Bonjouuuuuuur, voilà le chapitre onze.
Chapitre 11 :
La porte de la chambre s'ouvrit à la volée et Hermione sursauta. Drago était sur le seuil de la porte, et à vrai dire, elle voyait plus la pile de livres que portait le jeune homme plutôt que sa tête elle-même. Il s'avança et pencha sa tête sur le côté afin qu'il puisse voir Hermione. Cette dernière sentit le rouge monter à ses joues, elle tira violemment sa couette jusqu'à son menton et lança un regard noir au Serpentard.
— Non mais je rêve Malefoy ! D'ou te permets-tu d'entrer dans ma chambre ainsi ?
— Je t'apporte tout mes livres sur la magie noire. Dit-il, fièrement en posant la pile de livres sur le bureau de Hermione.
— Comme si j'allais les lire. Dit-elle en soupirant.
— Tu en meure d'envie.
C'est vrai, elle en avait envie. Dans ces livres, il y avait toute sorte de mauvais sorts, tous autant puissants les uns que les autres. Auparavant, elle n'oserait même pas toucher l'un de ces bouquins, mais désormais cela l'attirait comme un aimant. Depuis qu'elle a appris l'assassinat de ses géniteurs par des Mangemorts, sa vision de la magie noire avait quelque peu changé.
La jeune fille sauta de son lit et alla vite s'engouffrer dans la salle de bains. Une vingtaine de minutes plus tard, elle en ressortit, elle traversa le couloir et pénétra dans sa chambre. Malefoy avait posé les livres sur le lit de la Gryffondor et il attendait, adossé contre le bureau.
— Tu mets beaucoup de temps pour peu de résultats Granger. Lui dit-il moqueur.
— Ferme la Malefoy ! Soupira-t-elle.
Le jeune homme ricana et passa une main dans ses cheveux blonds. Il s'approcha du lit de la jeune fille et saisi un livre à première vue sur les créatures fantastiques qu'il passa à Hermione qui elle, s'assit sur le bureau. Qu'y avait-il de « mal » dans ce livre ? Elle l'ouvrit. Les pages étaient faites de vieux parchemins, parfois des taches d'encre venaient obstruer les mots écrits sur la page. C'était écrit en italique et quelques calligraphies venaient s'aligner à la suite des phrases. C'était le sommaire.
I – Dragons et Serpents.
Amphisbène, aspic, basilic, dracontopode, dragon de l'apocalypse [...] tatzelworm, wiverne.
II – Monstre marins et horreurs lacustres.
Bébémoth, créature du lac noir, gargouille, grapin, kraken, léviathan [...] ver de Lambton, wivre.
III – Loups, chiens de l'enfer et bête pharamines.
Addans, amyctère, antipode, black dog, cerbère, [...] minotaure.
IV – Animaux sacré et cause de superstition des moldus.
Chat noir, chauve-souris, chèvre d'or, hermine [...] théocorne, veau d'or.
V – Montures Fantastiques.
Bayard, blanche biche, cheval fée, grani, griffon, hippogriffe [...] licorne, pégase.
VI – Chimère et autres oiseaux fabuleux.
Alcyon, caladre, engoulevent, hiboux, hupeur, nyctorax [...] phénix, simorgh, sphinx.
La Gryffondor contempla le sommaire pendant plusieurs secondes, elle sentit une boule se former au fond de sa gorge, mais pourquoi cela ? Il n'y avait rien de « maléfique » à proprement parler dans ce livre.
— Alors Granger ? Je parie que tu as appris plus de noms de créatures en plusieurs minutes qu'en six années d'études à Poudlard avec ce gros nigaud d'Hagrid ! Railla-t-il.
— Hagrid n'est pas un nigaud. Lui répondit-elle simplement.
Elle ouvrit une page au hasard, il y avait le dessin d'une sorte d'immense serpent de mer, elle lut a haute voie.
« Le Kraken :
Le kraken est un monstre marin gigantesque, ressemblant à un serpent visqueux de deux kilomètres de circonférence, aux dos hérissé de quatre cornes et au corps pourvu d'une multitude de tentacules pouvant atteindre jusqu'à un kilomètre de long.
On signale essentiellement sa présence dans les mers de Scandinavie. Lorsqu'il plonge, le niveau de la mer monte de soixante à soixante-dix dix mètre [...] Il émerge de l'eau à la façon d'un énorme récif, ce qui lui vaut le nom de ''bête-île.'' [...] Selon le sorcier Erik Pontopiddan le kraken est capable de faire chavirer un navire en l'agrippant avec ses tentacules, de plus l'ancre qu'il rejette empoisonne l'eau, ne laissant aucune chance au marin [...] extrêmement dangereux [...] '' il doit vivre aussi longtemps que le monde et il est peu probable qu'un pouvoir ou qu'un instrument soit capable d'ôter la vie à un tel monstre. »
La sorcière en avait le souffle coupé, elle croyait que ce genre de créatures n'existaient que dans les cauchemars ou dans ces ridicules films moldus, et pourtant ces créatures existaient vraiment.
