Titre : NALS

Auteur : myrmeca

Spoiler : bon là je passe, hein ? C'est vrai quoi, y'en a marre faut toujours tout vous répéter lol ! Pas - de - Spoil, na ! ... D'abord !

Disclaimer : Tous est à JKR à part l'idée démente d'enfermer des gens qui se détestent ensemble ! Ca c'est un produit pur délire de mon cerveau marque déposée et certifiée « mi-lobotomie »...

Note de l'auteur : Je suis désolééééée de ne pas avoir posté plus tôt mais euuuuuh... en fait je n'ai aucune excuse sinon que mon petit copain squattait chez moi, huhu... Hum, passons. Donc, les RARs :


Il pleut, il pleut, bergèèèèèère ; Répond A tes Revieeeeeeews :

Bon euh... je m'excuse, hein c'est nerveux. J'ai peur de me faire taper dessus pour mes trois jours de non-post.

Nila et Niale : Hum, il est vrai que l'erreur n'a été aperçue que par toi, héhé. Oui, chers lecteurs, j'ai commis une faute irréparable à la fin du chapitre dix... J'ai écrit: "Fin du chapitre neuf"... Comment paumer ses lecteurs, hein ? Leçon première, il faut changer lesnuméros des chapitres ! Appelez le dix le neuf et le trois le sept et le tour est joué rien ne va plus ! (PS : nous ne sommes pas dans un casino, je vous assure, même si ça peut prêter à confusion.) Sinon oui en effet le chapitre était court mais il était quand même deux fois plus long que le premier ! Et puis celui-ci ne va pas dépareiller, na ! Euh... Et puis "pourquoi Hermione a changé la cuisine ?", je crois que c'est une évidence, zizine. Vu que la canalisation est complètement fichue, je crois que c'était la meilleure chose à faire, non ? Enormes zibous !

sevy : joli remarque, c'est sympa ! ... L'idée est marrante je crois que je vais mettre ça en oeuvre ! Merci pour tout tes encouragements !

Mickaelle : problème avec mes mails lol.. pas répondu comme d'ab par msn. Euh... Sinon oui Sevy souffre de cette situation. Malgré le fait que ses "hormones" ne le travaillent pas trop, c'est en effet un homme, comme tu le soulignes. La souffrance et le sadisme sont les maître-mots...

Lorfhan : Je crois qu'Hermione va se cacher bien plus loin que dans un trou de souris lol ! Et d'ailleurs bien plus longtemps que la bestiole en question ! Sevy va sûrement se venger, mais je ne sais pas si elle sera là à leur sortie pour le subir à l'instant... (PS : j'adore tes délires ! Continue comme ça ! )

NEPHERIA : Voilà la suite, j'espère que tu l'aimeras lol !

A présent, Bonne lecture à tous !


- Voilà. Ils sont tranquilles pour un bon moment, normalement. Allons voir les autres...


Chapitre 11 : Recette de cuisine et désaccords

- Harry...

Snape souffle son prénom d'une voix douce.

- Harry... Il faudrait qu'on se lève.

- Mmmm noooon... J'veux paaaaaas... marmonne Harry toujours étroitement collé à son Sevy.

- Harry, tu ne veux quand même pas me forcer à utiliser ton surnom pour te motiver ?

Harry sourit et hoche la tête.

- ... Allez, 'Ry, lève-toi.

- Mmm, je préfère l'autre...

- Riry, s'il te plait...

- Mmmm, d'accord.

Harry lâche doucement le morceau de la robe de Sevy qu'il tenait toujours serré dans sa main et s'étire longuement comme un chat qui s'éveille. Severus vient sur lui pour l'embrasser câlinement.

- On va pouvoir descendre le matelas de la table, Harry.

- Ah bon ? Pourquoi ?

- Parce que ça doit faire à peu près deux heures qu'on nous a installé une nouvelle cuisine.

- J'ai dormi tant que ça ? Comment t'as pu me supporter ?

- Je ne sais pas, sourit Severus.

Harry se redresse et regarde vers la cuisine.

- Wouaa ! En plus elle est bien plus jolie que la précédente ! ... Euh au fait, la remarque sur le matelas, c'était un moyen détourné de me dire que tu avais faim ?

- Non. Mais maintenant que tu le dis, si.

- D'accord, je vais essayer de te faire quelque chose de mangeable, alors.

- ... Donc je ne viens pas t'aider.

