Chapitre 11 : Suspicions, Traductions, de quoi s'en retourner la tête.

Rares furent les Poufsouffles qui réussirent à rester éveillés lors du cours d'histoire de la magie, en première heure. Et c'est avec plaisir que tout Poudlard pu admirer ces bottes rouges en actions dans les couloirs.

« Nan sérieusement est- ce que vous avez vu leurs têtes au moment de s'asseoir dans la grande salle au déjeuner ? demanda Antoine hilare

« Tu veux dire cette tête la ? » Demanda Morgan en montrant son visage qu'il déformait comme s'il subissait une atroce douleur. Antoine acquiesça en secouant sa tête d'avant en arrière, incapable d'émettre le moindre son hormis celui de son rire alors que Scorpius levait les yeux au ciel comme si ses deux amis étaient deux stupides trolls des montagnes.

« Allons Malfoy rigole un peu avec nous, le gars qui a mis ça en place est un génie ! » s'exclama Morgan

« Oui sans aucun doutes, mais tu rigoleras surement moins quand ce sera notre tour, tu n'as pas vu la menace qui nous a été lancé ? » fit Albus avec une mine effarée.

« Arrêtes ! McGo est en pleine enquête, elle va trouver ce génie, et ça en sera fini pour lui. Salazar garde son âme ! » Pria Antoine en joignant les mains religieusement avant de se faire bousculer par Scorpius amusé par ses bêtises.

« Il paraitrait même que certains sorts qui ont été employés sont du niveau de 3ème année minimum… donc ça réduit le nombre de prétendant à la culpabilité » fit mystérieusement Judith qui venait d'arriver avec ses amies.

« Oh mademoiselle se lancerait-elle dans les investigations ? demanda Morgan, et sans attendre sa réponse, il recula de quelques pas et mis sa main devant sa bouche comme s'il tenait un micro avant de parler d'une voix forte : « Gentes dames et Damoiseaux, pour vous ce soir l'enquête impossible du mystère des bottes rouges, qui ? Quand ? Mais surtout pourquoi ? Notre détective privée, charmante et délicieuse Judith Worpel, vous dira tout ce que vous voulez savoir, … Aieuh ! »

Regina lui avait frappé l'arrière du crâne dans une claque tellement magistrale que tous ceux qui s'était arrêter pour écouter les âneries de Smith, riaient en le montrant du doigt.

« Ce n'est pas vraiment sympa de ta part, Rejoice ! lui fit-il remarquer en se massant la tête et en lui lançant un regard avadakadévérique.

« Tu regardes trop les talkshows à la télé tu devrais sérieusement arrêter, ça te bousille les neurones !

-Nan mais tu ne comprends pas ça fait une éternité qu'on est ici, je n'ai pas regardé la télé depuis des lustres ça me manque !

-Oui, ba non, ça te fait le plus grand bien… »

Et pendant qu'ils se disputaient, Judith et Antoine spéculaient sur l'auteur du méfait.

« C'est forcément un Serdaigle ! affirma-t-elle

-Et pourquoi donc Rita Skeeter ?

-Il faut forcément être super intelligent et avoir tout planifié à l'avance pour que : 1 ça marche, 2 il ne se fasse pas prendre rapidement. Les Gryffondors, et je sais de quoi je parle, auraient fait ça à la va vite limite ils auraient signé leur geste, les Serpentards ont été littéralement menacés et les Poufsouffles ne se seraient jamais attaqués à l'un des leurs !

-C'est un raisonnement plus que défendable, je suis d'accord n'empêche qu'il nous reste plus de sept classes à…

-Cinq en fait

-Cinq ? demanda –t-il dubitatif

-Ba oui, pense aux sorts où il faut être minimum de 3ème année pour les connaitre

-Ah oui en effet

-Je peux vous interrompre tous les deux ? » Demanda Rose, et en voyant leur regards interrogatifs elle continua : « oui euh, suis-je la seule à me demander, pourquoi un serdaigle se mettrait à la blague ? Je veux dire, c'est inconcevable un Serdaigle qui fait des farces, ce serait plus logique que ce soit un gryffondor, un gryffondor intelligent ça va de soi… non ? »

Et durant toute la soirée de ce merveilleux mardi tous les élèves parlaient du chef d'œuvre des deux jeunes Serpentards et ce fut ainsi toute la semaine, car Albus et Scorpius sans se concerter s'amusaient à faire ressortir des bottes de leur baguette lorsqu'ils voyaient des Poufsouffles attendant bras ballant dans les couloirs, les faisant courir d'effroi jusqu'à ce que ça ne les fasse plus rires.

