Disclaimer:
Je ne possède ni l'univers de Tokyo Ghoul ni les personnages qui le composent, tout ceci est la propriété de l'auteur du manga, Sui Ishida.
Par ailleurs, je renonce à tirer quelconque bénéfice (financier) en postant cette fiction, c'est à but NON lucratif que je la poste, seulement pour en faire profiter les lecteurs.
Le lendemain, Kaneki épuisé par cette veillée se leva au quart de tour pour son service à l'Antique, il avait déjà trop dormi et il ne prit pas le temps de se coiffer ni de se débarbouiller… Lorsqu'il arriva au café, il eût la surprise de voir Nishiki paré de l'uniforme de serveur mais après tout, c'était logique.
Kaneki avait parlé à Monsieur Yoshimura quant au cas de Nishiki et notamment sa difficulté pour trouver de la nourriture, les deux avaient probablement conclu un accord tacite, travailler à l'Antique pour recevoir de la nourriture, il en avait été ainsi pour Kaneki, Nishiki n'échappait probablement pas au règlement ce qui lui fut confirmé par le jeune homme :
« Yoshimura doit tout savoir sur moi, et ma relation avec Kimi… Voilà pourquoi il cherche à me garder sous la main. Ainsi, il pourra faire de moi ce qu'il veut… Ce vieux ne peut pas s'empêcher de tout contrôler hein ?! Je ne lui fais pas confiance… je me demande quelles ficelles il tire en coulisses… Les types comme lui sont les plus dangereux mine de rien… »
Nishiki poursuivit plus gentiment :
« Cependant, l'Antique est l'endroit le plus sûr tant que je serai dans le 20eme, je vais profiter de cet environnement au maximum, voilà tout… Toi aussi, tu es un type dur à saisir d'ailleurs… »
Kaneki haussa les épaules et soupira :
« Ah bon ? » Nishiki expliqua :
« Tu essayes de sauver Kimi, tu me proposes de venir ici… alors concrètement, que penses-tu des goules et de leur relation avec les humains ? »
Kaneki réfléchit un instant avant de déclarer :
« Eh bien… Je ne suis pas d'accord avec les goules qui voient l'homme comme un simple gibier… ni avec les humains qui voient les goules comme de simples monstres sanguinaires… Ces points de vue me paraissent faux. »
Il reprit :
« Ce qui est nécessaire dans cette relation, c'est de maintenir une bonne distance… La distance permet un respect mutuel… tout en évitant de se marcher sur les pieds… Grâce à toi et aux personnes de l'Antique, je sens que je peux trouver une amorce de solution. »
Nishiki grogna :
« Kaneki, t'es vraiment… un sale type bien… Enfin bon, comment dire… ton opinion n'est pas mal… Ton point de vue permettra sans doute de sauver quelqu'un… » Kaneki ne chercha pas à comprendre l'oxymore de Nishiki car un détail l'interrompit à la télévision :
« Washu Tsuneyoshi, le président du CCG, a annoncé qu'il allait renforcer la présence des inspecteurs dans certains arrondissements, notamment le 11eme et le 20eme… » cela ne présageait rien de bon…
Au même moment, Touka sortait de la réserve et croisait Kaneki pour la première fois aujourd'hui, elle murmura :
« Tu as du rouge à lèvres sur la joue… » Kaneki se maudit intérieurement, il n'avait pas pris le temps de se regarder dans un miroir et voilà le résultat, Touka était au courant maintenant, il préféra ne pas relancer et continua le service comme si de rien n'était…
Le soir venu, Kaneki se rendit au bar d'Itori, après tout, ils avaient conclu un marché. Une fois sur place, il lui raconta ce qu'il s'était déroulé puis elle soupira :
