Titre Anglais: Burden of a Destiny

Titre Français : Le fardeau du destin

Auteur : ksomm814

Beta Traductrice : Meduza

Bêta Correctrice: Love Gaara of the Sand

Genre : Neutre

Chapitre traduit par :Mahakali

Rating : k+

État de la fic en anglais : 29 chap Fini : 2 autres fics suive : Power of Hogwards : 26 chap FINI ; et Rise of the Protector : 22 chap Fini

État de la fic en français : 11; Traduit : 12, 15, 16; En cours : 13, 14, 17, 18, 20

Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne m'appartient pas. Cette histoire est aussi une suite du « Gardien de Minuit » et « Les peines d'un champion ». Lire ces histoires en premier vous aidera probablement à comprendre celle-ci. La traductrice de ces deux tomes, est Thamril, vous trouverez rapidement en faisant une recherche sur le site.

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Nous avons l'accord de Yotma (l'ancienne traductrice)

Ainsi que l'accord de l'auteur pour traduire cette saga

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AVIS DE RECHERCHE

Nous sommes à la recherche de 2 de nos traductrices

Nekoii qui traduit le chap 13 de ce Tome

Lanaika qui se charge déjà du tome 4

Les mails n'ont pas de réponse

Donc si vous êtes en relation avec ces deux demoiselles,

Contactez nous. Merci !!!!!!

&

Merci pour vos review's et à dans semaine !

Bonne lecture !!!!

Eni et Onarluca

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Chapitre 11 : Le Prix Du Mensonge

Le soir suivant, Harry se retrouva de nouveau dans la Salle sur demande seul. Ce nouveau groupe d'étude qu'Hermione était en train de former le rendait déjà nerveux et il se força à trouver quelque chose pour évacuer ses pensées. Ne voulant pas vraiment penser à quoi que ce soit, Harry se couvrit les yeux avec un bandeau et attaqua les sacs de sable qui tombaient du plafond à l'aide de saïs (1). Cet exercice força Harry à garder son esprit vide de tout ce qui n'était pas le bruit du balancement des sacs qui revenaient vers lui.

La pièce semblait comprendre ce qu'il voulait, et lançait des sacs de sable sur lui lorsqu'il s'y attendait le moins. Harry bougeait instinctivement, utilisant ses saïs pour attaquer les sacs comme s'ils étaient des ennemis. Bientôt, le plancher autour de lui fut couvert de sable, rendant plus difficile le fait de bouger rapidement sans perdre son jeu de pieds. Tombant sur un genou, Harry plongea pour éviter d'être frappé par un autre sac qui arrivait vers lui. Il repositionna le saï de sa main droite tandis qu'il roula sur son dos et se projeta sur ses pieds, entaillant le sac de sable de ce même fait. Entendant un autre sac de sable venant vers sa gauche, Harry sauta, fit une culbute dans les airs, son pied entrant en contact avec le sac de sable, le renvoyant d'où il venait. Ceci donna à Harry suffisamment de temps pour atterrir fermement sur ses pieds avant de tourner son corps de manière à entailler le sac le moment où il revenait vers lui.

Le son du sable tombant au sol emplit ses oreilles avec le grincement des sacs vacillants qui étaient presque vides maintenant. Soudainement, il entendit un swoosh et sut qu'il y avait un autre sac qui arrivait vers lui. Repositionnant le saï dans sa main gauche, Harry le lança vers le sac de sable, le lançant dans la direction opposée. Il murmura un 'Finite' puis il leva les bras pour retirer son bandeau, mais il s'arrêta en pleine action quand il eut soudainement le sentiment d'être observé.

