Coucou!! J'espère que ce chapitre vous plaira... il y a un tout nouveau personnage qui apparaît... j'espère que vous la... détesterez autant que moi! lol

Bonne lecture et merci pour vos reviews!

Chapitre 11 : Nouvel an, blondasse et jalousie

Il ne se décida à sortir de son laboratoire que le soir du Nouvel an. Mais Hermione, qui était occupée à nettoyer Robert dans sa baignoire, ne le vit pas quitter le manoir.

Il gravit les marches avec l'expression d'un condamné. Et c'était plus ou moins le cas. Il se rendait à la réception annuelle organisée par les Goyle dans leur manoir familial. Chaque année, il se forçait à y aller, prenait un verre et se planquait dans l'ombre. Mais, depuis qu'il avait tué Dumbledore trois ans plus tôt, il était devenu le mangemort à épouser ! Toutes les femmes cupides ou ambitieuses voulaient mettre le grappin sur lui. Narcissa la première ! Etre un jour sa maîtresse semblait être devenu sa raison de vivre !

Snape soupira et pénétra dans ce lieu de torture. Il arriva dans un hall d'entrée, seules trois issues étaient possibles d'ici. Soit il repartait tout de suite, ce qui le tentait bien, soit il tournait à gauche et rentrait dans un salon où des gens discutaient autour d'un buffet, soit il partait à droite et se dirigeait vers une pièce bruyante où de jeunes gens se déhanchaient au rythme de la musique.

Il roula des yeux en voyant Goyle fils se manger une claque parce qu'il avait mis la main sur le sein de la fille avec qui il dansait.

Snape choisit la deuxième solution et rentra, la tête haute, dans le salon. Il fut aussitôt accosté par Madame Goyle qui acceuillait chaque invité avec des phrases hypocrites et préparées à l'avance. Puis son époux vint lui serrer la main en l'entraînant vers le couple de blonds platines.

Oh non ! pensa Snape en soupirant lorsqu'il vit le sourire carnassier de Narcissa.

Il n'allait pas y échapper !

Snape dut se coltiner les Malefoy pendant une bonne partie de la soirée puis il décida de commencer à mettre son plan à éxécution. Ce plan qu'il avait mis plusieurs jours à mijoter.

Il ne voulait pas faire ce qu'il allait faire mais c'était le seul moyen pour la sortir de sa tête…

Granger était devenue une obsession. Il l'avait fuie depuis leur retour mais cela ne servait à rien. Elle occupait toutes ses pensées et tous ses fantasmes. Un vrai cauchemar. Alors la seule solution que son esprit tordu avait conçue fut de remplacer Granger par une autre femme…Une femme plus accessible… Une femme qu'il aurait le droit de désirer, de posséder... Granger était intouchable. Dans son esprit, il la comparait au fruit interdit de l'Eden, savoureux et tentant, qu'on désire cueillir et croquer... Il ne méritait pas Granger et de toute façon elle ne voudrait jamais de lui. Jamais. Même si elle avait accepté de faire une trêve, ce n'est pas pour autant qu'elle accepterait de débuter une relation sexuelle avec lui... Il se haïssait d'avoir envie d'elle!

Il lui fallait une femme désirable mais stupide. Il ne voulait surtout pas tomber amoureux d'elle. Il voulait juste combler sa libido pour arrêter de faire des rêves dérangeants au sujet d'une Hermione très peu vêtue et très coquine…

Il avait pensé à Narcissa mais Lucius, même s'il n'était pas fidèle, tenait trop à son honneur pour laisser sa femme le faire cocu impunément. Et puis, elle ne l'aurait plus lâché ensuite. Non, il lui fallait une jolie fille sexy et crétine or le meilleur moyen de trouver ce genre de greluche était de se rendre à une fête pleine d'hommes riches….

Tandis que Lucius lui racontait sa dernière entrevue avec le Seigneur des Ténèbres, les yeux de Snape furent attirés par une chevelure blonde.

Ses cheveux blonds et lisses encadraient un joli visage laiteux, orné de deux yeux bleus magnifiques. Le regard de Snape suivit une mèche qui glissait le long d'une gorge pâle, puis il s'attarda sur cette poitrine à la fois ferme et abondante. Elle avait un corps fin, des hanches étroites et de longues jambes. Elle était parfaite.

Lucius se rendit compte que son ami ne l'écoutait plus et tenta de trouver la cause de son inattention. Lorsqu'il la trouva, il ne put s'empêcher de sourire, amusé. Décidément Snape le surprenait ces temps ci. Depuis quand s'intéressait il aux femmes ? Granger avait elle réveillé sa libido assoupie pendant bien trop longtemps ? Sur cette pensée, Lucius se rembrunit. Il avait encore envie de posséder Granger. Et le fait de ne pouvoir l'avoir amplifiait son désir. Mais si Snape portait son attention sur une autre femme peut être que cela lui permetterait d'avoir la belle lionne. Le blond sourit, machiaveliquement et posa sa main sur l'épaule de Snape pour attirer son attention.