« Je vois, ainsi tu as pu t'échapper de justesse du restaurant… Et bien, ta mission était difficile cependant… Tu n'as récupéré aucune information sur les conditions d'admission ! Tu n'as pas honte ?! »
Kaneki bredouilla :
« Euh… Et bien… Je pense qu'il faut être parrainé par l'un de ses membres pour y entrer… » Itori le sermonna de plus belle :
« C'est tout sauf une information valable ! L'étudiant que tu es devrait le réaliser, non ? Ah bravo, c'est du propre ! »
Puis, elle reprit plus posément :
« Mais bon… Je sens que tu as fait des efforts malgré ta nullité… D'autre part, Renji m'a engueulée… Je vais donc te donner quelques détails sur l'incident qui a entraîné la mort de Lize… La clé de l'affaire est Lize elle-même… Connaître Lize te permettra sans doute de trouver la vérité. Deuxième point, le plus important… La goule 'Lize Kamishiro' n'a jamais existé. »
Kaneki était abasourdi par la nouvelle, Itori poursuivit alors :
« Ses noms et prénoms sont faux. Les goules sans acte de naissance changent d'identité à leur guise, mais le plus souvent, elles gardent le nom reçu de leurs parents et changent juste les idéogrammes utilisés pour l'écrire. Par contre, rares sont les goules qui changent complètement d'identité… Lize est apparue un beau jour, renonçant à son nom… Pour une raison inconnue… Je te conseille de fouiller dans le passé de Lize avant son arrivée dans le 20eme… »
Kaneki hocha la tête et Itori le mit néanmoins en garde :
« Ken… Tu dois savoir que les vérités cachées… sont souvent cruelles… Garde ça en tête. »
Kaneki acquiesça :
« D'accord, merci, Itori. » puis rentra chez lui.
Deux jours plus tard
Un individu menaçant et sa bande entrèrent à l'Antique pendant que Touka et Kaneki y travaillaient, Kaneki déclara joyeusement :
« Bonjour ! » ce à quoi l'homme lui répondit sèchement :
« Le patron est là ? »
Kaneki s'étonna :
« Le patron ? Non il est absent aujourd'hui. » et Touka surenchérit :
« Qu'est ce que vous lui voulez au patron ? »
Celui-ci grogna :
« Tu me cherches ? », Touka adopta une autre stratégie, elle lui proposa :
« Puisque vous êtes là, autant déguster un bon café… cher client… »
L'homme troublé par la voix de Touka s'exclama :
« Mais… Tu es une fille ? »
Kaneki désamorça la situation :
« Vous voulez laisser un message au patron ? »
L'homme les questionna :
« J'ai une question à lui poser… Et à vous aussi, sans doute… Est-ce que vous connaissez une certaine Lize Kamishiro ? »
Kaneki sursauta, il se demandait qui était cet homme : un inspecteur ? Non, plutôt une goule.
Touka soupira :
« Allons discuter ailleurs. Suivez-moi. »
Ils montèrent à l'étage, et une fois installés, Touka ordonna au chef de la bande :
« Montre moi tes pupilles. »
Ses yeux prirent instantanément une couleur noire charbon avec des pupilles rouges sang, il était bel et bien une goule. Il déclara alors :
« Satisfaite ? Je m'appelle Banjo. J'étais dans le 11eme arrondissement avec Lize. »
Kaneki était pensif, ainsi, avant de venir ici, Lize habitait dans le 11eme arrondissement, voilà qu'il avait fait un pas de plus dans sa recherche de la vérité.
Kaneki s'enquit :
« Alors, pourquoi la cherches-tu ? »
Banjo s'exlama :
« Alors, tu la connais ? Elle est donc venue ici… Elle habite où maintenant ? »
Touka ne savait pas quoi répondre, elle savait pertinemment que Lize n'était plus de ce monde, alors elle se contenta de dire :
« Hein, euh… » afin de masquer son trouble.