Le samedi suivant Scorpius s'en alla rendre visite à Marie. S'arrangeant pour qu'Albus ne se pose aucune question sur son absence au parc, il arriva essoufflé à la tour.

« Oh ravie de vous revoir mon jeune Ami ! s'exclama le fantôme assis dans un fauteuil, si un fantôme peut être assis bien sûr.

-Le plaisir est pour moi, belle Dame… fit le jeune serpent en se pliant en deux pour la saluer.

-Que me vaut cette joie ?

-Je suis venu vous remercier pour ce livre sur la potion Poussoss, il m'a été très utile et si je n'ai pas un E à mon devoir de potion c'est que mon binôme m'aura tiré vers le bas…

-Ne soyez pas si pessimiste, mon cher, je suis sûre que vous aurez la note la plus juste qu'il soit et si vous pensez mériter une bonne note ne laissez personne vous en empêcher, ni votre professeur, ni votre binôme, donnez-vous toutes les chances nécessaires.

-Ce que je ferais sans aucun doute ma chère Marie. Que lisiez-vous avant que j'arrive ? Je suis étonné que vous ne connaissiez pas tous les livres qui sont ici sur le bout des doigts…

-Oh Ceux que je connais parfaitement me tiennent à cœur et c'est pour cela que je les relis régulièrement, mais je ne les ai surement pas tous lu, parfois j'en redécouvre même certains, et la mémoire me fait défaut… je ne me souviens pas les avoirs lu… Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui, j'étais intriguée par les évènements des semaines passées

-Vous voulez parlez de ces horribles crimes ?

-Oui, ceux-là même, et bizarrement cela me rappelle quelque chose, mais je ne sais plus de quoi il s'agit. Cela est fort désagréable comme sensation.

-Oui j'imagine. Serait-ce plus comme un déjà-vu ou comme quelque chose que vous auriez lu ? Ou que vous auriez vécu ?

-Non, je n'avais jamais rien vécu de tel. Ni lorsque la vie coulait encore en moi, ni depuis que la mort peuple mes pas… enfin jusqu'à il y a quelques semaines. Ce serait certainement une histoire lue… ou bien de l'histoire même, oui mais bien sûr ! Merci mon jeune ami, je crois bien savoir où j'ai lu ceci grâce à vous!

-Et bien c'est avec plaisir que je mets ma curiosité à votre disposition, sourit-il. Marie avait déposé le livre qu'elle tenait dans ses mains et s'était, après avoir tourbillonné autour de lui dans un moment de joie, envolée vers un rayon situé si haut qu'il ne voyait plus d'elle qu'une brume blanche. Cependant sa voix suave restait claire à ses oreilles.

-Humm c'est embarrassant ! fit-elle en redescendant

-Quoi donc ?

-Et bien, je me souviens que c'est dans un des livres appartenant à la collection écrite par Hérodote mais je ne sais plus de quel sujet il traitait… elle revint près de Scorpius avec trois pile de livres aussi grandes que son père, et il est bien connu que Drago Malfoy est un homme aussi grand que Harry Potter est myope.

-Ah oui en effet c'est un peu problématique, vous allez avoir énormément de lecture, me semble-il, fit-il avec un sourire contrit.

-Ne faites pas cette tête-là, jeune Scorpius, ce n'est pas comme si je détestais lire…répliqua-t-elle avec un grand sourire

-Oui c'est vrai, rit-il, sur ce, je vais m'en aller et retourner à mes occupations, vous laissant vous plonger dans votre lecture. Bien sûr, je reviendrais prendre de vos nouvelles, salua-t-il.

