Disclaimer : L'histoire m'appartient mais les personnages sont à une autre.

Auteur : Sebarrya (Ou Seb', pour faire court).

Note : un chapitre assez doux et rêveur. Peu d'actions mais un petit glissement vers le Drarry. Bonne lecture !

Chapitre onzième :

Just a smile

Se laisser aller. Tout oublier. Tout pardonner. Rire. Rire. Rire. A s'en écorcher la voix. A s'en rouler dans la boue. Se sentir vivant. Au point de se croire mort. Et crier, hurler. Avec fracas, force, violence. Juste pour montrer qu'on est là. Peindre des chimères sur un ciel d'océan. Dire des choses sans sens, sans cohérences. Et être heureux. A en crever d'une overdose. Donner des sourires, comme des morceaux d'éternité. Est-ce que tu imagines ? Est-ce que tu réalises ? A quel point ce serais bon ? A quel point ce serais grandiose ? Non, bien sûr que non. Ca te paraîtrais stupide et illusoire. Une douce utopie, provenant du fond de mon âme. Et tu aurais raison. Mais vois-tu, je veux y croire. Je veux y croire de toutes mes tripes. Même si c'est stupide, illusoire et définitivement utopique. Je suis un utopiste, ne l'oublies jamais. Qui que tu sois.

J'aurais voulu pouvoir voler. Sentir le vent dans mes cheveux. Les faire s'entremêler, s'emmêler, sans rien pouvoir y faire. Traverser un nuage pour en connaître la texture. Suivre un oiseau de Paradis, juste pour voir où est son Paradis à lui. Observer le vol majestueux d'un aigle dans un canyon, voir ses muscles puissants le propulser toujours plus loin, toujours plus haut. Toucher le ciel et revenir en piquet jusqu'au sol. Me faire une frayeur de tout les diables pour remonter encore plus haut. Frôler les cimes des arbres les plus grands, caresser leur feuilles du bout des doigts. Sauter du haut de l'Empire State Building sans craindre de toucher l'asphalte grise. J'aurais voulu voler, mais je n'ai pas eu cette chance. J'aurais voulu pouvoir toucher le ciel, mais je ne fais que contrôler les coeurs. J'aurais voulu atteindre le Paradis, mais je n'ammène qu'en Enfer. On appelle ça l'ironie du sort.


J'en ai assez. Assez de m'entraîner à tuer. Assez de sentir le regard de Lucius Malefoy sur moi quand je le croise dans le Manoir. Son regard me juge. Son regard me tue de l'intérieur. Comme une sentence muette. Son regard me hurle que je suis un lâche. Et cela me gêne. Mais je m'en sens le droit. Je m'en sens le devoir. Draco me tire de mes pensées en posant un énorme livre devant moi, un air un peu sadique accroché à son visage. Je jette un coup d'oeil en biais au pavé entre nous.

"Hum ... Puis-je savoir ce que c'est ?

- Ton nouveau livre de chevet, Potter. L'historique de tout les dons répertoriés depuis leur apparition."

Je sens les nuits d'insomnies arriver à galop jusqu'à moi. Je regrette presque de savoir lire à certains moments. Presque parce que j'y ai pris goût. Lire, c'est être ailleurs, dans un autre univers, loin de tout et des autres. C'est être intensement vivant en étant si proche de la mort. Lire pour moi c'est un arrêt cardiaque, c'est intense, presque douloureux, percutant, violent et en même temps étrangement merveilleux. J'aime profondement lire et au fond, mon plus grand regret c'est de n'avoir pas appris plus tôt à le faire.

"Et quel est l'intérêt de la chose ?

- Il n'y en a aucun si ce n'est de connaître un peu mieux l'histoire des dons. Tu as des siècles d'histoire à rattraper, Harry.

- Merci de me rappeller à quel point je suis ignare. J'avais presque réussi à l'oublier.

- Mais de rien. Allez, fait pas la tête, je suis là pour t'aider."

Et il part. Me laissant seul avec mes pensées, et cet historique insensé. Je commence à le parcourir.

"Le premier humain a avoir manifesté un don est Merlin, son don était de contrôler le feu. Il a transmis ce gène à ses descendants qui l'ont eux même transmis aux leurs. Tous ceux possédant des dons seraient donc des descendants plus ou moins direct de Merlin lui-même. Les dons se manifestent chez chacun de manière différentes. Ainsi si certains ont pu voler comme Esther Carles, d'autres ont eu le loisir de respirer sous l'eau ou encore de faire pousser des plantes en plein désert. C'est la diversité de ses dons et leur imprévisibilité qui a inspiré ce livre où après de nombreuses recherches, la plupart des donc connu à ce jour ont été répertorié."

