Touché en plein cœur

Hey ! Ce onzième chapitre est enfin arrivé. J'espère que l'attente n'a pas été trop longue à votre goût. Bref, je n'ai rien d'autre à rajouter pour une fois.

Sur ce, bonne lecture et on se retrouve comme toujours en bas pour les reviews.


Rating : K+ pour ce chapitre. Rien à signaler sauf Kidd, mais bon on l'aime comme ça.

Droits d'auteur : One Piece et ses personnages appartiennent à Eiichiro Oda. Seuls les OC's (dont Joy) et l'histoire sont à moi. Merci de ne pas plagier. Mici.

Correctrice : Nyxiera.

Mots : Environ 3600

Reviews :

The story of a rabbit: Hey! Et oui! Joy se fait tout doucement à sa nouvelle vie. On verra où ça la mènera.

Les-Fictions-De-Niils: Il fait la taille normale. Je mets à chaque fois le nombre de mots arrondis à la centaine au début de chaque chapitre si jamais tu veux voir avant lecture la longueur du chapitre. Elle commence tout doucement à accepter sa vie de pirate en effet. Tout doucement. L'aventure arrive à grands pas, accompagné de surprises. Je fuis la page blanche, mais pas la flemme xD. Le combat est rude.

Yakimeni: Mouais, elle ne pense sûrement pas la même chose que toi x).

nikkouyoku: Mh...Si elle tient l'alcool? Mh. Tu verras xP.

Miss-Panda-Lawko: Tant mieux si 65.000.000 berrys ne semblent pas trop forts, j'avais un peu peur.

MERCI pour toutes ces reviews !

NOUVELLE IMPORTANTE!

Voilà, voilà, j'ai sauté le pas. Je me suis inscrite sur Twitter afin de rester connectée. Mon pseudo est le même qu'ici (ClemTrafalgar. Si vous êtes également sur ce site, je vous conseille de me suivre, car je tweeterai souvent sur l'avancement des chapitres et vous pourrez ainsi en apprendre un peu plus sur ma personnalité via mes tweet.

Voilà, voilà! SI vous comptez me suivre ou le faites déjà, prévenez moi afin que je ne fasse pas des tweets inutiles si les personnes s'intéressant à mes histoires ne me follow pas x).

Faites le bon choix :D!


Chapitre onze ou Idées reçues.

Bien décidée à oublier tous les récents événements, elle se mêla aux Kidd's pirates. Instinctivement, ses pieds la guidèrent vers Greg. C'était l'un des seuls à l'avoir accueillie dans cet équipage alors qu'elle était une simple prisonnière qui partageait quelques heures de voyage avec eux. Elle n'avait pas oublié le verre d'eau qu'il lui avait tendu et encore moins quand il avait répondu, poliment du moins, à son capitaine. Le souvenir du ramen non terminé intentionnellement par Killer non plus ne s'était pas effacé de sa mémoire.

En la voyant, Greg se poussa un peu pour lui faire de la place au sein du groupe. Quelqu'un lui présenta un plateau de petits-fours. Elle avait faim, très faim alors elle ne s'en priva pas. Elle en prit une grosse poignée et l'engloutit.

- Bon, lui fit-elle en remplissant de nouveau son verre. Je pense qu'il est temps de te présenter à tout ce petit monde.

Il regarda les nakamas, et la présenta :

- Voici Joy, notre nouvelle nakama. C'est le capitaine qui en a décidé ainsi.

Il passa un bras autour des épaules de la rousse qui se sentit compressée par ce simple geste. Pourtant elle n'était pas collée à lui. Greg se pencha un peu pour être à sa hauteur et pointa du doigt Wire.

- Lui c'est Wire, notre toubib en somme. Il a pas vraiment la science infuse, mais il gère pas mal les blessures de combats.

Le Wire en question, contre tout attente, sourit légèrement à la jeune femme. Joy le trouva extraverti. Ce qui attira le plus le regard brun-vert de la rousse était le Joly Roger sur son torse. Elle avait presque oublié ce symbole. Elle allait sûrement le porter elle aussi. Enfin, si on ne lui en parlait pas, elle se tairait là-dessus.

Le doigt du roux passa du docteur à Heat.

- Heat, se présenta le « zombie ». Je suis le cuistot.

