Et oui, enfin et déjà, le dernier chapitre ^^ Je tiens à remercier une dernière fois toutes celles qui m'ont suivit et m'ont encouragées (à coup de menaces de mort) vraiment, je vous adore :) J'en profite aussi pour dire merci une dernière fois aux revieweuses à qui je ne peux pas répondre : Ligon2006fanyaoi, Fan, Une lectrice et Little k (x2) :)
Merci infiniment à Shimizu Tagada, ma géniale bêta qui corrigerait cette phrase si elle le pouvait :P
J'ai reçu plusieurs demandes spéciales: un lemon, pas de lemon, quelque chose de mignon, quelque chose de pas mignon... (Un éclat de rire... hein Nathdawn ? XD) BREF ! J'espère que tout le monde y trouvera son compte ^^ Sur ce, bonne lecture !
C'était calme sur le pont. Il faisait bon. Le soleil réchauffait doucement la mer et le vent s'occupait de chasser la chaleur avec douceur, l'empêchant de devenir étouffante. Robin lisait un livre, Nami se laissait dorer au soleil, Luffy surveillait vaillamment la mer, assis sur la tête de proue du bateau. Les autres bricolaient un peu plus loin, Usopp de nouvelles armes, Chopper, des remèdes, Franky vérifiant l'état des rambardes. Brook, quant à lui, jouait de son instrument avec douceur pour accompagner le chant des vagues.
Zorro dormait sur le pont près du musicien. Il passait moins de temps dans la vigie depuis quelques semaines, et restait avec le reste de l'équipage. Jamais il ne l'aurait avoué, mais c'était bien pour pouvoir voir Sanji plus souvent… Et le provoquer autant que possible.
Il avait rapidement guérit de ses blessures et reprit son entrainement, au grand désespoir de son médecin. Ses côtes à peines ressoudées, il passait des heures à nager dans la mer pour se remettre lentement en forme sans trop en exiger de son corps, et dès que Chopper avait retiré ses derniers bandages, il avait reprit ses poids et ses katanas, déterminé à rattraper le temps perdu. Sa main gardait une longue cicatrice autant sur sa paume que sur son dos. Ce n'était pas sa première et pour l'épéiste, une cicatrice n'est qu'un souvenir, un aide-mémoire pour se rappeler de ses meilleurs combats. Cette cicatrice là, il la chérissait plus que tout, caressant machinalement la fine marque du bout de son doigt. À ces moments, il semblait perdu dans ses pensées, mais il n'était pas perdu. Il se retrouvait parfaitement dans les yeux de Sanji… Ces yeux qu'il voyait dès qu'il fermait les … qui avait choisit de l'épargner. Sanji qui l'aimait. Sanji, tout simplement.
Le cuistot, pour sa part, sortit des cuisines avec un plateau contenant deux boissons fraiches qu'il offrit aux demoiselles. Gallant, comme à son habitude, il leur présenta le plateau avec son sourire le plus charmeur, distribuant de gentils et polis «swan» et « chwan» ici et là, sans débordement, sans explosion.
Sanji de son côté, s'était enfermé quelques jours suite à l'incident, ne sortant qu'une heure ou deux pour faire les repas, histoire que Luffy ne fasse pas d'autres marques de dents sur la table… Zorro l'avait visité quelques fois. Chopper, Robin, et même Usopp avaient tentés de lui parler, mais la porte restait close et aucun son ne résonnait derrière. Mais quand le vert s'approchait, il n'avait qu'à glisser un mot ou deux contre la porte de bois et elle s'ouvrait comme par enchantement. Il ne ressortait que bien plus tard, l'air imperturbable. Il répondait d'un hochement de tête négatif au reste de l'équipage et s'isolait dans la vigie à son tour.
En fait, le blond s'en voulait d'avoir blessé l'homme qu'il aimait aussi durement. Il prenait également le temps de penser à ses sentiments et à la façon de les traiter. Il redoutait aussi la réaction du reste de l'équipage, et quand son amant venait pour le rassurer avec de jolies paroles quelque peu maladroites, le cuistot amoureux le faisait taire à coups de hanches.