- Si, tu peux.

- Tu me fais confiance à ce point-là ?

Harry sourit.

- Oui... Et puis apparemment, Hermione aussi. Pour avoir installé un mobilier comme celui-là...

- ... Encore elle ?

- C'est forcément elle. Dumbledore n'aurait autorisé personne à entrer à nouveau dans la pièce, mais elle seule est assez intelligente pour trouver une solution.

- Ses capacités intellectuelles n'ont d'égale que son insolente cruauté.

- Tu vas peut-être un peu loin, non ?

- Imagine qu'elle ait enfermé d'autre duos...

- Je pense que c'est le cas. J'ai cru comprendre qu'il y avait plusieurs autre couples enfermés.

- Comme ?

- Oh ben je ne sais pas, moi. Je ne suis pas Hermione.

- Heureusement sinon tu en verrais de toutes les couleurs.

Harry hoche la tête avec compréhension.

- Hum, sinon... il vaudrait mieux que tu trouves quelque chose à te mettre au lieu de ça, lance Harry en soulevant légèrement le tissu de la robe de Severus.

- Veux-tu bien cesser d'agiter le minuscule morceau qui me reste, s'il te plait ?

- Pourquoi, tu n'as rien en dessous ? demande Harry en tentant encore une fois de soulever la robe.

- Arrête ton cinéma, la menace de pendaison est toujours effective.

- Sauf que cette fois... j'ai ma baguette, fait Harry en allant la chercher rapidement sous l'oreiller de son nounours et en la coinçant sous l'élastique de son pantalon.

- Harry... Ne m'oblige pas à aller la chercher.

- Je ne crois pas que tu oserais le faire si je ne voulais pas. Et je te signale au passage que c'est quand même ma baguette.

- ... Ton amie Granger va souffrir de ne pas m'avoir laissé la mienne.

- Avec tout ce qu'elle va subir quand tu sortiras, je lui conseille au moins de remonter le temps jusque chez les Grecs et de devenir prêtresse d'Apollon pour t'échapper.

- Ja ne pense pas que cela sera suffisant. Ma rancune est très tenace.

- Pourtant tu m'embrasses alors que je t'ai raisonnablement bien fait chier pendant des années.

- C'est parce que je te l'ai bien rendu.

- ... C'est vrai. Mais je n'en ai plus trop souvenir. Tu m'as harcelé méchamment de ma ... allez disons, troisième année - parce que les deux premières tu ne me trouvais peut-être pas assez grand pour que je puisse me venger convenablement (tu as au moins le sens de l'honneur) - jusqu'à ma cinquième année incluse. Ca ne fait que trois longues années à te "supporter" et ensuite j'ai commencé à t'apprécier en sixième année, donc à t'agacer profondément, ce à quoi tu répliquais en me donnant des retenues qui ne m'éxaspéraient même pas, puisque Ron était toujours dans les mêmes coups fourrés que moi et donc dans les mêmes activités d'heures de colle. En septième année... bof, rien de méchant. ... Je ne vois pas en quoi tu m'as rendu ce que je t'ai donné, en réalité.

- La frustration, peut-être ? tente Severus avec un sourire sadique.

Harry fronce les sourcils et grimace.

- ... Tu marques un point, enfoiré. Je déteste quand tu fais ça.

- Quand quoi ? demande Severus d'un ton innocent. Quand je marques des points ? Parce que si c'est ça qui t'ennuie, ce n'est pas prêt d'arrêter.

- Quand tu me fais passer pour un cafard merdeux à mes propres yeux.

- Oulaaaa. Elaboré, tout ça. Je croyais que tu aimais bien cette partie de ma personnalité ?

- C'est vrai. La plupart du temps. Quand c'est trop présent ça devient un peu énervant. C'est plus dur d'y répliquer quand ça touche directement un point auquel on ne peut rien faire.

Severus sourit.

- Plus tu me dis que ça t'énerve, plus je risque de continuer, tu sais ? C'est mon caractère. C'est moi...

Harry le regarde attentivement, puis se penche pour déposer un baiser furtif sur ses lèvres.

- Je ne t'en veux pas. Ca m'agace, mais je ne t'en veux pas.

- Je te propose de passer ton agacement avec moi sur ton amie Granger lorsque tu sortiras.

- Hors de question, je te l'ai déjà dit. Je suis très heureux qu'elle m'ait enfermé dans cette cage avec toi, espèce de vil Serpentard sournois.