Par politesse, elle hocha la tête. Il était tout aussi spécial que Wire. Mais le plus étonnant était ses cheveux bleus ondulés et sa bouche cousue. En la voyant fixer sa bouche sans aucune discrétion, il l'éclaircit sur ce point :

- Tortures.

- Oh... Pardon.

Elle se sentit toute petite et d'un seul coup il lui semblait moins effrayant. Au moins eux ne la battraient pas, elle avait ce pressentiment.

- Nous ne sommes peut-être que six, avec toi, mais ce n'est pas pour autant que nous sommes faibles. Nous avons chacun notre style de combat.

Le petit nombre étonna Joy. Elle ne pensait pas que l'équipage du grand Eustass Kidd pouvait être aussi restreint. Elle qui s'attendait à ce qu'ils soient au minimum quinze.

- Ils doivent être sacrément forts, pensa-t-elle.

Greg se décolla et reprit sa taille normale.

Il lui présenta son verre avec un sourire.

- Santé, souhaita le roux.

- Santé, répondit-elle par habitude.

Ils entrechoquèrent leurs verres et Greg but le sien. Se souvenant de la sensation désagréable des bulles gazeuses et de l'alcool, elle ne prit qu'une gorgée.

Les autres, ses nakamas dorénavant, ricanèrent un peu.

Kidd fut attiré par les rires. Assis nonchalamment sur une chaise en bout de table, les pieds croisés posés sur la table, un verre de champagne entre l'index et le majeur gauches, le rouge la regarda de loin.

- Tu ne sais pas boire la moche ?

Toute la bonne humeur de Joy s'estompa à l'entente de cette voix ricaneuse. Bien obligée, et parce qu'on lui avait appris le respect de ses supérieurs, elle pivota vers lui.

- Je n'en ai pas l'habitude.

Pas question de l'appeler capitaine. Il ne fallait pas pousser Bobonne dans les orties* non plus. Kidd ricana.

- C'est typique d'une gamine.

Joy chauffa intérieurement. Une remarque cinglante allait passer la barrière de ses lèvres. Seuls les membres de sa famille pouvaient la traiter de gamine. Même Conrad ne pouvait pas.

Mais Greg l'interrompit en lui posant une question.

- Et sinon, tu es née quand ?

Joy sursauta, ne s'y attendant pas, et se tourna par réflexe vers lui. Ses yeux clignèrent machinalement. Il était sérieux ? Voilà la question qu'elle se posait.

- Je heu... Le 21 juin.
- Oh ! Nous n'avions encore personne né ce jour là. Une fête de plus à préparer pour ce mois-là.

Il lui sourit gentiment. Si on ne savait pas qui il était et son statut de pirate, on aurait envie d'être ami avec lui même si son style est différent.

- Et, reprit Heat en déposant son verre vide sur la table. Tu as des frères et sœurs ?

Voilà la question que Joy ne voulait pas entendre. Sa famille. Elle ne savait même plus si elle en avait encore une... Elle baissa la tête et regarda sa tête. Sans comprendre, elle but le reste de son verre, les trois quarts restants, d'un coup et secoua la tête pour se remettre des sensations. Elle comprenait les alcooliques à cet instants. Boire pour oublier ce qui fait mal.

- Ma sœur est morte hier, lâcha-t-elle en serrant les poings.

Le verre de champagne qu'elle tenait dans sa main explosa. Sa main était suintante du fond de champagne et de quelques gouttes de sang. Elle tenait le verre dans sa main droite, celle où elle avait son gant. Le liquide et le sang imbibaient la soie et mouillaient sa main, mais ce n'était rien aux yeux de la rousse. Ce gant en avait vécu des choses depuis son quatorzième anniversaire.

Au bruit du verre, Kidd haussa un sourcil en arrêtant d'admirer son avis de recherche. Il releva la tête.

- Mh ?

Il vit Joy tremblante de rage. Il avait écouté d'une oreille discrète leur conversation. Il savait le pourquoi de cet état. Il sourit davantage.

- Un soucis, la moche ?

Le regard dur de Joy se releva sur lui. On pouvait y voir une once de colère, mais la haine était prédominante.

Le sourire du rouge s'élargit dangereusement alors que Joy se retenait de prendre un morceau de verre comme arme et de le tuer. Elle ne pouvait pas tuer son nouveau capitaine, mais ce n'était pas l'envie qui lui manquait.

- Ça va ? Demanda Heat.

