Et voici ENFIN le chapitre 11, comme promis, il arrive le week-end de la rentré, comme d'habitude, ce n'est que la première moitié, mais le chapitre sera plus long que ceux habituels. C'est pour nous faire pardonner de ne pas avoir put publier pendant les vacances ^^
Et la partie 2 est ajouté :)
Enjoy ^^


Chapitre 11 :

Lizzi ne parvenait pas à détacher son regard des fillettes, elles étaient identiques et leurs fins traits de visage lui rappelaient la beauté de ceux de son fiancé. Leurs immenses yeux rubis lui rendaient sans se cacher son examen détaillé.

Les jumelles lui offrirent un sourire et commencèrent à marcher vers elle.

Lizzi fixa ses prunelles émeraude sur son cousin avec une appréhension non dissimulée.

- Ciel, qui sont-elles, réitéra la jeune fille sans arriver à empêcher sa voix de trembler.

Le majordome se demandait bien comment son jeune maître allait arriver à se dépêtrer de cette situation, Meyline n'avait vraiment rien dans le crâne pour organiser une partie de cache-cache avec des enfants démoniaques, il était évident qu'elles échapperaient à son contrôle. Il prit doucement ses filles dans ses bras et quitta la pièce en soufflant

- Je vous laisse le reste bocchan.

Ciel ne dit rien, mais serra les dents, quel lâche, son majordome était vraiment sans pitié pour l'abandonner ainsi à sa fiancée.

Il soupira et attrapa délicatement le bras de sa cousine pour l'accompagner à la terrasse.

- Lizzi, tu es ma seule famille et tu reste très importante pour moi…

Ces mots lui arrachaient la bouche, bien qu'il les pense profondément, il détestait extérioriser ses sentiments, mais il pouvait bien faire un petit effort pour celle qui l'avait accompagnée depuis toujours et qui ne l'avait jamais abandonné…

Il reprit en la fixant droit dans les yeux.

- Je te dois la vérité, mais je ne veux pas que tu m'interrompes ou quoi que ce soit, tu as ma confiance, à toi de la garder.

Elle acquiesça silencieusement et écouta, la peur au ventre à l'idée de ce qu'elle pourrait entendre.

Lorsqu'il commença enfin son récit, Elizabeth osait à peine respirer, durant tout son temps de parole, elle resta bouche bée. Pendant tout ce temps… Ciel lui avait caché tellement de chose et avait dut subir tellement plus que ce qu'elle pensait. Elle se mordit la lèvre, elle était vraiment trop égoïste, son fiancé voulait la protéger et lui avait tout dissimulé pour son bien, et elle venait d'en apprendre bien plus que ce qu'elle aurait voulu savoir.

Elle aurait tellement, tellement voulu le rendre heureux, mais quelqu'un l'avait entreprit à sa place…

- Lizzi ? Lizzi, tu vas bien ? Intervint Ciel devant son mutisme, fait très très rare chez une bavarde comme sa cousine.

- Je… Je vais bien oui… Enfin… J'ai un peu de mal… À tout réaliser. Lila et euh… Lali… Elles…. Ce sont… Tes filles ?

- Oui, répondit-il sans ciller.

- Et de ton majordome ?

- Oui.

- Et vous êtes tous les quatre des démons ?

- C'est exact.

- Et Sebastian est amoureux de… Toi ?

- Apparemment.

- Et toi… Tu… Tu… Enfin, voilà quoi, toi aussi ?

- Un silence s'installa instantanément alors que Lizzi n'arrivait pas à calmer les rougeurs de ses joues. Le jeune comte restait perplexe, pourquoi sa fiancée lui posait-elle de telle question après la gravité de ce qu'il venait de lui raconter ? Elle ne s'intéressait qu'aux sentiments.

Il hésita instant à répondre, mais après tout, elle était sa cousine non ? Elle avait toujours été là pour lui alors…

Il prononça à demi voix un mot qui lui arracha la bouche, et qui fit accélérer son cœur, comme un réponse à toutes ces dernières questions

- Apparemment.

Ce fut ce mot, ce murmure qui acheva la jeune duchesse.

Comme si quelque chose se brisait en elle.

Ciel ne lui appartiendrait jamais.

Elle se leva avec une petite révérence, essayant de contenir la boule qui lui obstruait la gorge. Elle ne voulait pas pleurer devant lui.

- Je… Je pense que je vais rentrer, ma mère va s'inquiéter.

Depuis quand Elizabeth s'inquiétait-elle de l'avis de la marquise de Mildford sur ses visites surprises à son fiancé.

Ce n'était pas une très bonne excuse, mais cela suffirait.

Sans attendre sa réponse, elle reprit son chapeau qu'elle avait laissé à côté de son thé et se dirigea à toute vitesse vers la porte.