-Ce sera avec plaisir que je vous recevrais mon ami, prenez soin de vous.

Sur le chemin qui menait au parc il aperçut Crabbe et Bulstrode au détour d'un couloir et en profita pour avoir la discussion qui s'imposait avec ces deux brutes épaisses.

« Messieurs, ravi de vous croiser, je me devait d'avoir une discussion avec vous. Commença-t-il

-Malfoy, tu ne traines pas avec Potter ? demanda Bulstrode sarcastique

-Et bien vois-tu, cela ne te regarde pas… mes faits et gestes n'ont pas être épier et surtout pas par vous. Comment vont vos familles ?

-Pourquoi t'y intéresses-tu ? Se méfia Crabbe

-Eh bien Brutus, mon père est toujours le supérieur du tien, et de ce que j'ai entendu, il semblerait qu'il y ait quelques problèmes au sujet de son travail, il serait malencontreux que lors d'une discussion mon père apprenne qu'en plus de la médiocrité des actions du père, le fils se permet de malmener le fils de celui qui lui a permis de retrouver le statut qu'il a aujourd'hui… et par là j'entends le fait qu'Albus ait eu quelques soucis avec vous le premier jour.

-Potty est parti baver dans les jupes de maman Malfoy ? Ricana Bulstrode

-Je n'accepte absolument pas ce genre de sottises ! S'énerva Scorpius, dois-je te rappeler les litiges avec la justice, que ta famille supporte actuellement ? Et peut-être aussi que c'est mon père qui vous permets de garder votre toit grâce à quelques-unes de ses connaissances ? Tu n'es, pas plus que Crabbe, dans une position qui te permet de me manquer de respect à moi ou à Potter. Est-ce bien clair ?

-Parfaitement ! Siffla Bulstrode, mais ce ne sera pas toujours le cas Malfoy

-Que Morgane t'entende, je n'aime pas avoir des parasites dans mon entourage.»

Sur ces mots Scorpius les contourna et parti en direction du parc les laissant furieux et vindicatifs.

Quand Scorpius fut arrivé dans le parc, Rose se leva d'un bon et courut dans sa direction. Etonné de voir la jeune fille se précipiter vers lui, il commença à accélérer son allure jusqu'à se tenir près d'elle.

« Quelque chose ne va pas ? » demanda –t-il inquiet

« Oui ! Je t'attends depuis au moins 10 minutes et Albus qui se tue à me dire que tu arrives d'un instant à l'autre que tu es quelqu'un d'extrêmement religieux avec l'heure, à croire qu'il t'idolâtre…

-Weasley lâche moi le bras ! Tu vas me l'arracher si tu continues !

-Mais dépêche-toi alors, j'ai pas que ça à faire moi !

Calme-toi ! Tu commences sérieusement à me porter sur les nerfs là ! Okay ? J'arrive c'est bon on n'est pas obligé de courir !

-Oui c'est vrai excuse-moi, mais c'est juste que je suis si pressée !

-De quoi ?

-Attends qu'on soit arrivés…

-D'accord… » Quand il fut assis sur le banc, tous les regards se tournèrent vers Rose. Elle était restée debout au centre des quatre bancs. Le vent dans ses cheveux lui donnait un air de walkyrie comme sur le tableau qui menait à la tour de divination qu'Albus avait visité il y a peu en se perdant dans le château.

-Bon Alors Weasley qu'est ce qu'il y avait de si urgent pour me démembrer ?

-Oui pourquoi tu ne tiens plus en place ? demande Morgan

-Eh bien voilà, mon oncle a mis au point des parchemins particulier qui permettent de communiquer ensemble et je vous les passe à vous car on se voit de plus en plus souvent pour certaines raisons et donc qu'ils peuvent nous servir, voilà il y a les notices à l'intérieur. Regina je peux te parler ?

-Oui bien sûr. » Laissant les autres ouvrir les paquets et commenter ce qu'ils lisaient, Rose commença à questionner Regina à propos de son parchevogh.