Son corps se crispa instantanément tandis qu'il agrippa son saï restant plus fermement. Personne sauf Ron et Hermione ne connaissaient cet endroit sauf peut-être pour les membres du personnel. Mais cela ne veut pas dire que personne d'autre ne peut le trouver. Son instinct prenant le dessus, Harry se retourna rapidement et lança son saï restant vers la menace enlevant en même temps son bandeau tandis qu'il se dirigeait vers où il avait laissé sa baguette. Un bruit fracassant put être entendu, avertissant Harry que le saï avait frappé quelque chose de dur. Tendant son bras, Harry demanda silencieusement le morceau de bois avec une essence de plume de phénix et se retourna complètement pour faire face à la menace…

… et laissa échapper un grognement quand il vit un grand groupe d'élèves flous qui se tenaient à côté de la porte, la saï qu'il avait lancé était enfoncé dans le mur juste au-dessus de la tête de Ron (les cheveux de Ron était caractéristique.). J'aurais vraiment dû fermer la porte à clé. Ca va faire le tour de l'école avant le déjeuner. Sans dire un mot, Harry marcha vers une petite table, prit ses lunettes et les mit. Ensuite, il attrapa son étui à baguette et le revêtit tandis qu'il se retourna pour faire face à la foule et regarda directement Hermione qui semblait de nouveau nerveuse. « Si tu voulais utiliser la salle, Hermione, tu aurais dû me le dire, » dit-il sur un ton égal.

Hermione dégaina sa baguette et jeta nerveusement le sort 'Finite Incantatem'. « Et bien- hum- tu te souviens du groupe dont je t'ai parlé, Harry, non ? » demanda-t-elle, incertaine. « Bien, je pensais que puisque tu étais déjà ici nous pourrions régler quelques petites choses… si tu es d'accord. »

Harry regarda Hermione avec scepticisme. Le fait qu'elle avait eu besoin d'annuler un sort était tout ce qu'il avait besoin de savoir pour comprendre qu'elle avait quelque chose d'autre en tête. « Vraiment ? » demanda-t-il rengainant sa baguette. « Et c'est la raison pour laquelle tu as jeté un sort de silence pour que je ne puisse pas vous entendre ? Je ne pense pas. Pourquoi pas la vérité cette fois ? »

« C'est la vérité, Harry, » insista Ron. « Nous ne voulions pas te distraire. Tu nous as dit que tu venais ici pour vider ton esprit. Nous ne pensions pas que tu seras entrain de faire—hum—eh bien—ce que tu faisais. Que faisais-tu au juste ? Est-ce que tu sais que tu m'as presque frappé avec ce—ce truc ? »

« Dommage qu'il t'ait manqué, » murmura Fred à George, provoquant de nombreux rires discrets.

Harry secoua juste la tête et ferma ses yeux, se concentrant sur une place assez grande pour que tous puissent s'asseoir. Le son de plusieurs halètements força Harry à ouvrir ses yeux et à voir qu'il était maintenant au milieu d'un pièce commune confortable qui ressemblait fortement à la Pièce Commune des Gryffondors. Harry fut sauvé par le raclement de gorge d'Hermione.

« Si tout le monde pouvait prendre un siège, nous pourrions commencer, » dit Hermione, paraissant vaguement nerveuse. Tout le monde se dirigea vers les fauteuils et les sofas, se chuchotant discrètement. Hermione marcha vers le centre de la pièce tandis qu'Harry se retira vers le fond, à l'écart des regards.

Jetant un coup d'œil dans la pièce, Harry reconnut Neville, Dean, Seamus, Lavende, Parvati, Ginny, Colin and Dennis Crivey, Lee Jordan, en plus de l'équipe de Quidditch de Gryffondor, Padma Patil (la sœur jumelle de Parvati), Cho avec quelques-unes de ses amies habituelles, une fille avec des cheveux blond sale qui lui arrive presqu'à la taille qu'il avait vu quelquefois en compagnie de Ginny, Terry Boot, Anthony Goldstein, Michael Corner étaient présents pour Serdaigle, et Ernie Macmillan, Justin Finch-Fletchley, Hannah Abbott, et quelques autres, qu'Harry n'arrivait pas à reconnaître, de Poufsouffle. Il semblerait qu'Hermione se soit très occupée de tout ça.