Le reste de l'équipage avait été plutôt tendus durant ces journées d'isolement. Ils ne savaient que penser, et rapidement, un concert de «Je le savais déjà moi !» et de «Quoi ? Toi aussi ?» résonna sur le pont. Puis, la nouvelle s'était essoufflée. Qu'avait-il à dire d'autre ? Après tout, tout le monde s'en fichait bien de cette relation… Tant qu'ils ne se tuaient pas accidentellement. Les voir ainsi descendre du mat, enveloppés de draps ensanglantés, avait quelque peut alarmé le groupe, mais Zorro les avait rassurés en promettant que ça ne se reproduirait plus, restant muet aux autres questions.
Puis une journée, Sanji était sortit de sa tanière, tout sourire, fonçant vers Zorro comme un taureau… Et il l'avait embrassé sans pudeur. Surpris de le voir d'abord, tous s'étaient retournés, puis, voyant la scène, s'en étaient désintéressés. Sanji avait lancé un regard de défi autour après avoir détaché ses lèvres de celles de l'épéiste, mais il ne trouva aucun regard à foudroyer, alors il sourit et redevint le Sanji qu'il était, à la joie de tous.
Le blond, donc, après avoir laissés leurs consommations à Nami et Robin, se dirigea vers la rambarde où il s'appuya pour regarder la mer. Son regard avait vaguement survolé Zorro sans y marquer d'arrêt. Il avait croisé son regard qui le fixait entre ses paupières mi-closes. Rien d'étonnant. Sanji sourit à la mer. Trois, deux, un…
- Tu me fais de l'ombre, le cuistot.
- Et toi, tu gâches le paysage.
- Le bateau est assez grand pour que tu regardes ailleurs…
- C'est ça, je vais te tourner le dos pour que tu me mattes les fesses, compte là-dessus…
- T'as pas besoin d'être de dos pour ça…
Sanji lança un regard oblique au vert. Assit au sol, le dos contre la balustrade comme à son habitude, il l'observait de ce même regard de côté. Ou plutôt fixait avec intérêt la forme arrondie que formait son postérieur.
- De profil, c'est encore mieux, appuya le vert d'un air complètement détaché.
Refermant les yeux pour reprendre la sieste, l'épéiste attendit… Trois, deux, un…
- T'es insupportable, lança le blond d'un ton neutre, fixant les vagues.
Arrêter la conversation ? Jamais ! Sinon pourquoi il était venu s'accouder à cette rampe près de Zorro précisément ? Non, non, s'il était là, c'était bien pour l'embêter.
- Je sais, répondit l'autre d'un ton las. T'aurais mieux fait de me tuer pour vrai…
- Sans doute…
- T'aurais jamais eu les couilles pour ça…
- QUOI ?
Un sourire carnassier étira les lèvres de Zorro. Gagné.
- Ouais, t'aurais pas pu me laisser crever, t'aurais pleuré.
- IL DIT QUOI LE MARIMO ?
Sanji tenta de lui balancer un coup de pied dans la tronche, mais il avait roulé de côté pour éviter et était déjà debout, prêt à combattre, un katana dans chaque main.
- Que t'es une fille, sourcils en vrille !
- Je vais te… !
Sanji attaqua de nouveau, rencontra un sabre sortit d'il ne sait où, lança son autre pied à la tronche du vert, se servant de ses mains pour s'appuyer au sol. Zorro bloqua et répliqua farouchement, touchant le blond du plat de sa lame.
- Alors, elles sont où tes couilles, le tombeur ?
Avec l'affrontement qui s'y déroulait, le pont perdit instantanément son calme. Luffy regarda les deux hommes avec intérêt, alors que Brook rendait sa musique plus épique. Robin et Nami levèrent brièvement la tête avant de se désintéresser de l'action. Ah, les garçons…
- Cinq berry que Sanji flanche en premier, chuchota Usopp à Chopper.
- Tenu !
Les coups pleuvaient et Sanji se retrouva prisonnier, le parapet appuyé dans son dos, une lame sur sa gorge.