- C'est un joli morceau, lui dit il. Elle n'est pas farouche en plus.

- Pardon ? fit Snape qui sortit brusquement de sa contemplation

- Tu dévisageais Pestilencia Goyle.

Snape fit la grimace. Pouah une Goyle ! Honte sur lui d'avoir pensé qu'elle était désirable ! En même temps, qui dit Goyle, dit plusieurs neurones en moins. Pour ne pas dire la quasi totalité... Et c'est exactement ce qu'il lui fallait...

- Si tu veux, je peux faire les présentations.

- Non ce ne sera pas nécessaire, merci Lucius, intervint une voix féminine

Ils tournèrent la tête et furent surpris de voir le sujet de leur conversation en face d'eux.

- Je vais me présenter toute seule… dit elle en fixant Snape du regard.

- Miss Goyle, salua Snape en hochant la tête. Je me nomme Sev…

- Severus Snape, interrompit elle, Oui, je le sais. Comment ignorer le nom de l'homme le plus valeureux de notre cause ?

Elle se rapprocha sensuellement de lui et Lucius, qui sentit qu'il était de trop, les laissa tous les deux.

La belle blonde posa sa main sur le torse du maître des potions et le dévisagea d'une façon provocante.

- Si vous saviez depuis combien de temps je voulais faire votre connaissance Monsieur Snape.

Il en resta sans voix. Il n'avait même pas besoin de la courtiser. Elle faisait tout le travail. Il savait que cette attitude sensuelle aurait du l'exciter mais elle ne fit que mettre en exergue l'exquise pudeur de Miss Granger.

- Mais je crois que ce n'est pas un lieu approprié pour faire connaissance avec quelqu'un Miss Goyle…

- Oui vous avez raison, c'est trop bruyant…

- Puis je vous proposer de m'accompagner à mon manoir, où nous pourrons… discuter à notre aise…

- Mmmh excellente idée… j'adore… discuter…

La main délicate de Péstilencia glissa de son torse à son nombril et aurait sûrement accentué sa descente si Snape ne l'avait pas attrapée et traînée hors de cette demeure. Direction maison.


Assis, nu, au fond de son lit, il la regarda se dévêtir lentement et sensuellement. Elle avait un beau corps, c'était indéniable. Mais elle n'avait pas le naturel de Miss Granger, tout était sophistiqué et artificiel chez cette fille qui se tortillait devant lui… même ses seins étaient gonflés magiquement .

Mais pour ce soir, il n'allait pas s'arrêter à la superficialité de cette fille dont l'unique fonction devait être de combler ses désirs sexuels.

A présent nue, elle se mit à califourchon sur lui et entreprit de l'embrasser. Il n'aima pas le goût de ses lèvres recouvertes d'un gloss à la fraise. Il décida d'empêcher le contact de leur bouches le plus possible pendant leur partie de jambes en l'air.

Il la renversa et se mit entre ses cuisses. Il n'avait pas franchement envie de s'adonner aux préliminaires. En fait il n'éprouvait pas le besoin de la garder auprès de lui grâce à ses performances sexuelles. Si elle aimait tant mieux, si elle n'aimait pas tant pis. Ce problème épineux des préléminaires fut évincé lorsqu'elle cria :

- Prends moi !

Il obéit et la pénétra. Il n'y alla pas en douceur et elle semblait aimer cela. Son visage se crispait de plaisir et il trouva rapidement son point G. Elle jouit en lui griffant les épaules. Il était de plus en plus rebuter par ce qu'il faisait. Coucher avec une autre femme que celle dont il avait désespéremment envie. Il cacha son visage dans l'épaule de la blonde qui savourait encore les effets de son orgasme. Il lui donnait toujours de violents coups de reins, cherchant à se vider, mais pas assez excité pour le faire.

Puis un vieux souvenir lui vint. Celui où il avait fait sursauter Hermione qui s'était coupé le doigt. Doigt qu'elle avait sucé.

C'est sur cette vision de Miss Granger se suçant le doigt, que Snape éjacula enfin.


Six heures du matin. Comme tous les jours, elle se leva, s'étira, se lava, s'habilla et prit son petit déjeuner avant que Karmelis lui assigne ses tâches pour la journée.

Cela remontait à une semaine exactement la dernière fois qu'elle avait vu Snape.

Sept jours qu'elle s'ennuyait de lui, que sa compagnie lui manquait…

Elle soupira lorsque l'elfe lui donna les sanitaires de tout le manoir à laver. Au moins travailler lui faisait oublier un peu le comportement inexplicable de son maître.