Hermione regarda Harry à la dérobée avant de se racler la gorge. « Bien, nous sommes tous ici parce que nous voulons apprendre à nous défendre convenablement, » commença-t-elle. « Sans tenir compte de qui nous croyons, ce qui s'est passé dans le train est une preuve qu'il y a une menace à l'extérieur. Les bêtises que nous enseigne Ombrage ne sont pas ce dont nous avons besoin. Nous avons besoin de prendre les choses en main. »

Plusieurs personnes hochèrent la tête en accord avec ses paroles. « Alors, Harry va nous apprendre à nous battre, pas vrai ? » demanda Michael Corner.

Harry regarda aussitôt Hermione avec un sourcil levé, croisant ses bras sur sa poitrine. Qu'avait-elle dit à tout le monde? Il avait été clair sur le fait qu'il serait là pour les aider si besoin était, mais il ne pouvait pas être le meneur d'un groupe qu'Hermione avait créé. Il ne pouvait pas se le permettre pour le moment.

« Harry va nous aider à apprendre des sorts pour nous défendre, » corrigea Hermione. « Je n'appellerais pas cela 'se battre'-- »

« Alors on ne va pas apprendre à faire ce qu'il vient de faire ? » demanda un garçon blond de Poufsouffle avec une voix contrariée. « Alors quel est l'intérêt de nous enseigner quoi que ce soit si nous ne pouvons pas apprendre tous les trucs marrants ? »

« Et tu es ? » demanda Ron férocement.

« Zacharias Smith, » dit l'élève de Poufsouffle en se redressant. « Et je pense que nous avons le droit de savoir ce qui s'est vraiment passé – »

Harry inspira brusquement tandis que plusieurs élèves sautèrent sur leurs pieds, dont Ron, l'équipe de Quidditch de Gryffondor et Cho. « Non, tu n'as aucun droit, » dit Ron sur la défensive. « Harry n'est pas ici pour satisfaire ta curiosité, Smith. Si ça te poses un problème, alors tu peux partir. »

« Mais Cédric… »

« …était mon ami, » interrompit Harry avec une voix douce, mais tous pouvaient entendre l'émotion qu'il essayait de garder en lui. « Ceux qui ont connu Cédric savent qu'il était très protecteur envers ceux auxquels il tenait. Cédric et moi faisions chacun attention à l'autre pendant le Tournoi. Nous ne nous souciions pas de qui allait gagner pourvu que ce soit quelqu'un de Poudlard. Cédric était le frère plus âgé que je n'ai jamais eu. Ceux ici qui ont des frères et sœurs, pensez à ce que ça vous ferait si vous assistiez à leur assassinat sans pouvoir rien faire. »

Harry inspira profondément, et ses yeux se rétrécirent quand il regarda Zacharias Smith. C'était précisément pour ça qu'il n'avait pas voulu faire ce club. « Tu n'as aucun droit de demander quoique ce soit de moi, » dit-il sur un ton calme. « Je ne suis pas ici pour vous enseigner quoi que ce soit. On m'a demandé de vous aider puisque c'est moi qui ai le plus d'entraînement dans ce domaine. Mais c'était une erreur. Je ne suis pas ici pour vous amuser avec les histoires de toutes les horreurs que j'ai vécu dans ma courte vie. Croyez-vous vraiment que je ne sais pas ce que vous allez faire le moment où vous allez tous quitter cette pièce ? Vous allez dire à vos amis ce que vous avez entendu. Vous allez leur dire que j'ai dû regarder Cédric s'effondrer à genoux devant moi avant d'être frappé par le sort de la mort. Vous allez leur dire que j'ai été témoin de la renaissance de Voldemort – , » plusieurs tressaillirent et haletèrent de surprise, « puis, après que j'ai dû me battre pour ma vie que j'ai presque perdue. »

Ron et Hermione s'étaient tous les deux mis aux côtés d'Harry. Ron avait une main protectrice sur l'épaule d'Harry tandis qu'Hermione reposait une main sur le bras d'Harry. « Au moment même où Ombrage en entendra parler, elle informera le Ministère, qui va blâmer le Professeur Dumbledore ou mes gardiens pour avoir fait circuler des rumeurs qui discréditent le Ministère ou pour créer un mouvement de panique. J'ai trop à perdre pour courir ce risque.»