Elle passa ses doigts sur la page de parchemin, tout en bas de la page, il y avait quelque phrase écrit en beaucoup plus petit, Hermione du plissé les yeux pour pouvoir lire correctement.
« Les seuls Krakens dont nous connaissons l'existence n'ont jamais battu pour le bien. » Dit-elle lentement.
Hermione se mordit la lèvre. Déjà que ces bêtes étaient dangereuses si en plus elle était du coté du mal, cela devenait pire que tout.
La jeune fille s'assit sur son lit et prit un autre livre « l'art de l'occlumencie et de la legilimancie », elle l'entrouvrit et commençât a lire..
« Nom original : Occlumency (de "occulto", "cacher, dissimuler, couvrir, occulter" en latin ; et "mens", "esprit" en latin.)
L'occlumancie est une discipline magique qui consiste à bloquer son esprit contre les tentatives de pénétration extérieure. Une personne qui la pratique est appelée un Occlumens.
Nom original : Legilimency (de "legens", "lecteur" en latin ; et "mens", "esprit" en latin).
La legilimancie est une technique qui consiste à pénétrer l'esprit d'une personne pour extraire ou faire passer des pensées, des souvenirs ou des émotions. Une personne qui la pratique est appelée un Legilimens. »
Hermione referma le livre en soupirant et le balançât un peu plus loin, elle en saisit un autre à la couverture noir, un signe vert et argent était inscrit dessus, on aurait dit une sorte de sceau, la jeune fille passa ses doigts dessus.
— Si j'étais toi Granger, je ne lirais pas ce livre tout de suite, tu n'es pas encore prête psychologiquement.. Murmura-t-il. Enfin, c'est toi qui vois.
Le jeune homme avait éveillé sa curiosité et Hermione se sentit comme obligée d'ouvrir le livre. Elle passa les premières pages qui n'étaient que des préambules ou des choses de ce genre et commençât a lire. « Méthode de torture les plus affreuses »
— T'es pas sérieux là Malefoy ? Demanda-t-elle choquée.
— Continue de lire dit-il simplement.
C'est ce qu'elle fit, elle sauta plusieurs pages ne voyant rien d'intéressant. Elle s'arrêta à une page où il y avait une sorte de dessin : un homme était représenté allongé sur le sol, à côté de lui était représenté des sortes de... Elle ne saurait dire. Hermione plissa de nouveau les yeux pour mieux voir de quoi il s'agissait. En se rendant compte que c'était les entrailles du pauvre homme, elle eut un frisson de dégoût, ne pouvant quand même pas s'empêcher de continuer sa lecture.
« Le sortilège de ''videntraille'' est un sortilège de niveau 3 ( Ce qui veux dire qu'il fait des dégâts considérables et la victime qui subit ce sort meurt dans d'atroce souffrance. ) le videntraille fait sortir les viscères de la victime hors d'elle. Affreusement douloureux. Il fut inventé par Urquhart Rackharrow dans les années 1600 »
La jeune fille secoua la tête de droite à gauche pour chasser l'affreux dessin de sa tête. Malefoy lui la regardait l'air très amusé. Elle tourna deux trois pages et s'arrêta à nouveau, cette fois-ci, c'était une femme qui se faisait démembrer.
Hermione sentit sa tête tournée et la nausée lui monter à la gorge, pourtant, elle ne pouvait pas cesser sa lecture, si effrayante et passionnante à la fois. C'était la première fois que la gentille Hermione Granger était attirée par une lecture maléfique.
« Sortilège de démembrement ''demembralisus '' comme son nom l'indique il démembre sa victime. Sortilège de niveau 3. »
Elle referma le livre violemment et ferma les yeux pendant plusieurs minutes. Elle les rouvrit et dévisagea Drago plusieurs minutes. Le jeune homme fronça les sourcils voyant que la jeune fille avait son regard posé sur lui.
— Es-tu un mangemort ? Lui demanda-t-elle soudainement.
Le jeune homme écarquilla les yeux, une mine froide sur le visage. Tout le monde pensait qu'il était un des partisans du Lord, mais jamais personne n'avait osé lui demander.
Il n'y avait bien que Hermione pour en être certaine et prendre le risque de lui demander. Ce qu'il ne savait pas encore, c'était la haine qu'éprouvait la sorcière se tenant devant lui pour les Mangemorts.