Elle prit les produits nettoyants dans l'arrière cuisine et commença par nettoyer les sanitaires du premier étage avant d'attaquer le second.


Huit heures du matin. Une présence dans son lit. Merde, elle n'était pas encore partie.

Snape ouvrit les yeux et vit le visage pâle de son aventure de cette nuit qui dormait profondément. Elle était collée à lui, un bras sur son torse. Il grogna et s'extirpa de ses bras ainsi que des draps. Besoin d'une douche. Non d'un bain.

Il passa un peignoir sur ses épaules et sortit de sa chambre pour aller dans la salle de bain attenante. Là il laissa glisser le vêtement et fit couler de l'eau brûlante. Puis, une fois qu'il y en eu suffisament, il s'imergea jusqu'au milieu du torse.

Mmmmh c'était si bon.

Il attrapa un bocal sur le bord et en versa la moitié dans l'eau. De l'huile de relaxation. L'effet fut immédiat. Ses muscles finirent de se détendre…

Il sursauta lorsque la porte s'ouvrit. Le visage de Pestilencia apparut. Elle lui fit un grand sourire et entra entièrement dans la salle de bain. Elle portait une de ses chemises noires.

Il ne faut surtout pas te gêner ! Fais comme chez toi ! Piques dans mes affaires en plus !

- Je te cherchais, lui dit elle

- Vraisemblablement vous m'avez trouvé, répondit il d'une voix lasse en détournant le regard d'elle.

Un bruit de tissus se fit entendre et lorsque Snape la regarda à nouveau, elle était nue. Elle lui sourit avec assurance et se glissa dans le bain, entre ses jambes.

Il soupira d'agacement mais la laissa faire.

Après tout, son plan n'avait pas marché hier soir. Elle n'avait pas réussi à lui faire sortir Granger de la tête. Pire encore, il avait joui en pensant à son esclave. Peut être qu'il devait continuer à coucher avec Pestilencia jusqu'à ce qu'Hermione disparaisse complètement de ses fantasmes.

La jeune femme essaya d'entreprendre une conversation avec lui. Merlin, mais qu'elle se taise si elle n'a rien d'interessant à dire !!

Elle lui parla de son métier de mannequin, qu'elle posait pour des magazines comme Sorcière Hebdo, qu'elle avait une maquilleuse personnelle, qu'elle emmenait son caniche Poupette partout bla bla bla bla bla. Une vraie dissentrie verbale!

Snape eut soudainement envie d'employer les méthodes de sa défunte grand-mère, celle qui avait essayé de le tuer, et de noyer le moulin à paroles dans la flotte. Mais ses idées meurtrières furent interrompues lorsque la porte de la salle de bain s'ouvrit en grand…


Les sanitaires du premier étage nettoyées, Hermione gravit les escaliers pour s'attaquer au deuxième étage. Elle fit les deux autres salles de bain avant de faire celle juste à côté de la chambre de Snape. Elle soupira. A cette heure là il était forcément dans son laboratoire. Elle ne le verrait donc pas. Elle ne sut si elle en était soulagée ou pas. Elle attrapa fermement la poignée et l'abaissa pour ouvrir la porte. Sa respiration resta bloquée dans sa poitrine lorsqu'elle les vit…

Snape.

Snape et une femme.

Snape et une femme dans un bain.

Snape et une femme nus dans un bain.

Oh Merlin !

Ils la regardaient et elle les regarda. Une vague inqualifiable l'envahit. Un mélange de douleur, de déception, de trahison, de colère, et…il faut l'avouer… de jalousie.

Snape pâlit considérablement malgré les vapeurs d'eau chaude. Il ne voulait pas qu'elle voit cela.

Ils restèrent tous les deux paralysés. Ce fut Pestilencia qui reprit ses esprits la première.

- Qu'est ce que vous regardez ? Vous voyez bien que c'est occupé ! Vous viendrez faire le ménage plus tard !

- P…pardon ? demanda Hermione, essayant de refaire surface.

- Je vous ai dit de dégager ! lui cria la jeune femme en lui pointant la porte du doigt.

- Oui… oui pardon, je.. j'ignorais qu'il y avait déjà quelqu'un…

- Eh bien cela vous apprendra peut être à frapper aux portes avant d'entrer ! Maintenant dehors !

Hermione hocha la tête, trop boulversée pour remettre à sa place la blondasse et sortit en refermant doucement la porte derrière elle.

Lorsque Snape reprit ses esprits, il lança un regard méchant à la nuque de Pestilencia.

- Vous n'avez pas à vous adresser de la sorte à Miss Granger!

- Ce n'est qu'une esclave mon cœur. Ne me dis pas que tu la baises ? Elle est vraiment trop laide.

