Chapitre 11 :
Disclamer : FMA ne m'appartient vraisemblablement pas XD Même si je serais très heureuse de le racheter à Arakawa-sempai ^_^
Les droits Tales of Symphonia sont la propriété de Namco, et Vampire Knight est le fruit de l'imagination de Matsuri Hino.
Pour le reste je suis 100% responsable XD
Je tiens à remercier mes lecteurs ^_^ grâce à vous j'ai atteint les 100 reviews XD
Continuez comme ça... LOL
Et j'annonce que ce chapitre et le dernier de la première partie de l'histoire.
Pour l'instant, mon plan compte trois parties... Et soit un épologue, soit une quatrième partie... Je verrais ce qui est le mieux selon ce que j'aurais à mettre dedans.
Bon, je vous laisse
Bonne Lecture !
Enjoy It !
Bien qu'il put entendre la porte claquer, Ed n'y porta aucune attention, trop concentré sur le baiser ardent qu'ils échangeaient. Cependant, il fut bientôt séparé de cette sensation innée, lorsqu'Envy l'installa sur le lit. Il se laissa allonger gentiment, prenant prise sur la couette avant de resauter au cou du lieutenant. L'embrassade continua.
Savourant chaque baiser comme un premier contact corps à corps : Leurs lèvres s'effleuraient, se touchaient, en capturaient une autre. De petites dents taquines venaient mordillaient ses parties charnues bordant l'entrée. Tout comme l'acte sexuel, le baiser avait ses préliminaires... Des langues qui parcouraient les commissures se rapprochant toujours un peu sans quitter pour autant le seuil, quémandant pour plus encore. Deux bouches s'ouvrirent, et sans qu'ils ne commandent le geste leurs langues étaient déjà en contact. Le natté laissa partir un premier gémissement en sentant la chaleur et la texture de la langue de son partenaire. Les deux sœurs ne cessèrent de se caresser, ne se quittant que pour aller explorer le contenu de la bouche, toucher le palais, les gencives et même les dents ! Le brun prit d'une envie joueur mordilla, sans blesser, la langue du blond qui sourit dans le baiser. Ce qu'il pouvait aimer ces échanges parfaits qui rendaient le baiser si intime !
Envy prit appui sur ses coudes, s'échappant de la bataille buccale, fixant le blond l'air de dire " Tu es sûr ? " L 'autre lui caressait la joue doucement et esquissa un sourire tendre qui disait « Certain ! » Un baiser tendre fut échangé... La promesse d'un acte interdit qui naîtrait dans cette chambre et mourrait s'il en sortait. Car Ed avait très bien compris le message qu'Envy avait fait passé lorsqu'il l'avait ignoré devant les militaires. Et l'idée de cette relation secrète l'excitait plus qu'elle ne le gênait.
Les mains du brun commencèrent un voyage, partant des hanches du natté, remontant le long de ses flancs, embarquant au passage la chemise. Seul deux boutons proches du col furent déboutonnés afin de faire passer le vêtement par la tête, l'adulte n'ayant pas envie de perdre son temps avec les boutons. Le blondinet leva les bras pour que l'autre puisse lui retirer plus facilement. Comprenant soudain sa semi nudité, Ed rougit légèrement. Mais il n'eu pas l'occasion de se sentir embarrassé bien longtemps car déjà Envy prodiguait de multiples caresses son buste, alternant pression et effleurement selon les réactions obtenus. Toute zone sensible découverte était couverte de caresses superficielles qui n'étaient appuyées qu'après échauffement de la dite zone.
Bientôt, Ed fut obligé de rompre le baiser tant il haletait. Son supérieur amusé de cette réaction décida de le torturer encore un peu. Il plaqua ses mains sur les pectoraux de l'officier qui hoqueta en sentant les paumes échauffaient ses mamelons. Un sourire mesquin assez effrayant apparu sur le visage de son supérieur, obligeant le blond à être méfiant, avec raisons... Ses yeux s'écarquillèrent en voyant Envy se pencher alors qu'une de ses mains libérait le passage. Un petit cri lui échappa lorsque les lèvres happèrent un téton échauffé, tandis qu'un doigté expert titillait le second.
« Je ne pensais pas y être sensible... » Lâcha le natté dès qu'il eu retrouvé un brin de raison.