— Je te demande pardon Granger ? Lui demanda-t-il.
— Tu es un mangemort ? Oui ou non ? Réponds-moi Malefoy !
— Cela ne te regarde en rien ma chère petite Granger. Lui dit-il narquoisement.
La jeune fille lâcha le livre qui tomba lourdement au sol, elle n'y fit pourtant pas attention. Elle se releva du lit pour faire face à Drago.
— C'est horrible que des livres comme ça puissent exister Malefoy. Tu ne t'en rends donc pas compte ? Ce sont des sorts horribles. Il faudrait vraiment être sans cœur et sans âme pour pouvoir s'en servir, qui voudrait démembrer quelqu'un ? Demanda-t-elle dégoûtée.
— Mh .. Étant donner que c'est un livre de Mangemorts. Je dirais ... Les Mangemorts ? Répondit-il la provoquant encore plus.
— Te rends-tu seulement compte que ces gens ne veulent que tuer, tuer et encore tuer ? Sans aucune raison valable. Demanda-t-elle sidérée.
— Je ne suis pas d'accord, on ne cherche pas qu'à tuer. D'abord, on séquestre, ensuite, on torture, et ensuite on tue Granger. Dit-il sérieusement.
La jeune fille redressa violemment la tête vers Drago.
— Je ne rêve pas tu viens bien d'utiliser "on" ? Dit-elle, en serrant la mâchoire.
Les conseils du professeur Lupin défilaient dans la tête de Hermione. Il faillait qu'elle contrôle sa colère. Mais c'était bien plus facile à dire qu'à faire. Elle s'avança vers lui, avalant les quelques centimètres qui les séparaient.
Drago croisa son regard rempli de haine. Il n'avait pas vraiment fait attention à la façon dont il parlait et aux mots qu'il employait. « On ». Comment un si petit pronom personnel indéfini pouvait faire tant de mal que ça ?
Elle quitta le regard du jeune homme et scruta la pièce. La jeune fille sentait son cœur se serrer, elle avait mal. Non Malefoy ne pouvait pas faire partie de ses montres, aussi méchantes et cruelles qu'il soit, il ne pouvait pas.
Les yeux de Hermione roulèrent d'un seul coup vers le regard de Drago. Le cœur de ce dernier loupa un battement quand il vit la couleur rouge des iris de la jeune fille. Sans vraiment savoir pourquoi elle se jeta sur lui, et il se laissa faire. Ils tombèrent tous les deux au sol, Malefoy gardait toujours le silence. La jeune fille était sur lui, ses jambes de chaque côté de son torse, elle le tenait par les épaules et se pencha vers lui.
Elle était tellement énervée, dégoûtée, et bouleversée que la position dans laquelle elle était ne la dérangeait même pas ! Drago put enfin voir les yeux froids de Hermione de près, ou plutôt du "Snix". D'un rouge sang si brillant qu'on pourrait le distinguer en pleine nuit dans une forêt sombre. On pouvait aussi y voir comme des flammes entourant la pupille noire. Pour la première fois Drago fit face à un regard bien plus froid et haineux que le sien.
— Tu ne peux pas être comme eux Malefoy. Tu es un abruti fini, la pire enflure que je n'ai jamais connue, tu m'en a fait baver pendant six ans, mais tu ne peut pas être comme eux. S'écria-t-elle.
Toujours rien, aucune réaction, le jeune homme se contentait de regarder la Gryffondor. Tout cela l'énervait encore plus, et réveillait la bête au fond d'elle. Elle remit ses mains sur les épaules du Serpentard et le secoua vivement, il ne disait toujours rien, il se contentait de la regarder.
— Tu es un crétin, un imbécile, un abruti, un con, tu es le pire salop que Poudlard n'a jamais eu a part tu-sais-qui et encore. Tu es un connard Malefoy et ça tout le monde le sais crois moi, tu ne manques jamais de le faire voir. Tu m'as fait souffrir pendant six foutu d'années et moi pourtant je continue de croire qu'il y a du bon en toi, tu et tu viens de tout briser en me disant ce petit pronom, ce petit « on ». Tu ne peux pas être un mangemort, tu n'as pas le droit ! S'écria-t-elle de plus belle.
— T'as fini de m'insulter de tous les noms Granger ? Demanda-t-il simplement.
Cette simple phrase dite sur un ton monotone eut pour effet de calmer Hermione, au plus grand soulagement des deux sorciers. Elle murmura un "ou", de ses lèvres tremblantes. Malefoy soupira et passa son bras gauche au dessus de la tête d'Hermione. À l'aide de sa main droite, il remonta la manche de sa veste noire et il mit son avant-bras sous le nez de la lionne. Il était vierge.
