Salut !
Pas de blabla, j'ai une tendinite de l'épaule droite et ça me fait super mal !

Bonne lecture !

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Chapitre 11

Et alors que l'équipe quittait la salle, Jennifer attendait patiemment que son patient daigne prendre place.

-Allez...il ne vous plait pas, votre carrosse ? Insista t-elle en tapotant gentiment le dossier du siège.

Rodney fit la grimace et regarda de nouveau son moyen de transport. Mais il ne se sentait pas assez en forme pour retourner à l'infirmerie sur ses deux jambes, et il finit donc par s'assoir.

-Maintenant, quand je vous dirais que vous êtes trop faible pour tenir debout, vous me croirez !

Le scientifique bougonna qu'après les charlatans-rebouteux-marabout écossais, il avait droit à une gamine tout juste sortie de l'école de médecine !

-Vous avez eu vos diplômes, au moins ? S'inquiéta t-il.

-Mais oui ! Je les ai achetés suffisamment cher sur le marché noir pour en avoir emmené une copie avec moi sur Atlantis... Soupira Jennifer.

-Quoi ? S'étrangla à moitié Rodney.

-Je plaisante Rodney, je plaisante... bon, et si j'allais m'occuper de votre poignet, maintenant ?

-Qu'est-ce que vous allez me faire ?

Jennifer arrêta le fauteuil, prit délicatement le bras dans sa main, et regarda attentivement le bandage un peu sanguinolent.

-Et bien... pas grand chose à part l'amputer je crois... Lâcha t-elle négligemment.

-Quoi ? Couina Rodney. Carter, Sheppard ! Au secours !

-Je plaisante Rodney, je plaisante...

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Pendant ce temps, John montait à côté de Sam jusqu'à la salle de réunion, suivit de près par Teyla et Ronon.

-Asseyez-vous s'il vous plait...

Une fois tout le monde à sa place, elle commença.

-Bon, et bien ce que nous a raconté le Dr McKay juste avant de perdre connaissance est assez édifiant !

-Il vous a raconté tout ce qu'il s'est passé ?

-Oui ! Enfin, un peu... apparemment, ça s'est passé avant-hier, juste après qu'il soit sorti de vos quartiers, continua t-elle en regardant John, et au moment où il allait... Sheppard ? Vous allez bien ? S'inquiéta soudain Sam, vous êtes tout pâle !

-Oui, continuez... Articula t-il difficilement.

-Je disais donc, en sortant de vos quartiers, il a entendu du bruit du côté du téléporteur, et quand les portes se sont ouvertes, il s'est retrouvé face à... lui-même... ensuite, il dit avoir voulu appeler à l'aide de son oreillette, mais là, il a dû être assommé parce qu'il ne se rappelle pas comment il a pu atterrir dans la pièce où le major Lorne et le Dr Zelenka l'on trouvé. Et après m'avoir dit que rien ne pouvait être détecté dans cette partie de la cité, j'ai regardé sur l'ordinateur central. Le faux McKay avait modifié le programme, sans doute pour qu'on ne puisse pas découvrir son secret. Heureusement que Zelenka et son équipe ont décidé d'explorer cette partie de la cité, sinon, je ne sais pas combien de temps aurait duré la supercherie...

-C'est sans doute pour cette raison aussi que Rodney ne voulait pas venir avec nous sur Satéda ! Continua Teyla.

-Je pense que oui. Il devait être assez paniqué à l'idée qu'on découvre qu'en fait, il n'était que... qu'une sorte de clone ?

-Oui, tout comme le mien, dont je me suis débarrassé... Murmura John.

-Mais le votre n'était qu'un cauchemar, alors que le sien était réel !

-Je sais ! Et j'ai bien entendu que c'était parce que je n'étais pas assez intelligent pour le créer vraiment...
-Et il a dit aussi que c'était parce que sa compagne était jeune et peu expérimentée ! Dit alors Teyla, comme pour le rassurer.

-Ouais... Rodney a eu l'homme intelligent, et moi, j'ai eu droit à la femme stupide ! S'exclama John.