Juste avant d'y arrive, sans se retourner, elle ajouta.

- Et bien, félicitation Ciel, dit-elle d'une voix faussement joyeuse, et euh… J'ai entendu dire que le prince Soma était de retour, il passera sûrement te voir, en revoir.

Sur ces derniers mots, elle se retourna et lui adressa un immense sourire, lumineux et joyeux, le genre de sourire qui vous réchauffe de l'intérieure, alors qu'elle se sentait comme un glaçon vide et froid.

Une larme roula lentement sur sa joue, elle l'essuya d'un rapide mouvement de la main et sauta dans sa voiture garer devant les grands escaliers.

Ciel resta un instant interdit devant la réaction de Lizzi. Il aurait juré apercevoir une perle cristalline se détacher des cils de celle qu'il aurait dut un jour épouser, et il espérait de tout cœur que cela ne fut pas une larme, pas après le sourire qu'elle lui avait envoyé.

Un sentiment de culpabilité commença à poindre en lui alors qu'il entendait le cocher s'étonner du retour précipité de la jeune marquise. Il soupira et pénétra dans l'ombre et la fraîcheur du manoir alors que le bruit de la voiture s'éloignait.

Sebastian revient aussitôt après, installant les deux petites démones sur le canapé.

Démones… Qui pourrait penser ce mot en regardant leur fin et angélique visage pâle, leur adorable sourire et même leurs superbes prunelles carmin qui brillaient d'innocence. Chacune d'elles avaient une sucette fourrée entre leurs ravissantes lèvres roses et elles s'amusaient à l'échanger pour goûter celle de l'autre en babillant joyeusement.

- Je n'arrive pas à comprendre comment elles peuvent apprécier ses sucreries… Sans doute un relent de votre nature humaine…

- Qu'en sais-je ? Répliqua le comte froidement.

Il ne voulait à aucun prix enlever son sourire à Lizzi, si elle n'avait pas été là, il ne serait jamais devenu celui qu'il est maintenant. Égayant de son excentrique et joyeuse présence sa morne vie, emplie de sang, de vengeance et d'obscurité.

C'était une métaphore stupide, comme il les détestait, mais elle était un peu comme son rayon de soleil.

- Il semble que Lady Elizabeth va devoir se remettre de ces révélations, commenta son majordome, malheureusement pour vous, vous devrez bientôt de nouveau la supporter, car il y a de forte qu'elle revienne rapidement, une fois remise…

Elle reviendrait ? Il n'en avait pas vraiment l'impression, mais après tout… C'était sa Lizzi, elle viendrait sûrement de nouveau l'embêter de sa bruyante et insupportable présence. Un léger sourire se dessina sur les lèvres… Oui, elle était resté tout ce temps à ses côtés, elle ne le lâcherait pas maintenant, même s'il avait Sebastian.

Celui-ci sentit immédiatement le changement d'humeur de son maître.

Il s'étonnerait toujours de voir à quel point il était sensible à la présence de son jeune maître, à ses états d'esprit, à ses émotions, il avait presque l'impression d'être en lui. Mais comment était-ce possible d'être à ce point obnubilé par un simple regard ? Par la moindre mimique qui traversait son visage ? Par ses mains blanches et même la grâce de sa démarche ?

Son jeune maître était sa drogue quotidienne.

- Bocchan, du courrier est arrivé, je l'ai laissé sur votre bureau

Ciel soupira et se dirigea vers l'étage pour rejoindre son bureau. Un peu de travail ne lui ferait pas de mal. Il se rendit compte lorsqu'il dépassa le salon qu'il était suivit par quatre petits pieds de trop. Avec un demi sourire, il s'agenouilla devant les deux enfants.

- Les filles, vous allez devoir vous occuper sans moi ni votre maman, nous avons du travail, aller trouver Bard ou Finnian.

- Ba'd, répéta Lali.

- Fi'ann, la contredit sa sœur.

Après ce qui semblait être un temps de désaccord entre les jumelles, elles s'écrièrent d'un commun accord :

- Mi'yne !

Et avec un rire, elles coururent en direction de la salle à manger ou la servante se trouvait.

Il rit un peu et monta vers son bureau, ces filles avaient un don extraordinaire pour l'apaiser.

- Sebastian, rejoins-moi dans mon bureau une fois t'être assuré que les filles sont entre de bonnes mains.

- Bien.

Bien évidemment, le majordome se trouvait déjà devant la porte lorsque Ciel arriva à son bureau.

Ce dernier s'installa dans son fauteuil et une missive posé bien évidence au centre du meuble attira son attention. Le sceau était celui de Sa Majesté. En une fraction de seconde, il n'était plus un jeune comte démoniaque père de deux fillettes mais de nouveau le chien de garde de la reine. Son regard professionnel, ses gestes sûrs et son expression sérieuse… Il savait s'adapter aux circonstances.