Soudain, Banjo perçut quelque chose chez Kaneki, d'un air à nouveau menaçant, il s'approcha de lui et commença à le renifler… Kaneki était mal à l'aise, il repensait en cet instant au Gourmet, au moins lui avait ses raisons, mais pourquoi donc toutes les goules étaient aussi intéressées par lui…
Banjo s'écria alors :
« C'est quoi ce délire… Je sens l'odeur de Lize sur toi ! »
Il saisit brutalement Kaneki par le col, Touka intervint alors :
« Arrête ! Pas de violence chez nous ! », ses acolytes lui intimèrent aussi de se calmer :
« Banjo ! »
Banjo grogna alors :
« Tu… Tu es… Tu es son mec, c'est ça ?! »
Kaneki était surpris, il ne s'attendait clairement pas à cette question, il tenta alors de réfuter :
« Quoi ?! Non… Vous faites erreur… Notre relation n'est pas… » Banjo le coupa :
« VOTRE RELATIOOON ? », Kaneki aurait dit que de la vapeur lui sortait par les naseaux.
Banjo tenta alors d'asséner un coup de poing à Kaneki, celui-ci tenta de s'expliquer une dernière fois :
« Je me suis mal exprimé ! » mais le geste était déjà lancé alors, il esquiva tranquillement le coup et crochetant le bras de Banjo avec son propre bras, il lança un coup de coude en arrière tout en se tractant de son bras, son coude frappa l'arrière de la tête de Banjo avec un bruit sourd, et celui-ci s'écroula de tout son long inconscient.
Kaneki n'avait pas voulu en faire autant, l'effet escompté avait été largement dépassé, visiblement, les cours qu'il prenait avec Yomo et Touka l'avaient rendu sérieusement plus fort. Il s'excusa :
« Pardon, je n'aurais pas dû », en effet, Banjo paraissait être quelqu'un de gentil, il ne pensait probablement pas à mal, toutefois, Kaneki se méfiait…
Les goules de sa bande soupirèrent :
« On s'y attendait… »
« On est navrés, excusez-le… »
tandis que Touka déclara sans ambages :
« Quel faiblard… »
Ils l'avaient alors porté dans un lit pour qu'il se repose, mais là encore, Kaneki avait été étonné, Banjo appelait Lize dans son sommeil, il murmura :
« Il veut tant la voir qu'il rêve d'elle… » mais Kaneki n'avait pas à se moquer, lui aussi rêvait ardemment de revoir sa petite amie, mais elle était diantrement occupée, alors il ne voulait pas la déranger, ils devaient déjà se voir le 19, cela lui suffisait amplement !
Ses acolytes expliquèrent :
« Notre chef recherche Lize, mais on ignore pourquoi… Cependant, ce qui est sûr, c'est qu'il est amoureux d'elle. »
« Elle ne respectait pas les territoires de chasse, alors… elle a tué le chef du 11eme et ses sbires qui étaient venus se plaindre. En bref, elle faisait n'importe quoi et pourtant… Banjo voyait en Lize une femme forte qui se battait pour vivre selon sa volonté. Il l'admirait beaucoup pour cela. »
« C'était sans doute une plaisanterie mais… avant de quitter le 11eme, Lize s'est tournée vers Banjo et l'a appelé 'Monsieur le nouveau chef'… Il a cru que Lize lui confiait le destin du quartier, il s'est donc donné à fond, à sa manière s'entend, pour le diriger… »
« Mais les goules de l'extérieur sont venues s'installer… Banjo n'a pas fait le poids… Il faut dire que Lize avait éliminé toutes les goules puissantes du quartier… »
« Des goules venant de l'extérieur », Kaneki réfléchissait, de qui parlaient-ils ?
Ils poursuivirent :
« Actuellement, nous cherchons Lize sur ordre de ces nouveaux arrivants… »
« Hé n'en dis pas trop ! »
« Ça va, ces squatteurs me saoulent… »
« Cependant… Banjo semble avoir ses raisons de chercher Lize. Contrairement à nous, il ne se contente pas de suivre les ordres… »
Malheureusement pour lui, Lize n'était plus de ce monde, Touka déclara alors :
« Je te laisse décider Ken. » Après un moment de réflexion, Kaneki répondit :
« J'aimerais lui parler. »
Touka était redescendue au service, elle avait des clients à servir, ceux-ci paraissaient d'ailleurs très satisfait :
« Ce café est un délice. »
« En effet ! »
Finalement, Banjo se réveilla, et Kaneki monta lui parler, il arriva avec un verre d'eau qu'il lui tendit en expliquant :
« Vous allez mieux ? On vous a déplacé ici car nos lits étaient trop petits. Vous êtes vraiment immense ! Je vous ai apporté de l'eau, je vous ai frappé par réflexe… »
Banjou demanda :
« Comment t'appelles-tu ? »
« Ken Kaneki » répondit celui en question.
