Bonjour tout le monde, bonne lecture.
Chapitre 10
Le temps des tempêtes arrive,
Avant qu'on l'ait prédit.
Amours impossibles,
Défaites, ironies.
Quand tout s'abîme, quand même nos rêves fuient,
Il ne reste qu'une île, un port, un parti,
On n'est riche que de ses amis,
C'est dit.
Calogero – C'est dit
Dans les couloirs de Sainte-Mangouste, devant la salle d'examen dans laquelle se trouvait Potter, Drago ne pouvait pas s'empêcher de faire les cents pas. Il commençait à trouver le temps long, d'autant plus que certains l'avaient dévisagé au passage. Apparemment, personne n'avait oublié le nom des Malefoy et tout ce qui en découlait.
Il ne regrettait pas d'avoir emmené Harry ici, ça avait été le bon geste. Il l'avait effectué d'instinct, c'était la seule chose à faire. En transplanant il n'avait pas pensé une seule seconde à lui, sa seule préoccupation avait été Harry, mais il se rendait compte à présent que son anonymat était tout près de voler en éclat.
Afin d'éviter de penser à la situation dans laquelle il se trouvait, et surtout pour échapper aux regards avides, Drago poussa la porte de la salle d'examen et entra. Il se fichait bien du médicomage qui, un peu plus tôt, lui en avait interdit l'accès et qui, au demeurant, se trouvait toujours à l'intérieur.
Son entrée fracassante ne l'avait pas préparé à assister à un tel spectacle. Le médecin sorcier promenait sa baguette sur le dos d'un Harry Potter passablement dévêtu. Il ne put s'empêcher de scruter l'autre homme une seconde avant de se ressaisir.
Un Malefoy étant capable de garder son sang-froid dans presque toutes les circonstances, Drago parvint à masquer toutes traces de convoitise et fit comme si de rien était. Le médicomage ne le laissa de toute façon pas plus longtemps se délecter du corps face à lui.
- Il me semble vous avoir demandé de rester à l'extérieur le temps que j'examine Monsieur Potter…, dit celui-ci, d'une voix réfrigérante.
Harry ne put s'empêcher de remarquer le changement de ton du médicomage, si charmant une seconde auparavant. L'idée que quelqu'un s'autorise à parler de la sorte à Drago le dérangeait fortement.
- Oh non, il peut rester… enfin, si c'est autorisé, intervint Harry, mettant clairement au défi le médecin de le contredire.
- Hum… Oui, si vous êtes d'accord, je n'ai rien à dire, répondit-il, mal à l'aise.
Drago se retint de signaler que, s'ils avaient commencé par-là, il n'aurait pas eu à passer une demi-heure dans le couloir. Au lieu de ça, il s'enquit de l'état du brun, sans se préoccuper du médicomage.
- Alors, qu'est-ce que tu as encore trouvé pour te rendre intéressant ? demanda-t-il, sarcastique.
Avant qu'Harry ait pu répondre au blond d'aller se faire voir, le médicomage prit la parole.
- Ce n'est rien qu'un gros surmenage. Quelques jours de repos répareront tout ça. Par la suite, il faudra veiller à ce qu'il travaille plus raisonnablement, à ce qu'il s'alimente bien et à ce qu'il dorme suffisamment, tous les jours, pour être sûr que ça n'arrive pas de nouveau…
- Vous m'avez pris pour son infirmière ?! s'exclama Drago avec un sourire en coin pour Harry.
- De toute façon, je sais très bien prendre soin de moi tout seul, ronchonna Harry, en lançant un regard noir au médicomage, qui ne s'était pas gêné pour étaler sa vie.
- Oh, tu viens d'en donner la preuve Potter, félicitations !
Le médicomage, qui avait l'impression de se trouver entre ce qu'il voyait comme les prémices d'une scène de ménage, entre le grand Harry Potter et le non moins connu Drago Malefoy, préféra sortir de la salle d'examen.
- Je vais faire quelques analyses supplémentaires, pour m'assurer de votre état, je reviens avec les résultats, glissa-t-il avant de refermer derrière lui.