« Harry prend déjà un risque en nous aidant, » ajouta Hermione. « C'est pourquoi tout ce qui est dit ici doit rester ici. Est-ce que l'un de vous peut faire un Patronus corporel parce que vous avez lu sur ce sujet ? Nous devons nous entraîner ; nous devons apprendre avant que quelque chose arrive… ou que nous soyons mis à l'essai… dans cette classe ou dehors, dans le vrai monde. Combien de vous sont suffisamment confiants en ses capacités pour faire face à un Mangemort ? »

Personne ne dit un mot. Harry pouvait voir que tous commençaient lentement à le regarder avec admiration, chose dont il ne voulait vraiment pas. « Écoutez, je sais que ceux qui viennent d'un milieu magique peuvent trouver l'aspect physique de mon entraînement attrayant, mais c'est seulement en dernier recours, » dit-il honnêtement. « La seule raison pour laquelle j'ai dû compter sur les arts martiaux était parce que j'avais échappé ma baguette. Les combats à mains nues vous mettent trop proches de l'ennemi. Il y a peu de temps pour réagir. En gardant la distance que les baguettes procurent, il y a une plus grande chance de s'échapper. »

Le silence remplit la pièce tandis que tous continuaient de fixer Harry, ce qui commençait à rendre le garçon de quinze ans vraiment mal à l'aise. « Bien, » dit Fred rompant le silence. « Ceci répond à cela. Donc, nous sommes tous d'accord pour laisser Harry nous aider avec la Défense. Nous devons décider d'un temps de rencontre qui ne s'oppose pas avec aucun de nos entraînements de Quidditch. »

« Bien, pour le moment, je pense qu'une fois par semaine suffira, » dit Hermione. « Nous vous préviendrons du jour et de l'heure. Nous nous réunirons dans cette pièce. Je pense que vous pouvez tous voir que c'est plus qu'adéquat. » Elle tendit la main dans son sac et en tira une plume et un rouleau de parchemin. « Nous avons besoin de la signature de tout le monde pour que nous puissions savoir qui contacter. Souvenez-vous, nous ne voulons pas que ça se sache, en particulier Ombrage. Elle est complètement contre toute forme d'enseignements pratiques. »

Les Gryffondors signèrent immédiatement, suivis par la majorité des Serdaigles et des Poufsouffles. Les seuls à hésiter étaient Zacharias Smith, Michael Corner and Ernie Macmillian. Ernie signa après avoir jeté un regard à son ami Justin qui hocha la tête avec encouragement tandis que Smith et Corner signèrent presqu'à contre cœur. Même si ce n'était pas dit, il était évident que Zacharias Smith ne se contentait pas de la réticence d'Harry d'apprendre à tout le monde à se battre.

Une fois la rencontre terminée, tout le monde se faufila dehors pour ne pas attirer l'attention. Harry attendit patiemment qu'il ne reste plus que lui, Ron et Hermione puis se retourna instantanément vers elle en plissant les yeux. Elle savait qu'il ne voulait pas d'attention quand elle avait rassemblé un groupe nombreux et arrangé une rencontre dans son dos. Ce n'était pas important ce qu'Hermione pensait qu'il allait faire. Mais elle avait pris la situation à son avantage.

