nda: hello mes amours, alors voici la suite tant attendue. En ésperant une bonne lecture à tous mes petits lecteurs.

Et Draco fait un gros poutou à Zelda-sama pour sa review.

Chapitre 11 : un Dragon intouchable ?

Il commence soudain à faire très chaud à la table des Rouges…Je regarde un peu autour de moi, car je ne comprends pas l'agitation qui y règne…

Mais mon regard se fige….Non pas sur un Serdaigle, mais sur un Serpentard habillé en rouge et portant une robe…Le comble du comble pour un Gryffondor c'est qu'il s'assoit délicatement à notre table. Je ne peux m'empêcher de l'admirer ce qui me trouble quelque peu. Il ou elle, je ne sais plus trop, est magnifique…Je vois certains d'entre nous tenter une approche…Mais ils abandonnent vite…Mon frère, ce chanceux, les a chassés d'un regard weasleyien. Celui que l'on sort dans de rares occasions : comme quand on perd aux échecs, quand une de nos possessions a été volée ou encore pour protéger ce qui nous appartient de droit. Mais mon frère est plus jeune, donc je suis plus expert que lui pour ce qui est du regard qui tue même les bonbons au citron de Dumbledore. Je n'ai pas peur du petit Ronny, je m'approche…

Je remarque que mon jumeau a pris ses distances avec le trio insolite. Il est d'ailleurs en compagnie d'Hermione, je me demande ce qu'ils traficotent ces deux-là…. Mais cela n'a plus d'importance, je suis subjugué par une rose rouge, j'aimerais la cueillir, il faut juste que j'évite les épines qui ne tardent pas à se montrer

« Ah frérot, qu'est-ce que tu fais ici, tu n'es pas avec un Serdaigle ?

- Non, désolé…Je suis mal à l'aise face à ce détail déplaisant que vient de me rappeler mon frérot : mon petit-ami. Mais peut-être qu'un truc à plusieurs ne l'embêtera pas, surtout si c'est le blondin qui…

- Pourquoi tu es désolé, Georges, il n'y a rien de mal à ça…ajouta Harry

- …C'est vrai que c'est plus amusant de passer du temps avec son copain, plutôt qu'avec ses amis ou sa famille, comment t'en vouloir ?

- Weasley, ma parole t'es en manque d'affection fraternelle.

- ..mmh je suis plutôt en manque de fraises (1)

- Crues ou cuites ?

- Harry les fraises cuites c'est de la confiture…quoique je me demande si c'est bon ou pas avec de la chantilly. Qu'en dites-vous princesse, on pourrait peut-être faire chauffer le four pour voir ce que ça donne…

- Il faut utiliser une casserole pour ce genre de cas. Je réponds tout en m'asseyant en face d'eux sans vraiment comprendre où ils veulent en venir. Mais la couleur du Dragon me rappelle curieusement celle des fraises

- Oui passons le à la casserole…aïe ! Mais ça fait mal

- Oh désolé la belette mon talon a glissé…j'essayerai de moins l'aiguiser quand je serai en ta compagnie.

- Je me ferais un plaisir de vous les arracher

- Je…. »

Tout le monde se fige…Je vois arriver un orage, une tempête, un ouragan, un typhon dans la salle…non en fait ce n'est que Malfoy senior qui se faufile comme une anguille électrique jusqu'à la table des professeurs. Je crois discerner quelques tics nerveux en notre direction…mais c'est sûrement une hallucination passagère... Par contre, je suis étonné de la réaction de nos professeurs. On dirait tous qu'ils ont vu un fantôme sauf Dumbledore qui est toujours très occupé quand il mange.

Mon pauvre professeur Black, je le vois presque se remuer sur son siège prêt à mordre. On dirait que sa légère barbe du matin hérissée comme un porc-épic et que ses yeux se sont gonflés comme des montgolfières.
Lr professeur MacGonagall, face à cette arrivée matinale, a fait tomber de stupeur sa broche dans la tasse de café de Filius Flitwick , qui l'avalant de travers, la recrache brutalement...et finalement la magnifique broche en forme de Griffon atterrit dans la boite de muffins à la menthe de Dumbledore…qui désolé de tout ce carnage accompagne l'importun hors de la pièce afin de limiter les dégâts matériels et humains.…
Le silence pesant réussit à se matérialiser en un brouhaha de chuchotements

« Qu'est ce que votre père fait ici, demanda Harry, d'un air légèrement inquiet

- Rien…il voulait savoir comment se porte Dumbledore, ça fait longtemps qu'ils n'ont pas jouer au criquet ensemble

- Vous voulez dire que….

- Que tu es vraiment bête Weasley… mais réfléchis idiot…il voulait savoir comment j'allais et disons que Severus a réussi à le convaincre qu'on trouvera une solution rapidement pour mon cas.