Merlin, rien que ça. Je comprends maintenant la taille de cet historique. Forcément au cours des siècles, il y a du avoir des milliers de personnes possédant un don. Heureusement qu'un seul don se manifeste sur chaque personne, sinon je crois bien que ce ne serais pas un seul mais plusieurs livres pour contenir ces informations. Il n'est que vingt-deux heures, j'en encore largement le temps de lire quelques pages avant de dormir. Je replonge dans la lecture avec une légère appréhension. Ce livre est véritablement titanesque, je n'en verrais certainement jamais le bout.


La caresse du soleil sur ma peau, sa chaleur, sa douceur. Sa brûlure réconfortante. Je laisse s'échapper la fumée de ma bouche. Elle s'envole jusqu'à celui-ci. Et je ne peux m'empêcher de trouver ça fascinant. Je m'arrête près du lac, m'asseyant dans l'herbe si verte, si tendre. Dieu, que le monde est beau vu d'ici. Dieu, qu'il est calme et enchanteur dans ce parc hors du temps. J'en deviendrais presque poète tel Baudelaire ou Rimbaud. Je pourrais être écrire une ode à ce lac, ces arbres, ce ciel. Je pourrais le peindre mais jamais je ne lui rendrais justice. Je pourrais l'écrire mais jamais je n'atteindrais sa beauté. Je pourrais vous décrire le scintillement de l'eau, la douceur du vent agitant les branches des arbres dans un ballet merveilleux. Mais il faut le voir pour comprendre, pour le croire. La nature est si belle, si pure. Je me sens si petit, si souillé face à elle. Un caillou trouble la quiétude de l'onde. Draco se tient à mes côtés. Un air d'intense réflexion peint sur ses traits.

"Toujours à troubler la beauté des choses."

La surprise remplace la réflexion, alors qu'il se tourne vers moi. Un léger sourire naît sur mes lèvres. Il y réponds presque avec timidité, s'asseyant à mes côtés avec des manières aristocratiques qui me donne envie de rire. Je m'allonge sur l'herbe, regardant les nuages aux formes étranges dans le ciel.

"Je ne te savais pas amateur de natures mortes et de solitude."

Son rire lèger me prends à la gorge. Qu'il est beau ce rire, chaud, sincère, grave et si cristallin à la fois. J'aimerais qu'il ne s'arrête jamais de rire. Peut être est-ce le paysage, peut être est-ce son rire, peut être est-ce ce sentiment de calme qui a envahit mon être quand je suis arrivé dans ce parc, mais je me sens heureux.

"Je suis un enfant de la ville, la nature me fascine. Et la solitude, tu sais, c'est mon élèment. J'ai toujours été seul."

Je chuchote tout juste. Comme par peur de briser la magie de l'instant. Et aussi d'en dire trop et de le regretter. Il place son visage au dessus du mien, me cachant la vue. Mais il se met à sourire et je le trouve beau. Là, tout de suite, avec ce sourire à demi-formé et la lumière faisant rayonner ses cheveux pâles. Pour la première fois, je m'aperçois de sa beauté et elle me transcende tout entier.

"Accepterais-tu de partager ta solitude avec moi ? Tu sais, moi aussi, j'ai toujours été seul malgré les gens grouillant dans le Manoir, mon père et ma mère."

Ce n'est qu'un souffle, si facilement confondable avec le murmure du vent. Mais je l'ai entendu. C'est une main tendue, je sais que c'est dangereux de l'accepter, mais j'en ai envie. J'en ai envie parce que je sens la sincérité au fond de sa voix, et que cela me touche. Je me relève légèrement sur les coudes, nos visages proches, dans une douce complicité.

"Avec plaisir."

Et il sourit à nouveau, cette fois pleinement. J'ai envie de le capturer ce sourire si magnifique, j'ai envie de l'immortaliser, tellement il me réchauffe à l'intérieur. Tellement il me fait du bien. C'est la beauté du diable et pourtant qu'est ce qu'il est pur ce démon.

A suivre ...

On a dépassé les 150 reviews ! Vous croyez qu'on peut attendre les 200, avouez que ça aurait de la gueule, surtout que vous être désormais exactement 101 à avoir ajouter cette fic' en alerts alors je pense qu'on peut les atteindre. En tout cas si on y arrive, je serais vraiment touchée, ce serait la première fois qu'une de mes fics' les atteindrais, sachant que le maximum que j'ai eu c'est 178 avec "Les Apparences". Enfin l'avenir nous le dire. Sachez que je vous aime cher lecteurs, que vous reviewez ou non. Merci de me lire, merci d'être là. Merci tout simplement.

Bisous et à bientôt,

Seb' (Ecrire, c'est une transe ou le temps, le monde, les autres, n'ont plus leur place.)