À peine son regard se détacha-t-il de la lettre qu'il venait de terminer que ses yeux s'écarquillèrent de colère.

- Encore lui !

Sebastian comprit immédiatement de qui il s'agissait.

- Oz n'a pas arrêté de faire des siennes ?

- Il continue ce qu'il avait commencé il y a quelques semaines, l'ordure, siffla Ciel, simplement cette fois-ci, les enfants sont plus âgés…

- L'âge de Lila et Lali bien sûr, ce démon n'a vraiment aucune originalité, constata le majordome.

- Et c'est tout ce que tu trouves à dire alors qu'il souhaite t'enlever tes filles ? Le questionna le comte avec un sourcil interrogateur et une moue désapprobatrice.

Non, bien sûr que non. Comment son jeune maître pouvait-il penser que sa famille n'était pas sa première priorité ?

- Veuillez m'excuser si mes propos ont été mal interprétés, mais il m'est évident qu'il ne posera jamais un doigt sur l'un de vous, quoiqu'il arrive, je vous protégerais. C'est simplement que je connais cette… Chose de longue date, et il m'est difficile de me convaincre qu'il travaille sérieusement une fois dans sa vie.

- Comment cela ?

- Ce démon hait ne fait rien par lui même et ne pense qu'a l'amusement, en revanche il suffit de lui agiter une carotte sous le nez ou alors d'être… Persuasif, dirons-nous, pour qu'il obéisse aussitôt. Cette façon de faire me sidère.

- Il me fait penser à ce stupide shinigami, marmonna Ciel.

Sebastian frissonna d'horreur à la pensé de la créature aux cheveux rouge qui le poursuivait partout. De toute façon, il n'y avait aucune chance qu'il ne lui adresse ne serait-ce qu'un regard tellement il était obnubilé par son jeune maître. Mais il devait au moins reconnaître à Greil la qualité de bonne distraction.

- Et, si tu connais si bien que ça cet Oz, comment le mettre hors d'état de nuire ?

- Il faut agir avant lui, mais je crains que ce ne soit trop tard pour lui tendre un quelconque piège. Prévoir les mouvements de cette chose est presque impossible, il est tellement stupide qu'il n'agît jamais comme on l'attendrait…

- Donc pour prévoir ses mouvements… Il nous faudrait un autre imbécile qui pense comme lui… Songea Ciel à voix haute.

Soudain, un sourire étira les lèvres de Ciel, il venait d'avoir une excellente idée qui lui permettrait de plus d'exaspérer son majordome comme il le faudrait.

- Dis-moi Sebastian…

- Bocchan ?

L'expression de son jeune maître ne disait rien qui vaille à Sebastian. Lorsqu'il releva le visage vers lui, les pupilles saphir brillaient d'amusement.

- Que dirais-tu d'utiliser à bon escient notre chère shinigami aux cheveux rouges…

Il frissonna, par pitié pas lui.

- Il ne voudra jamais nous rendre se service, tenta vainement Sebastian.

- Voyons, je suis sûr que si tu te montre persuasif, il acceptera, n'est pas, Sebas-chan.

Oh non, pas cet horrible surnom, il serra les dents.

- Bocchan, je vous prierais de ne pas m'appeler ainsi…

- Mais pourquoi donc ? Tu n'aimes pas ? Le taquina Ciel avec un sourire en coin.

Toutes les occasions étaient bonnes pour embêter son majordome des enfers.

- Et de toute façon, nous n'avons pas d'autres choix. Si ce que tu m'as au sujet d'Oz dit se révèle exact, ce fou est aussi un génie, et c'est bien pour cela que c'est lui que l'on a envoyé capturer nos filles afin d'en faire des sujets de laboratoire.

Il se prit un instant la tête entre les mains. Cette histoire commençait à lui peser.

- Ne vous inquiétez pas, s'empressa de lâcher son majordome afin qu'il ne se torture pas trop, il ne va pas agir dans l'immédiat.

- Mais il continue d'être une nuisance pour le repos de Sa Majesté. Nous devons l'arrêter au plus vite.

- Je vais voir si je ne peux pas lui faire comprendre que nous avons compris le message, qu'il arrête de s'en prendre aux autres familles Britannique.

Son jeune maître se redressa dans son fauteuil et étira ses bras tel un chat. Sebastian adorait les chats.

- Je pense que tu peux t'en charger sans trop te faire remarquer. Débrouille toi pour faire cela rapidement.

- Yes, My Lord.

Ciel jeta un coup d'oeil par-dessus son épaule afin de contempler un moment la silencieuse campagne anglaise. Il sentit à peine Sebastian quitter la pièce.