- Je ne savais pas que Rogue avait un prénom, ironisa Harry

- Ne me dis pas Potter que tu es jaloux

- …. »

Georges observait la scène…ils parlaient, se disputaient, parlaient, se criaient dessus comme s'ils se connaissaient depuis l'âge du berceau…son frère, Harry, Draco le magnifique….Et franchement cette situation l'agaçait.

Alors en tout bon Don Juan qu'il était, il plongea ses yeux dans ceux de sa Némésis au cœur de fraise, et il utilisa son pied déchaussé pour se frayer un chemin sous la table. La robe lui accorda sans tarder l'entrée de son sanctuaire. Et sans en attendre d'avantage, son pied effleura les jambes sacrées de sa nymphe.
Il vit alors deux éclairs de feux l'observer au moment où il commençait une douce caresse. Il avait l'impression de se consumer devant ces yeux de braise, plus il remontait son pied le long de cette peau envoûtante.
Mais l'orage de Zeus frappa…

Il vit Draco planter un couteau pointu dans la table, juste devant lui. C'était le signal. Il baissa les yeux ne supportant plus toute cette lueur dans les yeux de Draco. Son pied s'enfuit de ce sanctuaire si tentant, retournant à la case départ en attendant le verdict de son bourreau. Toute la table s'était tue observant la scène attentivement, Ron et Harry ne comprenant pas plus qu'eux ce qui se passait. Et ils attendaient. Georges devait réparer son sacrilège. Faire du pied à une déesse est interdit et puni de mort, il aurait dû s'en douter.
Alors il prit le couteau, conscient d'avoir péché. Et commença à tartiner de beurre une tranche de pain. Les spectateurs toujours silencieux regardaient la scène, retenant leur souffle lorsqu'il prit de la confiture de fraise sous les yeux approbateurs de son seul juge, et la tartina dessus.

Il déposa l'offrande devant la déesse. Elle le regardait d'un air suffisant. Et d'une voix méprisante, Elle prononça son verdict sanglant :

« Je n'ai plus faim »

Georges se leva déboussolé, il ne le méritait pas, il n'était qu'un profanateur, qu'un mécréant. Alors il partit, s'enfuit, les larmes aux yeux sans oser regarder l'objet de tant de désir et de convoitise.

Il courut, courut, plus rapide que le vent, plus rapide que la tempête, plus rapide qu'une belette. Et il tomba.
Il tomba à la renverse sur un inconnu qui avait eut la malchance d'être sur son passage, mais très vite la victime se chargea de lui faire regretter son geste.

« Qu'est-ce tu fous le rouquin, tu ne sais pas marcher sans regarder devant toi. T'arrive pas à faire deux choses à la fois tellement t'es idiot »

Dans une position plus ou moins suspecte, Georges plongea ses yeux dans ceux du Serpentard. Soudainement celui-ci eut un sourire mesquin, presque pervers.

« Alors le fait de courir t'échauffe une certaine partie on dirait »

Georges se sentit alors très mal à l'aise. Il se leva brusquement rouge comme un grand cru sorti tout droit des caves d'un illustre château bordelais (2). En effet, la confrontation avec Draco avait excité légèrement une certaine partie de son anatomie. Et pour son plus grand malheur, le Serpentard malicieux l'avait découvert

« Partez devant, je vous rejoins après »

Georges vit d'un air désespéré trois Verts et Argent s'en aller, les laissant tous les deux en tête-à-tête, l'un avec un sourire lubrique, l'autre avec un sourire crispé.

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C'est le comble du comble. Non seulement mon futur père est là, mais en plus il annonce à l'ensemble de Poudlard, qu'il enseignera à la place de Rogue pendant quelques jours. C'est une honte, un scandale ! Et pourquoi la belette et la cicatrice entourent encore mon homme. Lucius Malfoy devrait intervenir pour sauver sa progéniture !
Et au lieu de ça, il s'assoit tranquillement à coté de Black à la table des professeurs. Bon on ne voit pas trop ce qui se passe là-bas. Des hurlements se font entendre dans la salle et font se crisper mes oreilles. Si je comprends bien, Black a renversé son café brûlant sur Malfoy senior et donc mon père est parti subitement avec un peu d'humeur…

Et puis que fait Zabini ! Ça fait au moins 15 minutes qu'on l'a laissé avec une belette. J'espère qu'il ne s'est pas fait mordre par cet animal douteux, et sûrement enragé. Ce n'est pas que je me soucie de lui. Mais il reste un ami,…même si je lui en veux à mort pour avoir tenté de me voler mon Prince.
Je pars donc vérifier où cet idiot se trouve
Parcourant les couloirs, je m'approche de l'endroit où on les a laissés…Mais il n'y a personne ! J'entends alors des gémissements, ceux-ci proviennent d'un recoin…

Et….

