Chapitre 11
Le lundi suivant je passais une journée ordinaire, j'étais allé en cours et avais supporté les railleries de Mike au sujet de « mon ami indien » avec lequel j'avais encore passé le weekend.
Tu devrais passer ton temps avec des gens de ton âge, pas avec des gamins de la réserve. M'avait-il dit.
Je rentrais chez moi, soulagée d'avoir vaincu ce premier jour de semaine. Jacob me passa un coup de fil, il était de ronde toute la soirée. Je fus un peu déçue. J'avais espéré le voir ce soir là. Je préparais donc le diner pour moi et Charlie. Je commençais ensuite mes devoirs et m'avança même pour toute la semaine. Cette nuit là, fut particulièrement agitée. J'étais avec Jacob, dans la forêt habituelle de mes rêves. Tout allait bien, jusqu'à ce que j'aperçoive un éclair rouge vif au milieu des arbres. Jake m'ordonnait de courir, de partir le plus loin possible, mais je ne pouvais pas le laisser seul contre elle. Alors en une seconde je la vis, ses cheveux tels des flammes rouges vives qui flottaient au gré du vent. Vitoria… je me réveillais alors en sursaut. N'ayant pas le courage de me rendormir, je me levais directement malgré l'heure, je passais un bon moment dans la salle de bain, puis j'enfilais mon jeans et une chemise.
- Bonjour Bella.
- Salut Charlie.
- Tu es bien matinale aujourd'hui. Tu es tombée du lit ?
- On peut dire oui.
Je m'assis et mangea ce qui me passa sous la main. Je regardais par la fenêtre, le soleil rayonnait. Je pris mon sac et me dirigea vers ma camionnette, je serais en avance au lycée, comme cela je pourrais revoir mes notes pour le devoir de sciences. Je mis la clé dans le contact, je la tournai, rien ne se produisit. Le moteur ne rugissait pas, il se contentait de cliqueter. Je recommençai, et toujours rien. Non, je n'avais pas besoin de ça…je réessayais une autre fois, sas résultat. La journée s'annonçait mal. Je vis sortir Charlie de la maison. J'avais eu raison de vouloir partir tôt ce matin. J'ouvris la portière et appela mon père.
- Papa ! appelais-je. La voiture ne veut pas démarrer !
- Oh. Attend, ressaye. C'est surement la batterie, constata t il pendant que je m'affairer à démarrer la Chevrolet.
- Oh, ce n'est pas vrai…soufflais je.
- Allez je te dépose, ce n'est pas grave. Je me charge de la faire réparer.
- Ok.
Je montais dans la voiture de patrouille de Charlie. Heureusement, les autres élèves ne seront pas encore arrivés. Je ne voulais surtout pas qu'ils me voient débarquer dans une voiture de police. Même s'ils savaient très bien que j'étais la fille du shérif. Le trajet fut silencieux, comme tous les moments passés avec Charlie. Il s'arrêta juste à l'entrée du parking.
- Merci Charlie.
- De rien. Mais je ne pense pas pouvoir venir te chercher. Tu devras rentrer à pied.
- Pas grave, il fait beau.
- Bonne journée.
- Ouai, merci. Toi aussi
J'allais m'assoir sur un banc le temps que le monde arrive un peu. La bande ne tarda pas à arriver, je leur adressai un signe de la main.
- Hey Bella ! tu es là, demanda Mike. Je n'ai pas vu ta camionnette.
- Non, elle est en panne. C'est mon père qui m'a déposée.
Sur ces paroles nous nous dirigeâmes vers la salle de classe. La matinée fut très longue. J'essayais de suivre les cours mais j'avais décidemment l'esprit ailleurs. Je pensais à Jacob. Il me manquait terriblement. Pourtant cela ne faisait qu'un jour et une matinée que je ne l'avais pas vu. Mais le temps me paraissait considérablement long. Le midi Mike me proposa de me ramener chez moi à la fin des cours. Offre que je déclinais aussitôt. Il paraissait déçu, mais je n'avais aucunement envie d'être seule avec lui.
La sonnerie qui annonçait le dernier cours retentit alors. Je me rendis sur le parking. Le soleil avait disparut et laisser place aux nuages. Je soupirais.
- Ce n'est pas ton ami là-bas Bella ? m'interpelle Angela.
- Quoi ? où ça ? demandais-je surprise.
- Tu ne m'avais as dit qu'il était…aussi mignon, je comprends pourquoi tu passes autant de temps avec lui maintenant !
Je suivis du regard la direction qu'Angela m'indiquait, et c'est alors que je vis garée la Volkswagen que je connaissais si bien. Mon cœur battait à tout rompre lorsque je reconnus son conducteur adossé à la portière passagère. J'ai eu du mal à m'empêcher de ne pas courir pour se jeter à son cou. Je remarquai que les yeux de mes camarades s'élargissaient en prenant la mesure du mètre quatre vingt quinze de Jacob, de son corps musclé comme celui d'aucun autre garçon de seize ans. Ils détaillaient son tee-shirt moulant noir sans manche. Cependant ils détournaient assez vite leur regard et passaient au large maintenant une sorte de bulle territoriale. Il m'adressa un de ses larges sourires lorsque j'arrivais à sa hauteur. Je saluais Angela et rejoignis mon ami.