- Si vous brisez encore une seule partie de ce bateau, je vous fais laver la coque pendant que le bateau avance, menaça Franky.
Sanji pensa un instant à se jeter à la mer, mais le bateau avançait rapidement et il ne pourrait pas le rattraper à la nage. Céder ? Pas question ! Il leva lentement la main et caressa la joue de Zorro avec tendresse. Le regard du blond se fit aussi doux que sa main l'instant d'une seconde, juste assez pour toucher son homme droit au cœur. Incertain, celui-ci baissa légèrement sa garde. Ce fut suffisant au blond pour faire un croche-pied à l'épéiste et faire un bond impressionnant. Il sembla disparaitre un instant dans le ciel, aveuglant son adversaire en se plaçant devant le soleil. La tactique fonctionna à merveille et c'est droit sur l'épéiste qu'il atterrit, l'écrasant au sol.
- Alors, c'est qui la minette ?
Sanji descendit du dos du vert et le laissa se relever péniblement. Souriant, celui-ci s'élança de nouveau, heureux de se battre avec son impertinent préféré. Quelques secondes plus tard, après des coups fluides et rapides que l'œil peine à voir, Sanji se retrouva avec une lame posée contre sa nuque. Il sentait le souffle rapide de Zorro contre ses lèvres et une bouffée de chaleur monta en lui. Il ne pouvait bouger, mais son genou menaçait très clairement l'entre-jambe du vert. Dans une impasse, ils échangèrent un regard de combattant qui se transforma rapidement en un regard joueur et remplit de défis.
- T'oserais pas ? lança Sanji d'une vois sensuelle.
- C'est toi qui a le plus à perdre dans les deux cas…
- On pari ? Je vais te montrer que j'ai ce qui faut pour être un homme… Et qu'un seul vrai mec suffit amplement dans l'histoire…
Zorro hésita une seconde et, voyant le regard tout à fait sérieux de Sanji, un trouble passa dans ses prunelles. Vraiment ? Il oserait ? Mais… bon, d'accord, il avait gagné…
Zorro lui lança un dernier regard de défi avant de laisser tomber son sabre. Un sourire victorieux commença à s'étendre sur les lèvres de Sanji, mais Zorro s'empressa de plaquer ses lèvres aux siennes, posant ses mains dans son dos pour le serrer contre lui.
- Gagné ! s'écria Chopper en se retournant vers Usopp avec son air le plus fier.
- Tu perds rien pour attendre, promit Zorro contre les lèvres du blond.
- Tu vas prendre ta revanche ? demanda le blond sur un air faussement inquiet.
- Pas plus tard que maintenant, confessa Zorro.
Recommençant ses embrassades, le blond ne put répondre, et Zorro l'entraîna vers les cabines. Un «enfoiré» s'échappa de la gorge de Sanji, mais ils étaient déjà arrivés à la porte. Un bras apparut sur le mur et l'ouvrit pour eux. Zorro lança un clin d'œil à Robin, qui replongea dans son livre, un sourire découragé aux lèvres. Et elle referma la porte après leur passage, avant de faire disparaitre son bras.
- Tu sais, articula Sanji entre deux baisers, que ce n'est pas une revanche… si je suis d'accord ?
- Humm… je vais te défoncer comme jamais jusqu'à ce que tu implores que je te laisse t'en aller.
- J'en doute, rit Sanji.
Zorro s'attaqua au cou de son blond, ses gestes devenant plus doux à mesure qu'ils avançaient. Il avait eu de mal à comprendre la douceur de Sanji au début, mais maintenant, il arrivait à imiter les gestes qu'il avait observé chez lui… enfin non, il ne l'imitait pas, Sanji restait bien meilleur dans sa tendresse que lui ne le serait jamais. Zorro était une brute après tout ! Une brute amoureuse qui ferait n'importe quoi pour faire plaisir à son amant, mais une brute quand même ! Et même si Sanji adorait le sentir en contrôle, fort et féroce, le vert savait qu'il faisait autant plaisir au blond s'il ajoutait un peu de douceur et d'amour dans ses gestes… Et de toute façon, cajoler Sanji de la sorte était aussi plaisant que de se faire caresser lui-même.
