LES HISTOIRES D'AMOUR FINISSENT MAL...

Honnêtement, je ne me souviens de rien. Je sais juste que je suis cassé en quatre et que des griffures plus ou moins profondes ornent mon dos. J'ai même sur l'épaule droite ce qui ressemble à une morsure... Même saoul comme une vache j'arrive encore à la faire grimper aux rideaux. Sacré moi!

Non, sérieusement, la situation n'a rien de réjouissant... Premièrement, j'aurais bien aimé garder quelques souvenirs de la soirée, avec ça, Lorinda aurait été mon éternelle esclave... Tanpis! Deuxièmement, la situation me dérange, je n'aime pas perdre le contrôle ainsi. Et puis Loé n'a pas l'air dans son assiette. Lorsque je l'ai viré de la douche, je pensais qu'elle allait rejoindre son dortoir discrètement. Mais non. Quand je suis sorti de la cabine, elle était toujours là, emmitouflée dans son drap trempé, recroquevillée sous le lavabo, toute pâlotte.

- Tu peux y aller, Remus est parti déjeuner y'a longtemps.

Elle hoche la tête, sans même prendre la peine de me regarder. J'hausse les épaules; J'ai pas vraiment de temps à perdre. Une dure journée m'attend, je n'ai pas oublié qu'hier soir les Serdaigles nous ont humilié sur le terrain, et les Gryffondors sont particulièrement rancuniers lorsqu'il s'agit de l'honneur de leur Maison...

J'étais en train de chercher le rasoir de Remus lorsque j'ai entendu la porte de la cabine de douche se refermer. Je n'ai même pas vu Lorinda se lever. Son drap git, là, à mes pieds. En jetant un coup d'oeil dans le miroir, je vois qu'elle me tourne le dos; Elle a ouvert le robinet d'eau chaude à fond et une épaisse buée rend sa silhouette indistincte.

Je la connais, cette attitude n'annonce rien de bon... Elle va me chercher. Je ne vous cache pas que j'ai envie de me tirer en douce; Mais ça serait pire par la suite. Laisser couver ce genre d'affaire n'est jamais la bonne solution (vous pouvez me croire sur parole, j'en connais un rayon question coucheries!).

Je finis donc de me raser tranquillement, avant d'aller emprunter un uniforme dans l'armoire de Remus. Une chance que l'on fasse la même taille: une chemise de James peut éventuellement me servir de robe tandis que les pantalons de Peter sont pour moi des bermudas (voir des shorts...).

Entre nous, on a eu de la chance: la chambre est dans un tel chaos que Remus n'a pas remarqué les bas et la culotte entremêlés de Lorinda, qui trainaient pourtant en plein milieu du passage. Franchement, mais qu'est-ce qu'on a pu bien faire pour mettre la pièce dans un tel état? C'est un miracle que l'on se soit réveillé dans le lit! La chaise de bureau est couchée sur le tapis devant la fenêtre, lui même partiellement plié; L'armoire a été ouverte et une bonne partie des vestes de la penderie traine éparpillée à travers la chambre; Le miroir accroché sur le mur est de travers, et (Horreur Suprême!) les livres de la petite bibliothèques ont été renversés sur le sol! Remus n'a pas dû voir ça, sinon son accueil aurait été quelque peu différent... Aussi rapide qu'efficace, je remets de l'ordre dans la pièce. Je réalise à quel point Remus est cool: si j'avais trouvé ma chambre dans cet état, l'imbécile qui se trouvait sous ma douche aurait passé un sale quart d'heure!

C'est le « clic » de la porte de la salle de bain qui s'ouvre qui me fait remarquer Lorinda. Enveloppée dans une serviette qui fait difficilement le tour de sa poitrine, elle me regarde, l'air un peu hébété.

-Je...

-Tes affaires sont là.

Par « affaires », j'entends « bas » et « culotte ».