La jeune fille se sentit soudain très très très bête. Bête de s'être emporté en risquant de nouveau de les envoyer à l'infirmerie. Bête d'avoir cru une seconde que l'homme qui se tenait devant elle pouvait être un Mangemort.
Soudain, elle se redressa et le regarda, maintenant à califourchon sur lui. Elle se mit à marteler le torse de Drago avec ses poings, le frappant le plus fort possible. Le Serpentard ne flancha pas malgré la force de la Gryffondor qu'il ne pensait pas aussi puissante.
— Qu'est-ce que tu essayes de faire Granger ? Tu veux me faire mourir sous tes chatouilles ? Mentit-il.
— Tu n'es qu'un con Malefoy. Articula-t-elle.
— J'avais cru comprendre Granger, tu me la répétée une centaine de fois en l'espace de dix minutes. Souffla-il.
Il rigola et la jeune fille continua de le frapper, finalement, elle s'arrêta ses petits poings lui faisant plus mal que la douleur qu'elle avait voulu affliger au Serpentard.
— Je te déteste.. Murmura-t-elle.
— Ça je le sais depuis six longues années. Déclara-t-il.
— Encore plus en cette septième année. Rigola-t-elle.
Il se mit à rire à son tour, et soupira. Hermione sembla enfin remarquer dans quelle position ils se trouvaient, car elle se releva aussitôt, les joues rouges. Drago se releva à son tour passant une main sur son abdomen qui commençait à devenir douloureux à cause des coups de la jeune lionne. Il se dirigea vers la porte le sourire aux lèvres.
— Tu devrais lire ces bouquins Granger. Il ouvrit la porte, avant de sortir, il se retourna vers elle en souriant. Au fait, tu viens de me prouver que je gagnerais ce pari. La Granger d'avant n'aurait jamais oser frapper quelqu'un. Même s'il s'agit de moi.
Il ferma la porte derrière lui et pénétra dans sa chambre. La jeune fille avait la bouche entrouverte, elle ne comprenait rien du tout à ce qu'il venait de se passer. Elle s'assit sur son lit en soupirant.
.
.
Posté torse-nu devant le miroir de sa chambre, le jeune Serpentard examinait son abdomen et constata dépité que Hermione n'y avait pas été de main morte. Une somptueuse palette de tâche brune, jaunâtre et violacée fleurissaient sur la peau de son bas-ventre. Il grimaça lorsqu'il massa délicatement son abdomen, finalement, elle avait de la force la Granger.
Durant toute la scène qui venait de se dérouler il avait pris sur lui pour prendre cet air détaché, cette air je-n'en-ai-rien-à-faire. En réalité, le comportement de la Gryffondor l'étonnait énormément, et il se frappa le crâne à plusieurs reprises. Pourquoi il voulait savoir ? Pourquoi Hermione Granger le mettait en rogne et en totale incompréhension ? Il s'apprêtait a aller se reposer quand quelqu'un frappa à la porte de sa chambre.
— Oui ?
La porte s'entrebâilla.
— Je peux rentrer ?
— Granger ? S'étonna-t-il.
— Qui d'autre à ton avis ?
La jeune fille, n'obtenant pas de réponse, pris l'initiative d'entrer. Elle observa longuement l'homme qui lui faisait face. Le regard d'Hermione s'arrêta sur les nombreuses tuméfactions qui recouvraient le bas-ventre du rouge monta aux joues de Hermione et elle recula jusqu'à se prendre le mur aux côtés de la porte.
— Qu'est-ce que tu veux ? Demanda-t-il simplement.
— C'est moi qui t'ai fait ça ? Murmura-t-elle en montrant le torse du jeune homme, prenant sur elle pour ne pas le regarder.
Le jeune homme hocha la tête et Hermione senti une boule se former dans sa gorge, après le bras cassé voilà qu'elle lui amochait le ventre. La jeune fille secoua la tête de gauche à droite et Drago reposa sa question.
— J'étais venue te rendre les livres que je viens de finir ... Et j'en profite pour m'excuser. Souffla-t-elle.
— T'excuser de quoi Granger ? Lui demanda-t-il taquin.
— D'avoir penser que tu faisais partie des partisans du Seigneur des Ténêbres. Murmura-t-elle.
Le jeune homme esquissa un sourire et pris les livre de la main de la jeune fille, il les balançât sur son lit et planta à nouveau ses yeux dans ceux que la Gryffondor.
