Bon. Je suis désolée pour le temps que ça a mis à arriver. Du coup je ne me suis pas relue, désolée par avance pour ça aussi …
Ce chapitre a mis du temps à sortir et je ne sais pas vraiment quand va arriver le prochain. Je ferai au mieux mais je préfère ne rien promettre.
Merci pour tous les nouveaux followers et ceux qui ont laissé des reviews, c'est la première fois que j'en ai autant sur cette histoire !
Lealyn : Comme tu vas voir, ça chie un peu. Ça aurait sans doute pu être pire … ^^
Cosimoon : Merci pour ta déjà longue review ! Je suis contente si je peux éclairer un peu ta journée, et encore plus désolée de mettre autant de temps du coup ! Pour moi, les Serpentards ne sont pas forcément lâches. Ils ont un bon instinct de conservation, mais personne n'a dit qu'ils étaient obligés d'en tenir compte … Et puis pour faire face à Hermione, il faut un minimum de caractère ;)
Berenice : Oui, elle a mis le temps mais ça y est ! J'espère que la réaction de Théo va te plaire !
Isabella-57 : Merci beaucoup ! voilà la suite et vraiment désolée pour le temps que ça me prend !
Soeurette : Celui-ci est un tout petit peu plus long J'espère qu'il te plaira aussi ^^
BrownieJune : Merci beaucoup ! Voilà la suite, en espérant qu'elle corresponde à tes attentes :)
Fan-de-carlisle-cullen : Merci, je vais continuer :)
Vaetisia : A la base, le premier chapitre était censé être un très petit OS, donc ne pas avoir de suite … D'où l'effet un peu bizarre par rapport aux suivants
Pas de McLaggen dans ce chapitre mais il reviendra !
En ce samedi matin, premier jour des vacances de Noël, l'effervescence régnait dans les couloirs du château. Le Poudlard Express partirait à onze heures, sans attendre les retardataires, et à plus de neuf heures, la moitié des élèves sur le départ se rendaient subitement compte qu'ils n'étaient pas prêts du tout.
En conséquence, peu de personnes réagirent lorsque Hermione Granger sortit en coup de vent du bureau de sa directrice de Maison, absolument furieuse, et se dirigea d'un pas rendu énergique par la colère vers la Grande Salle afin de régler ses comptes. Par le plus grand des hasards, il se trouvait que le professeur McGonagall lui avait donné une nouvelle raison de sacrifier Nott de la manière la plus douloureuse possible sur l'autel de la vengeance. Non qu'elle en ait vraiment eu besoin, mais sa détermination n'en fut que renforcée.
oOo
Pansy Parkinson interrompit soudainement son exposé sur les intérêts de la Divination en fixant l'entrée de la Grande Salle d'un air ébahit. Les trois garçons, qui l'écoutaient jusque-là avec une grande attention -les arguments de la sorcière étaient vraiment intéressants- redressèrent la tête pour chercher l'origine de ce soudain arrêt. Draco et Blaise sourirent narquoisement avant de s'écarter discrètement tandis que Théodore devenait dangereusement pâle. Il observa deux yeux chocolat scanner la salle, s'arrêter sur lui et lancer de véritables éclairs -à ce moment-là, il ne donnait pas cher de sa peau à la fin de la matinée.
Le sorcier eut le temps de se lever et de faire deux pas en direction de la préfète avant que le claquement retentissant d'une gifle installe le silence sous le Plafond Magique, ce jour-là d'un beau ciel bleu d'hiver.
Ironique, songea le Serpentard.
- NOTT ! Comment as-tu pu oser ! Tu n'as aucun droit, aucune légitimité pour intervenir dans mes affaires, tu entends ? AUCUN ! Tu t'es tellement foutu de moi ! J'espère au moins que tu t'es bien amusé, parce que c'est terminé ! Tu n'es vraiment qu'un abruti, digne représentant de ta maison ! Menteur, fourbe et lâche !
- Granger …
- FERME-LA ! Je n'ai pas FINI !
oOo
Minerva McGonagall se servit paisiblement une assiette de porridge. Elle n'avait jamais aimé avoir des entretiens avant le petit-déjeuner, encore moins un samedi matin. Tandis que ses collègues observaient la scène qui se déroulait sous leurs yeux d'un air interloqué, elle attrapa tranquillement une carafe de jus de citrouille pour remplir son gobelet en or.
- Ne devrions-nous pas … intervenir ? demanda le professeur Chourave d'une voix hésitante devant la quiétude manifeste de sa collègue.
Cette dernière se contente de découper une poire à l'aide de ses couverts.
- Non.
- Excusez-moi, Minerva, mais c'est un élève de ma maison que votre … préfète parfaite vient de frapper et d'insulter.
L'enseignante en métamorphose planta son regard dans celui de son collègue.
- Il se trouve, Severus, que votre élève a fait preuve d'ingérence dans une affaire qui concernait mademoiselle Granger et ne l'intéressait en rien. Bien que ce soit tout à son honneur d'avoir agi comme un Gryffondor, pour une fois, je crois que monsieur Nott est suffisamment grand pour assumer seul les conséquences de ses actes. Cessez de surprotéger vos élèves, ce n'est qu'une querelle adolescente !
Dumbledore esquissa un sourire amusé en observant ses professeurs se jeter des regards meurtriers.
- Je suis de l'avis de Minerva. Laissons-les se débrouiller, peut-être arriverons-nous à une réconciliation, murmura-t-il en tirant pensivement sur sa manche droite.
oOo
Afin d'éviter une deuxième gifle cuisante, Théodore Nott saisit au vol la main de la sorcière qui lui faisait face et l'entraîna à sa suite en direction de la sortie. Il la tira jusqu'à un vieux chêne en bordure de la Forêt Interdite, respira profondément et accepta de lui faire face.