Elle pince les lèvres avant de prendre son sous-vêtement sur le lit, et de le retourner. Elle l'enfile ensuite tout en gardant sa serviette laborieusement serrée autour d'elle. C'est bien les filles ça! Hygiène et pudibonderie excessives!

-Tu veux ma photo? Elle me demande ça en me regardant par en dessous, un brin agressive.

J'hausse les épaules.

-J'admirais la technique, c'est tout.

Elle lève les yeux au ciel avant de me tourner le dos et de s'assoir sur le lit (que je viens de refaire, j'espère qu'elle n'a pas les fesses mouillées!). Elle retire ensuite sa serviette et tâche d'éponger ses cheveux avec. OK. Je repasserais pour la pudibonderie...

Je sais pas trop comment m'y prendre je l'avoue; Pourtant il va bien falloir se lancer à un moment ou un autre! C'est donc la démarche aussi détendue que possible que je vais m'assoir à côté d'elle. A peine ai-je approché qu'elle s'enveloppe de nouveau dans sa serviette et me lance un regard noir. No comment.

-Écoute, je sais pas trop quoi te dire... Tu sais... Enfin...

-Je me mords la lèvre, catastrophé par ma propre idiotie. Je suis nul, nul, nul!

-Ça n'aurait jamais dû arrivé...

Ne vous y trompez pas! Ces mots sortent de sa bouche, pas de la mienne, je suis aussi scotché que vous! Elle a baissé les yeux, et ses épaules se sont affaissées.

-Je suis trop nulle...

Tiens! Elle aussi?

-... Je m'en veux tellement!

-C'est donc si grave?

-Ça l'est pour moi!

-Pourquoi? J'insiste, un peu vexé.

Elle relève ses yeux bruns vers moi. J'ai juste le temps d'y lire de la colère avant qu'elle ne retourne à la contemplation de ses genoux.

Un ange passe...

Je l'observe aussi discrètement que possible; la serviette laisse entrevoir ses cuisses blanches et galbées, ainsi que sa hanche droite ornée de l'élastique froufrouteux de sa culotte. Sa main gauche tient les pans du drap de bain très serrés contre elle, ne me permettant de voir que la naissance de sa poitrine, parsemée de tâche de son. Ses cheveux noirs trempés cascadent dans son dos, dégageant son visage et ses épaules. Tout son corps dégage une aura de chaleur... A moins que ce soit moi qui ait très chaud? Je meurs d'envie de la toucher, et pourtant rien que l'idée d'effleurer sa peau me tétanise... Par Merlin, est-il possible que j'aille couché avec cette fille, ici-même, hier soir, et de ne pas m'en souvenir?!

-Parce que nous deux c'est fini.

Ah oui, c'est vrai, on parlait...

-Je suis au courant.

Nouveau regard empli de colère.

-Je ne veux plus regarder en arrière, tu comprends? Ça fait trop mal! Toi, c'est fini, Alexander, c'est fini aussi, je veux plus avoir à en parler, ni en espérer quoi que ce soit.

-Merci de me mettre sur le même plan que Firth...

Elle a un rire sans joie qui me fait immédiatement regretter mes mots.

-Tu es dix fois pire que lui!

Je ne relève pas; Après tout elle a peut-être raison...

-Écoute, si tu veux mon avis, si il s'est passé ce qu'il s'est passé hier soir, c'est que toi et moi on en avait envie, tout bêtement.

Je la sens se raidir à côté de moi; C'est articulant distinctement qu'elle reprend la parole:

-Envie? Et de quoi aurais-tu eu envie Sirius? De moi?

La question, posée ainsi, les yeux dans les yeux, avec un sourire en coin, est plutôt embarrassante...

-Euh... Bah ouais...

Elle secoue la tête, comme si je venais de lui sortir l'énormité du siècle.

-Je t'en prie, tu me détestes!

