Noël. Bella et Edward étaient occupés de mettre la table, il leur restait encore trois bonnes heures.

-Alors, qu'a dit Emmett ? demanda Bella.

Edward lui avait téléphoné il y a deux jours et Emmett avait bien voulu l'aider. Il lui avait dit qu'il devait prendre un peu de muscles car il était vraiment mince et il faudrait souvent porter des gens en dehors de leurs maisons sinistrées.

Il lui avait donné l'adresse d'une salle de musculation et le chef des pompiers lui avait promis de l'aider lorsqu'il aurait pris plus de poids et de force. Pour l'instant, il lisait un livre, expliquant le métier de pompier et après les fêtes, il pourrait faire une nuit ou deux avec eux, pour qu'il se rende bien compte que le métier de pompier, ce n'était pas toujours d'éteindre les feux.

-Emmett m'a dit que je devais prendre plus de poids.

-Oh ! Pourquoi ça ?

-Je n'ai pas assez de force, il faut que je mange des choses plus protéinées.

-Tu veux être pompier ? Vraiment ?

Il lui caressa la joue et lui sourit.

-J'aimerais bien oui. Si je vois que c'est trop dur ou que je n'y arrive pas, alors, je prendrais un autre boulot.

-Je serais là, je vais te faire des bons petits plats.

-Tu me fais déjà des bons petits plats.

-Moi, je te trouve très bien comme ça.

-J'ai déjà pris deux kilos depuis que je suis avec toi mais ce n'est pas assez.

Il voulait y arriver, il voulait devenir pompier, il en avait toujours rêvé et Emmett lui offrait un peu une porte de sortie. La rue l'empêchait toujours de dormir convenablement et quelques fois, il se sentait obligé de s'asseoir sur un banc, seul ou avec Henri.

Ça ne le quittait jamais, même si, il savait qu'il y avait à présent un toit, une … petite amie et à manger qui l'attendait dans le four, il avait besoin de ne pas oublier son passé. C'était si vite oublié lorsqu'on avait le confort.

En même temps, il avait envie d'avancer, il avait envie de se trouver un boulot, de payer des choses à Bella, de vivre comme il le voulait sans demander 10$ ou encore s'endormir sans avoir peur qu'on rentre chez lui.

C'était ça, la peur, la peur de retourner dans la rue, il y allait souvent, se disant que si un jour, il devait y retourner, ça lui ferait pas un grand choc. Il ne disait pas « je t'aime » à Bella car il avait peur qu'une fois qu'elle verrait qu'il n'est pas si exceptionnel que ça, qu'elle le laisserait tomber, comme les autres.

-Edward ? Tu vas bien ?

Il sursauta un peu et se rendit compte qu'il regardait par la fenêtre. Il neigeait.

-Oui. Oui je vais bien.

Elle lui prit la main et l'emmena sur le canapé. Il savait ce que ce regard signifiait, elle s'inquiétait pour lui.

-Et si je n'y arrive pas ? Dit-il.

-A faire quoi ?

-Pompier ou juste trouver un boulot. Si je n'y arrive pas avec toi ?

Elle le regarda un instant puis lui fit un sourire rassurant.

-As-tu peur que je te jette à la rue ?

-J'ai peur d'y retourner Bella.

-Jamais. Je ferais en sorte que jamais… jamais tu n'y retournes Edward.

-On ne sait pas ce que l'avenir nous réserve.

Elle prit son visage entre ses mains et posa délicatement ses lèvres sur les siennes.

-Je veux être avec toi Edward et je ne vois pas mon avenir sans toi. C'est la première fois que je ressens ça, je veux vraiment vivre quelque chose avec toi, je ne veux plus que tu penses comme ça.

-Je n'arrive pas à dormir depuis quelques jours.

-Je sais, je t'entends bouger puis sortir de la chambre.

-Je fais souvent des cauchemars, où tu n'es plus là et que je … que tout n'est qu'un rêve et je me réveille dans la neige et … j'ai froid et je ne suis pas surpris d'être seul car … je l'ai toujours été.

Les larmes de Bella tombèrent toutes seules et Edward s'empressa de les enlever.

-Je ne veux pas te faire pleurer, je veux juste que tu saches pourquoi je suis comme ça.

-Et c'est pour ça que je t'… c'est ce que j'aime en toi. Je veux que tu me parles Edward et je te promets de te parler lorsque je vais mal mais je ne veux pas que tu t'inquiètes pour la rue. Il faut que tu décroches … ça va être long mais il faut que tu saches que je serais là pour toi, je t'aiderais. Il faut que tu aies confiance en moi.