Descendant l'échelle en tenant Sanji d'un seul bras, serré contre lui, Zorro continua son chemin comme si tout était normal… Parce que, même s'ils avaient eu besoin de quelques semaines pour se remettre, ces agissements, ces embrassades et ces combats étaient devenus normaux. Tout le monde était au courant, rien ne servait plus de se cacher… et çavalait mieux que de continuer de faire les quatre volontés de tout le monde à bord. Remplacer les entrainements de Usopp par des séances de musculation du bassin avec Sanji, ça n'avait pas de prix !
Zorro maintenait sa capture bien serré contre lui. Un bras puissant entourait sa taille fine et l'autre, ses épaules. Embrassant le cou du blond avec envie, l'épéiste ne pensait plus qu'à atteindre sa destination au plus vite pour retirer tous ces vêtements gênants. La main posée au creux des reins du blond descendit à son fessier pour le saisir fermement, faire comprendre au cuistot qu'il était à lui maintenant.
- Humm… Zorro, ronronna Sanji en frissonnant.
- Hum ?
Trébuchant, ne voyant rien, à demi transporté, Sanji sentit finalement un mur heurter durement son dos, le vert trop pressé pour ralentir à l'approche de l'obstacle. Le blond gémit. La douceur de ses lèvres dans son coup, l'appartenance, même, la dépendance dans ses mains rudes et dominantes, qui veulent tout garder sans rien partager, et puis la brutalité de son désir, la force de son être, tout simplement… et déjà, Zorro détachait sa chemise et mordillait son épaule avec convoitise.
- T'as toujours été tellement pressé, gémit presque le blond, pour qui les sens sensibles débordaient, comblés d'êtres autant stimulés.
- T'adore ça…
- Mhh… T'as pas deux minutes pour les préliminaires, soupira Sanji en penchant sa tête vers l'arrière, au comble du bonheur.
- Non, je suis un concombre, tu te souviens ?
Sanji ouvrit les paupières comme s'il sortait de l'eau et baissa la tête pour regarder Zorro. Il avait subitement cessé de l'embrasser et de caresser son corps. Le blond arqua un sourcil, interrogeant le vert du regard. Vraiment, il arrêtait de l'embrasser pour lui balancer ça ? Des voix lui revinrent à l'esprit comme un échos.
- À quoi tu joue le Concombre ?
- Concombre ? Tu veux renouveler ton répertoire d'insultes ? T'aurais pu trouver mieux…
- Non, avec ce qu'il y a là, je trouve que c'est très bien choisi.
Sanji sentit malgré lui un sourire étirer ses lèvres, sentant au même moment l'érection prononcée de son amant contre sa hanche. Son sourire se transforma en un rire de bonheur. Ça valait bien la peine d'avoir souffert autant pour vivre une telle relation maintenant. Content de son effet, Zorro éclata de rire lui aussi. Pas que c'était particulièrement drôle, mais ils étaient heureux, et ils avaient déjà perdu assez d'occasions d'être bien. Le rire, franc et partagé, se termina en un regard tendre et amoureux. Rien ne pourrait égaler ce sentiment merveilleux d'être ensemble.
Une éternité passa dans ce regard, tant de confessions et d'excuses, de douceur et de désir… L'épéiste avait coincé sa proie contre le mur, le maintenant immobile de tout son corps, collé à lui. La chemise du blond était à demi détachée et avait glissée sur sa peau lisse, dénudant une épaule. Il avait posé une main sur la nuque du vert alors que, de son autre main, Sanji tâtonnait le mur derrière lui. Il galérait à trouver ce qu'il cherchait, car les doigts de Zorro s'étaient remis en action et frôlaient son épaule nue avec la légèreté d'une plume. Avec cette douceur qu'il lui avait apprise.
- Tu as tellement été un bon prof que j'arrive à te rendre stupide maintenant, t'as vu ? lança Zorro avec une joie candide qui ne mit aucunement fin au moment amoureux qu'ils partageaient.