Je….

N'en crois pas mes yeux…

Je ne bouge plus…

Non !

En fait je m'enfuis…

Je ne sais plus ce que je fais….

Je cours…

Ahhhh !

Je suis de retour à la table des Serpentards, je tombe sur une chaise située à coté de Nott. Je suis encore tremblante

« Est-ce que tu vas bien, me dit-il ?

- Oui, oui

- Tu saignes du nez…

- Ah…Mince !

- Tiens voilà un mouchoir…tu es sûre que tu ne veux pas que je t'accompagne à l'infirmerie ? Tu as l'air bien pale

- … (Si tu savais, je suis traumatisée à vie…Quand je pense à…Oh mince je ressaigne)

- Tiens voilà notre Blaise, t'en as mis du temps

- Je…oui…j'avais des comptes à régler »

Il s'assit difficilement à coté de moi, l'air un peu perdu, les cheveux en bataille et le visage rosé. Il commence à manger lentement. Il peut tromper son monde, mais pas moi. Essayant de reprendre mes esprits un peu embrouillés par une scène troublante, je me décide à reprendre mon instinct de Serpentarde

« Alors…je ne savais pas que tu étais du genre à te soumettre

- Je ne comprends pas Pansy, de quoi tu parles ?

- Tu sais en général les Serpentards sont au-dessus, jamais en dessous. »

Je suis morte de rire face à ce visage en stade de décomposition, Blaise a enfin compris. Mais il faudra qu'on ait une discussion sérieuse tous les deux au sujet de sa conception du rapprochement des maisons.

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Son plan était parfait : aucune faille, aucune erreur n'était possible. Il aurait Draco, consentant ou non. Il lui appartiendrait, il serait sa propriété. Il imposerait sa marque dessus, personne ne pourrait le toucher. S'il le fallait, il le kidnapperait et l'emmènerait dans une île paradisiaque et déserte à l'autre bout du monde sorcier, voire Moldu. Et s'il devait frapper à la porte des martiens pour rester enfin seul avec lui, il le ferait sans hésiter. Il poignarderait même son meilleur ami pour l'empêcher de l'approcher…bon d'accord, il le reconnaissait : il le ferait avec un petit couteau en plastique…les amis c'est quand même sacré.

Un sourire machiavélique se dessina sur son visage. La première partie de son plan s'entama, lorsque Draco referma la porte de la salle de bain. Il devait maintenant se débarrasser de la concurrence : Potter. Il était tranquillement en train de faire ses devoirs comme un brave petit élève modèle

« Tiens, Harry, prends ça !

- Qu'est ce que c'est ?

- Une potion qui t'aidera à te concentrer. Je vais prendre la même »

Sans hésiter, Ron prit le flacon et fit semblant de l'avaler. Son plan marchait à la perfection. Harry but à son tour….

Et pendant qu'on entendait les bruits de la douche, son visage devient de plus en plus vert et pofff
Une grenouille sortit de sa bouche, puis une autre, et encore….Il se précipita vers l'extérieur de la chambre sous les yeux émerveillés de son ami. La première phase de son plan insubmersible avait marché et la seconde serait….

Un bruit interrompit ses pensées, quelqu'un frappait à la porte…Il ne restait plus beaucoup de temps pour son opération, et quelqu'un voulait tout saboter : si c'est Harry je le tue d'un Avada Kedavra
Il ouvrit cependant et un Black aux cheveux de fou entra dans la pièce :

« Où est Harry ?

- Oh, il ne se sentait pas bien, il est à l'infirmerie

- Tu n'aurais pas vu sa cape d'invisibilité, j'en ai besoin…c'est urgent !

- Elle est dans le tiroir…pourquoi en as-tu besoin ? »

Il n'eut pas le temps d'avoir sa réponse que Black était sorti de la chambre avec la cape sous le bras. Il haussa les épaules, après tout un Draco l'attendait. Il ne devait plus perdre de temps.
Il jeta un sort de déverrouillage à la porte de la salle de bain quand il entendit la douche s'arrêter.

« Et oui petites gouttelettes, vous ne serez plus les seuls à profiter de ce corps de neige, pensa le jeune Weasley »

La porte s'ouvrit laissant apparaître un Draco stupéfiait, qui cacha rapidement sa tenue d'Adam avec une simple petite serviette, qui ne demandait qu'à être arraché par les dents pointues d'une belette enragée…

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(1) je rappelle au passage que Draco a des lèvres qui sentent la fraise
(2) Leelo la reine de la pub, après le fromage, le vin….Un vrai festin ! Oui, mes petites bétas et lecteurs adorés, je vous en ai mis de coté, et oui il y a du pain et même de la confiture…de …de ….fraise !

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Après votre avis, je pourrais envisager de poster une suite en toute sérénité...