À peine son majordome ferma-t-il la porte qu'il soupira. Il était enfin seul et malgré l'inquiétude que lui causait Oz, s'occuper d'affaires lui changeait un peu les idées. Il avait toujours du mal à admettre ses sentiments et il avait de plus en plus conscience des coups d'oeil fréquents que lui jetait son majordome. Se concentrer avec lui sur autre chose que les soucis domestiques lui avait fait du bien. Il aimait utiliser son cerveau, chercher des solutions et discuter stratégie. Après, pour l'exécution, il avait Sebastian.

Il n'arrivait pas à se sentir réellement en danger, il ne devrait pas, il aurait dut être plus prudent, mais il savait que Sebastian le protégeait, lui et leurs filles.

Il profita de ces quelques instants de calme afin de se reposer un peu. Repos qui se transforma bien vite en assoupissement.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, il faillit sursauter.

Le visage de Sebastian n'était qu'à quelques centimètres du sien… Un tout petit peu trop proche.

- Vous vous êtes assoupi un long moment, bocchan.

D'un rapide regard jeté à la fenêtre, Ciel vit que la nuit était déjà tombée et que les étoiles brillaient dans le ciel, la lune blanche éclairant uniquement les méplats du visage de son majordome et se reflétant dans ses yeux.

- Mais il est vrai que cette journée n'a pas été de tout repos pour vous, souffla Sebastian.

- En effet, je pense qu'il est temps que j'aille me coucher, répondit-il en se levant pour se diriger vers la porte.

Il posa sa main sur la poignée et retint un bâillement. Il n'avait pas besoin de sommeil, mais il aimait dormir, c'était un plaisir humain dont il n'était pas près de se priver.

- Il me semble que Lady Elizabeth à le don de vous faire réaliser des choses que vous n'étiez pas près d'avouer, je lui dois au moins ça, souffla Sebastian avant qu'il n'ouvre la porte, un sourire provocateur sur les lèvres.

- De quoi parles-tu ?

Même alors qu'il posait la question, Ciel avait peur de déjà connaître la réponse.

- Disons que… Commença le majordome en se plaçant face à son jeune maître… Que vous ne m'avez jamais parlé de ce que vous pouviez éprouver à on égard. L'entendre de votre bouche me fait plus de bien que vous ne pourriez l'imaginer.

Oh non. Non, non, non, pitié pas ça !

Sebastian avait entendu sa conversation avec Lizzi, il avait entendu sa réponse à l'indiscrète question de sa cousine. Lui qui aurait voulu que jamais son majordome ne le sache.

Le démon se tenait maintenant à quelques millimètres de lui, il pouvait sentir le souffle chaud de Sebastian sur sa peau démoniaque extrêmement sensible. Il en était de même pour le majordome qui avait bien du mal à se retenir de lui sauter dessus. Il entendait la respiration saccadée de son jeune maître accélérer et voyait la gêne que provoquait sa proximité.

- Je n'ai rien dit de tout cela, se défendit inutilement Ciel.

- Voyons, n'est-ce pas vous qui avez répondu « apparemment » lorsque Lady Elizabeth vous à questionné sur moi ?

- Exactement, cela ne veut rien dire. « Apparemment » n'est pas « oui ».

À peine avait-il achevé sa phrase que Sebastian se saisissait délicatement de son visage afin de déposer un léger baiser sur ses lèvres.

- Sebastian !

- Vous savez monsieur, expliqua-t-il dans un souffle tout en passant ses bras dans le dos du jeune homme afin de le rapprocher encore de lui, que ce soit chez les humains ou chez les démons, les parents doivent se retrouver de temps à autre. Cela fait un moment que nous n'avons pas eu de minutes à nous. Tout le monde dort, autant en profiter…

Le comte ne dit rien lorsque Sebastian se remit à l'embrasser. Au début langoureux, le baiser devint rapidement passionné, le majordome laissa ses lèvres descendre le long de la mâchoire et dans le cou du jeune homme, envoyant des décharges électriques dans tout le corps de celui-ci.

Sebastian recula lentement vers le canapé, entraînant avec lui son maître. Lorsqu'il s'assit enfin, Ciel émergea légèrement de sa torpeur. Il savait très bien ce qui allait lui arriver.

- Ne me dis pas que si on le fait on aura encore des… Surprise, balbutia-t-il d'une voix fiévreuse.

Le majordome cessa un court instant ses baisers, amusé.

- Ne vous en faites pas…

Alors que d'une main il s'affairait à retirer la chemise de Ciel, de l'autre, il claqua des doigts, seul bruit se répercutant dans la pièce, toutes les lumières s'éteignirent aussitôt tandis que les que les rideaux se fermèrent.

La soirée pouvait commencer.


Et voilà ^^ commentaire ? Cette fin est horrible hein ? ^^ Le lemon est dans le prochain chapitre :) j'adore m'interrompre là, mouahaha è-é

Allez, on se retrouve au chapitre 12 ^^