- Sale Gryffondor courageux.

Harry sourit et le regarde avec attention.

- C'était censé être une insulte ?

- Parfaitement.

- Le courage c'est mauvais, pour toi ?

- Chez les Serpentard, nous avons une devise très simple qui convient à toutes les situations périlleuses : "Sois lâche... sois vivant". °1

- Hahahaaa ! Trop bien ! Je n'avais jamais pensé à ce versant négatif du courage...

- C'est sûrement pour ça que tu as réussi à tuer le Seigneur des Ténèbres. Ne pas penser à la mort était la seule solution.

- Oui... Sûrement... fait Harry pensivement.

- ...

- ...

- ...

- On change de sujet, nounours ?

- Oui. Oui, ce serait mieux.

- ... Tu as toujours faim ?

- Atrocement.


- Allez, Neville, approche toi, n'hésite pas.

- C'est qui là-dedans ?

Hermione sourit largement.

- Regarde...

Le jeune homme jette un oeil à la sphère et ouvre la bouche si grand que le "poc" qu'Hermione entend s'attribue automatiquement dans son esprit au bruit d'un menton qui heurte le sol.

- C'est- c'est -

- Oui.

- C'est...

- Oui, je te dis. Ce sont eux.

- Mais comment tu as pu les enfermer tous les deux ? Ils vont s'entre-tuer ! Ils sont physiologiquement et psychologiquement inadéquats à s'entendre ! C'est de l'ordre de l'homicide volontaire, là !

- Calme-toi, je t'assure qu'ils arrivent à se débrouiller.

- Ah oui ? A ce que je vois, leur débrouillardise est plutôt sanglante.

- Euh... non. Ca c'est... les premiers accrochages. Maintenant, c'est passé. Tu peux me croire, ils commencent à se supporter !

- ... Ca va finir en bain de sang.


- Rhô, Hermione a embarqué l'ébauche de tarte aux pommes !

- Une raison de plus de la faire souffrir... J'avais terriblement envie de goûter à ce plat.

- On en refait une ? Ou bien tu veux une pizza ? Je vois qu'il y a un four à air pulsé et un mixer.

- Un four à quoi ?

- Euh, eh ben c'est un four qui euh... enfin c'est Moldu, quoi !

- Personnellement je ne fais pas confiance aux appareillages Moldus. C'est un peu trop fragile à mon goût.

- Oui, comme la canalisation sous l'évier. Bon, essaye de trouver la farine, s'il te plait. Et du sel. Avec euh... c'était quoi, déjà ? ... Bon je retrouverai.

- J'y vais, soupire Severus.

- Moi pendant ce temps je vais chercher dans le frigo ce qu'on pourra mettre sur la pâte.

Harry se dirige vers le réfrigérateur alors que Snapou cherche dans les placards, un par un, pour trouver ce qu'il faut. (ndla : Ben il faut bien qu'ils mangent, non ? lol)

- Tiens, j'ai trouvé du jambon ! Et de la mozzarella ! C'est super bon quand c'est fondu ! Il faudra mettre un peu de gruyère aussi. Est-ce qu'il y en a ?

- J'ai trouvé de la farine.

- Génial ! Et moi le gruyère.

- Il y a de la... "sauce tomate concentrée" dans des espèces de boîtres en ferraille, par ici. Tu es sûr que c'est très hygiénique ?

- Oui. Vas-y envoie !

Severus balance lestement la boîte de conserve, que Harry rattrape tout aussi habilement.

- Et la farine ? ... Ouff, merci ! La vache c'est lourd !

- Je crois que c'était un paquet de trois kilos, Harry.

- Pour lancer ça comme si ça faisait 30 grammes, tu en as du muscle !

- ... Mouais. Dans ce cas, c'est bien caché.

- Rhô arrête t'es vachement bien foutu ! Je t'assures que -

- BON ! coupe Snapou. Et cette pâte à pizza !

- Je ne me rappelle plus de l'ingrédient final... Il faut un verre d'eau aussi, mais après...

- Peut-être ça ? demande Severus en tendant un petit sachet devant le nez d'Harry.

- De la levure ! Ouais c'est exactement ça ! s'exclame Riry en prenant le sachet rose des mains de Severus. T'es un génie !

- Tu te moques de moi ? questionne Sevy avec un regard en biais.