Ed sentit Envy sourire alors qu'il arrêtait de faire tourner sa langue autour du bouton de chair. Il remonta jusqu'au visage où commençait à apparaître quelques gouttes de sueur et dit d'une voix suave.
« Ton corps est recouvert de zones érogènes dont tu ignore l'existence. Mais ne t'en fais pas ! On est là pour les découvrir. »
Envy donna un coup de langue rapide au deuxième téton avant de descendre plus bas. Il vogua jusqu'au nombril et y glissa sa langue. Il n'y resta pas longtemps car le blond se révéla chatouilleux. Il retourna capturer la bouche de son coéquipier qui répondit avec un décalage, se trouvant complètement dépassé par cette déferlante de sensation. Il ne pensait même pas à partir. Il ne pensait pas réellement. Il n'y avait que l'instant présent dans sa tête, et plus son excitation montait et plus son champ de conscience se centrait sur Envy et lui.
Il sentit des doigts caressaient la peau de ses bras désespérément accroché à la nuque du brun. D'autres doigts remonter le long de sa cuisse, à travers le jeans, frôlaient la peau, ils passèrent un coup le long de la ceinture avant de commencer à s'y attaquer.
« Attends ! » S'exclama le plus jeune, avant d'ajouter devant l'incompréhension de l'autre. « Toi... »
Envy se redressa. Ed se mit à genoux. Il tendit ses bras timides, ses doigts entreprirent de déboutonner les boutons, découvrant petit à petit la poitrine de l'homme. Une fois sa tâche achever, il passa ses mains sur la superbe musculature, admiratif. Ses mains remontèrent, dégageant les épaules, laissant tomber la chemise. Elles glissèrent dans le dos redessiner les omoplates, occasionnant un rapprochement entre les deux corps. Puis, elles revinrent, suivant les côtes, pour descendre le long de la ligne blanche jusqu'à la limite du pantalon et s'y accrocher.
Ed se baissa et vint poser ses lèvres dans le cou du plus grand. Suçotant la peau à la recherche d'une veine qui une fois trouvée fut retracer de la langue. Il fut heureux de sentir enfin le brun, qui jusqu'à là c'était contenu, frémir. Il enfouit, comme il en avait pris l'habitude, sa tête dans les cheveux de jais et chercha l'oreille, savourant au passage cette odeur qu'il aimait tant. Une fois qu'il eut trouvé ce qu'il cherchait, il happa le lobe de l'oreille et le caressa du bout de la langue. Cette fois, il perçut un gémissement. Il lâcha sa prise et rejoignit la clavicule qu'il effleura, avant d'aller retrouver ses mains, parsemant son chemin de baisers papillon. Il remarqua que l'halètement, qu'il pouvait maintenant entendre, s'amplifiait à mesure qu'il descendait. Il passa quelques coups de langue près de la boucle de la ceinture provoquant un soubresaut chez son futur amant.
Soudain, Ed se releva et sauta au cou du brun qui eut du mal à garder l'équilibre lors de la réception. Ils étaient tous les deux agenouillés, torse contre torse, prit dans une étreinte forte. Une trêve avant de continuer les hostilités ou une alliance de paix ? Les deux correspondaient...
Envy, qui jusqu'à là avait gardé ses mains baladeuses dans le dos du blond, les fit courir le long de sa colonne vertébrale, envoyant des frissons le long de son échine. Du bout des doigts il se mit à faire des cercles sur la cambrure des reins, ses caresses se firent plus appuyées, faisant remonter la chaleur dans tout le corps du natté qui se remit à haleter. Puis, elles allèrent se poser sur le postérieur, en appréciant les rondeurs. Il n'en fallut pas plus pour qu'Ed redevienne aussi rouge qu'une tomate et pire encore lorsqu'il vit le sourire amusé du lieutenant.
« Tu es... Si mignon ! » S'amusa Envy.
Les mains du gradé reprirent leur hostilité contre la ceinture de l'officier qui en le remarquant s'attaqua à celle de son supérieur. Une fois que leurs doigtés eurent raison, Ed se laissa rallonger pour qu'Envy puisse lui retirer son pantalon. Ce que celui-ci se pressa de faire... Il revint ensuite au dessus bu blondinet, en prenant soin de palper les jambes nues. Une fois de plus, Ed tressaillit, donnant un petit coup de pied incontrôlable dans le vide.