Hermione tressaillit sous le regard d'Harry. « Écoute, Harry, » dit-elle nerveusement. « Je suis vraiment désolée. Je n'avais pas l'intention – »

« - bien sûr que si, » interrompit Harry. « Je ne suis pas un professeur ! Je te l'ai dit ! Maintenant, tout le monde veut apprendre ce qui m'a pris près de deux ans à seulement saisir ! Tu nous as tous manipulé dans cette pièce parce que tu veux apprendre ce qui est requis pour passer tes BUSES. Tu pensais vraiment que les gens ne voudraient pas savoir ce qui s'est passé avec Cédric s'ils me voyaient m'entraîner ? »

« Harry… »

Harry fit taire Ron en le fusillant du regard avant de reporter son attention vers Hermione. « Puis-je te rappeler, Hermione, que tu as besoin de moi pour t'aider ? » demanda-t-il de manière rhétorique. « Je pensais que tu comprendrais que j'ai besoin d'intimité. Après quatre ans d'amitié, je pensais que tu comprendrais, mais je suppose que j'avais tort. Qui se préoccupe de savoir ce dont j'ai besoin quand cela ne coïncide pas avec ce qu'Hermione Granger veut ? »

Des larmes coulaient sur les joues d'Hermione tandis qu'elle se battait pour empêcher un sanglot de franchir ses lèvres. Il était difficile de savoir si c'était parce qu'elle était blessée des paroles d'Harry, ou si elle réalisait finalement ce qu'elle avait fait. Harry savait qu'il avait probablement dépassé les limites, mais il n'avait pas pu se retenir. Il ne pouvait s'empêcher de se sentir trahi. Son entraînement était supposé rester secret pour empêcher des confrontations et que Voldemort ne l'apprenne.

Ron ne savait clairement pas ce qu'il devait penser, mais il posa une main nerveuse sur l'épaule d'Harry. « Écoute, Harry, je sais que nous avons tout gâché, » dit-il. « Nous aurions dû entrer en premiers et te prévenir pour qu'ils ne puissent rien voir. Je sais que la réunion ne s'est pas déroulée comme prévu, mais je ne crois pas qu'ils vont en reparler. »

Harry haussa les épaules pour repousser la main de Ron et recula d'un pas pour les regarder tous les deux. « Si l'un de vous essaye encore une fois de faire quelque chose comme vous l'avez fait ce soir, je ne vous pardonnerai pas, » dit-il entre ses dents. « Vous avez brisé ma confiance. Bonne chance pour essayer de la réparer. »

Sans dire un autre mot, Harry quitta la Salle Sur Demande pour gagner la Tour de Gryffondor. Cela lui avait pris chaque parcelle de maîtrise de soi d'Harry pour garder sa colère sous contrôle, mais maintenant, en marchant dans le couloir silencieux, Harry se sentit sur le point d'exploser. Il ne s'était jamais senti autant trahi. Hermione avait toujours semblé être compréhensive par rapport à ce qu'il vivait. Il comprenait qu'elle veuille apprendre la Défense avec la quantité de problèmes qu'elle avait causés en classe. Hermione essayait d'aider les autres, c'était évident, mais la façon dont elle s'y prenait donnait à Harry l'impression d'être simplement utilisé.

Harry avait presque rejoint la Tour de Gryffondor quand une voix doucereuse et familière derrière lui interrompit ses pensées. « Monsieur Potter, il est un peu tard pour se promener dans les corridors, non? » demanda le Professeur Ombrage.

Respirant profondément, Harry essaya de se calmer et se retourna. C'était certainement la dernière chose dont il avait besoin maintenant. « Je revenais seulement de la bibliothèque, » dit Harry sur un ton calme, puis il jeta un coup d'œil à sa montre. « J'ai encore quelques minutes avec le couvre-feu … »

«… si vous étiez à la bibliothèque, alors où sont vos livres? » demanda Professeur Ombrage avec curiosité.