Banjo soupira :
« Tu es fort Kaneki, contrairement à ton apparence… C'est sans doute pour cela qu'elle t'a choisi »
Il était temps de mettre fin à ce quiproquo, Kaneki le mit devant les faits :
« Banjo.. Vous vous trompez… Lize et moi n'avons pas eu ce genre de relation… Nous avons juste fait connaissance rien de plus… »
Banjo murmura :
« Alors, je me suis fait des idées ? »
Il s'effondra à terre et implora le pardon de Kaneki :
« J'ai eu tort ! Je suis désolé ! Je tiens à te présenter mes excuses. »
Posément, Kaneki dit :
« Allons, je ne vous accuse de rien. », Kaneki trouvait cet homme bien différent des goules qu'il avait pu rencontrer, beaucoup plus humain et beaucoup moins cruel mais il fallait qu'il reste prudent, il avait déjà trop été berné…
Banjo s'enquit :
« Concernant Lize, où se trouve-t-elle ? »
Ainsi, la question que Kaneki attendait avait tant d'appréhension était tombée, il n'avait pas envie de détruire Banjo, alors il mentit à regret :
« Elle… n'est plus… Elle n'est plus ici. »
Banjo prit un air contrit avant de déclarer :
« Bien sûr, suis-je bête… J'avais oublié à quel point elle était capricieuse… Elle est donc partie n'est-ce pas ? Mais tu ignores où… Écoute Ken, j'ai un service à te demander. »
Kaneki répéta :
« Un service ? »
Banjo s'expliqua :
« Oui j'aimerais que tu lui transmette ce message si tu la vois : 'Enfuis-toi !' »
« Pardon ? Enfuis-toi ? » s'étonna Kaneki.
Banjo continua :
« J'ai tenu les rênes du 11eme pendant un certain temps… Mais ce n'est plus le cas. Des goules se faisant appeler Aogiri ont débarqué chez moi… On a bien tenté de résister… mais elles étaient trop nombreuses… Je n'en pouvais plus de voir mes amis tomber les uns après les autres…Cette bande nous a placés sous son contrôle puis a commencé à chasser les colombes. J'ai d'abord pensé qu'un tel effort serait vain mais ces goules ont réussi à nettement diminuer le nombre de colombes du 11eme. Puis, elles ont attaqué les inspecteurs en poste au nord du 11eme, elles en ont profité pour élargir leur influence là-bas en soumettant les goules. Elles veulent éliminer toutes les colombes présentes dans leur zone d'influence. A présent, je suis l'un des derniers sous-fifres de cette bande… Son leader est un homme effrayant et impitoyable… Il recherche Lize, bien que j'ignore pourquoi… Peut être une histoire de compte personnel à régler… »
Banjo le mit alors en garde :
« Tôt ou tard, ces goules vont débarquer ici, dans le 20eme… Laisse-moi te donner un conseil, fuyez tous ! Ou acceptez de vous soumettre ! »
Tout à coup, la vitre de la chambre vola en éclats, alertant par la même les clients et Touka qui étaient au rez-de-chaussée.
Le jeune homme vêtu tout de noir qui en sortit bondit sur Banjo et lui infligea un terrible coup de pied dans l'avant-bras déclenchant un sinistre craquement et l'envoyant bouler au sol. Kaneki s'écria :
« Banjo ! » celui-ci grognant de douleur, le bras totalement tordu.