Furieuse, elle le bouscula en sortant de la pièce. Elle déboucha dans le couloir. Elle prit à droite et marcha rapidement, les poings toujours serrés. Ses talons claquèrent sur le sol et la guidèrent dans divers couloirs alors inconnus de la rousse. Elle ne connaissait que ceux qui reliaient sa cabine, plus cellule de prison pour elle, à la salle à manger. Elle prit le chemin opposé et s'aventura les yeux fermés.

Durant sa petite « balade » elle marmonna plusieurs insultes à sa propre encontre et celle de Kidd.

Finalement, elle déboucha sur une grande porte. Elle s'en souvenait de celle-là. Elle l'avait emprunté le jour où elle avait failli être vendue à un pervers noble à l'accent répugnant. C'était la porte menant au pont. Elle posa sa main frêle gantée sur l'énorme clinche métallique et la claqua. Elle poussa de toutes ses forces. Dans un grincement sinistre, la porte s'ouvrit péniblement.

Il faisait beau dehors. Les températures étaient douces. Ils devaient être à proximité d'une île printanière voire estivale. Le ciel était dégagé et un magnifique soleil brillait de mille feux. Quelques oiseaux voltigeaient dans ce ciel pétillant, accompagnés de leurs chants. Des poissons colorés nageaient à quelques centimètres de la surface de l'eau et donnaient à cette eau morose un mélange de coloris.

Ce paysage unique calma les nerfs de Joy et effaça temporairement ses pensées noires vis-à-vis de sa sœur et de sa famille. Elle inspira un bon coup et sortit sur le pont. Les planches grincèrent sous ses pieds à chaque pas. Elle avança, le vent taquinant ses cheveux et ses joues. Elle s'arrêta devant la proue assez spéciale. Mais bon, elle allait devoir s'y faire. Après tout, elle avait déjà eu ces préjugés sur certains membres de cet équipage et elle avait eu tout faux.

Elle posa ses mains sur la rambarde en soupirant. Elle y reposa tout son poids vers l'avant en fermant les yeux. Le vent continua de lui fouetter gentiment le visage.

- Ça fait un bien fou, murmura-t-elle pour elle-même. Comme toujours, papa a raison.

En effet, elle sortait toujours quand son caractère explosif refaisait surface d'un coup. C'était un des précieux conseils que son père lui avait donnés. Elle se souvenait de sa dernière crise de colère. Elle devait avoir quinze ans, l'âge où les hormones décident les paroles et les gestes brusques. Elle n'y avait pas échappé. Comme toujours, sa grand sœur l'ennuyait d'une quelconque manière accompagnée de petites piques fugaces. Joy, déjà de mauvais poil grâce à un Conrad trop joyeux en ce matin d'hiver déprimant, avait explosé comme une grenade. Son père l'avait alors traînée dehors, sur la pelouse où elle dormait en été en compagnie de son meilleur ami. C'était la première fois que son père levait sa main sur elle, pour la redresser. Il ne l'avait pas frappée, évidemment, mais avait haussé le ton. Il l'avait laissée en plan dehors pendant plusieurs heures. Au moins, elle n'avait plus jamais répété la même opération ou sortait avant d'imploser.

- Papa...

Elle ouvrit ses yeux et ils mouillèrent dangereusement. Elle sentit les larmes monter, mais elle les retint.

- Je tiendrai, pour toi.

Elle fut sortie de ses pensés par le grincement caractéristique de la porte séparant l'intérieur et l'extérieur. Sûrement Kidd qui venait en rajouter une couche. Heureusement pour lui, elle s'était relaxée.

- Calmée ?

Loupé. Ce n'était pas la voix grave et viril du rouge, mais une plus posée et réfléchie. Celle de Killer.

- Mh, fit-elle comme simple réponse.

Elle ne bougea pas d'un centimètre et perçut les pas du blond se rapprochant derrière elle. Distraite par la surprise, une larme passa la barrière et roula sur sa joue tachetée par ses points roux qu'elle tenait de sa mère.

Killer se posta à côté d'elle, dos à la rambarde.

Elle essuya discrètement sa larme. Elle ne le sut pas, mais Killer l'avait vu briller cette larme. Il ne commenta rien là-dessus.

- Tu ne portes pas le capitaine dans ton cœur hein ?

- Pas vraiment, avoua-t-elle. Il a tué ma grande sœur.

Il hocha docilement la tête.