« Sensible ? » Se moqua le brun.
« C'est juste... Que c'est trop intense... » Se défendit le blond.
« Tu t'y habitueras. »
Ed se mit à fixer le plafond quand il remarqua que son supérieur entreprenait de retirer son propre pantalon, anxieux. Il n'avait pas envie de voir la taille de l'érection qu'il avait perçu à travers l'uniforme militaire, certain que ça suffirait à le faire paniquer. Du moins, pas envie de la voir tant qu'il n'avait pas eu la preuve vivante que ça pouvait rentrer...
Une fois qu'il entendit le vêtement tomber à terre, ainsi qu'un autre tissu qui n'était pas sien, il s'autorisa à chercher le regard améthyste. Il le trouva... Occupé à détaillé son corps de haut en bas... Le blond ne put s'empêcher de laisser une autre rougeur pointait sur son visage de part sa quasi totale nudité, mais aussi à cause de l'érection qui devait se formait à travers son boxer. Il sentit les mains d'Envy explorer ses jambes, s'attardant toujours sur l'intérieur cuisse. Ed lui laissait ses paumes tâter les pectoraux, se risquant parfois à toucher les abdominaux, sans jamais pour autant descendre trop bas, de peur de frôler autre chose...
Le natté s'arqua brusquement lorsque les pattes du lieutenant remontèrent sous ses cuisses, s'insinuant sous ca croupe pour attraper l'élastique du boxer.
« Envy... »
Les pupilles violettes s'ancrèrent dans les siennes.
« Soit doux, s'il te plaît... »
Un sourire éclaira le visage du grand brun qui s'amusait dorénavant avec l'élastique du sous-vêtement. Un petit ricanement lui échappait à chaque frisson de sa victime.
« Ca va être dur pour moi... » Confessa-t-il avec un air obscène. « Mais, je te promets d'essayer, d'essayer ! »
Ed ne savait pas vraiment s'il devait être rassuré par cette remarque... Il en doutait plutôt... Mais, il n'eut pas le temps de s'attarder bien longtemps dans ses pensées, car déjà Envy lui retirait le dessous. L'officier savait parfaitement que s'il observait le visage de son supérieur, il le trouverait certainement à observer la même région de son corps durant tout ce temps à la fois trop long et trop court que prit la défaite du dernier rempart de tissu entre leur corps...
« Je te préfère largement comme ça ! » Avoua le gradé.
Le petit s'empourpra de nouveau, sachant très bien que son ainé prenait un malin plaisir à faire venir le rouge sur ses joues, et pourtant il ne pouvait s'en empêcher... Il ne s'opposa pas non plus à ce gène lorsque deux mains empoignèrent ses fesses, ni à ce picotement lorsque un doigt passa entre... Il s'était déjà autorisé à s'abandonner complètement... Non... Ce n'était pas vraiment ça... Il n'avait pas eu le choix ! La question ne s'était même pas posée. Il avait tout simplement était dévoré par cette déferlante de sensation. Une larme perla de son œil quand il réalisa qu'il ne pourrait pas quitter ce lit...