Le nouvel arrivant maugréa :
« Tu as la langue bien pendue… La correction qu'on t'a donnée ne t'a pas suffi ? Tu aimes les coups, on dirait… » L'oiseau en cage caqueta alors :
« Poule mouillée ! Poule mouillée ! »
Banjo murmura :
« Ayato… » tandis que ses sous-fifres déclaraient effrayés :
« Banjo ?! Encore un coup de colère… Que faites-vous ici Ayato ? »
Celui-ci expliqua :
« Banjo ne répondait pas au télélphone et ce café est connu pour être le centre du quartier… J'ai donc décidé de vous rendre une petite visite. C'est clair, les trois débiles ? »
Banjo gargouilla :
« Ça ne sert à rien, Lize n'est plus… » il fut interrompu par Ayato :
« Tu as quelque chose à dire… le crétin ? »
Touka qui était montée s'exclama :
« C'est quoi ce boucan ?! » avant de constater la présence inquisitrice, elle murmura alors :
« Ayato… »
Celui-ci répondit d'un sourire narquois :
« Mais c'est mon idiote de grande sœur… Ça fait un bail, dis donc… »
Touka s'enquit avec agressivité :
« Où t'étais passé, crétin de frère ! » Kaneki était sous le choc, ainsi il s'agissait de son frère, il était vrai qu'ils se ressemblaient, surtout au niveau des cheveux…
L'intéressé resta évasif :
« Je trace ma route dans le monde des goules, tandis qu'une certaine grosse vache se vautre paisiblement dans le monde des humains… »
Touka ne fléchit pas :
« Les gamins feraient mieux de se taire… »
tandis qu'Ayato semblait manifestement amusé du comportement de sa sœur et poursuivit :
« Regarde la situation en face, la gamine… c'est toi… »
Soudain, deux personnes se profilèrent dans l'encadrement de la porte, l'une d'elles déclara :
« Quelle ressemblance ! Je savais qu'Ayato avait une sœur mais j'ignorais qu'elle travaillait comme serveuse dans ce café… Vous avez un si beau visage je vous envie… »
Il s'agissait des deux clients qui étaient en bas, celui qui venait de parler adoptait une tenue vestimentaire pour le moins étrange, une chemise avec des roses, des lunettes de soleil perchées sur son front et, du rouge à lèvres particulièrement voyant… Le second, massif, était habillé de façon normale, un costume blanc et une chemise noire, il était blond. Il déclara alors :
« Tu en auras mis du temps, Ayato… »
Ayato soupira :
« Pfff… Tu as du flair pour être venu ici, Yamori… » s'adressant au grand blond.
Celui-ci s'exclama :
« C'est Niko qui a du nez, un vrai flair de chien ! », le second acquiesça :
« Ah ça, j'aime coller mon nez dans les fesses des autres ! J'ai droit à une caresse ? »
Le visage de Banjo prit une mine déconfite avant qu'il n'ajoute :
« Vous êtes là, vous aussi ? Vous êtes venus pour rien ! Lize a déjà fichu le camp depuis longtemps ! »
Yamori sourit avant de dire :
« Nous touchons au but, au contraire… Mais oui, mon gros moustachu ! Car notre mission consistait à trouver Lize ou… des types ayant… son odeur ! Et là je dis : Bingo ! Allez, on l'emmène avec nous ! »
Touka s'interposa en déclarant :
« Mfff… Vous comptez emmener Ken, pas question. »
Yamori s'avança brusquement, bien trop vite pour Touka, il murmura :
« Vraiment... » avant de la frapper à l'épaule du tranchant de la main, lui tailladant la chair, et l'envoyant choir au sol.
Kaneki s'écria :
« Touka ! » mais avant qu'il n'ait pu esquisser le moindre geste, Yamori le saisit à la gorge et le souleva dans l'air en déclarant :
« La raison du plus fort est toujours… la meilleure ! »
Kaneki, qui sentait l'asphyxie proche, enroula sa jambe autour du bras de Yamori pour ensuite le frapper afin de le lui briser, sans succès, Yamori n'avait même pas sourcillé.