« Je n'ai pas trouvé le livre que je cherchais, » dit Harry innocemment, espérant qu'Ombrage allait avaler son mensonge. « Quelqu'un d'autre l'a emprunté. Si vous voulez bien m'excuser, Professeur, j'ai des devoirs à terminer avant les cours de demain. »

Professeur Ombrage sourit largement. « Oh, je ne pense pas, Monsieur Potter, » dit-elle. « Vous, mieux que quiconque, savez qu'il y a des sanctions pour le mensonge. Je pense qu'une retenue demain à cinq heures avec moi est tout à fait normale. Je vous suggère d'arriver à l'heure. Vous pouvez y aller. »

Se mordant la langue, Harry acquiesça et se dépêcha vers la Tour de Gryffondor. Alors même qu'il pensait que sa journée ne pouvait pas être pire, il fallait qu'il rencontre Ombrage qui lui avait donné une retenue, ce qui allait le forcer à manquer l'entraînement de Quidditch du lendemain. Il était clair que Professeur Ombrage voulait seulement une excuse pour assigner une retenue, elle l'avait voulu depuis le premier cours. Ceci était la seule raison pour laquelle Harry n'avait pas protesté contre ce traitement injuste. Elle lui en aurait donné davantage.

Entrant dans la Tour de Gryffondor, Harry remarqua que la Salle Commune était plutôt remplie. Il jeta un coup d'œil dans la pièce et remarqua qu'Angelina était le coin le plus éloigné de la pièce, parlant à Alicia et à Katie. Se disant qu'il valait mieux en finir maintenant, Harry inspira profondément et s'approcha de ses coéquipières. Katie Bell fut la première à le remarquer et lui sourit, mais Harry ne retourna pas le geste. Il n'arriver vraiment pas à se ranimer.

« Harry, que se passe-t-il ? » demanda Katie pendant qu'Alicia et Angelina se retournèrent pour lui faire face. « Tu n'es pas encore en colère parce que nous t'avons vu t'entraîner, n'est-ce pas ? »

Harry regarda directement Angelina, ignorant les questions de Katie. « Il faut que tu saches que je ne pourrais pas venir à l'entraînement demain. J'ai une retenue avec le Professeur Ombrage à cinq heures, » dit-il automatiquement.

Angelina jeta un coup d'œil à Katie et à Alicia avant de tirer Harry vers la chaise la plus proche et de l'encourager à s'y asseoir. Puis, elle s'agenouilla devant Harry et prit possession de ses mains. « Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda-t-elle gentiment. « Comment as-tu fait pour écoper d'une retenue ? »

Harry haussa des épaules, ressentant soudainement le poids de sa longue journée le rattraper. « Elle m'a trouvé dans les corridors et m'a demandé d'où je venais, » dit-il sur le même ton. « J'ai menti, disant que je revenais de la librairie, et elle m'a donné une retenue pour cela. »

Angelina attira Harry vers elle en regardant vers Katie et Alicia sans savoir réellement quoi faire. « Je suppose que tu ne plaisantais pas quand tu disais qu'Ombrage en avait après toi, » dit-elle gentiment. « Ne t'en fais pas, Harry. Je sais que ce n'est pas de ta faute. » Reculant, Angelina regarda droit dans les yeux d'Harry et sourit pour le rassurer. « Tu sembles épuisé. Peut-être tu devrais aller dormir. »

Harry acquiesça et se dirigea vers sa chambre de dortoir. Il avait l'impression que son cerveau ne répondait plus à rien et qu'il agissait sous le poids des habitudes. Il changea de vêtements, jeta quelques charmes de silence autour de son lit et disparut sous les couvertures. Il était tellement fatigué qu'il ne remarqua même pas lorsque Ron et Hermione montèrent pour jeter un coup d'œil sur lui seulement dix minutes après qu'il ne se soit assoupi, les nouvelles concernant la retenue injuste d'Harry ayant déjà été diffusé dans toute la Salle Commune.

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Les cours de lendemain semblèrent interminables. L'Histoire de La Magie était ennuyeuse au possible, comme toujours, et pour rendre les choses pires, le professeur Ombrage surveillait le cours de Potions, un cours qui était en soi insupportable. Ils travaillaient sur un Remède Tonifiant, une autre potion qu'Harry était déterminé à préparer correctement. Il n'avait certainement pas besoin de recevoir une retenue du professeur Rogue devant le professeur Ombrage.