Les deux hommes le regardèrent fuir la chambre, comme s'il avait un sombral aux trousses.
- Comment j'ai atterri ici ? demanda subitement le Survivant.
Drago détourna le regard. Il n'était pas certain de vouloir parler, de ça, dans l'immédiat.
- J'ai fait un transplanage d'escorte, dit Drago doucement. Mais ne cherche pas à changer de sujet…
- Oh ! Tu as transplané ?! Mais ça veut dire que tes pouvoirs…, commença Harry, sans se préoccuper du ton gêné de l'autre homme.
- Je n'en sais rien, c'est la première fois que j'arrive à quelque chose, lui répondit le blond d'une voix marquée par l'agacement. Bref, raconte-moi comment tu peux être surmené alors que, vu le peu de dossiers que tu m'envoies, tu ne devrais pas être surchargé de travail.
Harry poussa un soupir et réfléchit à un moyen de contourner la vérité.
- J'ai des audiences…, tenta-t-il.
- Potter, asséna le blond. Ne me prend pas pour un idiot. Mon père m'a traîné toute mon enfance au Ministère, je ne sais pas exactement en quoi consiste l'étendue de ton travail, mais je sais au moins que les audiences ne doivent pas te prendre tant de temps que ça. Nous ne sommes plus en période de guerre, il y a beaucoup moins de procés.
- Mauvaise gestion du temps, bredouilla Harry tout bas.
Drago le regarda, sceptique.
- Tu es bon en Quidditch et en poursuite de mages noirs, mais tu es désespérément mauvais en mensonge. On ne peut pas être bon en tout, c'est rassurant, s'amusa le blond.
Harry soupira, vaincu.
- Il y a une classification dans les dossiers. Seuls ceux du niveau trois peuvent sortir du Ministère. Vu que tu ne veux pas venir travailler sur place, je dois m'occuper de ceux du niveau un et deux… Je ne te l'ai pas dit parce que j'avais peur que tu refuses de continuer à bosser et que tu repartes, expliqua le brun, penaud.
Drago le fixa stupéfait. Comment pouvait-on être aussi stupide ?
- Et embaucher un second assistant, qui aurait accepté de travailler dans des conditions normales, ne t'es pas passé par là tête. Non, tu as décidé de te charger toi-même de je ne sais combien de dossier ? railla Drago, de l'amertume dans la voix.
- Euh… c'est ça, confirma Harry en se sentant très bête d'un seul coup.
Drago s'installa dans le fauteuil qu'il y avait dans la salle. Il était en colère, Potter le considérait comme une petite chose qu'il fallait préserver à tout prix mais, en même temps, une partie de lui ne pouvait s'empêcher de se sentir touché par l'intention. Il y avait bien longtemps que plus personne ne s'était soucié de lui. Il soupira bruyamment, ce qui lui permettait de garder son calme.
- A l'avenir, dit-il d'un ton qui n'admettait aucune réplique. Je veux que tu sois honnête avec moi, surtout lorsque je suis concerné. Je ne supporte pas que l'on décide pour moi et encore moins pour me ménager. Si tu veux que notre… amitié fonctionne, ne me refais pas un coup de ce genre, le prévint Drago.
- Je… D'accord, céda Harry soulagé.
- Bon, au moins, maintenant, je sais pourquoi tu étais aussi présent qu'un courant d'air…, reprit Drago de meilleure humeur.
- Du coup, tu vas pouvoir arrêter de te comporter comme une épouse jalouse et possessive, se moqua Harry, heureux de pouvoir taquiner Drago en retour.
- Je ne me comportais pas comme…
- Harry, tu étais où ? Pourquoi tu rentres tard ? Tu vois quelqu'un, c'est ça ?! s'écria Harry avec une voix aigüe, se voulant être une imitation de Malefoy.
- Déjà, je n'ai pas du tout une voix aussi aigüe et insupportable s'indigna Drago. Et, ensuite…, Je voulais simplement savoir ce que tu faisais et je n'aimais pas sentir le mensonge alors que tu n'avais aucune raison de ne pas tout m'avouer.