- Je ne la baise pas, grogna Snape en poussant la blonde pour se lever.

- Tu sors déjà du bain ?

- J'ai des choses à faire.

Snape n'était pas un abruti. Il savait que cette fille était obsédée par le luxe, l'argent et la gloire. Sortir avec le mangemort le plus haut placé devait représenter pour elle une voie royale. Il fit la grimace face à tant de duplicité. Elle était menteuse et fourbe et il commençait de plus en plus à regretter d'avoir couché avec elle. Et en plus elle avait manqué de respect à Herm… à Miss Granger. Juste parce que c'était une esclave.

Pauvre idiote ! Tu n'as même pas le quart de son quotient intellectuel et tu te permets de l'insulter!

Néanmoins il fallait qu'il comble absolument tout ce désir que lui inspirait la brunette. Sinon il lui sauterait dessus.

Le plus simple biensûr aurait été de lui ordonner de coucher avec lui. Après tout elle était son esclave. Cependant Snape la respectait trop pour cela. Et Miss Granger n'était pas le genre de femme qu'on "baisait". Avec elle c'était soit une vraie relation soit rien du tout… et Snape choisit le rien du tout.

De toute façon, jamais elle n'aurait voulu d'un mangemort, d'un traître, d'un assassin… peut être qu'elle le considérait comme un sorte d'ami, ou du moins autant qu'un ennemi puisse être un ami, mais jamais elle ne l'aimerait…

Et toi tu l'aimes ?

Non, biensûr que non. Je n'ai aimé que Lily. Et je n'aimerai qu'elle.

Alors, avec Granger c'est purement sexuel ?

Biensûr.

Alors pourquoi tu ne te comportes pas avec elle comme avec la blondasse insipide ? Pourquoi tu ne la baises pas ?

Elle ne voudra jamais faire l'amour avec moi.

Faire l'amour ? Pas baiser ? Et puis tu n'as qu'à lui lancer un imperium ou lui donner un philtre d'amour ou un puissant aphrodisiaque…

Je ne suis pas un violeur !

Non, mais tu es un manipulateur. Si tu veux coucher avec Granger tu trouveras un moyen.

Ce n'est pas ce que je veux…

Qu'est ce que tu veux Severus. Bordel qu'est ce que tu veux ?

Je la veux elle.

Pour du sexe ?

Non. Il n'y a pas que cela. Je veux me réveiller le matin avec l'odeur de ses cheveux autour de moi, je veux sentir son corps sous mes doigts, je veux la voir sourire pour moi, je veux voir cette lueur d'admiration dans son regard, je veux partager nos moments de lecture et discuter avec elle, je veux la protéger et l'aim…

Oh Merlin !

OH MERLIN !

Amoureux. Il était tombé amoureux.

Snape prit sa tête entre ses mains et poussa un gémissement de douleur.

Et il avait fallu que cela tombe sur une des seules femmes qu'il ne pouvait avoir.

Pestilencia sortit du bain et colla son corps contre le sien.

- Il y a un problème mon chéri ?

- Ne me touchez pas ! cria Snape en s'écartant d'elle.

Il se sentait fièvreux et il voulait être seul. Tout de suite. Mais elle ne bougeait pas et le regardait, avec une lueur de peur au fond des yeux. Après tout Severus Snape était un meurtrier. La blonde se demanda un instant si elle ne ferait pas mieux de décamper. Cependant l'idée de perdre le meilleur parti du moment la décida à rester, même s'il pouvait être dangereux.

- Tu as l'air tendu ? Tu veux un massage ?

Snape eut envie de lui crier au visage que la seule chose qu'il voulait c'était qu'elle fiche le camp mais il n'avait pas la force d'hurler, de se battre. Il était anéanti.

Il n'avait aimé qu'une seule femme de toute sa vie et il ne voulait pas la remplacer. Il l'avait mise sur un piédestal, idéalisée. Si il en aimait une autre alors il faudrait mettre son grand amour et son passé au placard. Il ne le pouvait pas et il ne le voulait pas. S'il avait tenu le coup jusqu'ici c'était grâce à elle. Il avait survécu, il s'était battu, il avait espionné uniquement pour elle. Pour rembourser la vie qu'il lui avait prise.

Peut être qu'il éprouvait une certaine affection pour Granger seulement parce qu'elle lui ressemblait un peu. Gryffondor, née dans une famille de moldus, intelligente, amoureuse des livres, curieuse, courageuse, belle, inaccessible… Peut être qu'il voulait continuer à l'aimer à travers Granger.

Snape soupira en tentant de se convaincre qu'il n'aimait pas Granger, qu' il n'aimait chez elle que ce qui lui faisait penser à sa tendre Lily.