Tandis que le cours commençait, Harry tomba dans la routine et ignora le Professeur Ombrage, griffonnant sur son bloc-notes autant qu'il le pouvait. Il était si occupé à suivre les étapes écrites sur le parchemin posé devant lui qu'il ne remarqua qu'Ombrage posait des questions qu'une demi-heure plus tard. Elle commença avec le Professeur Rogue puis se tourna vers Pansy Parkinson et Millicent Bulstrode, se faisant un point d'honneur à éviter tous les Gryffondors.

Durant tout le matin, Harry avait évité Ron et Hermione comme la peste. Ils avaient essayé de le coincer dans la Grande Salle, mais Harry était parti sans dire un mot. Il s'assit avec Neville en Histoire de la Magie et au cours de Potions ce qui semblait énerver davantage Hermione que Ron. Elle n'apprécia pas franchement qu'Harry disparaisse après le cours de Potions afin de finir ses devoirs de Potions, pour qu'il n'ait pas à s'en soucier ce soir après sa retenue, d'après ce qu'il avait entendu de Neville avant le cours de Divination.

Ce fut en Divination qu'Harry apprit la mise à l'épreuve du Professeur Trelawney à cause d'Ombrage. Trelawney avait été si affolée qu'elle laissa simplement la classe interpréter leurs propres rêves. Parvati et Lavande étaient complètement outragées de ce que le Professeur Ombrage osait faire à leur professeur favori, tandis que les autres étaient silencieusement d'accord avec le professeur de Défense, mais se devaient de se sentir compatissants à la cause du Professeur Trelawney, puisqu'elle le prenait aussi mal.

La classe de Défense était monotone comme toujours, il fallait juste lire le livre et ne pas parler. Ayant hâte que l'heure passe aussi rapidement que possible, Harry fit simplement ce qu'on lui demandait. Au moment où le cours se termina, Harry prit un rapide dîné avant de se dépêcher de nouveau vers la classe de Défense pour sa retenue. Il arriva devant la porte avec cinq minutes d'avance et frappa à la porte, ne voulant pas qu'Ombrage lui donne une autre retenue pour être arrivé en retard.

« Entrez, » appela gentiment la voix du Professeur Ombrage forçant Harry à ouvrir la porte et à faire face à son destin.

En entrant dans le bureau, Harry se souvint instantanément de toutes les fois où il y avait entré durant sa troisième année quand Remus avait enseigné. Ca avait alors été un sanctuaire, mais plus maintenant. La pièce qui avait autrefois été conforme aux traditions ne pouvait maintenant être décrite que comme 'féminine'. Il y avait des housses en dentelles et des nappes partout, des vases remplis de fleurs et sur un des murs, il y avait une collection d'assiettes ornementales, chacune contenant un grand chat portant un nœud autour du cou. La simple vue de la pièce causa un haut-le-cœur chez Harry.

« Bonsoir, Monsieur Potter, » dit doucement le Professeur Ombrage.

« Bonsoir, Professeur Ombrage, » répliqua Harry poliment.

Le Professeur Ombrage sourit largement. « Asseyez-vous, monsieur Potter, » dit-elle en pointant du doigt une petite table à côté d'elle où se trouvait un morceau de parchemin vierge. Harry s'en approchant, s'assit sur la chaise devant la table et déposant son sac sur le plancher. « A présent, je pense que nous savons tous deux à quel point mentir est préjudiciable, monsieur Potter. Vous allez écrire quelques lignes pour moi avec une de mes plumes très spéciales. » Elle lui tendit une noire longue et mince plume qui avait une pointe extrêmement pointue. « Vous allez écrire, 'Je ne dois pas dire de mensonges' jusqu'à ce que vous en reteniez les mots. Je vous suggère de commencer dès maintenant. »

Harry regarda Ombrage tandis qu'elle s'asseyait derrière son bureau et commença à attaquer une grosse pile de parchemin avant de baisser le regard vers la plume. Il remarqua qu'il n'y avait pas d'encre, mais il se dit que l'encre se générait d'elle-même, alors il ne posa pas de questions. Laissant échapper un soupir, Harry plaça la plume sur le parchemin et écrivit : Je ne dois pas dire de mensonges.

