Ruth s'emmerdait vraiment chez les Malfoy. Le Lord restait avec Draco et Anthony, pendant que Lucius, Bellatrix et Rodolfus allaient faire la chasse au Sang de Bourbe. Elle n'avait pas le droit de sortir. Voldemort lui avait dit que c'était trop dangereux, même le jardin. Sa principale activité était de se faire coiffer et habiller par les elfes de maison. Chose qu'elle détestait par dessus tout. Narcissa vint quelques heures l'après-midi pour lui tenir compagnie.
« Alors. Ton séjour ce passe bien ? » demanda sa tante.
« C'est une blague. On me laisse tout le temps seul. J'ai pas vu mon frère depuis deux jours. J'ai aucun contact humain hormis toi et les elfes de maison qui ont trop peur de moi pour me parler. Et je ne supporte vraiment pas les corsets qu'on m'oblige à porter. »
« Mais ça te vas si bien. »
Ruth fit son plus beau regard de tueuse à sa tante. « Bon là le Lord ne peut vraiment pas te renier. Cependant j'ai une bonne nouvelle. »
« Quoi ? Il veut me voir ? Il a des choses à me confier ? Je vais enfin me rendre utile ? » demanda Ruth pleine d'espoir.
« Heu non. Ton ami Pansy vient demain. »
« C'est tout. »
« Heu oui. »
« Mais qu'est ce que je fous ici ! »
De l'autre côté, Severus vivait aussi un calvaire. Sa fille était en train de le harceler pour qu'il laisse une autre chance à Sirius. Celui ci refusait catégoriquement. Il avait réussi à se contrôler une fois. Il en était fier mais il ne savait pas s'il allait pouvoir reproduire ce geste. Sirius lui faisait toujours autant d'effet. C'était le premier homme qu'il avait connu. Le premier qu'il avait aimé. Il avait essayé de trouver quelqu'un un moment sous les conseils de Regulus. Mais tous les autres lui semblait ternes. Et comble du ridicule, il avait l'impression de le tromper. Mais ce n'était pas l'homme qui lui fallait. Parce qu'il était trop envahissent, trop égoïste, trop spontané, trop beau, trop lui. C'était les montagnes russes d'être en couple avec Sirius. Hors Severus en avait eu sa dose et était fatigué. Aline voyant qu'elle n'arrivait à rien était en train de sortir ses yeux de chien battu.
« Non ! » s'écria Severus.
« Mais il est prêt à s'excuser. » dit elle avec un ton larmoyant.
« Aline ne fait pas cette tête. »
« S'il te plaît. »
« Pourquoi tu veux tellement qu'on s'entende bien. Je ne t'interdis pas de le voir. Ça devrais vous suffire. »
Si elle avait dit la vérité. A savoir qu'elle espérait qu'ils se remettent pour que tout le monde forme une belle grande et heureuse famille. Severus se serrait braquer et lui airait dit que c'est tout simplement pas possible.
« Papa. Je ne me s'en pas bien quand il est malheureux. Cela me rend triste. »
Touché. Severus ne supportait pas de voir sa fille souffrir. Encore moins souffrir à cause de lui.
« Ma chérie. Tu ne devrais pas prendre ses humeurs autant à cœur. Sirius est un grand garçon. »
« J'y peux rien papa. Le voir comme ça, cela me donne mal au cœur. C'est comme si quelque chose se brisait en moi. »
Coulé. Severus était cuit. Il le savait. Elle le savait.
« Bon tu lui as dit de passer quand ? »
« Dans trois jours. »
« Le jour ou tout le monde sera au QG de l'ordre pour préparer déménagement de Dora et Rémus. Il n'y aura que moi à l'asso toute la journée. »
« Oui j'ai pensé que se serait plus facile pour vous d'être seuls. » fit elle innocemment.
« Bon je ne sais pas pourquoi j'accepte mais OK. Qu'il vienne. On fera une trêve. »
« Merci papa. » fit elle en l'enlaçant. « Je vais dire à Rémus de lui passer le message. »
« Il est au courant ? »
« A mon avis. Il n'a pas eu l'air étonné quand je lui ai demandé si je pouvais voir Sirius la dernière fois. »
Severus hocha la tête et alla rejoindre Gaspard pour un cours particulier de potion. Ils expérimentaient en ce moment des nouveaux remèdes. C'était un des rares moments qu'ils passaient seuls ensembles. Et comme le jeune homme ne souhaité pas entendre parler de Sirius, cela lui convenait très bien.