Pestilencia le regardait toujours avec un sourire crispé sur les lèvres et de la terreur dans les yeux. Il soupira à nouveau. Il devait arrêter de penser à Granger. Et qui mieux qu'une femme pouvait chasser une autre femme de sa tête ? Il tourna la tête vers la blonde et l'attrapa par la taille.

Son sourire se détendit et elle passa ses bras autour de son cou. Il respira un grand coup en s'insultant de salaud puis il l'embrassa. Avidemment, brusquement, violemment. Il fallait qu'elle l'envoûte ! Il fallait qu'elle lui rentre dans la peau pour y chasser la brunette. Elle gémit de plaisir et il enfonça ses doigts dans sa chair. Elle aurait des bleus mais tant pis.

Il la poussa contre le lavabo, la retourna et tenta de s'imbiber de la blonde à chaque coup de rein qu'il lui donnait violemment. Mais une fois encore, ce fut en imaginant Miss Granger à la place de Pestilencia que l'orgasme le submergea.


Après avoir refermé la porte de la salle de bain, Hermione s'était rendu dans la salle de musique qui se trouvait à deux paliers de là. Elle s'assit en face du piano et commença mécaniquement à jouer le morceau qu'elle apprenait en ce moment.

Snape sortait avec une femme.

Cette information avait du mal à accéder à son cerveau, ou du moins elle ne parvenait pas à en mesurer les conséquences. Snape était un homme, c'était normal qu'il ait une aventure.

Oui mais je vais devoir le partager maintenant.

Les doigts d'Hermione cessèrent de jouer un instant tandis qu'elle réflechissait sur ce qu'elle venait de concevoir.

En quoi devait elle partager Snape ? Il ne lui appartenait pas. C'était même plutôt le contraire. C'était elle l'esclave. Non, ce qui la dérangeait c'était de partager ces moments d'intimité qu'ils avaient tous les deux avec quelqu'un d'autre.

Pff de toute façon vous ne partagez plus rien du tout depuis une semaine…

Il y a avait aussi une petite voix possessive et puérile qui répétait inlassablement dans sa tête : « il est à moi et elle me l'a piqué ! »

Une haine irrationnelle commença à s'emparer de la jeune femme. Elle se mit à détester cette blondasse. Elle lui avait piqué son Snape.

Hermione fronça les sourcils, troublée par ce sentiment de possessivité et cette jalousie qui l'envahissaient. Pourquoi était elle si énervée de voir Snape avec une femme ? Après tout, il n'était pas eunuque. Il était intelligent, charismatique, célibataire, riche et haut placé chez les mangemorts. C'était parfaitement normal que des filles, non des femmes, succombent à son charme et qu'il succombe aux leurs. C'était un homme. Juste un homme. Pas uniquement un cerveau.

Hermione revit l'expression hautaine de son ennemie et un rictus de colère agita ses lèvres. Une vague de haine la submergea à nouveau et elle délaissa le piano, incapable de se concentrer sur la musique. Elle sortit de la salle et longeait le couloir silencieusement lorsqu'elle entendit des cris féminins provenant de la salle de bain. Ils n'avaient pas insonorisé la pièce et on pouvait aisément percevoir les cris de plaisir de la blonde et le bruit répétitif d'un meuble cognant contre le mur.

- Trainée ! grogna Hermione en pressant le pas pour ne plus les entendre.

Elle rejoignit Karmelis dans la cuisine et l'aida à préparer un repas pour deux. L'elfe était toute joyeuse à l'idée que son maître se soit trouvé une jeune femme.

- Il mérite tellement d'être heureux ! lui dit elle avec une lueur de bonheur dans le regard.

- Elle ne le mérite pas, marmonna Hermione en découpant férocement les courgettes.

- Pourquoi dites vous cela ?

- Il n'y a qu'à la voir pour le savoir, grogna t'elle.

- Vous l'avez vue ?

- Oui, et ce n'est qu'une petite sotte insipide qui ne parviendrait même pas à tenir une conversation. Ce n'est qu'une … qu'une … une gourgandine !

L'elfe explosa de rire et Hermione ne tarda pas à la suivre lorsqu'elle se rendit compte de quel mot elle avait utilisé. Et dire qu'elle s'était moqué de Ron quand il le lui avait sorti en quatrième année.

- Vous la jugez très vite ! constata l'elfe en disposant les tranches de foie dans une poele.

- Il suffit d'un regard pour comprendre à quel genre de femme on a à faire. Et elle a été malpolie avec moi.

- Voyons Hermione, pardonnez moi mais à ses yeux vous n'êtes qu'une esclave. Il n'y a que le maître pour faire preuve d'autant d'humanité, vous savez.

- Je sais, grogna t'elle.