- Oui. Bon il nous faut 300 grammes de farine, une pincée de sel, le verre d'eau et donc la levure.

- Débrouille-toi, lance Snapou en retournant s'asseoir sur le lit.

Harry pose tous les ingrédient sur le plan de travail et court après son Sevy.

- Hé ! Nounours ! Tu me fais pas la tête, au moins ?

- Non, grogne le nounours.

- Euh... La réponse exacte n'était-elle pas "oui" ?

- Non, re-grogne le nounorus. (ndla : dépression momentanée à l'idée d'être dans la cage peut-être...)

- ... Bon euh. Je crois que c'est le cri de l'estomac qui te fait être comme ça. Ma tante est pareille. Toujours insupportable tant qu'elle n'a pas grignoté un truc - ou espionné un peu chez les voisin, ce que sans le cas présent tu ne peux pas faire. ... Je vais finir de faire à manger.

Severus ne dit rien et observe calmement Harry faire la cuisine. Il met la farine dans le mixer, puis le sel et la levure. Il est ensuite saisi d'une illumination et rajoute un filet d'huile d'olive.Puis il referme le couvercle, et met en route l'appareil.

- Mais quel bruit ça fait ! crie Snape par-dessus le boucan en question. Je préfère vraiment faire des Potions !

- Le bruit est normal ! Tu verras ce sera pire quand je mettrai l'eau !

Et en effet, lorsque Harry ajoute l'eau, la pâte commence à se mettre en boule et à tourner à l'intérieur de l'appareil dans un tourbillonnement incessant - et accessoirement un bruit infernal.

- Ca va vraiment être bon, cette chose gluante ?

- Euh... bon, ce n'est gluant que parce que j'ai mis un tout petit peu trop d'eau. Il suffit de... rajouter un peu de farine... Et voilà !

Harry se lave rapidement les mains à l'évier, sort la pâte du mixer - qui est arrêté, rassurez-vous - à la main et s'amuse à la pouitrer.

- Tu veux essayer ? C'est super drôle !

- Cela ne me tente pas du tout.

- Tu peux me sortir un saladier, s'il te plait ? Il faut faire reposer la pâte. °2

Severus consent à lever son noble postérieur pour fouiller dans les placards une nouvelle fois, et il déniche finalement un récipient adéquat. Harry pose la pâte dedans et la recouvre d'un torchon tout propre - pas celui avec lequel Snapou s'est essuyé les pieds, non non !

- Dans une demi-heure, je mettrai le four en route. Arrête de faire la tronche, s'il te plait. C'est exaspérant pour moi.

- ...

- Et tu as l'air d'une vraie marâtre ...

- ...

- Tu réfléchis, hein ?

- Oui.

- Ca, c'est très mauvais. Vraiment très mauvais. A quoi tu réfléchis ?

- Nous.

- Oh non... C'est pire que ce que je pensais. Et qu'est-ce que t'en penses, de nous ? demande Harry en s'asseyant sur le lit à côté de Sevy - qui était parti s'y réinstaller.

- Je pense qu'on doit vraiment avoir l'air de deux imbéciles, enfermés dans une cage fictive dont on arrive même pas à sortir.

- Hermione doit avoir mis en place un moyen très simple de sortir. Sans baguette en plus. Parce que je ne crois pas que j'étais censé conserver la mienne.

- ... Pourquoi faut-il que le prénom de Granger ait été prononcé au moins trois fois sur notre lit dans la même journée ?

- Euh... Parce que tu es rancunier ?

Severus sourit pour la première fois depuis dix bonnes grosses méga minutes.

- Maintenant c'est ma faute ?

- Parfaitement, Monsieur-je-fais-la-tronche-à-chaque-fois-que-mes-neurones-s'activent !

- ... Moi au moins, ils s'activent de temps en temps, réplique Sevy en souriant encore une fois.

- Mais réfléchissent-ils de la bonne manière ? J'ai l'impression que tu vois souvent le mauvais côté des choses, c'est normal ?

- Je pense que c'est comme ça que je réfléchis depuis longtemps. J'ai appris à ne pas trop attendre le bon côté des choses. ... Il n'arrive pas souvent entier à destination.

- Mais il existe. Regarde pour nous ! On est là ensemble et personne ne peut véritablement nous déranger ! Et puis... enfin, tu aimes bien être avec moi, non ?