- Bon, n'en parlons plus, décida Harry, craignant de vexer le blond.
Drago acquiesça, heureux que le Survivant ne profite pas plus de la situation.
- Revenons-en au fait que tu ais réussi à transplaner !
Quitter un sujet épineux pour un autre, Potter avait vraiment le chic pour parler des choses les plus embarrassantes.
- C'était sous le coup de la peur… répondit Drago en haussant les épaules, comme si cela n'était rien.
Le brun le regarda stupéfait.
- Tu as eu peur pour moi ? demanda Harry avec un demi sourire.
- Bien sûr, s'exclama Drago. Imagine que je ne fasse rien et que tu meurs dans ton appartement. Il y a mes empreintes de partout, j'aurais été accusé et je serais reparti à Azkaban.
Harry aurait pu se sentir blessé, mais le sourire en coin de Drago montrait bien qu'il blaguait. Le voir rire d'un sujet aussi sérieux que la prison sorcière faisait chaud au cœur du Survivant.
- Merci, Malefoy.
- De rien Potter, ta gratitude éternelle sera suffisante, dit Drago pour alléger l'ambiance.
L'emmener à l'hôpital était la moindre des choses, après tout ce qu'il avait fait pour lui. Il ne voulait pas en plus s'encombrer des remerciements incessants du brun.
Harry allait dire quelque chose, mais la porte s'ouvrit avec force et une tornade brune fonça sur lui pour l'enlacer.
- Je savais que ça finirait par arriver, dit Hermione une fois qu'elle eut relâché son meilleur ami.
- Je vais bien Hermione, promit Harry.
- Tu vas bien ! Tu as fait un malaise…
Elle stoppa tous les reproches qu'elle s'apprêtait à faire au brun en se rendant compte de la présence de Drago dans la pièce.
- Malefoy ! Mais… Par Merlin…
Drago déglutit, et, comme à chaque fois qu'il était mal à l'aise, il revêtit son masque d'indifférence.
- Tant d'éloquence, se railla-t-il.
Pourtant, Harry pouvait voir à son visage qu'il aurait préféré éviter cette rencontre, non pas en raison de ses antécédents avec Hermione, ses années de prison et sa vie l'ayant aidé à rejeter tous ses préjugés d'antan, mais parce qu'il savait que, si la brune était au courant de son retour, Blaise ne tarderait pas à l'être aussi. Et ça, ça le terrifiait.
Il ne se sentait toujours pas prêt à revoir ses amis. Ce qui lui faisait peur n'était pas tant de les revoir, il en serait même très heureux. C'était plutôt les questions qu'ils lui poseraient qu'il appréhendait. Il ne se sentait pas prêt à raconter tout ça. Il avait tout révélé à Potter, il n'avait pas vraiment eu le choix, à cette époque. Il était au plus bas, faible, mais, maintenant qu'il allait mieux, il ne s'en sentait plus capable.
- Qu'est-ce que tu fais là ? le questionna Hermione, une fois remise du choc de la présence de leur ancien ennemi dans la chambre et, accessoirement meilleur ami de son futur époux, disparu depuis plusieurs mois.
- C'est une longue histoire, que je n'ai aucune envie de raconter et j'aimerais que tu ne dises pas à…, commença Drago, avant d'être interrompu par l'ouverture de la porte.
Blaise entra à son tour dans la pièce et Drago ferma les yeux. Le survivant pouvait lire la peur sur son visage, et cette vision lui donnait envie de le protéger du monde entier. Mais cela ne dura pas longtemps avant que le blond ne parvienne à se recomposer un air qui ne montrait rien de ce qu'il pouvait réellement ressentir.
- Alors, il paraît qu'une superstar est entre nos murs ? demanda un Blaise moqueur en regardant Harry.
Toutefois, le visage moqueur de Blaise laissa rapidement place à une profonde stupeur lorsqu'il remarqua la présence de son meilleur ami.