Trop de questions se bousculaient dans la tête du Serpentard : sa réaction quand il avait sous-entendu qu'il faisait partie des mangemorts, bien que ce ne sois pas vrai, pas encore en tout cas. Le fait qu'elle a dit qu'elle soit une sang pur, même sous l'emprise de l'alcool Hermione Granger ne pouvait dire que la vérité, il en était sur et certain.
Mais par-dessus tout, pourquoi voulait-elle à tout pris apprendre des choses sur la magie noire, bien qu'elle feigne le contraire. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? S'il avait bien appris une chose en six ans d'études à Poudlard, c'est que Hermione Granger ne cherchait jamais à s'instruire sans qu'il y ait une raison. Enfin a part en métamorphose, en sortilège, en défense contre les forces du mal, en arithmancie, en études des runes, en histoire de la magie et en potions, mais bien sur ça, c'était tout à fait normal pour Hermione. Mais Drago savait qu'elle préparait quelque chose, il le sentait au fond de lui.
La jeune fille sentait le regard du jeune homme sur elle, ce qui la troublait énormément. Elle faisait tout pour ne pas croiser le regard pesant de Drago et encore moins de regarder le torse nu et musclé qui se présentait devant elle. Jamais il ne l'avait regardé, enfin jamais il ne l'avait regardé comme ça. Il n'y avait pas cette lueur espiègle et moqueuse au tréfonds de ses yeux et il n'avait pas non plus ce sourire taquin sur les lèvres.
Ce n'était pas le regard d'un Serpentard sur une Gryffondor, c'était le regard d'un homme sur une femme.
— Quelque chose me tracasse Granger. Pourquoi tu es soudain devenu haineuse quand j'ai fait allusion à ma soi-disant appartenance aux Mangemorts ? Pourquoi tu désires temps que je t'apprendre la magie noire ?
Hermione croisa enfin de ses yeux maintenant dorés le regard de Drago. Elle se sentit tremblante et rassembla toute ses forces pour ne pas paraître faible devant lui, surtout pas lui. La jeune fille leva la tête, bomba la poitrine. Telle, une lionne.
— Tu me l'as promis Malefoy, tu ne dois pas te mêler de mes intentions telles qu'elles soient.
Elle recula, sortit de la chambre du Serpentard en fermant la porte non sans la claquer. Ce dernier resta sans voix, aucun mouvement devant la porte. Se repassant la scène des dizaines de fois, cherchant une faille au comportement de Hermione. N'en trouvant pas, il se résolut à descendre se reposer dans la salle commune.
La Gryffondor qui avait bien entendu Drago sortir de sa chambre, soupira longuement et s'avança vers la fenêtre de sa chambre. La forêt interdite surplombait toute la plaine que Hermione pouvait admirer. Il lui faillait un plan, il lui faillait une faille pour sortir du château sans se faire remarquer sans être suivit.
.
.
— Donc résumons la situation Hermione tu veux ? Lui lança Harry. Tu me demandes de te prêter ma cape d'invisibilité, sans me donner d'explication ou même une fausse excuse, et je devrais ne pas m'inquiéter pour toi ? Sachant très bien que si tu prends la cape d'invisibilité, c'est pour faire quelque chose qui n'est pas autorisé. Songea-t-il.
Il prit Hermione par les épaules et la regarda droit dans les yeux. Il s'empêchait de rire et cela se voyait comme son nez au milieu de la figure.
— Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait à Hermione Granger ?
Hermione ne put s'empêcher d'éclater de rire, et d'attirer sur elle l'attentions dès deux ou trois élèvent encore dans les couloirs à cette heure alors que tous les autres étaient partis manger pour le repas du midi. La jeune fille reprit son sérieux et s'arrêta de marcher prenant les mains de son meilleur ami, elle le força à s'arrêter aussi.
— Harry, je te jure que si j'avais une autre solution, je ne t'aurais pas dérangé avec ça. Mais c'est vraiment très important .. Et puis tu me connais, je ne prends jamais de risques ! Souffla-t-elle.
— Je te fais confiance 'Mione, je te la passerais ce soir, viens la chercher pendant ta ronde d'accord ?
La Gryffondor lui sauta au cou, un grand sourire sur les lèvres. Sans Harry, Merlin sait ce qu'elle aurait pus risquer.
— Merci Harry, tu n'imagines pas à quel point tu me .. Sauve la vie en quelque sorte.
Harry la regarda en soupirant, un air joyeux sur le visage tout de même. Il ne cherchait pas à savoir ce que sa meilleure amie avait derrière la tête pour avoir à lui demander sa cape d'invisibilité. Mais il lui faisait énormément confiance, et c'était assez pour savoir que Hermione allait faire quelque chose de bien. Malgré qu'elle sortirait après le couvre-feu, qu'elle irait dans le foret interdit, et qu'elle adresserait la parole aux centaures. Et tout le monde sait que les centaures sont très loin d'être sociable et respectueux envers les sorciers. Envers les sorciers oui, mais envers cette sorcière non.