-J'ai confiance en toi.

Elle allait lui dire qu'elle l'aimait, il ne l'avait pas rêvé. C'était trop tôt pour elle et pour lui. Elle le savait et lui aussi. Il vivait encore trop avec son passé et elle vivait uniquement pour l'avenir. Elle voulait un avenir avec lui et il voulait effacer son passé de sa mémoire.

-Je ne veux pas que tu te sentes obligé Edward. Si tu ne ressens pas la même chose que moi, dis-le-moi. Je comprendrais et saches que je ne te laisserais pas tomber.

-Comment peux-tu croire ça Bella ? Tu es tout ce que j'ai.

-C'est peut être pour ça que tu t'attaches tant à moi, dit-elle en pleurant.

Il la regarda un instant puis lui fit lever la tête et planta ses yeux dans les siens.

-J'ai tellement envie de te dire … ce que je ressens mais les mots ne sont pas assez forts pour ça Bella, ce n'est pas seulement parce que tu m'as aidé … je veux faire ma vie avec toi, je veux construire quelque chose de solide avec toi et j'ai besoin de toi.

Il la serra contre lui et embrassa son crane.

-Emmett m'a dit que lorsqu'il regardait Rosalie, il ne voyait qu'elle, il voyait la mère de ses enfants et sa future femme, il se voit déjà vieux avec une canne et il ne voit que Rosalie pour l'aider dans les moments difficiles.

Il la regarda à nouveau et se lâcha.

-C'est ce que je ressens lorsque je te regarde Bella.

Elle arrêta de respirer et de pleurer. Jamais aucun homme ne lui avait dit ça et elle en fut encore plus troublée car c'était Edward. Il ne lui avait pas dit « je t'aime » mais c'était tout comme. Il voulait d'elle, il la voulait comme elle le voulait.

-Respire Bella.

Elle relâcha tout l'air de ses poumons et l'embrassa jusqu'à ce que son souffle devienne difficile. Elle se mit à califourchon sur lui et l'embrassa encore et encore avant de le serrer contre elle.

-Tu es la personne la plus gentille, la plus douce et la plus belle que je n'ai jamais vue Bella.

-Je sais ce que ressent Alice maintenant. Un jour elle m'a dit que lorsque je trouverais un homme qui me dira toutes ces choses, je devrais juste le croire et me laisser aller.

-Je suis tellement content que tu m'aies donné du café et des croissants ce jour-là.

-Je suis contente qu'il ait plu cette nuit-là.

Il lui sourit et se détendit, la chaleur de Bella l'enveloppa doucement il se sentait à nouveau chez lui.

-Oh fait, j'ai les places pour le cinéma en plein air, dit-il.

-Ah oui ?

-Hum.

Elle était curieuse de savoir comment il avait eu les places et l'argent mais elle ne lui demanda pas.

-Merci.

Il était soulagé qu'elle ne lui demande rien. Il avait, en fait, demandé à Emmett de lui prêter 50$ et il lui avait promis de le rembourser. Il lui avait sourit et lui avait dit « ne faites pas trop de cochonneries dans la voiture »

Il sentit une douce chaleur s'emparer de lui lorsqu'elle ouvrit les premiers boutons de sa chemise, elle le regarda dans les yeux puis lentement, comme dans un film au ralenti, elle posa ses lèvres sur les siennes. Il leur restait encore deux heures et demie, bien assez pour faire une pause câlin.

Après une bonne douche, Bella se prépara pendant qu'Edward posait les chips et les toasts sur la table. On sonna à la porte et Edward fut un peu paniqué.

-Tu peux ouvrir ? cria Bella.

-Heu … ouais.

-Il ouvrit la porte, c'était Rosalie et Emmett.

-Bonjour, dit-il.

-Salut vieux.

Il aimait bien Emmett, il n'avait pas l'impression d'être un paumé ou un mec qui sort de la rue, il le considérait déjà comme un de ses amis et il l'appréciait pour ça.

-Bonjour Rosalie.

-Salut, waw … sans les cheveux et la barbe et … le cocard c'est … tu es plutôt sexy en fait.

Il rougit et elle lui sourit. Rosalie était le genre de femme qu'on aimerait mais qu'on n'a jamais. Elle était belle, gentille, un corps de rêve et elle s'habillait très sexy. Tous les hommes voulaient d'une telle femme et Emmett le savait, il était plus que fier d'avoir une femme comme elle.

-Oh ! Salut petite sœur.

-Coucou.