- C'est peut-être toi qui m'a montré comment être idiot aussi… répondit Sanji d'une voix charmeuse et essoufflée.
Accompagnant ses paroles, le blond glissa sa main de la nuque du vert à son épaule, posant son pouce dans le creux de sa clavicule pour en cajoler la peau sensible. Le vert frissonna doucement en fermant les yeux. Il ne savoura pas longtemps la caresse, sentant un désir brulant exploser dans tout son corps. Cette façon que Sanji avait d'utiliser ses faiblesses ! Bien, s'il voulait le provoquer…
- C'était ça, tes préliminaires, déclara brusquement Zorro en rouvrant les yeux.
Il cessa de caresser l'épaule du blond et saisit vivement la poignée de la porte que cherchait son amant. Il ouvrit ladite porte et poussa Sanji à l'intérieur, sur le grand lit. L'équipage en avait eu marre de toujours les trouver nus un peu partout, alors ils avaient demandé au robot de leur construire une pièce insonorisée juste pour eux.
Le lit au creux des genoux, Sanji perdit l'équilibre et tomba à la renverse sur le matelas. Refermant la porte avec une force qui fit trembler les murs, Zorro se jeta sur lui, capturant ses lèvres des siennes pour les entrainer dans un baiser passionné. Pressé, il termina de retirer la chemise du blond et descendit pour embrasser et lécher son torse confusément. Il devait manger ce corps qu'il aimait tant, il devait le respirer, l'imprimer dans ses yeux… Et il devait le faire à l'instant ou il en mourrait. D'une main, il tenait fermement la taille du cuisinier, alors que de l'autre, il griffait son flanc comme une bête, mordant avec une certaine douceur le cou, les épaules et les mamelons de son homme.
Sanji se tortillait en tous sens, se cambrait, gémissait. Il sentait depuis longtemps déjà la dureté de Zorro et lui-même était à l'étroit dans son pantalon depuis trop de temps. Vaguement lucide, il attrapa le chandail de son épéiste et le lui retira, pressé de sentir sa peau contre la sienne. Si chaude et douce, de la couleur du miel. Et, baissant les yeux pour admirer le dos sculpté qu'il venait de mettre à nu, le blond sentit une odeur s'infiltrer dans son nez, parcourir son âme et rejoindre son cœur dans un concert de bonheur. L'odeur de son savon, tellement envoutante, subtile et masculine, parfumée d'une vague odeur de citronnelle…
- Humm… Zorro… S'il te plait…
- C'est une illusion ou bien tu deviens aussi pressé que moi ?
- J'ai déjà sacrifié assez de vêtements pour toi, je ne veux pas que mon pantalon explose en plus !
- T'as qu'à t'habiller moins serré, taquina Zorro en ignorant la demande.
- Et comment je vais te provoquer si mon pantalon ne moule pas mon joli postérieur ?
- Mouais, t'as raison… T'as que ça à offrir, faudrait pas que tu le caches…
- Que ça à offrir ? Vraiment ?
Taquin, Sanji se redressa et alla à la rencontre des lèvres Zorro. Avec la douceur d'un premier baiser, leurs bouches s'unirent et le blond, parfaitement à l'aise, mit toute la tendresse du monde dans ses embrassades, cajolant de sa langue, caressant de ses lèvres, chatouillant de ses soupirs d'aise. Et à chaque seconde, il sentait l'assurance et l'empressement de l'épéiste s'envoler. Quand enfin leurs lèvres se séparèrent, le trouble dans le visage du vert était à son comble. Ils avaient beau se battre ou se chamailler tant qu'ils le voudraient, ils s'aimaient. Et Sanji venait de mettre brutalement un terme à leurs gamineries par ce véritable baiser d'amour. Ce baiser qui trouvait toujours à déstabiliser l'homme fort par sa douceur et les sentiments qu'il portait.
- Que ça à offrir ? répéta doucement Sanji en chuchotant, ses lèvres frôlant celles de son amant troublé.
- Sanji…
Le soupire fut accompagné d'un caresse sur la joue du blond qui lui fit fermer les yeux.
