Coucou,
voici la suite qui sera maintenant beaucoup plus soft.
J'espère que ça vous plaira quand même.
Merci pour vos reviews et bonne lecture.
Hôpital de Bethesda – salle d'attente – samedi 21 décembre – 10h10
Cela fait déjà 1h30 que Tony est au bloc opératoire pour sa jambe droite.
Toute l'équipe du NCIS est présente y compris Ducky et Abby.
Tout le monde attend patiemment sauf Gibbs qui se lève de sa chaise pour faire les cent pas.
Palmer et Breena entrent dans la salle.
Palmer : Bonjour tout le monde.
Abby se lève pour embrasser Breena : C'est trop mignon vous êtes venus.
Breena : Ben je vais bientôt faire partie de cette famille, non ?
McGee : T'en fais déjà partie.
Breena s'assied avec Palmer : Merci.
Palmer : Alors s'en est où ?
Gibbs grogne : Nul part, pas de nouvelle.
Ducky réprobateur : Jethro !
Gibbs d'un ton sec : Quoi ?
Tout le monde se tourne vers lui étonné.
Ducky : C'est une opération délicate et longue, y en a encore pour au moins une heure.
Gibbs : Je vais me chercher un café. Et il sort.
Breena : Qu'est-ce qui lui arrive ?
Ducky : Ecoute mon enfant, Jethro et Anthony sont deux, oh veuillez m'excuser l'expression, mais deux imbéciles.
Le premier est un ancien Marine au passé douloureux, avec un instinct de sentinelle et qui fait tout pour cacher ses émotions.
Le second est un charmeur doté d'un humour exécrable, avec des références cinématographiques permanentes, mais ceci n'est que la diversion de son mal-être intérieur.
C'est leur point commun, ils passent leur temps à dissimuler leurs sentiments.
Toute l'équipe écoute le légiste avec attention.
Mais ces deux hommes ont quelque chose entre eux que personne ne peut définir.
Le professeur et l'élève, le patron et l'employé, l'adulte et l'enfant. Ils sont en désaccord, ils s'aident, se défient, se sauvent et se protègent.
Au fil des années, mais je peux vous garantir que ce lien a commencé dès le début, ils se sont unis comme un père et un fils. Quand l'un d'entre eux est mal, malgré leurs efforts à le cacher, l'autre le ressent, ce qui rend leur inquiétude, bien plus présente que chez les autres, et cela les rend particulièrement irritable.
Gibbs rentre dans la salle d'attente avec son café : Je suis comme ça avec toute mon équipe.
Ducky : Oh non Jethro. Il est vrai que tous ceux présents dans cette salle comptent énormément pour toi, mais avoue que personne n'a le droit de toucher à ton fils adoptif et pour lui à son père de cœur.
Gibbs à l'air de réfléchir et se met à sourire au légiste. Ducky lui sourit également car sans rien dire et dans la plus grande discrétion, Gibbs vient d'avouer pour la première fois son lien tout particulier avec son agent.
Abby pose sa tête sur l'épaule de McGee assit à ses côtés. Palmer et Breena s'entrelacent les doigts. Et Ziva, aussi inattendu que possible, a les larmes aux yeux.
Gibbs s'assied et attend perdu dans ses pensées.
11h45
Un médecin entre dans la salle d'attente. Tout le monde se lève.
Médecin : Vous êtes là pour l'agent DiNozzo ?
Gibbs : Oui.
Médecin lui serre la main : Docteur Brant, chirurgien, je me suis occupé de l'opération.
Gibbs : Agent Gibbs, son patron.
Dr Brant : Bon ça été un peu plus long que prévu mais tout c'est bien passé. Il est dans sa chambre, il ne devrait pas tarder à se réveiller.
Ducky : Bonjour, docteur Mallard, légiste. Dans combien de temps il pourra quitter les lieux ?
Dr Brant : 4 jours, mais il devra aller en maison de repos.
Gibbs : Non.
Dr Brant : Pardon ?
Gibbs : Il ne voudra pas y aller.
Abby : C'est vrai, pour lui ça fait déjà trop longtemps qu'il est là.
Dr Brant : Peut-être, mais l'agent DiNozzo sera dans l'impossibilité de se déplacer en béquilles, il est plâtré sur tout le long de la jambe pendant 3 semaines. Il aura besoin d'une aide en permanence. Je sais qu'il vit en appartement et ce n'est pas l'idéal.
Gibbs : Il viendra chez moi.
Toute l'équipe le regarde plus qu'étonner.
Gibbs fait une grimace et hausse les épaules : Quoi ?
Un peu tout le monde : Non, non, rien.
Gibbs : Je n'ai pas pris de vacances depuis le Mexique, Vance ne verra pas d'inconvénient que j'en prenne deux.
Une voix derrière : Et vous avez raison agent Gibbs.
Gibbs se retourne et salue : Directeur !
Vance : Je venais m'assurer de l'état du meilleur second agent du NCIS.
Gibbs avec un petit sourire en coin : Il va s'en remettre.
Vance : Bien, dans ce cas veuillez m'excuser mais ma famille m'attend pour un week-end bien mérité. Mais je vois que l'agent DiNozzo est entre de bonnes mains.
Il salue tout le monde d'un hochement de tête.
Gibbs lui en fait un également en guise de remerciement.