Le colosse plaqua alors Kaneki contre le mur avec un telle force que Kaneki s'y retrouva incrusté à l'intérieur, crachant du sang. Yamori n'en démordait, il lui envoya un coup de pied circulaire dans la tête avant d'ajouter :
« Alors Ken, tu continues ou tu te couches ? » et par la même il fit sinistrement craquer son index.
Alors qu'il expliquait à Kaneki :
« Si tu es raisonnable, je ne te ferai pas de mal pour l'instant… » il eut la surprise de constater l'unique kakugan du jeune homme. Yamori, Banjo et Ayato étaient tous surpris, que pouvait bien faire une goule borgne ici ?
Kaneki se releva tant bien que mal et tenta de porter un coup à Yamori qui disparut de sa vue soudain, Kaneki vit sortir de son ventre deux longues tentacules écailleuses et du sang s'échappa de sa bouche.
Il prononça difficilement :
« Mais… Comment ? » et alors qu'il allait s'écrouler, Kaneki laissa la colère le submerger : « Pourquoi lui en voulaient-ils donc tous ? Cela n'allait pas se passer comme ça, il allait lutter, quitte à en mourir… »
Yamori étant juste derrière, Kaneki fit surgir son kagune à une vitesse impressionnante, le colosse ne s'y attendant pas, fut transpercé de la même manière que Kaneki à l'exception près que ce furent quatre tentacules et non deux, qui lui percèrent l'abdomen.
Yamori laissa échapper un grognement, il n'appréciait pas le côté résistant du gamin, et puis, comment avait-il eu un kagune aussi gros, lui un gars du 20eme… Peu importe, Yamori se recula afin de sortir de ces pics acérés et engagea son combat contre Kaneki, les kagunes s'entrechoquaient et Yamori ne trouvait aucune ouverture pour abattre Kaneki. La jeune goule était peut être faible physiquement mais elle n'avait aucune difficulté en combattant avec son kagune.
Ayato, ayant constaté l'impuissance de Yamori, se profila derrière Kaneki et le perfora d'une grêle de projectiles, Kaneki ne pouvait lutter contre deux adversaires à la fois, surtout au vu de leur puissance. Il envoya un tentacule à la rencontre d'Ayato et le projeta contre un mur Yamori profitant de cette occasion, brisa la garde de Kaneki et à l'aide de son kagune lui troua le ventre de part en part.
Kaneki s'écroula, ils étaient bien trop forts, il n'arrivait même plus à respirer, il sentait seulement le sang sourdre de ses lèvres…
Touka, ayant vu cela, ne pouvait rester sans rien faire, elle bondit sur Yamori en criant :
« Salaud ! »
Ayato s'interposa et lui plaça un crochet au niveau de la pommette qui la fit s'écraser au sol.
Ayato soupira alors :
« Aah Touka, tu es si faible… Tout comme notre père… »
Touka se redressa péniblement et grogna :
« Je t'interdis… de parler de papa… Il s'est battu pour nous ! Tu ne sais rien de lui ! »
Touka déploya son kagune, Niko qui était toujours resté neutre s'émerveilla :
« Oh ! Quelle beauté… »
Touka se rua sur son frère et lui porta un coup avec son kagune, sans succès, celui-ci avait fait surgir le sien, qui avait totalement absorbé l'attaque. Ayato déclara sournoisement :
« C'est toi qui ne sais rien Touka… Nos parents sont morts car ils étaient faibles. Les faibles ne peuvent protéger personne… Ils ne peuvent sauver personne… Être faible, cela veut dire tout perdre. Tes ailes ne te mèneront nulle part ! Je suis différent de toi Touka ! Je vais apprendre aux humains qu'ils sont inférieurs aux goules ! »
Il infligea alors une série de taillades à Touka qui ne put absolument rien faire et s'écroula au sol.