- Tu sais que je ne pourrais plus vivre sans toi, confia Zorro en collant son front au sien.
Sanji se laissa doucement retomber sur le matelas, suivit dans sa chute par Zorro, qui ne voulait pour rien au monde s'éloigner. Sanji attrapa sa main gauche et la porta à la joue, la faisant glisser doucement le long de sa mâchoire jusqu'à ses lèvres, qui déposèrent un doux baiser contre la paume marqué de la longue cicatrice. Il savait que l'épéiste ne lui en voulait pas, mais il ressentait le besoin d'embrasser sa main le plus souvent possible pour se faire pardonner. C'est étrange comme l'amour peu faire souffrir, naître dans la haine et fleurir dans la complicité la plus invisible aux yeux de tous.
Laissant Sanji guider sa main sans rien dire, Zorro parcourut son corps, se soumettant aux désirs du blond. Caressant son cou, puis son torse, marquant un arrêt sur son cœur au rythme étonnement lent soudainement… Caressant un ventre chatouilleux, un flanc frissonnant… La main mutilée s'échoua finalement sur une impressionnante bosse entre les jambes du cuisinier. Loin d'en avoir eu assez, il continua de se servir de la main du vert, l'utilisant pour masser son désir douloureux.
- Comment tu fais pour t'habiller si serré tous les jours et arriver à avoir encore une érection ? s'étonna Zorro.
- C'est mon pantalon le plus serré… Je voulais vraiment te provoquer aujourd'hui, expliqua le blond avec un sourire doux et lubrique à la fois.
- Eh bien, t'as réussi.
Dans un clin d'œil, Zorro détacha enfin le bouton du pantalon de Sanji. Quelle torture il ne fallait pas endurer pour séduire son homme ! Un sourire de soulagement tomba, et Zorro rit doucement avant de descendre ce qui torturait son amant le long de ses cuisses, en profitant pour également retirer son sous-vêtement.
- Je suis encore le premier nu, constata Sanji en observant la colonne fièrement dressée entre ses cuisses.
- T'es pas assez agressif.
- Tu voudrais que je le sois plus ?
- Non, j'adore jouer le vilain tigre qui s'amuse avec sa nourriture.
Appuyant ses paroles, il dessina d'un ongle des arabesques sur le torse et le ventre de Sanji, qui gémit en fermant les yeux de plaisir sous la douleur que lui faisait subir la caresse. Satisfait, Zorro déposa un baiser rapide sur les lèvres du blond, et se releva pour retirer ses derniers habits en hâte. Il sauta de nouveau sur Sanji, se collant à lui de tout son long, les quelques secondes où il n'avait pas touché sa peau avaient été une torture.
Les membres des deux hommes se caressaient l'un l'autre, cherchant à faire comprendre l'urgence de leur désir. Sanji laissa ses doigts découvrir pour la énième fois des doux cheveux courts de son amant, les caressant avec la douceur qui lui était propre. Appréciant la caresse, l'épéiste ronronna et répliqua d'un coup de reins brutal qui fit gémir Sanji. Il recommença, sentant son excitation et celle de son partenaire atteindre des sommets.
- Humm… c'est à l'intérieur de moi que je veux que tu fasses ça, geignit le cuistot.
- Génial, c'est là que j'avais l'intention d'aller…
- La prochaine fois, c'est moi qui te prends !
- Tu dis ça tout le temps…
- J'y peux rien, chaque fois tu me rends tellement fou que j'en perds mes envies de domination…
En souriant, Zorro releva le bassin de Sanji et l'interrogea du regard. Sanji prit quelques secondes pour se centrer sur lui-même et hocha la tête. L'épéiste pénétra à l'intérieur de son amant avec une douceur infinie. Il avait toujours tellement peur de lui faire mal… Immobile, il attendait le second signal, caressant avec envie les douces cuisses blanches qui s'accrochaient à son bassin.