Deux choses me surprennent: le fait qu'elle pense qu'on ne puisse pas coucher avec quelqu'un qu'on exècre (si elle savait le nombre de serpentardes qui ont joué au docteur avec moi!), premier point, et ce qui m'atterre le plus c'est qu'elle s'imagine que je la déteste, deuxième point! Au choix, je décide de lui faire part de mon étonnement sur ce dernier.

-Mais enfin pas du tout! Qui t'as mis une telle idée dans la tête?

-Elle me coule un regard si méprisant que j'en frissonne.

-C'est toi même qui me l'a dit hier soir.

...

-Moi j'ai dis ça?

-Oui, du moins tu me l'as fait comprendre, se reprend t'-elle sans l'ombre de la moindre gêne.

-Ça veut dire que tu te souviens de ce qu'il s'est passé alors?!

-Plus ou moins... Pas toi?

-Non! De rien du tout!

-J'ose espérer que tu as été assez fûté pour le deviner...

-Je t'avoue que j'hésite encore entre un combat de catch ou une soudaine envie de redécorer l'endroit...

-...

-Oui, je vois, l'heure n'est pas aux blagues...

-Je suis morte de honte, jamais je n'oserai sortir d'ici! Dit-elle en se prenant la tête entre ses deux mains.

Je me sens mal... Je sais, je ne devrais pas, mais c'est comme ça.

-On va devoir pourtant...

-On peut peut-être essayer de murer la porte?

-Bien que l'idée de rester enfermé avec toi indéfiniment est tentante, je ne...

-Quoi?

-Quoi, quoi?

-« Tentante »? Qu'est-ce que tu essayes de dire là? Qu'est-ce que tu veux me faire croire Sirius?

Je voudrais lui demander de redire mon prénom, ça me file des décharges électriques dans tous le corps... Au lieu de ça, je bafouille:

-Mais... Rien! C'est simple non? Je... Qu'est-ce que tu comprends pas?

Et en plus je deviens insultant.

-Je comprends rien justement! C'est quoi ton problème?

Là, c'est elle qui est insultante.

-Je n'ai pas de problème contrairement à toi, Eagle! Qu'est-ce que tu voudrais que je te dise, hein? Que je ne te déteste pas? Je ne te déteste pas, et je vais même te dire, je t'aime bien, j'ai beaucoup de sympathie pour toi! Tu voudrais entendre que même si la cause est pas des plus classes et je n'ai pas honte de ce qui s'est passé cette nuit? Alors je te le dis! Je regrette seulement de ne me souvenir de rien... Alors à toi maintenant, crache le morceau, dis-le!

Elle ouvre de grands yeux affolés et me regarde comme si j'avais perdu la raison.

-Qu...Quoi?

-Dis que...

C'est étrange... Je ne sais plus si ce que je m'apprête à dire est sensé correspondre à ce qu'elle veut dire ou a ce que j'ai envie d'entendre... Lorinda a plongé son regard dans le mien. C'est comme si elle attendait vraiment que la vérité sorte de ma bouche.

-Dis que tu as aimé cette nuit. Dis que ça te déstabilise parce que... Parce que je ne te mérite pas, parce que je suis un looser. Dis que tu penses trop souvent à moi... Et dis que tu vas me donner une deuxième chance, une chance officielle...?

-Ce n'est...

-Et ne dis pas que c'est mon égo surdimensionné qui me fait délirer.

Pendant un instant, elle reste tout à fait immobile, comme stupéfixée, son regard toujours planté dans le mien. Puis, elle éclate d'un rire léger, et détourne les yeux.

-C'est donc si simple?

-Oui! Oui, ça l'est! C'est toi qui complique tout, parce que tu... tu es une femme!

Avant que je réalise ma bêtise, elle rit de plus belle. Alors, sans que je m'y attende, elle s'avance brusquement vers moi et jette ses deux bras autour de mon cou. Merlin... Ce bruit, c'est sa serviette qui vient de tomber ou bien...?

-Tu es un looser...

Sans que je puisse le retenir, un sourire étire mes lèvres, presque douloureusement.