-Ne vous dépréciez pas comme ça Sheppard. Vous n'y pouvez rien. Ça aurait pu arriver à n'importe qui sur la base. Et vous avez été suffisamment fort pour avoir le dessus sur votre entité, alors je ne dirais pas que vous êtes stupide, loin de là ! D'ailleurs, c'est vous le chef militaire de la cité, n'est-ce pas ?

-Oui, par la force des choses...

-Non, c'est parce que le Dr Weir a jugé que vous étiez le meilleur pour le poste, et elle a même risqué sa propre place pour que vous puissiez garder la votre. Alors ne lui faites pas ça ! Asséna Sam.

-Colonel Sheppard, le major Lorne a retrouvé notre Dr McKay, c'est le principal, non ? Déclara Teyla.

-Oui, c'est vrai... Admit enfin John. Alors ? Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?

-Tous les cristaux, et là, je parle de TOUS les cristaux, vont retourner sur leur planète, mais à l'aide d'un MALP. Il est hors de question de risquer de ramener encore une entité à l'esprit tordu sur Atlantis... bon, et bien vous pouvez y aller, la réunion est terminée ! Dit Sam en se levant.

Sheppard et les deux autres se levèrent et s'approchèrent des parois pivotantes.

-Oh ! Encore une chose ! S'exclama Sam, étant donné ce qu'il s'est passé, vous allez tous voir le Dr Keller pour passer un examen complet. Ensuite, quartier libre, vous l'avez bien mérité ! Je charge le major Lorne ainsi que le Dr Zelenka de renvoyer les cristaux chez eux. Et reposez-vous. Je sais que ça va être difficile, mais vous en avez besoin...

-Merci colonel Carter... Répondit Teyla.

-Sam... Insista celle-ci.

-Merci... Sam...

Les deux hommes se contentèrent de la saluer d'un signe de tête, que John agrémenta d'une espèce de salut militaire, qui se voulait sans doute réglementaire...

Mais Sam ne lui en tint pas rigueur. Elle comprenait ce qu'il devait ressentir en ce moment...

Enfin, c'est ce qu'elle croyait...

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-Je vais voir Jennifer tout de suite. Vous venez avec moi ? Demanda Teyla.

-Non, allez-y... j'irais après...

-Bon, comme vous voulez... Ronon ? Vous m'accompagnez ?

-Ouais... j'arrive...

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Le militaire les regarda s'éloigner dans le couloir et fit demi-tour, prenant la direction des quartiers du personnel. Il avait besoin de réfléchir à tout ça, avant de risquer de revoir Rodney...

Il était complètement anéanti. Tout ce qu'il s'était passé depuis presque deux jours n'avait été que mensonge. Tout. Absolument tout.

Il s'était fait avoir en beauté ! Il n'y avait vu que du feu, trop content de voir que Rodney répondait à ses avances...

Mais maintenant qu'il y repensait, cette façon de faire aurait dû lui mettre la puce à l'oreille.

Jamais le vrai McKay se serait comporté comme ça. Comme un salop...

Il marcha presque inconsciemment jusqu'à sa porte, qu'il ouvrit machinalement.

Des gestes automatiques, qui ne demandaient pas réflexion... De toute façon, il se sentait vidé.

Il avait cru vivre une aventure fantastique, même si ça ne s'était pas tout à fait passé comme il l'aurait voulu. Mais non. Il avait fallu que quelque chose vienne tout gâcher !

** Mais j'avoue que quand tu es conscient, c'est encore meilleur...**

Cette phrase l'intriguait. Pourquoi avait-il dit ça ? Il ne se rappelait pas... à moins que...

... Quand Rodney était passé le voir et qu'il s'était sentit bizarre. Après s'être dit qu'il n'aurait pas dû boire la bière, le lendemain, quand il s'était levé, il avait eu mal aux...

-Oh bon sang... il a dû me droguer, et... il s'est servi de moi...

Mais il ne se rappelait de rien...

**Ah oui, tant que j'y pense, tu as apprécié ma petite vengeance, j'espère !**

Il n'avait été que l'instrument d'une vengeance. Mais laquelle ? Qu'est-ce que lui, John Sheppard avait fait pour qu'"il" veuille se venger comme ça ?