- Maintenant dites moi pourquoi vous la détestez vraiment, lui ordonna gentiement Karmelis en posant sa main ridée sur la sienne, celle qui avait un couteau à la main.

- Mais… mais je vous l'ai dit ! Ce n'est qu'une pimbêche !

- Vous savez, même si le maître entretient une liaison avec elle, vous n'allez pas cesser d'être amis pour autant.

- Je…je…

- Je sais bien que vous et lui avez fini par vous lier d'amitié, même si cela a mis du temps. Il vous apprécie beaucoup et vous respecte infiniment. Mais c'est un homme Miss Granger, vous devez le laisser voir d'autres femmes que vous… du moins tant que votre relation reste au stade intellectuel et amical… Si vous voulez l'avoir pour vous toute seule alors vous devriez songer à réévaluer votre affection pour Monsieur Snape.

- Attendez ! Mais qu'est ce que vous sous entendez ? Je n'ai pas d'affection particulière pour lui ! C'est juste que…

- …que vous êtes folle de jalousie, que vous détestez cette femme de façon irrationnelle, que vous voulez Snape pour vous toute seule…

- Cela ne veut rien dire !

- Je sais que le contexte ne s'y prête pas. Que le maître et vous avez beaucoup d'obstacles entre vous mais vous avez bien réussi à devenir amis alors pourquoi pas…

- Stop ! Je ne veux plus rien entendre à ce sujet ! C'est complètement absurde ! Absurde, vous m'entendez !

- Bien Miss Granger.

L'elfe retira sa main et partit retourner les tranches de foie.

Quant à Hermione, elle bouillonnait de colère.

De la colère vis-à-vis des propos explicites et implicites de Karmelis.

De la colère à cause de cette satanée blondasse qui faisait irruption dans sa vie.

De la colère envers Snape qui se laissait embobiner par une paire de seins.

Mais surtout de la colère contre elle-même, parce qu'elle sentait qu'elle n'était pas honnête avec elle-même, parce qu'elle n'était pas impassible face à une liaison entre son maître et une femme. Elle aurait du être indifférente, n'en avoir rien à faire. Qu'est ce qui n'allait pas chez elle ?

D'un geste rageur elle attrapa une tomate qui éclata sous sa poigne. Merveilleux ! Maintenant, elle était en colère et couverte de jus de tomate ! Aaargh !

Il fallait qu'elle prenne l'air. Elle étouffait.

- Je reviens, avertit elle en balançant les restes de la tomate écrasée sur la table.

Elle ouvrit la porte qui donnait directement sur le jardin et respira profondément cet air frais et revigorant de l'hiver.

Elle fit quelques pas pour s'éloigner du manoir. Elle se dirigea vers le fond du parc, où se trouvait un banc face à une petite mare. Elle s'assit sur le banc gelé et ferma les yeux.

On inspire, on expire, on inspire, on expire…

- Veuillez m'excuser pour la scène dont vous avez été témoin tout à l'heure, lui dit une voix derrière elle.

Hermione sursauta et se retourna. Cela faisait une semaine qu'ils ne s'étaient pas vu. Revoir son visage lui fit un bien fou… et à lui aussi…

- J'ai oublié de verrouiller la porte, continua t'il en s'asseyant à côté d'elle.

- Et de l'insonoriser ensuite, sous entendit Hermione.

Il détourna la tête. Il aurait préféré qu'elle n'entende pas ses ébats.

- Vous faites ce que vous voulez. Vous n'avez pas de compte à me rendre.

- Je sais. Je voulais juste vous prévenir que ma vie sentimentale n'influençait en rien notre … comment dire… relation.

- Amitié.

- Pardon ?

- Je… je pense que nous pouvons appeler ce que nous partageons de l'amitié, monsieur. Ou du moins, je l'espère.

- Je ne sais pas. Nous sommes autant amis que nous pouvons l'être.

- Dans ce cas, puisque nous sommes amis, expliquez moi donc pourquoi vous avez disparu cette dernière semaine ?

- Je vous ai manqué ? la taquina t'il

- Absolument pas. C'est de perdre aux échecs qui m'a manqué !

- Vous n'avez aucune dignité !

Elle sourit, heureuse d'avoir retrouver son Snape.

- J'avais des choses à faire, à comprendre, à préparer. Il me fallait du temps et de la solitude.

- Cela a un rapport avec votre rôle de mangemort ?

- Non.

Ils restèrent un moment silencieux. Puis Hermione ne tint plus et posa la question qui la taraudait :

- Et où avez-vous caché votre amie ?

- Je l'ai semée au rez de chaussée.

Hermione éclata de rire.

- Elle n'a pas l'air très futée.

- Mauvaise langue ! gronda Snape, amusé.

- Non, monsieur. Je ne dis que ce que je vois.

- De toute façon, elle n'a pas besoin d'être intelligente pour ce que je veux d'elle.