Envy se pencha et attrapa les lèvres de l'officier, en un baiser doux. Un rythme lent qui s'avérait plus dur à suivre qu'un autre plus rapide. Un rythme langoureux... Bien plus charnel et qui nécessitait bien plus de concentration. Un doigt fut introduit. Une sensation de gène fut ressentie. Mais, ce fut aussi le moment que le brun choisit pour prodiguer de nouvelles sensations ardentes à son ami. Une main vicieuse passa entre leur corps et se mit à effleurer la peau tendue du sexe, et un sursaut prit le corps offert. Au même moment où un deuxième doigt fut inséré, les doigts se refermèrent sur le membre en une caresse plus poussée. Un gémissement de douleur se finissant en plaisir sépara leurs lèvres. Envy ne les reprit pas, se mettant à suçoter les veines palpitantes du cou tendre. Il commença à faire bouger ses doigts, alternant mouvements de ciseau et vas et viens accompagnant son autre main. Ed avait du mal à distinguer les deux sensations qu'il ressentait à présent. S'il discernait parfaitement la pression sur sa virilité, il sentait qu'au niveau de son intimité... Quelque part... Il éprouvait du plaisir... Un troisième doigt fit son entrée. Le blond se crispa, puis s'obligea à se détendre. Les doigts restèrent tranquilles quelques secondes. Le brun laissa le cou et redescendit jusqu'aux tétons qu'il titilla un moment. Quant à la paume qui enserrait son sexe. Elle était redevenue effleurement. Envy commença à prodiguer quelques légères caresses contre la paroi interne, au même rythme que sa main. Il partit à la recherche d'une petite bosse, qu'il ne mit pas longtemps à trouver. Il appuya plus fort dessus. A ce moment là, Ed poussa un soupir puissant qui ressemblait à celui d'un homme qui expirait son dernier souffle. Un large sourire mesquin étira la bouche du lieutenant, qui descendit donner un lent coup de langue le long de la verge, admirant le visage du blond qui n'arrivait plus à reprendre son souffle. Il écarta ses doigts et Ed se cambra. Arrivé au niveau du gland, l'adulte dessina un rapide cercle avant d'engloutir le membre en entier. Pour ce qui est de ses doigts, ils commencèrent un mouvement de vas et viens en accord avec sa bouche. Un rythme parfaitement métrisé, ni trop rapide, ni trop lent, parfait ! Sur ce, Ed sembla s'étouffer. Il refugia sa tête entre ses bras pour essayer de calmer cette avalanche de soupirs, halètements, gémissements, cris...
Voyant l'état de débauche complète dans laquelle l'officier était, le lieutenant décida qu'il était prêt ! Il lâcha le sexe, et récupéra sa main. Il écarta les bras qui recouvraient le visage du presque homme et s'appropria ses lèvres. Un baiser réconfortant et qui réussit à ramener le blond à peu près à la réalité. Il répondit, laissant ses lèvres suçoter la lèvre inférieure du brun, ayant remarqué qu'il y était particulièrement sensible. Les mains frissonnantes encore de plaisir allèrent palper la musculature, en appréciant l'aspect et le toucher. Envy releva ses jambes et les passa sur ses épaules. Il retenu son souffle un moment, sentant le brun commencer à le pénétrer, fermant les yeux. Il entendit l'autre gémir.
« Ca fait mal ? » Demanda le brun après avoir lâcher ses lèvres, fixant ses yeux ambrés.
Le natté hocha la tête vivement.
« J'en suis qu'à la moitié... » Soupira l'adulte avant d'ajouter en lui caressant la joue. « T'en fait pas, ça va pas faire mal longtemps. »
Ses deux mains étaient ancrés sur les hanches du blondinet, le maintenant fermement en position. Et tandis qu'il rentrait complètement en lui, il quémandait l'accès à sa bouche qui lui fut accordé. Ed se concentra sur le baiser, tachant d'oublier l'intrusion. L'autre faisait l'effort de ne pas bouger pour l'instant, pour que le petit s'habitue à sa taille, mais aussi pour que lui s'habitue à son étroitesse. Leurs langues s'attardaient à une danse qui les tenait en haleine, l'un comme l'autre étant autant pressés de pouvoir jouer une pièce aussi stimulante de leur corps.
Envy bougea légèrement frottant au passage la prostate. Ed gémit. C'est alors que le coït commença. Le lieutenant reprit le jeu en main, entamant une série de vas et viens. Leurs respirations s'accéléraient jusqu'à devenir haletantes. La température de la pièce semblait avoir atteint un degré insupportable. La fréquence des mouvements augmenta en crescendo tel que leurs cœurs s'emballant amenèrent la pression artérielle à en faire de même. Ils ne pouvaient plus s'embrasser bien longtemps, leur respiration effréné faisant venir le manque d'air au galop. Ed pouvait distinguer les pupilles violettes dilatés par le plaisir, et imaginait que les siennes devaient être semblable... Bien qu'il lui semblait que son champ de vison s'était énormément rétréci, comme il ne voyait qu'Envy. Mais son champ de vision ne fut pas le seul à baisser. Son ouï suivit le groupe l'obligeant à pousser des cris plus forts pour pouvoir s'entendre. Et Ed se demanda, si Envy ressentait la même chose...