Rémus alla toquer à la chambre de Sirius.
« Ouvre ! »
« Non ! »
« Ne fait pas l'enfant. J'ai un message d'Aline pour toi. »
Bien que mécontent, Sirius alla ouvrir.
« Tu devrais manger. »
« Pas faim. »
« On s'inquiète pour toi en bas. En particulier Harry. C'est pas toi qui devait changer ?. Arrêter de fuir devant tes responsabilités ? »
« C'est dur. Je n'ai vraiment pas le cœur à faire quoi que ce soit. »
« Je sais que tu t'es engueulé avec Snape ? »
« Comment ? »
« Aline m'a dit mot pour mot 'dit à mon père qu'il peut passer mercredi pour s'excuser auprès de papa. Et pas de dispute cette fois.' »
« Merci pour ta discrétion ma fille. »
« Bon tu m'expliques. »
« Heu c'est un peu gênant. »
« Je suis ton meilleur ami. Tu peux tout me dire. »
« Bon OK. Le soir de la réunion, après avoir parler avec Aline, il est venu me voir et je lui ai demandé si je pouvais revenir voir d'autres cassettes. »
« Il ne t'as pas reparlé du baiser ? »
« Non. En fait même moi je n'y pensais plus. Ce n'était que bisou après tout. Bon bref. J'y suis allé. On s'est installé. A un moment j'ai fait un commentaire sur son allure. Enfin il avait vraiment une sale tête. Et puis je ne sais plus trop comment c'est parti, mais disons qu'il a régler ses comptes avec moi. »
« Comment ça ? »
« Il m'a gueulé dessus. Il m'a fait comprendre que je ne l'avais pas soutenu et que j'avais jamais rien fait qui lui prouve que j'aurais été là pour lui et les gosses si j'avais pas été en prison. C'était vrai. Je me sentais bête je te jure. Et il a fini par dire qu'il aurait voulu que je lui dise que je l'aimais. »
« Tu ne lui as jamais dit ? »
« Non. Je me le suis dit à certain moment, quand je le regardait dormir, ou quand il me manquait alors que j'étais avec vous. Mais j'arrivais à me dissuader que c'était juste parce que j'aimais son corps et que le sexe, ça embrouille la tête. Je n'allais pas lui dire quelque chose dont je n'arrivais pas à accepter l'existence. Et puis je pensais qu'il se moquerait de moi. Il ne m'avait jamais rien dit non plus. »
« Et qu'est ce qu'il aurait eu besoin de dire. » commenta Rémus.
« Tu essayes de me faire passer un message ? »
« Sirius. Il t'as proposé de partir avec lui en France. Il voulait montrer au monde entier votre relation. Et c'est de Snape dont nous parlons. Plus introverti, tu meurs. Il t'acceptait même quand tu te comportais comme le dernier des crétins. Enfin c'était évident qu'il t'aimait. Il était même aveugler par l'amour. S'il avait eu un tant soit peu de bon sens, il aurait fuit loin de toi il y a bien longtemps. »
« C'est vrai je suis con ! Et tu veux que je te raconte la suite ? J'ai été encore plus con. Il m'a demandé de partir et je ne voulais pas. Il était pas bien et j'en ai profité pour avoir le dessus sur lui. Je l'ai embrassé, touché alors que c'était la dernière chose dont il avait besoin. Il était perturbé et je le perturbais encore plus. Comme la première fois. Je commençais à nous déshabiller et même si Sev appréciait mon contact, il n'était pas à l'aise avec ça. Et moi comme un con, espérant le rassurer je lui ai dit « Juste cette nuit. » »
« Tu déconnes ? »
« Malheureusement non. Après tout ce qu'on avait vécu, je croyais l'exciter avec un « Juste cette nuit. »Comme s'il était un vulgaire coup d'un soir. »
« Bon. Tu vas arranger ça. »
« Mais comment Rémus. Chaque fois que j'ouvre la bouche, j'empire les chose. »
« Parce que chaque fois que tu ouvres la bouche c'est pour l'embrasser ! Mercredi tu vas te tenir distant. Parler. Parle des enfants, d'Aline puisque tu la connais. Laisse le venir à toi. Et surtout ne tente rien. Sirius ne foire pas tout. »
Pansy arriva vers quatorze heure le lendemain au manoir Malfoy. Elle salua vite fait Narcissa et courra vers les quartiers de Ruth.