- Oui. Il existe, ce bon côté. Mais comme tu peux voir, il y a aussi le mauvais côté. Je suis avec toi, d'accord, j'aime beaucoup être avec toi, d'accord. Mais en même temps nous sommes enfermés. Ca ce n'est pas joyeux.

- Il faut essayer de ne voir que le bon côté. C'est ce que je fais tout le temps et c'est pour ça je j'ai toujours la tête d'un imbécile-heureux. ... Parce que c'est ce que je suis !

Severus regarde un moment Harry, puis pose ses lèvres sur les siennes et l'embrasse tendrement en le renversant sous lui. Harry se laisse aller doucement et répond à l'étreinte désespéré de son pauvre nounours déprimé. La main droite de Sevy vient caresser la joue de Riry, qui ouvre les yeux et le fixe avec surprise.

- Qu'est-ce qui t'es arrivé, nounours ?

Severus lui fait le sourire le plus sincère qu'il ait jamais vu.

- J'ai décidé de voir le bon côté des choses, chuchote-t-il.

Harry l'entoure de ses bras et roule sur le côté pour se remettre au-dessus de lui.

- Et là, c'est toujours le bon côté ?

Sevy fronce les sourcils.

- Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler.

Harry se met à rire.

- Tu as l'air si méchant et si hargneux tout d'un coup que tu as forcément compris.

Severus roule à son tour sur le côté pour reprendre le dessus.

- De cette façon, le bon côté des choses me convient parfaitement.

Harry roule à nouveau sur le côté en aggripant Sevy par les épaules, mais... il se casse la figure par terre, et pousse un long gémissement douloureux quand son dos heurte le sol après un bon mètre de chute. (ndla : ben oui le matelas était toujours sur la table, ils l'ont pas descendu... )

- Tu vois que le hasard fait bien les "choses", lance Severus.

- Moi je m'en fous - ouaïlle... mon dos - les deux "bons côtés" me conviennent, personnellement, répond Harry.

- Il y en a un que tu peux oublier, dit Severus en lui embrassant le bout du nez.

- Oh ben non ! commence Harry. Je refuse qu'il n'y ait que toi qui - ... ok j'oublie ! continue-t-il sous le regard que lui lance Sevy.

... En tout cas, je fais semblant, termine-t-il dans sa tête.

- ... Sev' ?

- Mmmh ?

- Est-ce que... Est-ce que tu m'aimes ?

Sev' relève la tête qu'il avait posée dans le creux du cou de Harry et le contemple pendant un instant.

- Qu'est-ce qui t'arrive, Harry ?

- Non, je me posais juste la question. Donc, je te posais juste la question. C'est comme pour hier soir, avant de me résigner à venir m'enfouir dans tes bras, je t'ai demandé si il y avait une possibilité que tu m'aimes un jour. Eh ben là je te demandes si maintenant tu m'aimes, c'est une question toute simple à laquelle j'aimerais que tu répondes pour être sûr que -

- Arrête ton monologue, Harry, j'ai compris. Ca ne sert à rien d'en faire trop.

- ... ... Alors ?

- Même si j'étais convaincu de la réponse exacte à cette question, je ne crois pas que je t'en ferais part.

- ...

- ...

- Ca, ça veut dire que tu m'aimes.

- Harry ! Ton esprit de Gryffondor tire de bien trop hâtives conclusions à mon goût !

- Mais ce sont des conclusions parfaitement justifiées, non ?

- Ah oui ? Et pourquoi ?

- Eh bien parce que de un, tu es bien trop fier pour me dire au bout de même pas deux jours que tu m'aimes, si tel est le cas, de deux, tu as toujours une réponse exacte à chaque question que je te pose dans la tête dès que je te l'ai posée. Donc il reste juste le problème de la "conviction" de cette réponse. Et là encore il y a un troisième point : tu as largement assez de volonté pour être convaincu des "réponses exactes" que ton cerveau formule. ... Donc tu m'aimes.

- Il peut y avoir un quatrième point : que j'évite de te dire que je ne t'aime pas pour pas que tu ne deviennes enquiquinant comme tu sais si bien le faire.

- Mais dans ce cas, tu te soucies quand même de ce que je peux penser de ta réponse, donc tu te soucies de moi, donc tu es attaché à moi un minimum.

- ... Cette fois c'est toi qui marques un point.

- Donc tu m'aimes ?

Severus garde le silence un petit moment.

- ... Il me semble.

- C'est moins bien qu'un oui, mais c'est déjà mieux que l'absence de réponse de tout à l'heure.