Le brun haletait d'une voix rauque, son souffle chaud chatouillant le cou du blond. Il devait se faire violence pour ne pas succomber à ces contractions que le jeune ne devait même pas contrôler. Comme il n'était surement même pas au courant qu'il ondulait légèrement, frottant leur corps. Mais ce n'était pas lui qui s'en plaindrait. Il pourrait toujours se moquer plus tard des rougeurs qui avaient conquis le visage du natté ou bien de la manière dont il s'était laissé aller... Pour l'instant, il devait calmer une pulsion primaire. Juste l'instant présent. Il ne devait penser à rien d'autre. Car s'il s'égarait, il risquait de se perdre dans le passé. C'est cela ! Juste l'instant présent...
Une suite de coups butoirs les amena rapidement à l'extase. Cette sensation toute nouvelle pour Ed lui fit perdre pied. Des impulsions électriques parcouraient son corps dans tout les sens. Ses jambes, ankylosées à force de rester en l'air, tremblèrent légèrement. Il poussa un râle profond en se libérant entre eux, ses bras serrant fortement l'homme contre lui. Envy, sentant les muscles du blond se contracter sur son pénis, ne résista pas plus longtemps et jouit à son tour. Lorsqu'il eu finit de jouir, il se laissa tomber sur le corps se son amant, lui permettant tout de même de redescendre les jambes, se retirant.
Ils restèrent ainsi un moment, reprenant leurs souffles et leurs esprits. Une fois qu'Envy put sans problèmes dire quel jour il était et put se rappeler quelle était leur dernière mission, il agrippa l'officier par les hanches et le dégagea de son emprise. Mais, Ed ne supportant la perte de chaleur que lui apportait l'éloignement du corps du brun revint se blottir contre lui. Ils étaient maintenant tout deux sur le côté, dans les bras l'un de l'autre, et leurs jambes s'emmêlaient sans qu'ils ne s'en rendent compte...
Au bout de quelques minutes, Envy se libéra de l'emprise du blond et partit vers la salle de bain.
« Envy ? » Demanda Ed étonné. « Qu'est ce que tu fais ? »
On entendit l'eau couler et le brun revint avec une bassine remplie et des serviettes humides. Il posa le tout sur le lit et se rapprocha d'Ed. Le natté se posait bien des questions jusqu'à ce qu'Envy ne lui ouvre les cuisses, et un éclair de lucidité jaillit !
« Envy ! Non ! »
« Laisse toi faire un peu ! » Soupira le lieutenant. « Je vérifie juste que t'es rien. J'aurais l'air malin si t'avais besoin d'hospitalisation... Qu'est ce que je pourrais bien trouver comme excuse... »
L'officier céda et laissa son supérieur le nettoyer convenablement. Il se sentait engourdis et il lui semblait que tous ses muscles étaient pris de courbatures... Mais... Il n'avait pas particulièrement mal. C'était plus proche de ce qu'on ressentait après un sport extrême...
« Je me suis plutôt bien débrouillé ! » Concluait Envy en abandonnant la serviette dans la cuvette.
Le blond lui jeta un regard anxieux.
« T'as rien ! » Répondit le brun.
Puis, il se leva, rapportant les objets. Ce n'est qu'à ce moment qu'Ed se rendit compte que l'adulte était toujours nu... Lui aussi d'ailleurs... Il attrapa son boxer qu'il enfila, ainsi que son pantalon. Envy revint, toujours en tenue d'Adam, ce qui fit piquer un fard à son Eve qui ne se remettait pas cette dernière découverte. L'albâtre, décidant de mettre fin aux souffrances psychologiques du petit, consentit à renfiler le bas. L'officier était complètement parti dans son admiration quand enfin quelque chose fit tilt dans sa tête.
« Donnant, donnant... »
Envy soupira, alla leur chercher à boire, et finalement revint s'asseoir à ses côtés.
« Je tiens toujours mes promesses... » Annonça le brun.