Dans sa tête repassait inlassablement ses paroles.

** Vivant ? Vous ne pouviez pas savoir que c'était vivant ? Et pourtant, elle a essayé de vous prévenir ! Quand elle apparaissait dans vos rêves, c'était le seul moyen qu'elle avait de communiquer avec vous ! Et vous, qu'est-ce que vous avez fait ? Vous l'avez renvoyé sans plus de cérémonie chez nous, et en morceau ! Sans même vous demander si ça lui faisait du mal ou pas !**

Alors c'était ça ? Il avait "abimé" involontairement sa compagne ?

Parce que c'était bien de cette façon que l'avait appelé l'entité qui s'était emparé de son esprit.

John s'assit brusquement sur son lit.

-Mais je ne pouvais pas savoir qu'elle essayait de dire qu'on lui faisait du mal ! Elle n'arrêtait pas de nous en faire ! S'écria t-il tout haut.

Oui mais justement, est-ce que ce n'était pas sa manière à "elle" de leur faire comprendre sa douleur ?

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-Bon, et bien vous n'avez rien. Vous pouvez rentrer chez vous Teyla, il n'y a aucun problème !

-Merci Dr Keller.

-Vous pouvez m'appeler Jennifer, vous savez...

-Et bien d'accord... Jennifer...

La jeune femme descendit de la table sur laquelle elle était juchée et s'approcha de la porte. Mais avant de sortir, elle se retourna.

-Et Rodney, comment va t-il ?

-Oh lui ? Il va très bien, il dort !

Et devant l'incompréhension de Teyla, elle rajouta.

-J'ai été obligé de lui donner un calmant, il n'arrêtait de geindre, à cause de son bras...

-C'est grave ? S'inquiéta l'Athosienne.

-Non. Enfin, ça ne l'est plus. La blessure était assez vilaine et la plaie infectée, mais j'ai pu tout nettoyer. Il n'aura aucune séquelle, si ce n'est un poignet douloureux pendant quelques temps... par contre, son régime "verre d'eau" ne lui a pas convenu du tout. Il a failli me faire une belle crise d'hypoglycémie ! Mais heureusement, la perfusion va très vite le remettre sur pieds. Vous voulez le voir ?

-Non, je ne voudrais pas le réveiller...

-D'accord. Vous pouvez m'envoyez le colonel Sheppard, s'il vous plait ?

-Il n'est pas venu avec nous, il a dit qu'il viendrait vous voir plus tard.

-Bon, et bien dans ce cas, je vais l'attendre ! Bonne soirée Teyla.

-Merci, à vous aussi... Jennifer...

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Une fois la jeune femme sortit, Jennifer se dirigea vers le lit où reposait Rodney. Elle posa doucement une main sur le front, l'autre sur son poignet gauche, et sourit.

Il était sortit d'affaire, et n'avait plus qu'à reprendre des forces. Et d'après elle, ça se passerait assez vite.

Rodney n'était pas quelqu'un qui se priverait de nourriture volontairement. Alors elle avait confiance.

D'ici peu, elle était sûre qu'il irait de nouveau dévaster la cantine. Au grand damne des cuisiniers...

Elle jeta un coup d'œil aux appareils qui le surveillaient, éteignit la lumière, et le laissa dormir. Dans son cas, il n'avait rien de mieux à faire !

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Dès le lendemain, Rodney avait voulu retravailler. Et même Jennifer n'avait rien pu faire contre ça. Quand il voulait quelque chose, il l'avait ! Et en plus, il voulait parler à John. Mais après avoir vainement tenté de le voir pendant trois jours, il décida de prendre le taureau par les cornes. Ou plutôt, de choper le Sheppard par les sentiments...

Car Rodney avait eu le temps réfléchir, pendant son enfermement forcé. Depuis le moment infâme où il s'était réveillé, seul dans cette pièce, attaché au mur par une chaine qui lui sciait littéralement le poignet, il avait eu le temps de penser à ce que le militaire lui avait dit juste avant...