- Drago ! Par Salazar…
- Bonjour Blaise, lança Drago face à la stupéfaction de son ami.
- Bonjour ?! Ça fait plus d'un an que je m'inquiète pour ton petit cul d'égoïste et la première chose que tu me dis c'est « bonjour », comme-ci de rien n'était ?! demanda Blaise, furieux
- Ecoute…
- Non, non, tu vas d'abord me dire ce que tu fais là. Ensuite, tu vas me dire ce que tu as fait de si intéressant pour ne pas donner signe de vie à tes amis et alors seulement je verrais si j'accepte de t'écouter ! s'écria Blaise en pointant son index sur le torse du blond.
Les mots et le ton qu'employait Blaise à son encontre eurent au moins le mérite de dissiper la gêne et la peur que ressentait Drago. Enfin, pas totalement, mais suffisamment pour lui permettre de répondre.
- Pour commencer, parle-moi autrement. Je sais que tu as des raisons de m'en vouloir, mais ça ne te donne pas le droit de t'adresser à moi comme si on avait élevé les hippogriffes ensemble. Ensuite, ce que j'ai vécu ne concerne que moi. Peut-être que je te raconterais tout un jour, mais ce sera quand je l'aurais décidé. Si tu ne peux pas te contenter du fait que, maintenant, je suis là, dis-le tout de suite, et je repars, répondit sèchement Drago.
Harry était choqué que le blond parle ainsi à son ami alors qu'ils se retrouvaient à peine et que Blaise avait toutes les raisons de se montrer contrarié. Certes, Drago n'avait aucune obligation de le laisser lui parler de cette manière, et encore moins de raconter ce qu'il lui était arrivé s'il n'en avait pas envie, mais n'aurait-il pas pu dire tout ça sur un autre ton ?
Toutefois, contrairement au Survivant, Blaise ne s'en montra pas surpris, ni vexé d'ailleurs.
- Même quand tu as tous les torts tu réussis à remettre la faute sur le dos des autres, répondit Blaise un peu sèchement, avant de reprendre plus gentiment. Je me demande vraiment ce qu'il s'est passé pour toi en un an et j'espère que, un jour, quand tu seras prêt, tu me révéleras tout, mais… Par Salazar Drago, tu es de retour ! C'est bien ça le plus important ! s'exclama-t-il avec un grand sourire.
Sous les yeux ébahis du Survivant et de sa meilleure ami, les deux jeunes hommes s'étreignirent, comme si tout était parfait, ignorant les mots qu'ils s'étaient adressés juste avant.
Drago était tellement soulagé que Blaise accepte, sans difficultés de rester dans l'ignorance. Il n'était pas son meilleur ami pour rien. La peur avait disparu, il ne restait plus que la joie de le retrouver.
- Drago, j'aimerais quand même savoir, qu'est-ce que tu fais ici avec Potter ?
- C'est compliqué…, commença à répondre le blond.
La vérité, c'était qu'il savait très bien que le Survivant allait en prendre pour son grade lorsqu'il révélerait que celui-ci l'hébergeait depuis presque deux mois. Harry et lui échangèrent un regard et ce fut le Survivant qui prit la parole.
- J'ai rencontré Drago par hasard il y a un peu plus d'un mois et, depuis…, Il vit chez moi.
Hermione écarquilla les yeux et Blaise serra les dents.
- Harry ! s'écria la brune.
- Quoi ?! Vous ne savez rien de ce qu'il s'est passé et…
- Ce que je sais, moi, c'est que tu sais à quel point je m'inquiétais pour lui, sans parler de Pansy et Théo. On s'inquiétait tous pour lui et tu n'as rien dis pour nous soulager ! s'emporta Blaise avec fureur.
- C'est de ma faute, intervint Drago pour que Blaise laisse Harry tranquille.
Le blond ne supportait pas qu'Harry subisse les foudres de son meilleur ami à sa place. D'autant plus qu'il savait que le brun ne dirait rien, acceptant sans soucis les cris de Blaise pour le soulager, lui.