Soudainement, une douleur brûlante explosa sur le dos de sa main droite, et fit haleter Harry. Les mots apparurent sur le parchemin en une encre rouge tandis que les mêmes mots apparurent sur le dos de la main droite d'Harry, gravés dans sa chair pendant un moment avant que la peau ne se referme. Sa main avait maintenant l'air irrité, mais il n'y avait aucun autre signe de ce qu'il venait juste de voir. Fermant ses yeux pour un moment, Harry expira pour se calmer avant de retourner à sa tâche. Plus tôt il aura fini ça, le mieux ce sera.

Retournant son regard sur le parchemin, Harry écrivit encore Je ne dois pas dire de mensonges et encore une fois la douleur cuisante se fit sentir sur le dos de sa main quand les mots coupèrent sa chair avant que la peau ne se referme. La torture continua ; Harry regardait son propre sang apparaissant sur le parchemin pendant que les mots continuaient d'apparaître sur le dos de sa main. Il avait appris comment maîtriser sa douleur. Elle était constante maintenant, comme elle avait été l'été avant que Sirius ne le sauve des Dursley. Il avait appris depuis longtemps à rester silencieux dans le but d'échapper à des punitions plus sévères. C'est ce qu'il avait appris durant ces années passées avec sa famille.

La nuit était tombée, mais Harry continuait d'écrire. Il ne remarqua pas que le Professeur Ombrage avait abandonné l'attribution de notes aux essais et le regardait maintenant avec attention. Finalement, elle se leva de son siège et approcha le garçon de quinze ans. Il était si concentré dans sa tâche qu'il ne la remarqua pas debout devant lui avant qu'elle ne lui enlève la plume des mains puis prit sa main droite et la regarda avec attention.

« Je ne pense que nous avons encore appris notre leçon, n'est-ce pas? » demanda le Professeur Ombrage avec un sourire. « Il semble que nous allons devoir essayer encore demain soir, à la même heure. Vous pouvez partir, monsieur Potter. »

Harry attrapa son sac à dos et partit rapidement pour gagner la Tour de Gryffondor. Sa main palpitant de douleur et il avait encore des devoirs à faire. Il ne savait pas combien de temps il avait passé à écrire des lignes, mais il était sûrement passé minuit ce qui voulait dire qu'il serait probablement debout pour le reste de la nuit. Jetant un coup d'œil à sa main droite enflammée, Harry dut se demander ce qu'il avait fait pour mériter ce traitement.

Il voulait le dire à quelqu'un, mais il savait que ça allait seulement plonge cette personne dans les ennuis. Ombrage ne ferrait jamais quelque chose sans l'accord de Fudge. Sirius et Remus attaqueraient probablement Ombrage, Fudge et Dumbledore pour laisser quelque chose du genre arrivé, ce qui était la dernière chose qu'Harry voulait voir arriver. Il avait promis de ne pas causer d'ennuis cette année et il allait respecter sa parole. Ces retenues n'étaient rien comparées à ce qui était arrivé à la fin du dernier trimestre. Pour maintenant, il ne dirait rien. Il le devait pour protéger ceux qu'il aimait.

À suivre

(1) : Un saï est une arme traditionnelle japonaise qui sert plus à piquer qu'à trancher, et une forme caractéristique de trident. Les paysans japonais les utilisaient surtout pour se défendre puisqu'ils sont très utiles pour briser des katanas. (Si vous vous demandez à quoi ça ressemble, pensez à Raphaël dans les Tortues Ninjas ou à Elektra dans Dardevil.)