« Ton oncle George est super sympa, je peux discuter oralement avec tout le monde, c'est pour ça que tous les soirs je reste un peu dehors, mais par contre pour les sms il y a encore des problèmes pour les adapter, je les reçois mais ne les vois pas…

-Les essemesse ?

-Oui c'est la rubrique « discussion écrite indirecte »

-Oh okay d'accord, c'est sympa alors

-Ouai, j'ai proposé quelques autres idées à ton oncle et il va voir s'il y a un moyen de les intégrer…

-C'est quoi ?

-C'est une surprise !

-Aller s'il te plait, Régina ? S'il te plait s'iiiiill teeee pplaaaaiiiiittttt !... »

Pendant que tous étaient réunis au parc profitant des derniers jours de beau temps, Albus lui se démenait à la bibliothèque, pour trouver une traduction aux runes trouvées sur le chaudron. Il avait demandé à Hermione s'il pouvait lui emprunter ce livre qu'il avait lu dans son bureau cet été et elle lui avait envoyé le matin même.

C'était plus un manuscrit de deux milles pages qu'un livre, il était si vieux que certaines pages se cassaient sous ses doigts. Il avait été obligé de trouver un sort dans le rayon « sortilèges - sort utilitaires » pour le protéger.

Il avait donc découvert que les runes du chaudron provenaient d'un alphabet runique apparu au VIIème siècle chez les sorciers. En effet les runes diffèrent dans le monde sorcier et moldu à partir du VIème siècle. Importées de Scandinavie à la fin du quatrième siècle en Angleterre, elles évoluent et les moldus s'en servent alors aussi bien que les sorciers. C'est à partir du IXème siècle seulement que la christianisation moldu en place depuis deux siècles change les habitudes au point d'imposer l'alphabet latin. Pourtant chez les sorciers l'utilisation des runes cohabitera avec le latin jusqu'au seizième siècle. La recrudescence de la chasse aux sorcières à cette époque obligea les sorciers a enterré pour un temps cette pratique courante, c'est pour quoi, pour un temps perdue, l'étude des runes est devenu si compliquée de nos jours.

Les runes du chaudron étaient alors très anciennes. Albus se débattait corps et âme avec les bouquins dans sa recherche de traduction runique et d'interprétation concluante. Au bout de trois heures il froissa sa feuille et la jeta derrière lui dans un élan de fureur.

« Tout doux gamin si tu expliques à ton professeur que tu as vraiment fait des efforts je suis sure qu'il te donnera un délai ! » fit une voix féminine derrière lui. Albus se retourna et vit une grande fille se baisser pour ramasser la boule de papier.

« Oh pardon ! Je n'ai pas regardé où je l'envoyais » s'excusa-t-il en se frottant l'arrière du crâne gêné. Elle l'ouvrit tout en continuant.

« Faut pas stresser gamin, je peux peut être t'aider, c'est à propose de quoi ? Oh des runes… tu n'es pas trop jeune ? » Demanda –t-elle étonnée en regardant le parchemin puis Albus et inversement.

« Eh bien j'essaye de me cultiver mais je ne sais pas pourquoi elles ne veulent absolument rien dire… mais je ne suis pas un expert donc je dois surement me tromper quelque part ou alors ce sont les bouquin qui me font tourner en bourrique…

A Poudlard ce ne serait pas nouveau, rit elle, montre-moi les originales » il lui montra alors la retranscription qu'il avait faite et elle resta silencieuse, concentrée sur les écrits d'Albus, feuilletant parfois un livre à portée de main. Albus contemplait son visage fin qui était comme un livre ouvert, et où il pouvait lire lorsqu'il avait fait une erreur, qu'il avait eu un éclat de génie où que quelque chose qu'il avait écrit clochait. C'est alors qu'elle eut un grand sourire et des lumières dans les yeux.

« Tout d'abord bravo, pour quelqu'un qui est en première année tu as fait du boulot de cinquième au moins… ensuite je pense que tu as affaire à une variante que j'ai vu à la fin de l'année dernière, elle est peu connue… je reviens » fit elle en se levant. Albus lui était fier et souriait devant son travail. Il analysa rapidement les coups de crayon et les notes qu'elle avait écrites sur ses parchemins.