- Tu deviens bien trop Serpentard à mon contact, Harry. Cela m'inquiète.

- Que je devienne Serpentard ? Ou que je sois à ton contact ? minaude Harry en ondulant légèrement des hanches sous le corps de Severus - dont la respiration s'accélère un peu. (ndla : N'oubliez pas, Sevy est en mini-jupe ! ... Et puis c'est un homme après tout.)

- Que tu deviennes Serpentard. Parce que ça signifie que je risque de devenir Gryffondor. C'est une idée qui m'inspire un sentiment particulièrement désagréable.

- J'ai toujours été un peu Serpentard sur les bords. Le fait que tu sois là exacerbe juste ce "moi" que je possède déjà.

- ... Si tu veux. Mais cesse de t'agiter comme ça quand tu parles, ça m - ça me déconcentre.

- Tu allais dire "ça m'exc -

- Je sais parfaitement ce que j'allais dire ! C'est pour ça que je ne l'ai pas dit... J'ai un minimum de décence.

Harry pouffe légèrement.

- Tu peux parler avec ta décence, regarde ta tenue !

- ... Ok.

Severus se lève et Harry ressent soudain un grand vide - et un mal de dos encore plus fort qu'avant.

- Je voulais pas te vexer, Sev' ! dit-il en se redressant, le visage inquiet mais grimaçant.

- Je vais juste chercher une tenue correcte dans l'armoire. Je ne suis pas vexé. Pas comme tout à l'heure.

Harry, un peu rassuré, se lève complètement et commence à tirer le matelas de la table pour le remettre à sa place originelle.

- ... Si c'est vraiment moi qui t'ai vexé, je m'en excuse. Je ne l'ai pas fait exprès.

- Tu ne fais rien exprès, Harry. Tu es un parfait petit Gryffondor sur ce point. ... C'est à ça que je réfléchissais tout à l'heure. En me demandant sérieusement s'il valait la peine que nous tentions une relation durable, compte tenu de nos caractères respectifs.

- Tu crois que ça ne vaut pas le coup ?

- J'espère que si... (ndla : vu que je suis déjà complètement accroc, lol ! - Ben vi pour être vexé par le mépris de quelqu'un, il faut déjà l'aimer !)

Harry sourit. La remarque de Severus signifiait clairement qu'il avait pris la décision d'essayer de poursuivre leur relation.

- Un jeu de mot vient de me venir à l'esprit par rapport à ma propre phrase.

- ... Non, Harry, par pitié.

- ... "Tenter le coup" ne te tente pas ?

- Tu remarqueras que j'avais dit non, Harry. Tu t'es ridiculisé.

- C'était médiocre. ... Nul.

- Indubitablement.

- C'était pas une question mais une affirmation !

- Cela méritait tout de même un commentaire.

Harry termine de replacer le matelas comme il faut et bat la couette pour faire partir un peu de poussière.

- Si tu le dis... Bon il va falloir que je m'occupe de la pizza. En espérant que cette fois, on puisse manger tranquilles.


Bon euh perso... ce chapitre m'a un peu fait bizarre. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression d'avoir oublié de lui donner la petite étincelle pétillante habituelle. Le fait que Sevy redevienne un peu cynique a gâché ce piti morceau de vie, je crois. J'espère avoir rattrapé ça sur la fin...

Peut-être vont-ils bientôt sortir de la cage ? Ca leur ferait du bien, sûrement, de reprendre un peu d'air frais.

Au prochain chapitre (dont je ne connais pas encore le titre, pour la bonne raison que je l'ai à peine commencé lol !) !


°1 : C'est mon oeuvre, cette réplique, lol ! "Sois lâche... sois vivant !" Parfaitement Serpentard !

°2 : Je n'ai mis un petit sachet ROSE de levure que parce que je ne voulais pas compliquer le boulot de Riry lol ! Je ne sais même pas si en réalité ça fait vraiment gonfler la pâte froide avec ce genre de levure. (Je ne pense pas) Je pencherais plutôt pour de la levure de boulangerie... pas la chimique (c'est dégueulasse s'il reste des grumeaux).


PS : Je pense poster le chapitre 12 de NALS avec quelques jours de retard (genre mercredi prochain au lieu de samedi) et le chapitre trois de RMDLY dans une semaine et demie. Enormes poutoux ! Je vous adore lecteurs !