Le soir venu après sa ronde de nuit, elle eut enfin récupéré la cape d'invisibilité. Hermione attendait le moment opportun pour sortir de sa chambre. Le moment était maintenant. Elle engouffra sa baguette dans sa poche et se recouvrit de la cape.
Sans réveiller Drago, ni les autres élèves, elle s'éloigna vite des dortoirs. C'était la première fois qu'elle s'aventurait dans les couloirs après le couvre-feu, et bien évidemment son corps tremblait de stress. Elle accéléra le pas une fois qu'elle franchit les grandes portes du château.
Une fois à l'entrée de la foret, Hermione retira enfin la cape d'invisibilité. La rangea dans le sac en bandoulière qu'elle avait eu la peine de prendre. Puis enfin elle s'aventura dans la grande foret sombre.
Evidemment ce n'était pas la première fois qu'elle pénétrait dans la foret interdite la nuit, après tout elle avait encore ses heures de travail à faire. Mais c'était la première fois qu'elle y entrait seule et sans aucune sécurité. Plus elle s'engouffrait dans les fins fonds de la foret plus Hermione prenait peur. Après tout, elle aurait pu y venir le jour, pourquoi la nuit ? Peut-être parce qu'en pleine nuit, elle était sur de ne pas être suivit. Hermione tourna la tête pour vérifier si quelqu'un ou quelque chose la suivait. Rien.
Grace à son sens inné de l'orientation, la Gryffondor retrouva rapidement l'endroit ou elle et Malefoy ont été confronté aux centaures. Évidemment, il n'y avait personne. Elle tenta dangereuse d'appeler, de crier s'il y avait quelqu'un. Hermione entendit quelque branches craquer, elle fit demi-tour sur elle-même. Mais de nouveau, il n'y avait rien.
— Magorian ! Cria-t-elle.
Magorian est celui qui se comportait comme le chef des centaures. Il était aussi celui qui avait provoqué Malefoy et qui s'était ensuite étrangement excusé auprès de Hermione en voyant la couleur de ses yeux et surement la pierre qu'elle portait à son cou.
La Gryffondor cria une nouvelle fois et fut soulagée d'entendre des coups de sabot venir vers elle. Quelque seconde plus tard, elle fut entourée d'une trentaine de centaures qui la dévisageaient. Ne voyant pas son visage ils la prenaient pour une élève irresponsable, s'aventurant en dehors du château après le couvre-feu qui plus est dans la foret interdite.
Des jugements, de l'incompréhension fusaient dans les tirades des centaures. Un, quel reconnut comme Bane, celui qui haussait la race humaine, exigeait même qu'ont la tue. Tous les centaures s'énervaient bien plus qu'ils ne l'étaient habituellement.
Magorian s'avança lentement vers elle et quand il fut à tout juste quelque centimètres d'elle, il lui adressa la parole sur un ton de nouveau arrogant. Tout ce qu'il voyait d'elle était une simple silhouette féminine.
— Qui êtes-vous pour oser vous aventurer dans la foret interdite à cette heure ?
Comme la nuit dernière où elle avait été confronter aux centaures, la lumière de la lune dévoila son visage parfaitement dessine. Ses yeux noisette. Mais surtout la pierre brillante qu'elle portait autour du cou.
— Hermione Granger. L'une des dernières sorcières possédant le lunacorpus dont vous avez autrefois été les gardiens si je ne m'abuse. Dit-elle, pleine de confiance et de fierté en elle.
Des cris de stupeur et d'effroi parmi les centaures. Soudain uns à uns, baissèrent la tête en signe de respect, même Bane se baissait en voyant qu'il était le dernier à ne pas l'avoir fait. Ainsi que Magorian. Hermione se sentit soudainement très mal à l'aise, elle se frotta doucement les mains tout en reculant de quelque pas du chef des centaures. Ce dernier se releva doucement, malgré son air de peur sur le visage. Hermione le vit très vite, car elle interrogea du regard Magorian.
— N'ayez pas peur, je ne vous veux aucun mal..
— Nous le savons. Le coupa sagement le chef des centaures.
— J'aimerais juste savoir certaines choses. Acheva-t-elle.
Le centaure fronça des sourcils et s'avança doucement vers elle. Hermione entrelaça ses doigts. Elle se sentait de trop parmi les centaures.
— Mon pendentif.. Hermione passa son doigt sur son pendentif. Est-il le dernier fragment du cristal de lunacorpus ?