« Yep ! Je suis trop forte… enfin on est trop fort parce que si t'avais pas fait tout le boulot avant j'en aurais eu pour des plombes à m'en rendre compte !

-De quoi ?

-Et bien il y a une variante de cet alphabet en East-Anglia à la fin du neuvième siècle. Très peu connue car très peu pratiquée, les spécialistes sont sûrs de l'alphabet et de l'interprétation de chaque runes mais l'écriture runique intrinsèque elle est plus compliquée car elle s'avère être un mélange de cette alphabet avec l'écriture de celui alors courant et d'une forme plus occidentale… ne me regarde pas avec cet air de chien battu, voyons, en fait tes phrases sont très épurées, tu n'as que cinq verbes donc elles vont être simples à traduire, enfin aussi simple que cette variante le permet » Albus l'a regardait avec des yeux exorbités pendant qu'elle parlait rapidement. On aurait dit qu'elle s'y connaissait mieux que personne.

« Eh gamin on se met au boulot ! Prends un crayon et suis ce que je te dis ok ?

-A vos ordres mon commandant !

-Bien … alors d'abord t'as troisième rune là ce n'est pas 'fehu' mais 'anzuz' … » Au bout de vingt minutes de correction d'interprétation et de débat ils avaient presque fini.

« 'Ok grafseiðs gata' ça nous donne la voie du serpent c'est ça ?

-Oui gamin mais si j'en crois le reste de la phrase, je pense qu'il faut comprendre, 'comme le chemin qu'emprunte le Serpent', tu vois ?

-Euh…

-Et bien : ça explique comment tu t'y prends pour faire 'un breuvage parfait' donc je pense que le Serpent est une comparaison.

-Humm oui ça tient la route…

-Bien sûr que 'ça tient la route' !» Ils finirent la traduction quelques minutes plus tard et Albus était si content qu'il ne tenait plus en place.

« Je te remercie beaucoup…c'est quoi ton nom ? »demanda-t-il tout d'un coup réalisant qu'ils ne s'étaient même pas présentés

« Mandy Davies pour te servir, ce fut un plaisir Potter, à bientôt ! » Elle s'en alla en faisant voler sa robe pendant qu'Albus restait déconnecté et bras ballants debout devant l'alvéole où ils travaillaient tous les deux quelques instant plutôt. Cette fille était l'incarnation même de la perfection.

« Oui enfin je pense qu'elle était imbue d'elle-même !

-Scorp ! C'est une déesse ! Elle a traduit cette phrase sur laquelle je planche depuis des jours et elle est tout simplement magnifique ! » Après s'être repris Albus s'était précipité vers les cachots et avait repéré Scorpius assis dans un sofa dans un coin de la salle commune.

-Oui on est en première année et elle en septième Al, en plus elle est la meilleure de sa classe en étude des runes et elle sort avec Declan Corner qui est à Serdaigle avec elle. Lui répondit nonchalamment Scorpius.

-Oui une dées… quoi ? Mais elle a ces petites fossettes et puis ces yeux brillant et…

-Et elle a un copain et tu as sept ans de moins qu'eux !

-Oui mais…

-Mais rien du tout Albus ! Arrête de rêver et dis-moi alors ce que veulent dire les runes !

-Moui si tu veux… », Albus se résigna et sorti un parchemin de sa poche l'ouvrit et se mit à lire, « Patience et maîtrise de soi sont de grandes vertus pour qui se lance dans la réalisation de projets jamais imaginés. Comme le serpent, il te faudra attendre le moment propice et te préparer à l'avance, pour créer un breuvage parfait.

-Oh en gros c'est des encouragements pour faire des potions…

-Oui et le serpent ?

-Quoi le serpent ?

-C'est la signature de Serpentard !

-Ce n'est pas le seul à aimer les serpents tu sais !

-Oui mais une salle cachée, avec pour mot de passe 'sang pur' rempli de chaudrons et de livres sur les potions… allô ! il a signé son chaudron… et la salle qu'il a créée !