- Salut Bella.
- Salut…Jake…mais qu'est ce que tu fais là ?
Charlie a appelé Billy…avoua t il en me souriant - Dieu que j'aimais qu'il me sourit ainsi. – Il a demandé si je pouvais passer voir ta camionnette. Je m'en suis occupé cet après midi, comme j'étais de garde cette nuit, je ne suis pas allé en cours. Elle est comme neuve ! Ta batterie était juste déchargée.
- Merci.
- Je t'en pris. Donc je me suis dit comme j'étais à coté, que je pourrais venir te chercher.
- Gentille attention, dis je en lui souriant, car j'étais plus qu'heureuse qu'il soit là.
Il me prit la main, je m'approchais alors de lui, je voulais le sentir contre moi, mais je stoppais mon mouvement, consciente des regards rivés sur nous. Sentant mon malaise Jacob lâcha ma main.
- Jake, je suis…dis je en tentant de m'expliquer.
- Ne t'en fait pas…les relations secrètes sont les plus excitantes ! ria t il en m'ouvrant la portière.
Levant les yeux au ciel, je montais dans la voiture. Il me rejoignit et démarra la Golf.
- Au fait, je ne t'ai pas parlé du coût de mon intervention…m'informa t il.
- C'est à dire ?
- Et bien, disons que tu m'es redevable.
- Que puis-je faire en retour ?
- Je pensais que…étant donné que je ne vais en cours que deux fois par semaine, j'aurais besoin d'un peu d'aide. Billy me tape sur les nerfs. Donc je cherche une personne intelligente, douée, patiente et tant qu'à faire plutôt jolie pour me donner des cours particulier.
- Et cette fameuse personne aux innombrables qualités, ça serait moi ? supposais-je.
- Dans le mile.
- Ne serait ce pas également une excuse pour passer du temps avec moi.
- Disons que par la même occasion, ça m'arrange bien !
- Alors j'accepte. Je serais ton professeur, répondis en riant. Mais tu as intérêt à être discipliné et faire tout ce que je te dirais.
- A la limite de ce dont je suis capable.
- C'est ce qu'on verra.
- Tu crois me faire peur Isabella Swan ? m'interrogea t il avec un sourire en coin.
- Professeur Isabella Swan, rectifiais je, hilare.
Nous ne tardions pas à arriver chez moi. Je l'invitais à rentrer, et jetais mon sac de cours dans l'entrée. Je pris alors le temps de le regarder. Je ne tardais pas à séparer la distance qui était installée entre nous. Je le serrais contre moi.
- Tu m'as manqué Jake.
- Tu m'as manqué aussi.
Je levais les yeux vers lui, et me hissant sur la pointe des pieds, l'embrassais tendrement. Il caressa ma joue. Sa chaleur me pénétra toute entière. Il me serra plus fort contre son torse. A bout de souffle je me reculais.
- Ton premier cours peut surement attendre demain ? Billy ne m'en voudra pas ?
- Je lui dirais qu'on a travaillé comme des fous.
Je lui pris la main et le conduisais jusqu'à ma chambre à l'étage. Je ne tenais pas à rester dans le salon, je ne voulais pas que Charlie nous surprenne ou nous interrompe de nouveau. Au moment où je montais les marches, j'étais euphorique, heureuse d'être avec Jacob. Je le remerciais toujours intérieurement de m'avoir redonné l'humanité que j'avais perdue.
Nous restions allongés sur mon lit un moment, après un long baiser, je regardais Jacob. Il avait l'air pensif tout à coup.
- Jake ? Qu'est ce qu'il y a ?
- Rien. Ca va.
- Dis-moi tout de suite ce qui te préoccupe Jacob Black.
- J'ai peur de ta réaction…
- Tu sais que tu peux tout me dire.
- Je…je me demandais où tu es étais…est ce que tu penses encore à lui ?
Je me figeais, ainsi c'est ce qui tourmentait Jake. Son visage se fit alors inquiet, attendant une réponse de ma part. Son souvenir cependant ne me donna pas la peine à laquelle je m'étais attendue. J'eu un pincement au cœur. Mais ce dernier étais plutôt dû à l'inquiétude de Jacob.
- Ca m'arrive encore, parfois, je ne vais pas te mentir. Mais jamais quand tu es là, le rassurais je.
Il hocha la tête en fermant les yeux.
- Puis je te poser une autre question ? me demanda t il.
- Bien sur.
- J'embrasse mieux que lui ?
Cette question me désarçonna encore plus que la première. Je le regardais les yeux grands ouverts par la surprise. Lui affichait un air sérieux. Comment répondre à cette question. Comment réussir à comparer deux relations aussi différentes.
- Ce n'est pas vraiment comparable.
Sans avoir eu le temps de comprendre, il se retrouva sur moi, ses lèvres cherchaient avidement les miennes. Il m'embrassa passionnément, baiser auquel je répondis avec la même urgence. Il se redressa et m'observa à bout de souffle.