- Alors ce n'est pas une vraie relation ?

Snape la regarda d'un air faussement choqué.

- Mais vous avez perdu la tête, ma parole ! Vous m'imaginez franchement avoir une relation amoureuse avec une femme ?

- Pourquoi pas ?

- Franchement Miss Granger, vous me connaissez mal. Je ne laisserai jamais personne envahir mon intimité. Et surtout pas une femme. Avec Miss Goyle, c'est juste du sexe.

- Miss Goyle ? s'écria Hermione surprise

- Oui, Pestilencia Goyle.

Hermione eut un sourire narquois lorsqu'elle entendit le prénom de la jeune femme. Snape le vit et ne put s'empêcher d'arborer un sourire ironique.

- On est méchant, n'est ce pas ? lui lança t'elle

- Oui, c'est vilain de se moquer des prénoms des gens, répondit il tandis que son sourire le contredisait.

- Oui, surtout quand on s'appelle Severus...

- Que reprochez vous à mon prénom?

- Moi? demanda t'elle d'un ton innocent. Absolument rien...

Hermione devint plus sérieuse et le regarda gravement.

- On va continuer à lire ensemble, à discuter et à jouer aux échecs en lisant du vin ?

- Je ne saurai me passer d'une compagnie aussi charmante et spirituelle que la vôtre, Miss Granger.

- Bien. Croyez vous que Miss Goyle vous laissera seul avec moi ?

- Elle ne va pas vivre non plus au manoir. Elle ne viendra que lorsque j'aurai besoin de ses services.

- On dirait que vous parlez d'une prostituée…

- Miss Goyle et les prostituées ont des relations sexuelles pour le même motif : l'argent.

- Vous payez Miss Goyle pour vos…

- Mais non ! l'interrompit il agacé. C'est juste que la seule raison pour laquelle elle entretient une liaison avec ma personne, c'est parce qu'elle espère pouvoir profiter un peu de ma fortune et de ma position sociale. C'est une ambitieuse, Miss Granger.

- Je vois. Mais au fait, comment saviez vous que j'étais là ?

- Je vous ai vue par la fenêtre de ma chambre tandis que je m'habillais. J'ai décidé de m'excuser.

- D'accord.

Elle respira et grand coup et se rendit compte que l'air frais s'était transformé en froid quasiment insupportable.

- Rentrons, lui dit Snape lorsqu'il vit qu'elle grelottait.

Ils se levèrent et rentrèrent au manoir. Sur tout le chemin il mena une lutte avec son bras qui voulait se réfugier autour de la taille de la brunette.

Tandis que Snape partait lire dans la bibliothèque, sans se soucier le moins du monde du mannequin qui le cherchait partout dans le manoir, Hermione retourna aux fourneaux après s'être excusée auprès de Karmelis au sujet de son emportement.


A midi, l'elfe partit prévenir son maître et Miss Goyle, qui avait retrouvé son amant et qui était lovée à présent sur ses genoux (au grand dâme dudit amant), que le repas était servi. Ils partirent dans la salle à manger et Snape dut encore supporter le babillage incessant de sa maîtresse. Ce fut Hermione qui les servit. Encore une fois, Snape se sentit mal à l'aise qu'elle les voit ensemble.

Il mangea en silence, créant un barrage entre son esprit et ses oreilles pour que les stupidités proférées par Pestilencia ne puissent pas polluer pas son cerveau.

Puis il sentit un pied contre sa jambe. Il s'écarta, pensant que sa voisine de table manquait de place mais lorsqu'il ressentit le pied frotter son mollet, il comprit à quoi elle jouait.

Ce fut, bien évidemment, à ce moment là que l'esclave entra pour débarasser les assiettes et servir le dessert.

La première chose qu'Hermione vit, fut ce pied caressant Snape. Ce fut la seule chose qu'elle vit en fait. Elle respira un grand coup et se dirigea vers leur table comme si de rien n'était.

Il restait de la soupe au fond du bol de Miss Goyle. De la soupe brûlante. Et par mégarde… si si par mégarde… ce bol de soupe se renversa sur la blondasse lorsqu'Hermione fit un mouvement maladroit pour le mettre sur son plateau.

Snape ne put empêcher un sourire sarcastique de se loger sur ses fines lèvres.

- Non mais quelle empotée ! s'écria Pestilencia en se levant brusquement et en s'agitant à cause de la brûlure.

- Je suis désolée, mentit froidement Hermione

- Merlin ! Severus dis quelque chose !

- Je ne pense pas que Miss Granger ait versé intentionnellement de la soupe sur votre robe.

- Je vous assure Miss Goyle que je suis parfaitement incapable de commettre un acte aussi perfide! renchérit l'esclave.