— Je crains que oui. Quand les sorciers ont rompu le lien avec nos ancêtres, quand la pierre a été détruite. Un dernier fragment a été trouvé, celui que vous portez autour du cou. Il est très peu probable qu'il y ait d'autres morceaux dans le monde.
Hermione eut du mal à respirer soudainement. Le dernier morceau d'une pierre si rechercher se tenait autour de son cou. Selon elle, le mal était surement encore à la recherche de la pierre. Magorian éclaira vite ses pensées.
— Le Mage Noir n'est pas à la recherche de la pierre. Du moins c'est ce que nous pensions..
— Je n'en suis pas si sur... Murmurat-elle, le regard dans le vide.
— Que voulez-vous dire ?
La jeune fille faisait allusion aux cauchemars qu'elle faisait de plus en plus. Ce cauchemar ou une jeune femme vêtue d'une longue cape rouge face à une dizaine de personnes vêtues de noir, se faisait torturer. Parfois, le paysage, était une étendue de neige ou une forêt lugubre.
— Les cauchemars reflètent souvent une réalité lointaine. Magorian acquiesça d'un mouvement de tête. Depuis quelques jours, je fais cet étrange cauchemar. Je n'y accordais pas d'importance les premières fois où il hantait mes nuits. Mais il se fait plus souvent et je crois qu'il y a une signification à cela.
— Que ce passe t-il dans votre cauchemar exactement Mademoiselle ?
— Une jeune femme, vêtue d'une longue cape rouge. Je ne distingue jamais son visage, mais elle crie à s'en arracher les poumons. Elle se fait torturer sans cesse, ne cherchant jamais à se défendre...
Les yeux du chef des centaures s'écarquillèrent et il recula doucement à en perdre l'équilibre. Ce que Hermione remarqua facilement, elle s'avança vers lui et l'aida à se redresser. Contrairement à ce qu'elle pensait, il ne ronchonna pas quand elle le toucha.
Quand ils ont appris le statut de la Gryffondor, les centaures ont de suite éprouvé un grand respect ainsi qu'une grande admiration à la "survivante de la magie or". Et ils n'hésiteraient surement pas à l'aider en tout ce qu'elle entreprendrait. Excepté Bane, il avait très mal vécu la séparation du pacte entre son troupeau et les sorciers, sa confiance pour les humains, disparus à jamais, et même si Hermione était l'une des dernières descendantes, il n'hésiterait pas à l'affronter. Voir la tuer.
— En effet lors du combat qui date de quelque siècle. Les sorciers possédant la magie que vous détenez en vous portaient une cape de couleur rouge sang. C'est tout ce que je sais, tout ce que je peux vous dire..
La sorcière perdit peu à peu ses forces et sous le coup du trop-plein d'émotions sont corps flageola et elle manqua de s'effondrer sur le sol terreux de la forêt. Avant que Magorian la rattrape de justesse comme elle l'avait pour lui il y a de cela quelque seconde. Tout s'éclairait peu à peu dans le cerveau de Hermione. La jeune femme encapuchonnée d'une cape rouge sang, se faisant torturer à mainte reprise. Cette jeune femme, c'était elle.
— C'est ... Pas ... Possible ...
— Non la femme qui hante vos rêves n'est pas vous Mademoiselle..
Mais la jeune fille ne le croyait pas. Non, elle était certaine qu'un jour ou l'autre se serait, elle la jeune femme en rouge. Qu'un jour ou l'autre, elle se ferait torturer à son tour de la même manière que ses géniteurs. Bane dévala la petite pente à travers le troupeau et s'avança violemment vers Hermione en poussant son chef. Ne la quittant pas du regard, il lui cracha ses mots au visage.
— Avoue-lui Magorian. Avoue-lui qu'à son tour, elle se fera torturer et massacrer pour la pierre. Elle a beau être une des seules survivantes, elle finira comme ses ancêtres. Il quitta enfin le regard de Hermione pour affronter celui de son chef. Dois-je te rappeler ce que le Lord à fait à ses ancêtres avant de mourir ? Maintenant qu'il est revenu, il continuera. Avoue-lui que ses cauchemars ne sont que le fruit de la puissante magie du Lord.
Il avait dit ses mots d'une façon violente et arrogante que Hermione en eu froid dans le dos. Elle regretta rapidement d'être venue ici ce soir. Profitant de l'inattention des centaures, elle tenta de s'éclipser. Mais malheureusement pour elle Bane se retourna, son arc brandi en sa direction.
— Autant lui éviter la torture non ?
— Bane arrête ça tout de suite !