- Oh mais ça je m'en doute ! dit le métis en se retournant vers le blond. Il n'y a que toi pour nous filer de telles migraines !
- Blaise, soit tu continues à gueuler comme un goret, soit tu te décides à me laisser t'expliquer. Enfin, t'expliquer du mieux que je peux, l'interrompit Drago avec fermeté.
Le métis se pinça le nez puis acquiesça.
- C'est moi qui ai fait promettre à Harry de ne rien vous dire, et je n'ai pas voulu l'écouter lorsqu'il me disait que c'était une mauvaise idée, en plus du fait que ce soit cruel…
- Mais pourquoi ?! Nous sommes tes amis, nous aurions pu…
- On en revient à ce que je ne me sens pas prêt à raconter, l'interrompit Drago. Tout ce qu'i savoir c'est que, si je suis là aujourd'hui, c'est grâce à Harry. Il m'a fait une promesse qu'il a tenu, tu ne peux pas lui en vouloir pour ça, expliqua Drago.
Blaise se pinça l'arête du nez une fois de plus, tic nerveux dont il ne s'était pas débarrassé depuis Poudlard, et lâcha un soupir.
- Ok, désolé, Harry. Une promesse est une promesse, je suis le premier à le dire, concéda le métis.
Harry acquiesça et Drago souffla, soulagé, une fois de plus.
- Et donc, qu'est-ce qui va se passer maintenant ? demanda Blaise.
- Je ne sais pas. A vrai dire, sans le malaise de Monsieur-je-prends-tout-sur-moi, j'aurais encore attendu avant de reprendre contact avec toi… Enfin, avec vous. Du coup, je n'ai pas eu le temps de réfléchir à tout ça, répondit Drago en haussant les épaules.
- Nous pouvons donc remercier Potter pour son imprudence, dit Blaise.
- Pas de quoi ! s'exclama Harry en riant, se disant qu'au final, Blaise était heureux qu'il ait fait un malaise.
- Ce sera ta punition pour nous avoir caché ça, s'amusa Blaise.
Harry ronchonna dans son coin, et la main d'Hermione se glissa dans la sienne.
- Drago, Pansy et Théo ont le droit de savoir, reprit Blaise au bout d'un moment.
- Je sais… Mais ils auront des questions auxquelles je ne voudrais pas répondre…
- Alors laisse-moi leur parler ! s'empressa de répondre Zabini.
Il venait à peine de le retrouver, il ne voulait pas risquer de le perdre de nouveau.
- Je leur dirais que tu ne veux pas parler de ça. Je suis sûr qu'ils accepteront, qu'ils comprendront que le plus important c'est ton retour et que le reste peut attendre que tu sois prêt.
Harry voyait le doute dans les yeux gris. Il aurait tellement voulu le rassurer et pouvoir lui assurer que tout se passerait bien à présent.
- Ce sont tes amis, tu sais très bien que tu veux les retrouver et que tu vas finir par accepter. Le plus tôt sera le mieux, intervint-il pour tenter de le convaincre.
- Ok ! Mais je ne veux pas qu'on me pose de questions sur mes années de prison ni sur ce qu'il s'est passé avant que Potter ne me retrouve, abdiqua Drago.
- Je te promets que s'ils ne sont pas prêts à accepter ces conditions, alors je ne te mettrais pas en face d'eux.
Drago acquiesça, ému par la promesse de son meilleur ami et heureux, malgré tout, à la perspective de, peut-être, retrouver les deux autres membres de leur petite bande. Cela lui donnait l'espoir qu'éventuellement, dans peu de temps, il retrouverait une vie dans la communauté magique et que ces dernières années seraient vraiment derrière lui.
Oui, il voulait son ancienne vie, mais avec certaines choses que lui avait offertes la nouvelle, comme Harry.
Celui-ci le regarda et ils échangèrent un regard complice.
Drago se rendait compte à présent qu'il n'avait jamais vraiment tout perdu. Ses amis avaient toujours été là, même si lui les avait fuis.
Merci à tous et à la semaine prochaine !
