-tu arrêter ça maintenant, et me lui laisser le temps de lui expliquer convenablement ce qu'il se passe ?

Il eut un hochement d'épaules.

- Comme tu veux. Mais j'aimerais bien savoir ce que trois Gryffondor font ici.

Moi aussi, d'ailleurs. Mais pour l'instant, je devais ranimer - encore une fois - mon meilleur ami.

- Ron voulait voir Harry alors on l'a amener, répondit simplement Gaby à la question de Draco, avec un haussement d'épaules désintéressé. D'ailleurs, continua-t-elle en me regardant, les Gryffondor veulent manger avec toi ce matin, et savoir ce que tu comptes faire de ta journée.

Je ne répondis pas à Gaby car Ron s'éveillait à nouveau - et définitivement j'espérais.

- Ca va ? lui demandai-je.

- Dis moi que c'était bien un rêve, me supplia-t-il du regard.

- Ron, soupirai-je en passant une main fatigué sur mon visage, il faut bien que je me lave.

Je passai les deux minutes suivantes à expliquer à Ron que : oui, je n'avais fait que me laver ( véridique ), non, Draco n'avait rien tenter qui ai pu attenter à ma pudeur ou tout autre chose ( véridique ? ), et non, je n'avais pas mater ou tout autre chose aillant rapport avec Draco ( ou si peu ).

- On peut aller déjeuner maintenant que maman est rassuré ?

La remarque sarcastique de Draco me fit sourire bien malgré moi, mais une fois que Ron m'eut tourné le dos. Fallait avouer que le blondinet n'avait pas tout à fait tort, et James, Zach, Gaby et Sarah semblant entièrement d'accord avec ça, au vu de leurs sourire narquois.

Nous descendîmes tous ensemble dans la Grande Salle, moi discutant avec Ron des derniers potins chez les Gryffondor ( j'avais loupé la mise en place du couple de Dean et Seamus ! ) et les cinq autres parlant devant nous, à distance respectable, comme si ils ne souhaitaient pas que l'on entende.

Arrivés dans la Grande salle, un dur choix s'imposa à moi. Rejoindre la table des Gryffondor, m'attirant ainsi les foudres de Draco et réduisant sans doute à néant les prémices d'une futur amitié, ou aller à la table des Serpentard, m'attirant ainsi les foudres de Ron et m'attirant certainement sa colère pour de nombreux jours ?

Aïe !

- Gaby et moi, on va manger à la table des Serpentard aujourd'hui. Tu nous accompagnes Ron ? Dit Sarah en m'adressant un discret clin d'œil.

Je lui répondis par merci muet, et ajoutai :

- Tu n'as qu'a aller chercher Hermione pendant qu'on s'installe.

Je sentis alors quelqu'un me tirer par le bras et me traîner jusqu'à la table des vert et argent.

- Tu vas passer ta journée avec moi, Harry, fit Draco d'un ton claironnant. J'aimerais que l'on discute.

- Ah et pourquoi ?

Il me répondit sur le ton de l'évidence :

- Si on doit devenir ami, faut bien qu'on commence quelque part.


Suite de la journée au prochain chapitre. :D

" rigole toute seule en sachant ce qu'il s'y prépare "

Je suis sûre que vous allez l'a-do-rer :p

A plus ! Biz