Il adorait Sanji. Il adorait lui faire l'amour. Il ne voulait pas lui faire mal… Enfin… pas de cette manière là. Il avait apprit tant de choses avec lui… Et l'apprentissage qu'il chérissait le plus était sans conteste celui de se laisser prendre. Même s'il dominait souvent, son amant avait joué le prédateur quelques fois, l'aidant, avec une douceur démesurée et une patience impossible, à accepter le plaisir qu'il voulait lui offrir. La douleur était moins intense et il avait apprit à se détendre, à faire confiance. Il adorait ces moments tendres où Sanji lui soufflait à l'oreille un flot de paroles douces, ou parfois plus érotiques. Il adorait le sentir en lui, et c'était bien le premier et le seul homme qu'il acceptait volontiers sur, et non sous lui. Et puis ces moments n'avaient absolument rien à voir avec la première fois oùle blond l'avait dominé dans la calle !
L'observant de son regard le plus tendre, Zorro souri doucement à son amant aux joues rougies, les yeux fixés dans les siens. Un regard parfois lointain, étourdit, mais bien présent, ne brisant jamais ce lien amoureux au fond de leurs regards. Ses lèvres bougeaient, prises de spasmes incontrôlables quand Zorro glissait ses doigts vers ses fesses, ou près de son aine. Puis, un clignement de paupières, des mains blanches qui se posent contre celles, basanées, qui le torturent pour les retenir un instant, le temps de retrouver ses esprits pour prononcer d'un souffle quelques mots.
- C'est bon… Zorro…. je-HAAAAAA ! Bordel ! s'exclama Sanji, fixant quelque chose derrière son amant.
Intrigué, Zorro lança un regard derrière lui. Ce que Sanji observait avec de grands yeux se trouvait sur le mur. Deux grands yeux curieux y étaient apparus.
- Je suppose que Robin était déçue d'être la seule à ne pas nous avoir surpris, commenta Zorro en faisant un grand sourire au mur indiscret.
- Ouais…
Le rire jaune de Sanji fit place à une expression gênée alors qu'il tirait sur la couverture pour cacher leurs corps nus à l'archéologue. Zorro saisit son poignet, arrêtant son geste en lui souriant doucement.
- Hey, tu ne vas tout de même pas priver ta Robin-chwan d'un spectacle si intéressant ?
- C'est… étrange de…
- Tu es tellement mignon, lança Zorro en lui ébouriffant les cheveux.
- Je vais t'en faire du mignon, moi !
Touché dans son orgueil, Sanji donna un coup de reins qui surprit agréablement le vert. C'était encore plus excitant d'être observé, pensa Zorro sans pudeur… Il eu une brève pensée pour le couteau qu'il avait caché sous le lit dans le but d'exciter encore plus le blond… Caresser sa peau avec une lame, lui faire une ou deux petites entailles et étendre le sang partout… Il en serait devenu fou de plaisir. Mais une autre fois, il n'avait pas envie de voir tout l'équipage débarquer en le traitant de cinglé. Et puis comment expliquer que Sanji aimait particulièrement les attentions violentes ? Non, vraiment, une autre fois… quand Robin serait occupée ailleurs.
Zorro se retourna vers les yeux au mur et leva un pouce dans sa direction avant de reporter son attention sur le blond impatient. Il donna un puissant coup de reins et Sanji laissa tomber une plainte des plus exquises. Un nouveau coup de bassin, puissant, fit se tordre le blond de plaisir. Il posa ses mains sur les épaules du vert, l'incitant à se rapprocher. Heureux, simplement, Zorro se pencha et alla cueillir le baiser que lui proposait son homme. Un de ces baisers tendres dont Sanji avait le secret, ces baisers auxquels le vert ne pouvait rien refuser, qui lui faisaient perdre la tête. Quand le blond s'éloigna, l'épéiste était étendu sur le lit, Sanji assit sur son bassin.
- Tu crois vraiment que je vais te laisser montrer à Robin que tu peux faire ce que tu veux avec moi ?
Zorro sourit tendrement. D'où ils étaient, les yeux ne pouvaient voir son visage au comble du bonheur.
- J'adore quand tu es combattif, répliqua Zorro avec douceur.