« Hello baby. »
« Pans ! »
Les deux jeunes filles se sautèrent dans les bras. Cela étonna la serpentartde. Elle avait l'habitude de se monter affectueuse. Pas Ruth. A moins d'être mal ou saoul. Vu que la deuxième proposition n'était pas possible, elle s'inquiéta pour la jeune fille.
« Ils ne t'ont rien fait dis moi. »
« Non. C'est juste que je suis vraiment contente de te voir. »
« Oh mais t'est toute belle. »
« Arrête tu sais bien que je déteste le look de petite fille riche. Mais bon cela fait parti de mon rôle. »
« Alors ça se passe comment ? »
« Pour l'instant ça va. »
« Le lord ne te demande pas de tuer des gens ou de torturer ? »
« Non. Il me demande de rester dans mon coin et d'attendre que ça se passe. D'un côté cela m'avantage. Aucun mangemort ne connaît ma puissance. Mais je ne progresse pas du tout dans ma mission. Si Anthony était avec moi je lui demanderais de partir, puisque de toute façon je ne sers à rien et qu'il n'apprend rien de plus que Draco ne sait déjà. Mais on m'empêche de le voir. Je sais juste qu'il a la marque. »
« Ouai. Draco me la dit. »
« Tu as pu le voir ? »
« Oui il est passé vite fait hier. Il reviendra mercredi. Dora déménage avec Rémus au local. On aide tous à trier, ranger, emballer mais il y a tellement de choses. On va aussi explorer le grenier pour ressortir les affaires de bébés. »
« Pourquoi Tonk ne prend pas les nôtres ? »
« Elles sont restés en France ma belle. Chez la maman de Romane. Si tout se passe bien on aura fini mercredi soir et jeudi on transporte le tout et on installe. »
« Je me fais tellement chier ici que même ce déménagement me donne envie. »
« Oh ma puce. Tiens je t'ai amené de quoi t'occuper. »
Elle lui tendit un fiche remplis de mots.
« La liste ! »
« Draco m'a aussi dit que le Lord voulait marier sa fille. »
« Pas seulement marier. Il veut que je me fasse engrosser au plus vite et par un sang pur de préférence. Pansy, j'ai un mauvais pressentiment. Je crois que même avec la liste je serais mariée vendredi prochain. »
« N'ai pas peur. On est tous dans ce cas là. Avec Blaise on a dit que si l'un de nous se fait gauler avec quelqu'un qu'il aime pas, on protesterait en disant qu'on est déjà en couple et qu'on peut nous marier sur le champ. »
« Ça serait bizarre. Blaise est gay. En plus le contrat de mariage sorcier oblige le couple à consommer le mariage vite pour favoriser la conception d'un héritier. »
« Ne m'en parle pas. Blaise est comme mon frère. Rien que d'y penser ça me dégoutte. Mais le Lord n'accepte de tout façon pas les mariages homosexuels et je préfère lui que Crabble ou Goyle. »
« Je ne les connais pas mais vu ta grimace. Ils ne doivent pas être fameux. »
« Pour te dire je crois que même toi tu refuserais. »
Ruth lui lança un coussin en réprobation. « Moi je n'ai personne. »
« Je peux demander à Marcus Flint. »
« Bof. Je ne vois pas mon gosse avec ses dents. » ria Ruth suivie de Pansy.
« Bon jetons plutôt un œil à cette liste. »
LISTE DES EXPRESSIONS QUI MENERONS NOD ENFANTS AUX NOCES :
L'utilisation de cinq des expressions mentionnés sur cette liste ou de leurs dérivés conduira l'auteur de ces paroles ainsi que la personne à laquelle elles étaient destinées directement devant le Lord pour procéder au mariage éventuel des deux individus :
Amour aimer romantique joli beau éternel regard adorer chérir mariage union sexe passion envi caresser goûter salope toucher baiser enfant bébé plaire plaisir coucher bouche bite sein sensation chaleur désir alliance couple relation noces intimité vierge puceau peau odeur cœur grimper au rideau septième ciel charme attirance enivrer fascination, séduction...