Rosalie lui donna un bouquet de fleurs et ils posèrent leurs manteaux sur le canapé.

-Il y a des bouchons dans toute la ville, dit Emmett.

-Les autres ne vont pas tarder à arriver. Dit Bella.

Edward leur servit à boire et Emmett parla un peu avec sa sœur. Il la trouva changée et son visage épanoui le rendait heureux.

-Il m'a appelé pour la formation de pompier.

-Oui, je sais, dit-elle

-Il doit prendre des muscles ton Edward.

-Je l'aiderais.

-Tu l'aimes ?

Elle regarda un instant Rosalie et Edward, ils parlaient et elle rigola.

-Oui.

Emmett lui mit un petit coup dans le bras et il lui sourit.

-Il est gentil au moins avec toi ?

-Oh ! Mon dieu, il est parfait, je ne pensais pas qu'un homme pouvait être aussi … parfait.

-Je le suis moi.

-Mais tu es mon frère. Là, il me donne tout ce que tu ne peux pas me donner.

Emmett perdit son sourire et souffla.

-Tu as couché avec lui ? Déjà ?

-Dois-je te rappeler que tu as couché avec Rosalie alors qu'elle était encore avec son copain de l'époque et que tu ne lui avais jamais parlé ?

-Ce n'est pas pareil.

-Ah non ?

Il la prit dans ses bras et lui fit un baiser sur le haut du crane.

-Fais attention quand même.

-Mais oui. Tu vas l'aider pour la formation ?

-Oui, après les fêtes, je vais le mettre au sport ton petit Edward.

-Merci.

On sonna à la porte. Bella partit ouvrir pendant qu'Edward continuait de parler avec Rosalie.

-Si tu lui fais du mal, je te briserais Edward.

-Je n'en doute pas.

Elle lui sourit et il but un peu de soda. Rosalie lui avait fait un petit discours et l'avait mis en garde, il trouvait ça touchant, c'étaient les amis de Bella et il appréciait qu'ils s'inquiètent pour elle. Personne ne le connaissait vraiment et il fut reconnaissant que personne ne lui parle de la rue.

-Salut beauté.

Jacob entra avec un autre homme. Jacob embrassa Bella dans le cou puis lui tendit une boite de chocolat.

-Pour tes fesses.

-Merci.

Elle prit l'autre homme dans ses bras et celui-ci lui fit un clin d'œil. Jacob se servit dans les chips et embrassa tout le monde, finissant par Edward.

-Waw, sexy.

-Merci Jacob.

-Mais de rien, et stylé en plus et bien, j'ai toujours su qu'elle avait du goût pour les garçons.

Jacob était le type de mec sûr de lui, c'était un mec, un vrai et il le savait. Il avait un corps à damner un saint et le mec qui se trouvait à coté de lui était encore plus viril que lui.

-Je te présente Paul, me dit Bella.

-Enchanté, dit-il.

-Salut.

-Et voici Edward. Mon petit ami.

Tout le monde sourit et Jacob piqua encore des chips. Il regardait Bella du haut en bas et lui fit un clin d'œil, Edward serra les poings mais involontairement.

-Je vais chercher une autre bouteille, si quelqu'un sonne c'est Alice et Jasper.

-Je viens avec toi, lui dit Edward.

Une fois dans la cuisine, Bella regarda Edward en souriant.

-Ils t'aiment bien, dit-elle.

-Tu connais Jacob depuis longtemps ?

-Heu … oui, assez longtemps, pourquoi ?

-C'est une habitude de … vous prendre dans les bras comme ça ?

Elle reposa la bouteille et s'approcha de lui, il se pencha un peu et posa ses lèvres sur les siennes. Il ne savait pas si c'était de la jalousie mais il n'aimait pas trop que quelqu'un la touche comme ça. Il approfondit le baiser et la serra contre lui et le frigo. Il recula, à bout de souffle et laissa ses yeux fermés.

-C'est moi qui devrais me faire du souci.

-Pourquoi ?

-Parce qu'il est gay.

Elle prit la bouteille et sortit de la cuisine en rigolant. Gay ? Comment un mec comme ça pouvait être gay avec un autre mec comme … Paul ? Ils n'avaient rien de … gay, ils n'étaient pas efféminés et ils ne portaient pas de trucs hyper moulants. Il se faisait sûrement une fausse idée sur les gays, il n'en avait pas vu beaucoup.

Quand il sortit de la cuisine, Alice parlait déjà de ses nouvelles chaussures à Rosalie et il vit un garçon blond dire bonjour à Paul. Alice arrêta de parler lorsqu'elle vit Edward puis sourit.