- Tu en es sûre de ça ? Tu l'as vue morte ?

- Non, pas vraiment, mais avec une marre de sang pareille, il y a peu de chances.

- Ça ne veut rien dire.

Les dents de la rousse grincèrent. Elle préféra ne rien ajouter, mais pour elle Sam était belle et bien morte.

- Viens, fit Killer en se décollant. Je vais te rendre tes armes.

- Que... quoi ?

- Ordre du capitaine.

Il se dirigea vers la porte alors que Joy se tournait pour le suivre du regard.

- Sérieusement ? Il veut me rendre mes armes ?

Le masqué haussa les épaules. Lui non plus ne comprenait pas cette décision. Mais en tant que second, il devait exécuter les ordres de son capitaine sans discuter. Si c'était lui, il aurait encore attendu un peu. Cette fille n'était pas une débutante, elle avait des bases. Évidemment, son capitaine était plus puissant qu'elle, mais ils ne savaient pas encore tout sur elle. Elle pourrait très bien jouer un double-jeu.

Enfin bon, il ne se posa pas plus de questions.

Au pire, si elle essayait de s'échapper, il l'arrêterait lui-même. Pour l'instant, il décida de la garder à l'œil.

- Oui, je vais t'amener là où nous les avons entreposées.

Joy papillonna des yeux, surprise de ce retournement de situation. Elle avait presque oublié ses armes. De toute façon, elle ne voulait plus s'enfuir de cet équipage, elle n'avait nulle part où aller dorénavant.

Elle suivit le second à l'intérieur du navire.

Ils marchèrent dans les couloirs sans s'échanger un seul mot. Même pas par politesse. Joy se sentit mal à l'aise à cause de ce silence et déglutit. Mais sa confiance refit surface lorsqu'elle reconnut un chemin qui lui était familier. Ils passèrent devant la porte de la cuisine, qui faisait aussi office de salle à manger, d'où s'échappait des rires, des chansons assez douteuses et des tintements de verres. Ils fêtaient encore les nouvelles primes à l'intérieur. Le rire gras de Kidd provoqua un frisson désagréable le long de son échine. Elle ne savait pas si elle allait pouvoir supporter un gars pareil. Il était tout ce qu'elle détestait.

Quoi que... Quand elle y repensait, elle n'aurait jamais cru devenir pirate, même de cette manière, avant. Si on lui avait dit qu'elle tomberait dans le camp adverse il y a une semaine de cela, elle n'y aurait jamais cru et aurait ri au nez de son interlocuteur. Et pourtant, elle y était. Elle avait encore du mal à l'avaler, mais ça passait.

Killer tourna à droite pour prendre les escaliers afin de rejoindre l'étage suivant. En le prenant, il en profita pour jeter un coup d'œil en arrière et vérifier si la jeune femme rousse la suivait toujours. Elle semblait perdue dans ses pensées, mais le pistait à la trace. Il reprit la route.

Il escalada la dizaine de marches et arriva au deuxième étage.

Les étages, il y en avait six, qui se comptaient à partir de la porte principale menant au pont. L'étage à ce niveau était appelé niveau zéro ou rez-de-chaussé. Il y avait deux étages en dessous : la salle des machines et la cale. Et trois étages supérieurs. La cuisine/salle à manger, se trouvait au premier avec la salle de détente et la bibliothèque. Oui, il y en avait une. Nullement utilisée par Kidd évidement, mais Wire et Heat aimaient bien partager une partie de cartes ou de dés dans cette immense pièce. Parfois, l'un des Kidd's y lisait ou dormait. Ils étaient sûrs de ne jamais y être dérangés.

Le deuxième étage était le plus fréquenté, car là se trouvaient la salle d'entraînement, ceci dit en passant immense, et la salle des armes. La stratégie des Kidd's Pirates reposait sur la force physique, mais cela risquait de changer avec Joy à leur bord.

Enfin le dernier étage était réservé aux cabines et salles de bains communes, sauf pour le capitaine, le second et Joy qui en avaient des privées, le débarras, la buanderie où se faisait les lessives et cetera. Il y avait d'autres salles moins importantes évidemment, mais celles-ci représentaient les principales.

Joy faillit rentrer dans le corps massif du blond lorsqu'il s'arrêta net.

- Nous y voilà, l'informa-t-il.