-Nan, la salle qu'il a créée c'est la chambre des secrets.

-Pourquoi n'en créer qu'une, je veux dire, la chambre des secrets c'était pour élever le basilic, ce n'est pas super pour faire des potions un basilic qui se trimballe partout et qui renverse des chaudrons !

-Oui certes, donc ce serait en quelque sorte le laboratoire de Salazar ?

-Je pense ouais…

Alors que Rose tentait désespérément de faire parler Régina, un ricanement se fit entendre, faisant se tendre les deux jeunes filles.

« C'est pathétique, Weasley !... enfin non d'un côté c'est normal que tu supplies, c'est bien comme ça que ta famille gagne de quoi vivre ?

-Roockwood, quel malheur !

-Je suppose que c'est un oui…

-Ma famille ne supplie personne !

-Ah oui ? Grande nouvelle ! Les belettes ont enfin un peu de dignité, c'est arrivé quand ? fit-elle avec cynisme

-Ma famille n'a jamais supplié ! Contrairement à la tienne, n'est-ce pas ? demanda la rouquine avec une flamme dans ses grands yeux bleus

-Foutaises ! Tu perds la tête roussette ! fit Daeva en reculant d'un pas

-Ton père ne s'est il pas mit à genou devant mon oncle qu…

-Caput Revertis! »

Avant que Rose n'est pu finir sa phrase, sa tête commença à tourner sur elle-même sans qu'elle ne puisse rien faire et en quelque seconde elle put voir son dos et les quelques brins d'herbe qui était s'étaient collés à sa robe lorsqu'elle s'était allongée. C'est quand elle voulut s'épousseter pour rester humble qu'elle se rendit compte que si sa tête avait tourné ses membres eux avaient toujours le même camp d'action… elle devrait reculer pour avancer et pour écrire ce serait vraiment impossible…

Daeva riait à gorge déployée devant le spectacle qu'offrait Rose, Régina elle était dépitée, incapable d'aider son amie.

Rose se retourna alors, et fixa sa Némésis avec toute la haine dont elle était capable.

« Tu n'aurais pas dû, Roockwood ! Tu le paieras et je te jure que je prendrai un plaisir malsain à te faire manger la poussière !

-Je me demande ce qu'une belette est capable de faire, … je croyais que c'était les chouettes qui pouvait tourner leur tête comme cela, et non les belettes, tu es déjà pleine de surprise Roussette ! »

Avant qu'elle ne puisse répondre, Daeva s'esclaffa et parti en direction du château, laissant les deux amies dans une situation plus que bizarre.

« Rose ?

-Oui, fit-elle avec un air morne

-On va à l'infirmerie ?

-Oui »

Toute la joie de la journée retournée au fin fond de son antre, c'est les épaules baissées et sous les regards moqueurs des élèves qu'elles partirent voir l'infirmière.

Rose du rester au repos tout le week-end et en profita pour imaginer des plans machiavéliques mais rien n'était assez méchant à son goût. Pendant ce temps-là Albus avait réunis tous ces amis pour leur faire part d'une grande nouvelle.

« Bien alors mercredi c'est l'anniversaire de Rose et je voudrais lui faire une surprise pour qu'elle soit de meilleure humeur.

-Quoi comme surprise ? demanda Judith excitée par l'idée

-Tout d'abord je veux que personne n'en parle durant toute la semaine !

-C'est logique sinon ce ne serait plus une surprise, fit Alecto sarcastique

-Non je ne parlais pas de la surprise mais de l'anniversaire, je veux dire par là aucun « alors ça fait quoi d'avoir bientôt 12 ans », ou « qu'est-ce que tu as demandé comme cadeau » etc.…

-Je peux demander pourquoi ? demanda Régina dubitative

-Je veux que tout le monde fasse comme si il avait oublié… d'accord ? » Après un oui général ils entamèrent les préparatifs de la surprise. Pourtant quand tout le monde se dispersa Démocrite vint retrouver Albus pour lui parler.

PS : caput : tête et revertis : retourner