Ayto, paisiblement déclara :
« Hop là !Quant à toi… Tu n'as qu'à ramper au sol. »
Niko se précipita vers Ayato et déclara :
« Tu es cool mon Ayato chéri, si glamour ! »
Celui-ci se renfrogna :
« Ayato chéri ? Tu délires pauvre travlo…. »
Niko, un peu plus sérieux, s'enquit :
« On prend ta sœur aussi ? »
Ayato refusa :
« Non, inutile, elle nous gênerait. Elle n'a qu'à faire ami-ami avec les humains si ça lui chante. »
Puis, il ordonna :
« Banjo ! Mets ce type à l'œil rouge dans un sac ! On rentre dans le 11eme ! »
Kaneki fut réveillé par un violent coup de pied, Ayato ordonna :
« Suis-moi et enlève ta veste ! On n'est pas dans un café ici ! »
Kaneki obtempéra, il n'était plus à même de se battre avec les blessures qu'il avait reçues précédemment, alors qu'ils marchaient, Kaneki réfléchissait, il se demandait où il était, puis il pensa à Touka qui avait été blessée. Alors, il interrogea Ayato :
« Pardon, tu t'appelles Ayato c'est ça ? J'ignore pourquoi vous m'avez emmené ici mais, j'aimerais que tu me dises une chose, est-ce que Touka est saine et sauve ? »
La seule réponse qu'il obtint fut un coup de pied dans l'estomac qui lui fit poser genoux à terre. Ayato gronda :
« Commence par me vouvoyer, et surtout, attends que je t'autorise à parler. Tu n'as pas compris ta situation sans doute, crétin de l'Antique. Laisse moi te dire une bonne chose… Ici, tu n'as aucun droit de l'ouvrir ou de marcher librement. Tu fais ce qu'on te dit, sans discuter. Si on t'ordonne de crever, tu crèves. Ton seul droit, c'est de respirer, et de ne pas bouger. C'est compris, dans ce cas, dis 'oui' »
Kaneki commençait à être sérieusement en colère, s'il avait pu utiliser son kagune contre lui, il n'aurait pas hésité une seule seconde… Néanmoins, la situation étant déjà bien assez compliquée, il ravala sa fierté et soupira :
« oui… »
Un nouveau coup de pied l'atteint au visage, Ayato dit :
« Trop lent ! Et j'entends rien ! C'est compris ? »
Cette fois-ci, Kaneki fit un effort d'élocution et déclara distinctement :
« Oui. »
Kaneki avait peur, il avait l'impression d'être tombé dans endroit pire encore que ses cauchemars : ces goules cherchaient des personnes comme Lize, avec la même odeur. Par hasard, voudraient-ils lui prendre ses organes ? Kaneki se posait une masse incalculable de questions mais n'avait aucune réponse à fournir…
Ayato l'interpella :
« Hé… Laisse-moi te donner un bon conseil, larbin… Mes supérieurs sont loin d'avoir ma gentillesse, c'est compris ? »
Kaneki ne répondit pas pensif, ainsi, cette organisation avait une hiérarchie. Ayato lui porta à nouveau un coup de pied, dans les côtes cette fois-ci et soupira :
« Je t'ai posé une question, tu réponds. »
Kaneki acquiesça : « Oui… » était-ce donc cela la légendaire gentillesse…
Ils débouchèrent finalement dans une grande salle remplie de… goules, il y en avait facilement une centaine, c'en était effrayant.
Niko leur fit signe d'un baiser tandis que les autres goules le dévisageaient depuis leurs masques tous similaires, seules les goules au fond portaient un accoutrement différent, il devait s'agir des chefs.