Mais le centaure n'écoutait pas son chef. Un sourire sadique sur les lèvres, il s'avançait doucement vers Hermione. Cette dernière recula et trébucha sur une racine. Les centaures n'intervenaient pas, ils étaient tous en désaccord avec ce que pensait Bane, mais aucun n'intervenait. C'était leurs lois. Si un des leur mène un combat seul, il le mènera seul.
Soudain, un éclair de lumière jaillit de derrière un arbre et à la surprise de tous les centaures et encore plus à celle de Hermione.
Un sorcier sortit de derrière sa cachette et s'interposa entre le centaure et la jeune fille. Ce sorcier n'était autre que Drago Malefoy. Le sang de Hermione ne fit qu'un tour. Comment avait-il pu la suivre alors qu'elle avait utilisé la cape d'invisibilité ? Mais surtout pourquoi l'avait-il suivit ?
— Si tu tires cette flèche. Tu n'en sortiras pas vivant.
— Vous ...
— Bane tais-toi ! s'interposa le chef.
Ce dernier s'avança entre le sorcier et le centaure. Il lui murmura quelque mots et sous plusieurs grognements Bane s'éloigna ainsi que le troupeau. Magorian aida Hermione à se relever. Cette dernière envoya un regard noir à Drago, si noir que ce dernier n'osa l'affronter.
— Il est temps pour vous de rentrer. Mademoiselle vous connaissez le chemin je ne vous guide pas.. Il s'éloigna.
— Attendez ! Magorian ! Il se retourna enfin. J'ai besoin de savoir..
— La ou nous cherchons nous trouvons Mademoiselle. Quand le moment sera venu, vous trouverez.
C'est sous ces mots que Hermione ne comprit pas du moins que le centaure s'éloigna en galopant. Hermione détourna enfin le regard vers Drago, ce regard rempli de haine, ce regard plein de rages, ce regard rouge. Ce fut plus fort qu'elle, elle gifla violemment Drago. Ce dernier ne bougea pas pour autant, ne quittant pas la Gryffondor du regard.
— Malefoy ! Tu me l'avais promis, tu m'avais promis de ne pas mettre ton nez dans mes intentions ! Mais tu as osé me suivre ! Criait-elle à tout bout de champ.
— Granger calme, toi..
— Que je me calme ? Je t'avais demandé une seule chose en contrepartie ! Une seule ! Mais tu l'as trahi !
— Ne nous envoie pas une nouvelle fois à l'infirmerie.
Cette simple phrase dite sur un ton complètement détaché refroidit soudainement Hermione. Elle mit fin à sa colère, ses yeux redevinrent noisette et elle quitta les lieux sans une seule attention à Drago. Le jeune homme la suivit sans un mot.
— Qu'est-ce que tu as entendu Malefoy ?
— Je dois te répondre honnêtement ?
— Si tu tiens à ta vie, oui. Tu devrais.
— Je suis arrivé quand tu as parlé d'une femme encapuchonné de rouge. Menti-il.
Elle ne le croyait pas.
— Ne me mens pas Malefoy. Ne me trahis pas une seconde fois. On se déteste j'en conviens, mais tu as qu'une parole, je me trompe ? Quand es-tu arrivé ?
— Depuis le début. Avoue-t-il enfin.
Le cœur de la jeune fille retomba lourdement dans sa poitrine. Tout ce qu'elle espérait c'est que Drago n'ai absolument rien compris à l'échange entre elle et les centaures. Qu'il la prenait toujours pour une sang-de-bourbes. Et tout ce qu'elle espérait, c'était qu'il ne lui pose plus aucune question. Elle voulait arrêter ce stupide pari, ce défi insensé, ce pacte débile. Tout arrêter pour ne pas affronter le regard interrogateur de Drago.
La jeune fille secoua rapidement sa tête pour ôter ces pensées. Elle avait besoin qu'il lui apprenne tout cela, qu'il lui apprenne tout ce qui est mauvais. Marchant à travers la foret, ils ne tardèrent pas à voir la sorti et le grand château surplombant l'horizon. Hermione se retourna doucement vers Drago. Essayant de prendre un air des plus normal pour cacher sa haine, sa tristesse, son dégoût.
— Je ne mettrais pas fin à notre pari comme tu aurais pu l'imaginer. J'ai besoin de tout ce que tu m'apprends. Mais je t'en pris maintenant que tu sais ce que tu n'aurais pas du savoir, ne me pose aucune question.
Drago hocha positivement la tête. Sans chercher à obtenir une réponse de plus. Hermione sortir la cape d'invisibilité et elle se recouvra-t-elle ainsi que Drago. Tous les deux, ils remontèrent jusqu'au château.