- Est-ce qu'il t'embrassait comme ça ?
- Non, répondis dans un souffle avant de l'attirer vers moi et de retrouver sa bouche.
Je resserrais ma prise autour de son cou. Sa main caressa mon épaule avant de parcourir mon bras, mes cotes, ma taille, ma hanche, ma cuisse. Je cessais de respirer. Il souleva ma jambe droite pour l'amener sur lui. Je m'enflammais. Je ramenais mon autre jambe sur lui, pendant qu'il caressait ma taille.
- Est-ce qu'il te touchait comme ça aussi ?
Je hochais la tête. Bien sur que non Edward ne m'avait jamais touché comme cela. Il avait bien trop peur de perdre le contrôle de lui-même. Ces sensations étaient nouvelles pour moi. L'envie, le désir, la passion étaient des émotions que j'avais juste effleurées pour l'instant. Mais avec Jacob, elles ne cessaient de croitre. J'aimais sentir son corps chaud contre le mien, caresser sa peau brulante, serrer son torse musclé contre moi. Je ne me sentais complète qu'à ces moments là. Plus j'étais proche de Jake et plus je sentais quelque chose en moi se développer. Une émotion que je n'arrivais encore pas à définir. La nuit était tombée désormais. Je passais mes mains sous son tee-shirt. Son dos réchauffa mes paumes. Ma soif de lui s'accentua lorsque je sentis sa main effleurer ma poitrine. Mon cœur battait à tout rompre. J'avais chaud, je commençais à transpirer. Jacob m'aider à retirer ma chemise, je n'étais plus vêtue que d'un débardeur à fines bretelles. Il embrassa ma mâchoire, puis mon cou, pour descendre jusqu'à mes épaules. J'avais l'impression d'être en flamme. Je portais mes mains sur le tee-shirt de Jacob et le tirais vers moi, il se redressa pour m'aider à le lui enlever. Je voulais sentir sa peau contre mon corps. Je le ramener contre moi et écrasais mes lèvres sur les siennes. Sa langue chercha la mienne. La passion grandissait, je me sentais perdre toute maitrise. Plus rien n'existait à part nous. Nos souffles devenaient de plus en plus effrénés. La sensation particulière réapparut, beaucoup plus forte que les autres fois. Elle me poussait à aller plus loin, à aller au bout de mon désir. Je resserrais notre étreinte. Je voulais lui appartenir, je voulais qu'il me fasse sienne. J'avais envie de lui. Soudain, je sentis une lumière malgré mes paupières closes. Jacob dut la sentir aussi car il arrêta le baiser en premier. J'ouvrais les yeux et tournais la tête vers la fenêtre. L'éclat dura quelques secondes, puis nous entendîmes une portière claquer.
- Charlie, murmurais-je.
- Oui…dit-il en soupirant.
Il se laissa doucement tomber sur moi et enfouit son visage dans mon cou. Je caressais alors ses cheveux, tout aussi déçue que lui.
Jacob resta encore un moment et rentra chez lui avant le diner. Il revint les autres soirs de la semaine prétextant les cours particuliers que j'étais censée lui donner et que nous commencions seulement une fois que Charlie se garait dans l'allée de la maison. La semaine passa rapidement. Le vendredi soir, je passais la soirée à la Push avec le reste de la meute. Le samedi après midi nous ressortions de nouveau les motos. Après un long tour, nous nous arrêtâmes un moment sur la plage. Nous marchions main dans la main, tout allait pour le mieux, j'étais de nouveau heureuse. Le souvenir d'Edward était toujours là, mais il était beaucoup moins présent dans mon esprit et ne provoquais plus en moi ces flots déferlants de douleur et de tristesse. C'était désormais une mer calme et sans vague, comme celle que je contemplais actuellement. Je ne pus m'empêcher de sourire. Je continuais d'avancer, mais je fus contrainte de m'arrêter. Jake venait de se figer. Il serra ma main avec force. Son visage blêmit. Des tremblements commençaient à le secouer. Son regard se durcit et ses narines se dilatèrent. A ce moment là, Jake me parut effrayant.
- Jacob ? couinais-je.
- Bella, prends la moto, et retournes chez Billy, attends moi là-bas.
- Quoi ?
- Fais ce que je te dis. Prends la moto, vas t'en, et vas le plus vite possible !
Je compris alors. Sa panique soudaine et ses tremblements ne pouvaient être dus qu'à une seule personne.
- Elle est là ? demandais d'une voix blême.
- Oui.
Bonjour a tous !
Me revoici pour un nouveau chapitre. Pour ceux qui voulaient de l'action, comme notamment Grenadiine, vous allez être servie ! ^^
Je sais je coupe au mauvais moment ! Mais c'est ça le suspens ! Victoria sera au rendez-vous, un combat se veut inévitable. Mais qui en sortira vainqueur ? La réponse bientôt !
En tout cas, je vous remercie tous de vos encouragements, et de prendre le temps de poster des reviews ! Sa me touche beaucoup, et votre avis m'intéresse énormément !
Donc continuez à me faire part de vos impressions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises !
J'espère que la suite vous plaira tout autant !