Ayato déclara :
« Je vous l'ai amené, Monsieur Tatara. »
L'intéressé répondit :
« Bien, approche ! »
Une fois arrivé devant eux, Kaneki put constater l'aura qu'ils dégageaient, tout particulièrement une goule qui portait un masque sans fentes pour les yeux, il n'y avait dessus qu'un énorme sourire, terrifiant… Se dressait aussi une goule aux cheveux blancs, celui qu'Ayato avait appelé Tatara, Kaneki se demandait si c'était lui le chef des goules…
L'homme en question, s'était placé devant Kaneki et le transperça de sa main, Kaneki s'étouffa dans son sang :
« Aaah ! Aaaah ! Ouuh… raaahkr… »
Tatara prit la parole :
« Intéressant… Celui-ci n'a que l'œil gauche… Il s'agit bien du porteur… Cela confirme l'élimination de Lize… Décidément, ils agissent vite. »
puis il s'adressa à Ayato :
« Ayato ? Ce type-là… il m'est inutile je te le donne. Je t'ai demandé de l'amener à la place de Lize car je pensais qu'il aurait sa puissance, mais ses yeux ne sont pas bons. Il ne sera d'aucune utilité. Tu peux faire de lui un de nos soldats, ou un sac de frappe, peu importe. »
C'est l'instant qu'Eto choisit pour se manifester et déclarer avec sa voix enfantine :
« Non ! Il est pour moi ! Cela va être mon nouveau jouet, interdiction aux autres d'y toucher, sinon je vous mange, d'accord ? »
Elle avait eu la désagréable surprise de voir son pauvre Kaneki entrer avec une chemise totalement trouée, preuve qu'il avait du recevoir un certain nombre de blessures lors de sa capture. Mais d'un autre côté, Eto était contente, elle avait vu Yamori revenir avec son costume en loques, Kaneki lui avait rendu la monnaie de sa pièce !
Eto n'avait pas d'autre choix que de jouer la comédie, c'était le seul moyen pour elle de sauver Kaneki, et heureusement, Tatara l'avait jugé inutile, c'était parfait. Si cela avait été inéluctable, elle aurait sorti son kagune pour imposer ses décisions, mais cela n'avait pas été nécessaire, Kaneki allait pouvoir rentrer chez lui tranquillement, et le jour venu, elle lui montrerait qui elle est vraiment.
Tatara ayant entendu la demande d'Eto, hocha la tête, il n'avait pas de raison de refuser, il ne connaissait que trop bien son penchant pour la torture, qu'elle s'amuse si elle en avait envie, cela ne le regardait pas.
La goule aux cheveux blancs soupira :
« Nos efforts n'en valaient pas la peine finalement… La priorité est bien de retrouver ce médecin en fuite. »
Kaneki encore perclus de douleur, regarda Tatara d'un air interrogatif, qui était donc ce médecin dont il parlait.
Tatara reprit :
« Oui, je parle bien de Kano. Ton innocence frise la stupidité, les naïfs ont le don de m'énerver… Je parle de toi, tu comprends ? La greffe que tu as reçue… tu crois vraiment… qu'elle se limite à un rein ? »
Kaneki ne comprenait pas, le docteur Kano lui aurait-il fait quelque chose ?
Tatara, devant l'air crédule de Kaneki, poursuivit :
« Creuse-toi un peu la tête, qui t'a transformé en monstre à ton avis ? Tu crois qu'un médecin pouvait passer à côté de tes changements physiologiques ? Ton air paumé me laisse deviner que Yoshimura ne t'a rien dit, pourtant, il est censé être au courant…Tu n'es qu'un jouet pour ce vieux. Tu es son bonzaï dont les feuilles inutiles doivent être coupées. Voilà pourquoi tu traînes encore avec ce regard naïf… Remarque, tu vois la vie en rose, tant mieux pour toi. »
Puis il interpella Noro :
« Je compte sur toi pour le reste, Noro. C'est l'heure de partir, ils doivent nous attendre. »
Eto devait suivre Tatara, ils devaient préparer la prochaine attaque sur le CCG mais elle voulait s'assurer de quelque chose avant.
Elle chantonna :
« Personne ne touche à mon jouet d'accord ? Et s'il s'en va, laissez-le j'irai le chercher moi-même. »
puis s'approcha de Kaneki pour lui chuchoter à l'oreille :
« Pars dès que tu le peux, cet endroit n'est pas pour toi, tu n'y trouveras que malheur et désolation. »
Puis, elle s'en alla avec Tatara, laissant un Kaneki déboussolé mais vivant.