« Elle n'en finit pas. » commenta Ruth.
« Et il y a même des gros mots et plein de mots du langage courant. Genre même si je dis à quelqu'un 'J'aime bien l'odeur de ces gâteaux. Cela me ferait plaisir d'en goûter un. Rien que d'y penser cela me met l'eau à la bouche.' On peut ce retrouver devant le Lord. »
« Je propose de ne pas parler du tout. »
« Quelle belle soirée en perspective ! »
Aline essayait de trouver un plan pour rapprocher ses pères. Elle voyait que Severus était en retenu constante depuis le retour de Sirius. Il fallait qu'il se calme. C'était chez lui que ça bloquait. Depuis le début. Sirius devait aussi faire des conneries mais son père s'emportait vite. Elle se souvint quand il avait trouvé des préservatifs dans la chambre de son frère l'année dernière. Il avait eu le droit à un tête à tête musclé. Severus lui avait fait la morale pendant plus de deux heures. C'est vrai quatorze ans c'était jeune et tout le monde croyait que Gaspard était puceau à l'époque. Même elle. Mais alors que l'on passait à autre chose, Severus vérifiait tous les jours ses poches et lui confisquer ses capotes quand il en avait. Jusqu'au jour ou Gaspard se rebella et lui lança « C'est pas en me volant mes capotes que cela m'empêchera de baiser. J'ai une bite et je m'en sert. Moi ! Et puisque tu le prends comme ça je le ferais sans et tant pis pour les maladies ! Tu me trouvais trop jeune pour baiser. Tu verras quand je te ramènerais un fille en cloque. Tu serras un bien jeune grand-père. » Severus était blanc. Il partit s'enfermer dans sa chambre et le lendemain Gaspard trouva un boite de capote sur son lit avec un petit mot '' Si tu ramènes un môme, je te tue. Papa.'' Non son père ne plaisantait pas avec la sexualité. Or bien qu'étant vierge, elle savait que c'était un élément important dans l'équilibre d'un couple.
« Gaspard. » demanda-elle en rentrant dans le laboratoire.
« Tu n'as pas le droit d'être ici Aline. »
« Papa est là ? »
« Il vient de partir. Charlot voulait lui montrer ses progrès dans sa transformation d'animagus. »
« Il en est ou ? »
« Il arriva à changer ses oreilles, ses bras et ses jambes et à avoir une queue. A première vu son animal serait un cheval. »
« Cool. »
« Bon pourquoi tu viens me déranger. Je suis en plein boulot. »
« En fait. Deux amis de la bande avec qui je traîne sont amoureux l'un de l'autre. Mais l'un deux est vraiment timide et j'aimerai savoir si t'aurai quelque chose pour lui donner un peu de courage. »
« T'es sûre qu'ils sont amoureux ? »
« Oui. Sûre. »
« J'espère pour toi parce que je ne veux pas être responsable de violes. Et ils sont assez vieux ? »
« Plus vieux que nous. »
« Donc ça ne devrais pas poser de problème. Tient c'est des gélules que j'ai fabriqué. »
« Tu continues à faire de la drogue ! »
« Arrête il n'y a pas d'addictif et cela bousille pas la santé. C'est comme des médicaments. »
« Tu parles ! »
« Bon tu veux que je t'aide ou pas ? »
« Oui oublies ce que je t'ai dit. Dit moi tout. »
« Alors c'est comme mes inhibiteurs mais j'ai ajouté un aphrodisiaque. Enfin je ne les ai pas encore tester mais si mes calculs sont bons, l'effet devrait se faire sentir environ une heure avant d'agir. Par contre c'est assez puissant. Je te recommande d'en donner qu'à celui qui est timide parce que quelqu'un de déjà très actif devrait devenir très très très entreprenant. »
Il lui passa une gélule bien emballée en vrai professionnel.
« Je peux la mettre dans un sandwich à ton avis ? » demanda la jeune fille.
« Même dans une boisson. C'est effervescent. »
« Merci frérot. T'es le meilleur ! »
« Qu'est ce que tu veux ? Le génie des Snapes. »
« Et la fourberie des Blacks. » compléta sa sœur.