Le sourire de Snape s'élargit face à ce mensonge éhonté… des souvenirs de plats trop salés et de cœurs découpés dans ses robes refaisant surface dans sa mémoire. Non, Miss Granger était absolument incapable d'un coup vache! C'était bien entendu une maladresse. Bien entendu…

Ils échangèrent un regard complice avant que Snape ne lance un sort de nettoyage sur sa maîtresse.

- Miss Granger veuillez nous apporter le dessert. Et tâchez de ne pas être maladroite cette fois.

- Oui maître.

Elle repartit dans la cuisine en souriant. En faisant tomber la soupe involontairement, elle avait eu peur que Snape la réprimande. Après tout Pestilencia était sa maîtresse et il aurait été parfaitement normal qu'il la dispute pour avoir sali et brûlé la jeune femme. Mais la situation avait semblé l'amuser au contraire. Il devait vraiment avoir peu d'estime pour la blonde…

L'idée qu'il puisse entretenir une liaison avec une femme qu'il ne respectait même pas mit Hermione mal à l'aise. Cela ne ressemblait pas à Snape. C'était un homme respectueux. Pourquoi agissait il ainsi ? Pourquoi ne pas avoir choisi une femme qu'il estimait ? Par peur de s'attacher à elle, d'en tomber amoureux ?

Hermione leur servi le dessert et partit dans la bibliothèque où elle attendit Snape.


Mais il ne vint pas.

Elle resta dans la pièce à regarder le feu de cheminée pendant une heure, deux heures, trois heures, jusqu'à s'endormir dans le fauteuil.

Il n'était pas venu.

Il avait préféré passer sa nuit avec une autre femme.

Il avait choisi Pestilencia à elle.

Hermione en fut folle de rage lorsqu'elle se réveilla vers deux heures du matin, toujours dans la bibliothèque.

Elle monta dans sa chambre et claqua la porte en espérant que cela réveillerait le couple.

Des amis ! Tu parles ! Si c'est comme cela qu'il traite ses amis je préfère rester son ennemie ! Il préfère coucher avec cette idiote plutôt que passer sa soirée avec moi ! Et bien soit ! Je n'en ai rien à faire ! Strictement rien à faire ! Qu'il garde son amitié et sa greluche ! Je m'en fous, j'ai Robert !

Sur ces douces pensées, Hermione alluma un feu dans la cheminée de sa chambre et y posa Robert. Même si on était en plein milieu de la nuit, elle savait qu'elle ne se rendormirait pas maintenant. Elle était trop jalouse et en colère. Aussi elle se mit à essayer de trouver un antidote au Sleeping Beauty.


Snape était dans son lit, en tenue d'Adam, avec Pestilencia endormie à ses côtés. Il avait couché à nouveau avec elle. Pour la troisième fois depuis qu'il l'avait rencontrée. Et cette fois encore, il avait éjaculé en pensant à Miss Granger. C'était un cauchemar !

Il passa ses grandes mains sur son visage et soupira. Il n'avait pas pu s'empêcher d'aller lui parler lorsqu'il l'avait vue. Il avait besoin de lui expliquer que Pestilencia n'était absolument rien pour lui. Il ne voulait pas qu'elle croit qu'elle avait une rivale. Mais Snape ne comprenait pas pourquoi il agissait comme cela. D'ailleurs il ne comprenait plus rien à rien.

Il ne comprenait pas pourquoi il se comportait comme un salaud avec la femme allongée dans son lit. Même si elle n'était qu'une pimbêche cupide, il n'avait pas à l'utiliser comme il le faisait pour se sortir Granger de la tête. Ce n'était pas respectueux. Il fallait qu'il cesse cette mascarade.

Quant à Granger, soit il se mettait à l'éviter et à redevenir froid avec elle, soit il laissait les choses suivre leur cours comme si de rien n'était, soit il la courtisait.

La première solution lui était insupportable. Ils avaient besoin autant l'un que l'autre de ce semblant d'amitié. Quant à la troisième idée, elle briserait justement cette relation qu'il voulait préserver. Il ne restait donc que la deuxième idée. Continuer à partager avec elle des moments intellectuels et amicaux en cachant le désir qu'elle lui inspirait.

Il se frotta les yeux et sursauta lorsqu'il entendit une porte claquer dans le manoir.

Il décida de se lever. De toute façon, il n'arrivait pas à dormir. Il fit le tour du manoir et trouva un feu finissant de se consumer dans la cheminée. Miss Granger l'avait attendu et il n'était pas venu malgré ce qu'il lui avait dit sur le banc. Il soupira. Il sentait qu'il aurait des excuses à faire le lendemain.

C'est sur cette pensée qu'il prit un livre et qu'il s'installa dans le fauteuil encore chaud qu'Hermione venait de quitter.