John était amoureux de lui. Et il l'avait embrassé. Et à deux reprises, en plus !

Enfin, non, une fois. Enfin si, il y avait bien eu deux fois, mais la deuxième, c'était plutôt lui, qui l'avait poussé à...

Oh bon sang... quand il repensait à la réaction qu'il avait eu quand il était dans ses bras...

Oui, il fallait bien qu'il se l'avoue. Il l'avait désiré... Il avait aimé être embrassé, et il avait aimé l'embrasser aussi... et son corps ferme, plaqué contre le sien...

Rodney se mit à gémir. Il fallait qu'il fasse quelque chose.

Alors puisque le militaire faisait tout pour l'éviter, c'est lui qui irait le voir. Ce soir, dans ses quartiers. Et ils discuteraient de tout ça. A plat, sans pudeur, et sans faux semblants. Ils étaient deux adultes, alors ça devrait le faire, non ?

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Cela faisait maintenant trois jours que cette lamentable histoire s'était passée. Trois jours pendant lesquels John avait tout fait pour l'éviter. Un artéfact à initialiser ? Mais Lorne pouvait s'en charger !

Mais le major n'était pas aussi efficace que lui ! Oui, mais lui, il avait d'autres chats à fouetter !

Ah oui ? Et quoi, par exemple ? Et bien... il devait garder la forme, alors il devait s'entrainer !

Pas toute la journée, quand même ! Non, c'est vrai, mais après un entrainement avec Teyla et Ronon, il était épuisé, et ne voulait qu'une chose, se doucher, manger, et dormir !

Et maintenant, il se retrouvait piégé... Il avait cru qu'il suffirait d'invoquer n'importe quel prétexte pour éviter d'aller au labo. Erreur ! Insuffisant ! Largement insuffisant !

Rodney avait été plus intelligent que lui... et sans le vouloir en plus !

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Rodney était devant la porte, mort de trouille. C'était nettement plus facile à dire qu'à faire, et maintenant qu'il était là, et bien il se demandait si il n'allait pas plutôt prendre ses jambes à son cou !

Il était planté là depuis dix bonnes minutes, quand il entendit des pas. Très courageusement, il voulut se sauver, mais rien à faire. Ses jambes s'étaient transformées en bloc de béton, et il était cloué sur place.

-Rodney ? Vous avez un problème ?

Il soupira. Teyla était une jeune femme vraiment très gentille, mais pour son malheur, elle était aussi bien trop perspicace...

-Non... je voulais juste parler à Sheppard, mais je ne suis pas sûr qu'il soit là...

-Avez-vous essayez de l'appeler ? Dit-elle en montrant sa propre oreillette.

-Je l'ai oublié...

-Et bien je vais l'appeler pour vous, si vous voulez !

-Euh... c'est gentil Teyla, mais...

Peine perdue, l'Athosienne avait déjà appuyé dessus.

-Colonel Sheppard ? C'est Teyla !

Faites qu'il ne soit pas là... je sais pas si y'a quelqu'un là haut, mais s'il vous plait... faites qu'il ne soit pas là... Supplia Rodney.

-Bon, et bien je suis...

/ Teyla ? Qu'est-ce qu'il y a ?/

-Je suis devant vos quartiers et...

Rodney la supplia du regard, et elle sourit, compréhensive.

-Vous êtes chez vous ? Se contenta t-elle alors de dire en continuant de regarder le scientifique.

Et la porte coulissa...

-Salut... Sheppard... Réussit à dire Rodney.

-Bon, et bien je vous laisse entre hommes ! Bonsoir !

-Bonsoir Teyla... Dirent-ils en même temps.

Ce qui la fit sourire... Elle fit demi-tour et marcha tranquillement, alors que le scientifique et le militaire étaient face à face. Et silencieux...

-Je peux rentrer ? Dit enfin Rodney.

John se poussa sans rien dire et referma la porte derrière lui...

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A suivre...

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Merci d'avoir patienté jusqu'à aujourd'hui pour avoir la suite.

Bon week-end, à la semaine prochaine !

Et merci de me lire...