Et il commença son récit :
Il y avait d'abord ce gamin qui, délaissé par ses parents, avec trouvé un substitut paternelle en leur majordome. Ses parents, de grands scientifiques renommés, passaient leurs journées entières enfermées dans un laboratoire à chercher désespérément à résoudre tous les mystères concernant l'alchimie. La famille déménageait constamment pour exploiter les différents milieux, aussi, leur fils dut suivre des cours par correspondance qui lui étaient donnés par le domestique. Au final, la seule personne qu'il voyait de ses journées, la personne qui l'avait éduqué, la personne qui s'était occupé de lui... C'était ce majordome.
Un jour, ils emménagèrent à West City. Ses procréateurs y avaient été attirés par une rumeur concernant les pierres d'une mine qui seraient d'une qualité favorable à n'importe quelle expérience. Ils n'en faillèrent pas plus pour qu'ils rappliquent illico presto à l'Ouest... Ces deux là avaient été réunis par leur amour de l'alchimie et ne s'étaient jamais quittés depuis. Leur fils se disait que tant que leur passion pour l'alchimie existerait, leur couple suivrait. Elle était dans toutes les discussions, et même le soir, il en était persuadé, quand ses parents baisaient ils en parlaient. L'idée d'avoir été conçu dans de telles conditions lui donnait la nausée.
Mais la vie suivie son court, encore et toujours. Jusqu'au jour où tout bascula... En bon bourge, les Ravenwoods tenaient des cocktails tous les week end. Seul moment de la semaine où ils étaient en contact avec l'extérieur. Mme Ravenwood aurait surement mis une robe plus décolletée ou aurait travaillé son rire cristallin, si elle avait su que son mari trouverait perle à ses yeux lors de ces cocktails. L'homme s'enticha d'une jeune femme très souriante et agréable. Totalement opposé à sa femme si mesquine... Et un soir, alors que les invités qui arrivaient remplissaient la salle, une invitée et le maître des lieux quittèrent le manoir pour ne plus jamais revenir...
La suite des évènements s'est écoulée sans qu'il ne le remarque. Cette nuit là, il était allé se coucher plus tôt. Il n'avait pas vu son père partir. Le majordome l'avait réveillé affolé. Et lui avait dit de se préparer rapidement, qu'il devait partir sur le champ ! Il avait obéit sans poser de questions et ils avaient essayé de partir le plus discrètement possible. L'adulte était inquiet et agité, il ne cessait de regarder autour d'eux, à l'affut du moindre bruit. Alors qu'ils allaient passer par les cuisines pour partir par la porte des domestiques. Des cris retentirent. Le petit effrayé regarda le majordome sans comprendre. Celui-ci se tourna vers lui et lui fit un sourire rassurant. Il dit. « On va passer par la porte principale... Ne pleurez pas jeune maître... » Le bambin se laissa entrainer docilement. Ils arrivèrent au salon et l'homme le porta. « Ne regardez surtout pas... » Alors, il ferma les yeux. La situation lui échappait. Il ne comprenait pas du tout ce qui se passait. Il sentait que le domestique tremblait. Il entendait les pas déraper légèrement comme si le sol était humide... Puis... Une détente... Un coup de feu...
Brusquement, la seule chose qui le maintenait en sécurité s'effondra. Il toucha terre lourdement. Il posa ses paumes contre le sol pour se relevait et il perçut quelque chose de poisseux, mais chaud... Il porta sa main à son visage et lécha le bout de son doigt. Ce goût de fer... Du sang ! Ses yeux d'enfant s'ouvrirent soudainement à cette découverte et il vit. Sa main et ses genoux étaient couverts de sang. Sang provenant de la cinquantaine de cadavres éparpillés par ci par là. Cadavres qui jadis furent des êtres humains qui eurent le malheur d'être invité ce soir là. Devant lui, se trouvait le majordome qui mourrait lentement... Il sentit ses mains trembler au fur et à mesure que les images se rassemblaient dans sa tête. Il leva le crâne vers la porte qu'ils avaient passée il y a quelques minutes. Et ses pupilles croisèrent celles identiques de sa mère. La femme était adossée contre le mur, bras croisés sur la poitrine. Rien de bien inhabituel, à condition de fermer les yeux sur le fusil d'assaut qu'elle avait en mains...