Les pupilles brunes-vertes de Joy se dilatèrent sous l'excitation. Elle avait toujours adoré les armes, mais avait une préférence pour celles à jets comme les pistolets, les arcs à flèches, les kalachnikovs. Bref, elle aimait pouvoir abattre un ennemi sans que celui-ci ne comprenne et ne puisse l'atteindre.

C'était la meilleure solution qui s'était proposée à elle. Elle n'avait pas la force d'un homme de nonante (quatre-vingt-dix) kilos de muscles. Au corps à corps, elle n'avait pas de chance.

Mais attention, jamais au grand jamais elle ne tirait dans le dos de son ennemi. Elle avait un minimum de tenue. Toujours un combat dans les règles de l'art, jamais un coup dans le dos.

Killer entra et Joy l'imita avec une curiosité et une excitation mal cachées. Sa bouche s'entrouvrit à la vue de toutes ces armes. Il y en avait de toutes sortes et de toutes tailles. Elles n'avaient qu'un seul point commun : elles étaient magnifiquement bien entretenues.

Killer se dirigea au fond de la pièce oblongue** où une grande porte scellée se tapissait dans l'ombre. Killer plongea sa main dans la poche de son jeans si particulier à poches et fouilla longuement après avoir posé sa faucheuse près de l'entrée. Il en sortit une clé qui glissa dans la serrure de la porte. Il l'ouvrit dans un grincement sourd. Joy, la curiosité était un autre de ses traits caractériels distincts, regarda en se penchant sur le côté.

- Oh, lâcha-t-elle admirative.

Killer haussa un sourcil face à cette réaction enfantine. C'était rare les femmes qui s'extasiaient devant des armes. Son capitaine avait fait un bon choix.

Le second entra.

- Viens.

La rousse le suivit tandis qu'il ouvrit la lampe.

Ce fut le paradis qui s'illumina sous ses yeux. Enfin le paradis pour elle. Killer crut apercevoir des paillettes dans ses yeux verts-bruns.

Devant eux se présentait une table en bois massif usée. Sur celle-ci, reposaient ses armes qui lui avaient été confisquées.

- Mes bébés.

Elle se jeta sur la table, limite lui faisant un câlin. Son arc, son bazooka, ses pochettes de munitions. Tout y était. Tous ses précieux.

Elle se redressa en toussotant. Elle se sentit ridicule, après réflexion, de se montrer en spectacle de la sorte. Elle ramassa ses armes vers elle.

- Tu peux les garder avec toi H24. Mais n'oublie pas que notre capitaine contrôle tout ce qui est métallique, y compris tes armes. Au moindre faux-pas, il te tue avec.

C'était direct et efficace.

- Je me ferais toute petite.

- Bien. De toute façon toutes les munitions sont sous clé. On t'a laissé tes flèches pour être sûrs qu'il ne t'arrive rien si jamais on se fait attaquer par surprise ou quelque chose dans le genre.

Discrètement, elle tâta les pochettes où elle avait fourré des munitions à l'arrache dans le hall de la base. Elles étaient vides. Elle lâcha un petit soupir.

Killer fit demi-tour et sortit. Joy attacha les pochettes sur ses deux cuisses grâce aux clips. Le bazooka passa au dessus de sa tête pour atterrir sur son dos, l'énorme sangle passant entre ses seins. Le carquois plein prit place sur son épaule gauche, comme elle était droitière c'était plus simple pour les attraper en vitesse. Son arc à la main, elle sortit derrière Killer. Il ferma toutes les lampes et poussa gentiment Joy dans le couloir.

- Tu as le reste de la journée libre.

Sur ce, il partit en laissant Joy seule avec ses précieux.


*expression de ma région. Vous pouvez la traduire par « ne pas pousser le bouchon trop loin ». J'ignore si vous utilisez cette expression en France.

** de forme rectangulaire

Onzième chapitre terminé! Un peu plus calme je l'avoue, mais il fallait passer par l'étape "récupérer ses armes". Vous avez pu remarquer que Joy se fait à l'idée d'être pirate, mais partiellement. C'est pas le pays des Bisounours, donc il lui faudra du temps pour s'y faire, ou pas. Bref, je ne vous en dis pas plus.

N'oubliez pas de suivre cette fiction et/ou de la mettre en favoris pour ne pas louper un seul chapitre. Les reviews sont toujours les bienvenues.

A la prochaine, normalement.