-C'est un bon début...

Et là, croyez moi, croyez moi pas, dans la chambre de mon meilleur ami, sur son lit, à sept heures et dix-huit minutes le 28 Avril, Lorinda Eagle à moitié nue m'a embrassé... Et quand je dis embrassé, c'est embrassé, embrassé!

Quand enfin elle se recula, j'étais à bout de souffle, et mon coeur battait violemment dans ma poitrine.

-... Mais la suite est fichtrement meilleure!

Non, ne dites rien, ça a été plus fort que moi...

-Ça n'est pas une suite Sirius, c'est une fin.

Évidemment, ça fait un choc; Je tente quand même une approche détendue:

-T'es gentille, vas-y doucement, c'est même pas huit heures...

Elle hausse les sourcils en secouant doucement la tête. Son visage est empreint d'une grande douceur, ça fait bien longtemps que je ne l'ai pas vu ainsi...

-Non, je suis sérieuse, on ne peut pas être ensemble toi et moi, tu le sais bien!

Puis, après une pause:

-C'est fini...

Comment est-ce que j'en suis arrivé là? Vous pouvez m'expliquer? Pourquoi est-ce que Eagle en petite culotte (passée à l'envers, qui plus est), les bras passés autour de mon cou, est en train de rompre avec moi alors que rien n'a commencé?!

J'ai envie de l'éloigner, de la pousser loin, j'ai envie de lui hurler qu'elle n'est rien! Je me sens tellement humilié, tellement abattu... Abattu et triste.

-Pourquoi? Je finis par souffler.

Une gonzesse. Une véritable gonzesse!

-On peut pas, on est pas prêt. On ne peut que se détruire... Et je...

Ses mâchoires se contractent violemment et ses sourcils se froncent.

-Quoi? Tu quoi?

Oui, je l'avoue, l'impatience me dévore, et j'ignore pourquoi, je ne sais pas ce que j'attends. Ou plutôt, si, je le sais très bien, et ça me terrifie.

-Et je t'aime trop pour ça... Je sais que c'est plutôt inattendu venant de moi, je sais! Mais j'ai compris quelque chose, tu sais, quelque chose d'important; Je veux pas m'étendre, mais je veux pas commettre les mêmes erreurs de jeunesse. Il est évident qu'il y a quelque chose entre toi et moi, un truc plutôt fort, et... résistant, quoiqu'on en dise. Et ni le mépris, ni l'ignorance, ni même le fait qu'on sorte avec d'autres personnes n'y changent rien. Seulement, on est trop jeune pour ça, bien trop. Il faut qu'on apprenne à vivre toi et moi; Sinon, on ne saura jamais apprécier l'autre à sa juste valeur, on ne saura jamais s'aimer. On ne pourra que vivre des échecs comme on en a vécu à nos quinze ans, ou... comme hier soir.

Chacun de ses mots est une gifle; Car je sais, je sais que la seule raison qui fait qu'elle veuille s'éloigner de moi, c'est ma bêtise. Je suis le seul à avoir commis les erreurs dont elle parle.

-Non, attends, c'est n'importe quoi...

-Arrête, tu sais que j'ai raison.

-Alors tu nous condamnes, comme ça? C'est insensé! Tu veux donc qu'on reste ainsi, malheureux chacun de son côté, crevant d'envie d'être avec l'autre?! Oui Lorinda, je crève de toi, j'ai tellement envie de toi que je suffoque, j'étouffe au quotidien, tu comprends? Je meurs de ne pas avoir le droit de te toucher, de respirer ton odeur, de... de... Et merde, comment peux-tu me dire que toi et moi c'est fini, sans espoir de recommencement, après m'avoir embrassé comme ça...

Pour ma défense, je n'étais plus vraiment moi-même; Toujours est-il que j'ai achevé ma tirade en me jetant sur Lorinda...