Dr Brant : Bon, mesdames, messieurs, moi aussi veuillez m'excuser.
Ducky : Oui bien sûr docteur Brant.
Dr Brant à Gibbs : On se reverra pour remplir les papiers nécessaires.
Gibbs lui sert la main : Merci.
Le docteur sort.
Abby toute excitée : Bon, si on allait voir notre italien préféré, j'ai hâte de voir sa tête quand tu vas lui annoncer que tu le prends chez toi.
Ziva : Moi j'aimerais bien être un bourdon, pour vous voir une fois chez vous.
McGee : Une mouche Ziva.
Palmer rigole : Oh oui, ça doit être vraiment . . . il s'arrête de parler. Gibbs le regarde. Euh pardon.
Tout le monde part dans la direction de la chambre de Tony. Les infirmières ne disent rien, elles connaissent cette équipe et il vaut mieux s'abstenir de leur faire des reproches.
Dans la chambre, Gibbs et Ducky prennent place sur les deux fauteuils, Ziva sur le rebord du lit, Abby sur la chaise et les autres restent debout.
35 minutes plus tard
McGee : Il prend son temps.
Gibbs : Il a toujours aimé se faire désirer.
Tony gémît.
Ziva se lève et se penche sur lui et doucement : Tony, réveilles toi.
Tony ouvre les yeux : Je dois être au paradis. Ma p'tite ninja au réveil, y a rien de plus beau.
Elle lui fait un bisou sur le front et se sourient. Elle se redresse. Et tout le monde se lève.
Tony : Waouh, vous êtes tous là !
Abby l'étreint rapidement et fait des gestes dans tous les sens : Tony, y a truc qu'il faut que tu saches, c'est génial, que dis-je, c'est extra-formidable, même quand tu avais fait quatre strikes avec sœur Rosita c'était moins génial, quoique là j'avoue j'étais particulièrement jalouse, enfin bref là c'est, c'est . . .
Tony : Abby, tu me fais mal à la tête.
Abby : Pardon.
Abby : Ce que je veux dire, c'est que tu restes encore 4 jours ici.
Tony : Et ça c'est une bonne nouvelle ?
Abby : Non, pas ça, mais ça après . . .
Gibbs la coupe : Tu viens chez moi en convalescence 3 semaines.
Tony est bouche bée.
Abby : C'est génial hein ? Le grand manitou et l'italien le plus charmeur ensemble.
Tony grimace : Finalement je crois que je suis en enfer.
Abby d'une mine boudeuse en croisant les bras : Tooonyyy !
Ducky : Bon les enfants, il faudrait laisser notre cher ami se reposé.
McGee : Tu as raison Ducky. Aller salut Tony, repose toi bien.
Tony : Merci Timmy.
Ils se serrent la main. Abby lui fait un câlin et part avec McGee. Ducky le salue de la tête.
Breena : A plus tard Tony.
Tony : Merci d'être venue.
Breena : Normal.
Palmer et Tony se tapent la main, puis le poing, et Breena sort.
Tony arrête Palmer avant qu'il sorte : Eh le gremlins de l'autopsie.
Palmer se retourne.
Tony : Prends soin d'elle, l'amour c'est précieux, crois moi.
Palmer : T'inquiète pas Tony.
Ziva : Bon, ben moi aussi j'y vais.
Tony : Au revoir, petite ninja. Il lui fait son grand sourire Dinozien.
Ziva : Méfie-toi, mon derrière poilu. Ils se sourient. Tony la regarde partir et se tourne vers Gibbs.
Tony : Alors comme ça, 3 semaines chez toi ? Tu crois que c'est possible ?
Gibbs : On l'a déjà fait.
Tony : Oui, 2 jours et on a failli s'entretuer. C'était pas terrible.
Gibbs s'avance vers la sortie : Dans ce cas, je vais aller prévenir le docteur Brant que tu préfères aller en maison de repos.
Tony : Nan, je plaisante Gibbs. Ça va le faire, tant qu'il y a la télé.
Gibbs revient vers son agent avec un sourire en coin.
Tony : Dit patron, les règles du bureau s'appliquent aussi chez toi ?
Gibbs : Avec d'autres.
Tony grimace : Cool !
Gibbs : Bon sérieusement . . .
Tony : Je suis toujours sérieux Gibbs.
Gibbs : Disons que tes références cinés font parties du boulot.
Tony : Ca m'aide.
Gibbs : Aller, le moral ça va ?
Tony : Ouais.
Gibbs : Sûr ?
Tony : Sûr. C'est vrai que ces derniers temps, j'ai eu beaucoup de mauvais souvenirs, et ce n'est pas plus mal. Maintenant je sais et j'ai envie que quelqu'un m'accompagne dans la vie.
Gibbs : Ziva ?
Tony gêné : Hein quoi ?
Gibbs : DiNozzo, tu aimes Ziva ?
Tony sourit nerveusement : Bien sûr que non !
Gibbs : Tony !
Tony : On est proche, je te l'accorde mais c'est tout.
Gibbs il s'avance vers la sortie : Si tu le dis.
Tony : Et puis y a la règle n°12.
Gibbs ouvre la porte : Les règles sont faites pour être enfreintes DiNozzo. Et part.
Tony se retrouve seul, mais dit quand même à voix haute : Je rêve, ou il vient de me donner la permission.