- T'adore quand je ne le suis pas aussi.
- C'est vrai… Ça doit être parce que c'est toi que j'adore, peu importe comment tu es…
Posant délicatement ses mains sur les hanches de Sanji, il l'incita à bouger, dirigeant chacun de ses gestes, ferme et inflexible. Il y avait tant de petites attentions dans sa voix, ses mots, ses gestes, doux et puissants à la fois, légèrement brutaux. Tant de bonheur de comprendre enfin ce qui lui arrivait, et de voir à quel point cet état était agréable. Tant d'amour à offrir, lui qui n'a jamais pu en donner ou même en recevoir…
- Humm… Zorro… Tiens-moi plus fort…
Obéissant à la demande, l'épéiste resserra ses doigts sur la taille du blond, allant même jusqu'à planter ses ongles dans sa chair. Sanji gémit. Il était bien. Il aimait aimer, et pour une fois, il aimait vraiment, et était aimé en retour. Pour une fois, il sentait un accord parfait entre lui et son partenaire. Ses doigts frôlèrent les clavicules de l'épéiste, qui raffermit un peu plus sa prise, accélérant le rythme. C'était tellement bon…
- Ne me lâche pas…
- Je ne t'ai jamais lâché, Love-Cook.
Les joues rosies de plaisir et le regard vitreux, Sanji se pencha pour déposer un baiser sur les lèvres de son amant qu'il aimait tant. Encore.
- Je sais… J'aime te faire l'amour…
- Vraiment ? Je croyais que tu préférais nos combats d'avant…
Leurs voix essoufflées tentaient d'être langoureuses, mais il faisait trop chaud, le plaisir montait trop rapidement et les mots leur échappaient.
- C'était pas désagréable non plus, consentit Sanji, mais je me posais un peu trop de questions à ces moments là pour prendre le temps d'apprécier vraiment…
- Et pourtant, tu me racontais tout plein de trucs…
- Oui, parce qu'il suffit de décrire le moment présent pour espérer qu'il durera toujours…
- Alors… Si tu voulais que les moments en questions durent toujours… tu aimais ou non ?
Zorro ne comprenait plus rien, il envoya la tête vers l'arrière en soupirant bruyamment. Tout allait si vite, ses mains glissaient des hanches du blond… ce n'était pas le moment de discuter… mais ils ne pouvaient s'en empêcher, c'est ce qu'ils avaient toujours fait, non ? Entendre la voix de son amant le rendait heureux, entendre son essoufflement et sa respiration rauque entre deux phrases, les mots tombant comme des gémissements, les phrases se terminant en soupires. Sa voix, pleine de couleurs et de nuances, pleine de vie, d'émotions, de mots magnifiques et déterminés…
- Je t'ai toujours aimé, confia Sanji dans un murmure secret, déposé contre les lèvres humides et implorantes de son adversaire de tous les jours.
J'espère que vous avez apprécié :)
Merci Nathdawn de m'inspirer autant et de me prêter tes mots. Cette phrase m'a touché au point de l'écrire dans ma fic, tu es chanceuse quand même ! ^^ Personne ne pourra jamais expliquer autrement ce que je suis une simple phrase. «Il suffit de décrire le moment présent pour espérer qu'il durera toujours». Merci de me faire comprendre pourquoi j'aime la vie à chacun des messages que nous échangeons. :)
Pour celles qui voudrait savoir à quand ma prochaine fic... Disons que je suis morte pour un mois XD Je suis en fin de session et, mine de rien, j'ai bien envie d'obtenir mon diplôme, même si je vous aime beaucoup :) Mais je vous promet d'écrire beaucoup ensuite ^^ Je vous annonce déjà une fic sur Final Fantasy 7. Je sais que c'est peu connu, mais si vous voulez une brève biographie des qqe persos qui seront dans le OS, ça me fera plaisir de vous en faire une ^^ Sinon, j'ai vaguement commencé deux OS de Harry Potter... Et d'ici un mois, j'aurais certainement de dizaines d'autres projets d'écritures (certains de OP, promis ;) ) À plus, et bon été à toutes !