(POV général)

Hypnotisée par le regard sombre de Sirius, Lorinda n'avait toujours pas délié ses mains de son cou. Son discours et l'expression de ses traits l'avaient laissé totalement désemparée. Il avait l'air tellement... Sincère? Passionné? Sincère et passionné.

Ainsi, ce n'est que difficilement qu'elle réalisa que Sirius, une main passée derrière sa nuque, avait écrasé ses lèvres contre les siennes et la maintenait fermement contre lui.

Si ils furent tous deux dépassés par ce débordement d'émotions, ni l'un ni l'autre ne laissa entrevoir son trouble. Ne dit-on pas que dans la gêne il n'y a pas de plaisir?

Sentant que Lorinda se laissait basculer sur le dos et répondait à son baiser alors qu'il se cambrait entre ses cuisses, Sirius crut la partie gagnée... Pourtant, lorsqu'il se détacha de ses lèvres, le regard que lui lança Lorinda lui glaça le sang. C'était un regard angoissée et coupable.

-Et après Sirius? Et après?

Le jeune homme sentit sa joie et son excitation se dégonfler et retomber.

-Une fois qu'on s'est bien envoyé en l'air il se passe quoi?

Sirius osait à peine respirer.

-On sort ensemble de façon « officielle » c'est ça? On part d'ici main dans la main, on va faire nos études chacun de notre côté et on se retrouve le week-end? Ou bien on emménage tous les deux comme Lily et James? Franchement tu nous imagines? Moi pas. On ne survivrait pas l'un à l'autre, on est pas programmé pour ça! On gâcherait tout.

A cet instant, Sirius réalisa à quel point les paroles de la jeune fille étaient exactes. Et une immense lassitude l'envahit... Décidément les gens comme lui étaient pénibles... Trop épris de liberté, ils nuisaient à leur liberté.

Alors, Sirius libéra Lorinda de son étreinte, en même temps que celle-ci libérait la nuque du jeune homme de ses mains, qui y étaient désormais presque soudées.

S'évitant du regard, l'un regagna la salle de bain tandis que l'autre récupérait sa serviette.

Dix minutes plus tard, Lorinda et Sirius se retrouvèrent dans le salon, assis sur le canapé.

-J'imagine que la pièce était dans un drôle d'état... lança le jeune homme.

La jeune femme avait revêtu son uniforme de la veille; Sa jupe était froissée, et plusieurs boutons de son chemisiers manquaient. Elle avait tressé ses longs cheveux noirs, et se tenait raide comme un balais.

-Non, marmonna-t'-elle, juste des bouteilles.

Le silence s'installa dans le salon. Sirius se racla la gorge et se rapprocha de la sorcière; Elle ne sourcilla pas.

-C'était bizarre tout à l'heure, non?

-Lorinda inspira un grand coup.

-Oui, souffla-t'-elle, toute cette emphase, cette grandiloquence...

-Ouais, tout ce... sentimentalisme! Ce romantisme!

-C'était dégoulinant, dégueu', et... Beuârk!

Tous deux eurent un rire léger, signe d'un profond soulagement.

-Ça nous ressemblait pas beaucoup, fit remarquer Sirius.

-Je ne ressemble plus beaucoup à celle que je pensais être..., sourit la jeune femme.

Des bruits de pas leur parvinrent du couloir extérieur, signe que les cours allaient bientôt commencer.

-Au fait Eagle... Tu sais, il y a cette fête organisée par les préfets de Poufsouffle... Tu vois ou pas?

Lorinda avait tourné ses yeux immenses vers Sirius, et le scrutait avec intensité.

-Attends, t'es en train de m'inviter à ce pseudo-bal du printemps?

Le jeune homme se rembrunit.

-Oui, enfin, je disais ça comme ça, pour parler! Ça sera chiant comme la pluie, on est vraiment pas obligés de...

-D'accord.

-Quoi? On y va pas?

-Si, si! On y va! Je louperai ça pour rien au monde.

EN GÉNÉRAL!