- Tu t'es donnée en spectacle, Granger, encore une fois, asséna-t-il d'une voix glaciale. Tu n'apprends donc jamais ?
Hermione laissa échapper un ricanement dénué d'humour.
- Oh, bien sûr. Rejette la faute sur moi, c'est ce que les Serpentards savent faire de mieux, après tout, non ? Se moquer des gens, les manipuler et rire à leurs dépends ! C'est ce que tu faisais quand tu m'écrivais des lettres en faisant semblant d'avoir entendu parler de quelque chose alors que tu étais présent ? quand tu me disais que tu ne savais rien, alors que tu étais là, tu riais bien avec tes amis ? c'était quoi, un pari ? combien as-tu gagné ? oh ! mais peut-être as-tu perdu, maintenant que j'ai révélé tout ça au grand jour ?
- Hermione …
- Ne t'avise même pas de m'appeler par mon prénom ! Que tu te foutes joyeusement de moi avec tes lettres, passe encore, mais que tu ailles voir McGonagall, qui est MA directrice de Maison, pour une affaire qui concerne des Gryffondor, ça c'est le pompon !
Théodore sentit la colère monter. Elle pouvait s'énerver, cette furie, mais personne n'avait agis à part lui !
- Tu serais restée sans rien faire si je n'étais pas allé la voir ! s'exclama-t-il d'un ton beaucoup moins neutre que ce qu'il aurait souhaité.
- Nott, mes affaires ne te concernent en rien, que j'ai envie de me faire tatouer la marque des ténèbres sur la fesse droite ou que j'ai des problèmes avec un gars un peu trop collant. Ça ne te regarde pas.
L'image d'une marque des ténèbres sur les fesses de la jeune femme faillit faire éclater le garçon de rire, mais il se retint in extremis. Il avait le ferme pressentiment que ça ne lui aurait certainement pas attiré ses faveurs, même si elle semblait s'être rendue compte de l'absurdité de sa phrase par elle-même s'il en jugeait par ses joues soudainement rouge vif.
- Très bien, Granger. C'est l'heure des explications apparemment.
Hermione hocha la tête, lèvres pincées, bras croisés. Elle laissa son regard parcourir le paysage autour d'eux avant de revenir sur le jeune homme qui lui faisait face. Le vent glacé avait rosi sa peau toujours aussi pâle, ses yeux verts étaient ancrés sur elle. Elle nota ses poings légèrement crispés, sans savoir s'il le devait à la température hivernale ou à la discussion qu'ils avaient. Dispute serait sans doute un mot plus juste.
- Je n'ai rien de plus à te dire que ce que je t'ai écrit dans les lettres, commença Théodore d'une voix claire. Si j'avais dit clairement que j'avais assisté à certains événements, tu aurais tout de suite deviné qui j'étais. Par ailleurs, je suis assez impressionné par ton sortilège, mais là n'est pas la question. Je ne reviendrais que sur un seul sujet : McLaggen. Dis-moi, Granger, tu penses être la seule avec qui il s'est conduit de cette manière ? tu penses être la seule à avoir été tétanisée et ne pas réagir ? C'est ton devoir, en tant que préfète et en tant que femme, d'avertir les professeurs. Parce que si tu n'es pas la seule, s'il a déjà réagi comme ça alors qu'il est à Poudlard, que crois-tu qu'il va se passer dans le monde professionnel ? un comportement pareil, ce n'est pas normal. Au mieux, ça se soigne, au pire c'est le signe d'un réel problème. Crois-moi ou non quand je te dis que je n'ai cherché qu'à te protéger, mais essaie au moins de voir au-delà de ta petite personne !
Théodore observa la sorcière. Les bras croisés, autant pour se protéger du froid que des mots qu'elle entendait, elle fixait obstinément un point situé quelque part derrière son épaule pour ne pas avoir à le regarder dans les yeux. Le vent de décembre agitait ses cheveux déjà totalement emmêlés et le jeune homme se demanda comment elle réussissait à les coiffer, combien de temps elle devait y passer et si elle allait continuer sur sa lancée d'efforts vestimentaires et capillaires maintenant qu'elle savait d'où venaient les précieux conseils qu'elle avait reçus.
Hermione n'avait bien évidemment pas envisagé les choses sous cet angle, et c'était extrêmement vexant. Le fait que ce soit un Serpentard, et plus particulièrement celui-là qui lui fasse remarquer ses erreurs était réellement difficile à encaisser, et ça n'avait rien à voir avec le fait qu'elle commence à s'attacher à leurs petites discussions. Bien sûr que non.
- Théo ?
Les deux élèves sursautèrent violemment à l'entente de ce simple mot. Ils avaient oublié qu'ils n'étaient pas seuls dans leur bulle et qu'en ce samedi matin, tous les élèves allaient à un moment ou un autre passer à côté d'eux, les apercevoir et même les interrompre. En l'occurrence, Pansy Parkinson regardait son ami d'un air hésitant, ignorant complètement la Gryffondor.
- Je suis désolée, mais le train va partir …
- J'arrive, la coupa Théodore sans la regarder.
Pansy hocha la tête et se dirigea vers le château sans l'attendre. Le jeune homme laissa ses yeux vert errer une fois encore sur la préfète, cherchant un quelconque signe qu'elle allait réagir -en vain. Il se contenta d'un soupir avant de faire demi-tour pour rejoindre ses amis.
- Bonnes vacances, Granger.