-Quel changement.

C'est vrai qu'elles l'avaient vu, avec Rosalie, lorsqu'il avait encore ses cheveux longs et sa barbe de trois mois.

-Bonjour Alice.

-Salut Edward. voici Jasper, mon petit ami.

-Salut, moi c'est Edward.

-Enchanté.

Ils s'installèrent tous autour de la table et Bella prit place près d'Edward et Paul. Emmett mit un peu de musique puis ils mangèrent des amuse-bouche tout en parlant. Il apprit que Jasper était psychologue et plus il lui parlait, plus ça le soulageait.

Ils mangèrent l'entrée puis Jasper et Edward s'isolèrent pour discuter sur le balcon, il faisait froid mais ça leur faisait du bien à tous les deux.

-Tu fais souvent des cauchemars ?

-Oui, ça m'arrive de me réveiller et d'être en sueurs.

-Hum … c'est normal quand on a vécu dans la rue. Les gens qui ont vécu ça, se sentent souvent seuls ou angoissés, ils font des cauchemars et ils ont du mal à ne plus penser à la rue.

Il parla de ses cauchemars, de sa peur d'être à nouveau à la rue, de sa relation avec Bella et de son envie d'avancer. Ils mangèrent et Alice rigolait tout le temps puis Jasper et Edward parlèrent à nouveau ensemble avant le dessert. Edward craqua et Jasper le réconforta. Il lui parla et le rassura sur la vie.

-Il te faudra du temps mais si tu veux parler, je suis là, tout ce que tu me dis là, restera entre nous, je te le promets.

Edward continua de pleurer, parler de sa vie, de ce qu'il ressentait, de ses peurs, lui fit énormément de bien.

-Tu sais quoi ? Tu viens après demain, vers 14 heures.

Il lui tendit sa carte.

-On reprendra depuis le début et ça ira mieux pour toi ok ?

-J'ai pas … je n'ai pas les moyens de payer un psy.

-Je n'ai pas besoin de ton argent Edward. Si tu savais combien de fois je n'ai pas fait payer Emmett après une dispute avec Rosalie, dit-il en rigolant.

Ils se levèrent mais Edward voulu rester un peu dehors.

-Merci Jasper. On ne se connait même pas. Dit-il un peu gêné.

-T'en fais pas, viens après demain.

-Ouais.

Il ferma les yeux et sentit une brise sur son visage. Il faisait froid mais ça faisait tellement du bien, il se sentait pas vraiment à sa place avec les amis de Bella, même s'ils faisaient tout pour le mettre à l'aise, il avait toujours été seul et il avait besoin de se ressourcer de temps en temps.

-Edward ?

Il se retourna et vit Bella, s'enroulait dans un gros pull en laine.

-Ça fait une demi-heure que tu es là, il est bientôt minuit. Tout va bien ? Jasper m'a dit de te laisser un peu seul.

Il n'avait pas vu l'heure passer.

-Oui … oui je vais bien.

Il la prit dans ses bras, collant son torse à son dos et la serra fort. Ils fermèrent tous les deux les yeux.

-Tu passes une bonne soirée quand même ? dit-elle.

-Oui, merci. Ça faisait tellement longtemps.

Il l'embrassa dans le cou, le parsemant de petits baisers jusqu'à sa joue rougie par le froid.

-Hé les gens, il est 23h58, rentrez.

Une fois minuit, Alice se mit sur une chaise et cria « Joyeux Noël ». Emmett embrassa à pleine bouche Rosalie et celle-ci fut surprise par cette fougue. Ils s'embrassèrent et Jacob mit la musique un peu plus forte.

Bella ramena le dessert puis ils firent la fête jusqu'à trois heures du matin avant que tout le monde parte chez lui. Bella laissa la table en désordre et partit dans la salle de bain pendant qu'Edward retira ses vêtements.

-Tu veux déballer ton cadeau ?

Il se retourna et vit Bella en mère Noël. Toute en rouge, avec un simple string en dessous, elle était incroyablement … sexy.

Il lui retira son sous-vêtement et la fit jouir jusqu'à cinq heures du matin avant de tomber endormi, Bella dans ses bras.


Et bien voilà, j'espère que ce chapitre vous aura plu … pour ce qui est des autres fictions, je n'arrête pas mais en ce moment, j'ai pas une minute à moi … entre les cours, le boulot, mes parents … j'ai vraiment pas le temps mais j'abandonne pas, j'écris un p'tit peu de temps en temps.