Il crut entendre le domestique lui dire de fuir, mais il n'eut pas le temps de faire le moindre geste vers lui avant que sa mère ne l'achève sous ses yeux. Sur le choc du coup, un objet brillant vola en l'air et vint s'écraser au sol. Une mélodie retentie, et par le son, le brun reconnut la montre à gousset qui appartenait à la famille du majordome. Par réflexe, il rampa jusqu'à l'objet et le prit entre ses doigts, fixant le cadran qui lors de la chute s'était fissuré. La mère se rapprocha d'une enjambé féline et s'accroupit devant l'enfant. Il sentit une main se poser sur sa tête et ébouriffé ses cheveux. Elle souriait. « Tu sais Envy. Maman t'aime très, très fort. » L'enfant leva ses yeux brouillés. « Et tu comprends que si Maman a décidé d'en finir elle ne peut pas te laisser seul... » Elle posa lentement le fusil d'assaut à terre, les petits yeux violets suivirent le mouvement, terrifiés. Ils se fondèrent sur l'arme puis sur le corps de son réconfort paternel perdu. « Maman ne peut pas non plus te laisser être élevé par quelqu'un d'autre... » Elle prit l'enfant dans ses bras le serrant contre elle. « Tu es tout ce qu'il me reste c'est normal que je veuille t'emporter avec moi... » L'enfant paniqué vit la main vernie se rapprocher du fusil. « Alors... Envy... Meurs avec moi. »
Qu'est ce qu'il s'est passé par la suite ? Il a déraillé... Ce qu'il a fait ? Son esprit a préféré lui laisser un blanc plutôt que de s'en souvenir. Lorsqu'il reprit conscience, elle était morte, la tête en sang, le fusil s'assaut près de lui couvert de sang comme s'il avait servi de matraque... Le froid de la montre à gousset toujours contre sa paume. Il se leva et avança parmi les corps jusqu'à celui qu'il considérait comme son père. Sans réfléchir, il se blottit contre, fermant les yeux, serrant la montre à s'en faire mal. Non ! Il n'était pas près à devenir un adulte ! Il avait encore besoin de cette illusion paternelle qui l'avait maintenu en vie jusqu'à là. Il resta ainsi, profitant de ces derniers instants de chaleur qui se fanaient à mesure que la température du cadavre descendait...
« Les flics sont arrivés deux heures plus tard. Le père d'un des invités s'était étonné que son fils ne soit pas encore rentré. Ils n'ont pu que constater le massacre. J'étais toujours avec lui, mais je ne bougeais pas. L'un d'eux a remarqué que j'étais vivant, il m'a pris dans ses bras et m'a fait sortir. L'hôpital était surchargé alors il a décidé de m'emmener dans l'orphelinat le plus près pour me faire soigner. Au final, j'y suis resté. »
Ed ne pouvait rien faire d'autre que de rester sur le cul, bouche bée, frapper de stupeur. Envy finit sa petite bouteille d'eau et la lança direct dans la poubelle.
« Le reste, tu le connais. J'ai fait la connaissance de Lloyd et je suis rentré dans l'armée. » Acheva-t-il. « Bon c'était pas joyeux, mais... »
Il ne put finir sa phrase car le blond s'était jeté sur lui, encerclant son cou de ses bras. Envy le sentit enfouir son visage dans son épaule.
« Je suis désolé, je comprends mieux... »
« Quoi ? » Demanda le brun confondu.
« C'est pour ça que tu détestes l'alchimie. Elle t'a volé tes parents ! »
Le lieutenant eut un mouvement de recul qui passa inaperçu aux yeux ambrés. Il lui releva le menton et l'embrassa doucement.
« Tu devrais partir. Si quelqu'un te voit sortit de ma chambre, il pourrait penser qu'on a couché ensemble... »
Le natté parti, Envy se laissa retomber sur le lit. Il massa sa tête un moment repensant à cette soirée. Un rictus lui échappa.
« Imbécile... La seule chose que sois capable de ressentir c'est la jalousie... »
NDLA : I also show you a sweet story next week. My beloved...
PS: Bon j'espère que ce chapitre vous a plu, j'ai essayé de décrire un premier rapport en restant aussi fidèle à ce qui est ressenti. Du coup c'est un peu long... Mais c'est voulu car en général, chaque première fois marque ^_^
FIN DE LA PREMIERE PARTIE :
INITIATION
