Chapitre 10

(POV Bella)

Cela faisait plusieurs mois depuis l'attaque que je restais la plupart du temps en compagnie des Cullen, en particulier Edward et Alice. Les autres enfants se méfiaient encore de moi surtout Rosalie. Si elle ne me parlait pas, elle ne cessa pas pour autant de m'adresser des regards noirs qui marquaient sa désapprobation.

Emmett et Jasper craignaient que j'attire malgré moi des ennuis à leur famille, ce que je ne pouvais évidemment pas blâmer. Jasper était le plus méfiant à mon égard du fait que je sois souvent auprès de sa compagne. Carlisle et Esmée souhaitèrent seulement en apprendre plus sur ma condition et les conséquences.

- Ah, s'exclama Alice, c'était top aujourd'hui! On a réussi à faire toutes les boutiques finalement!

- Ouais finalement.

Moi qui avais toujours cru que j'étais une acheteuse compulsive, j'avais trouvé pire. Alice était encore plus accro aux vêtements que je ne l'étais, ce qui est impressionnant. Jamais je n'aurais pensé avoir pour amie une fille plus dépensière que moi.

- Dis-moi, pourquoi Max déprime ces derniers temps?

- Euh je ne suis pas censée en parler, Alice.

- Bah je pourrais peut-être l'aider.

Bon elle n'allait pas lâcher l'affaire, alors pourvu qu'elle tienne sa langue.

- Max aime Angela qui sort avec Ben. Mon crétin d'ami, en plus, refuserait de l'approcher même si elle serait célibataire.

- J'ai l'impression que tu me décris Edward.

- Hein?

- Oublies, t'as rien entendu.

- Je peux toujours fouiller de force tes pensées, répliquais-je avec un petit air diabolique.

L'extralucide se mordilla la langue, visiblement embarrassée. Elle ne voulait pas que son frère sache qu'elle parle de lui.

- Je ne dirais rien, je te le jure. Mais question pourquoi tu tiens tant à voir Max toi?

- Comme ça.

Pour le coup, je fus sceptique. Alice faire quelque chose sans avoir une idée derrière la tête, ça m'étonnerait. Je ne lui fis pas remarquer mais je décidais intérieurement de garder un œil sur ces deux-là. Max avait voulu jouer un temps les entremetteurs, pas besoin qu'elle y ajoute son grain sel.

- Tu ne m'as toujours pas dit ce que tu me caches au sujet de ton frère?

- Fais pas celle qui sait pas.

Je soupirais, je savais bien sûr. Seulement je n'avais pas arrêté mon choix sur mon renoncement ou non de mon immortalité. Alice eut son portable qui vibra, elle vit que c'était son mari qui l'appelait.

- Un souci, Jazz?

- Edward n'est pas à la maison et ne répond pas. Tu peux nous dire où il est passé?

- Deux secondes et je te rappelle.

Une fois qu'elle le ferma, je lui demandais:

- Que se passe-t-il?

- Edward s'est volatilisé. Je ne le vois pas, c'est vraiment bizarre.

Je l'entrainais dans un coin afin de ne pas être repérer et tentais de le localiser à mon tour. Je ne le percevais pas également.

- Non plus.

Mon amie s'inquiéta pour de bon, sachant que j'étais plus puissante. Je lui pressais la main gauche et lui soufflais:

- Rentres chez toi, je vais devoir y aller.

- Aller où?

- Je vais retourner au royaume du Temps, je vais dans l'Autre Monde.

Alice hocha positivement la tête et fonça vers sa voiture pour rentrer chez elle. J'attendis d'être seule pour disparaître.

(POV Edward)

Je me réveillais avec un mal de tête incroyable vu qu'un vampire ça ne tombe pas malade. Je me trouvais dans une cellule en compagnie d'un homme enchaîné au pied droit.

- Où sommes-nous?

- Dans l'Autre Monde. Dans le royaume de Samaël, le fils de la Destruction.

- Pourquoi?

- Il y a des créatures qui vendent de leurs semblables pour s'enrichir ou entrer dans les bonnes grâces du Maitre. Comme tu as un pouvoir, tu seras certainement donner au plus offrant.

Je me rappelais des vampires qui avaient attaqués ma famille et moi. Alors il y en avait d'autres qui faisaient pareil.

- On ne peut pas s'évader?

- Inutile, si tu n'as pas de clé.

- Une clé?

Mon codétenu m'informa que pour accéder dans l'Autre Monde il fallait une clé qui nous ouvrait un portail. Peu de personne en possède, la plupart sont des seigneurs qui consentent à les prêter contre beaucoup d'argent.

- Il n'y a donc pas une autre solution?

- Si, que quelqu'un te connaissant achète ta liberté et ton ticket de sortie. Cependant le prix est plus ou moins élevé en fonction du prisonnier.

- J'ai une amie qui peut accéder à l'Autre Monde, son père était le gardien des chemins de morts.

- Ciel, cria-t-il, une fille du gardien! Elle doit être vraiment puissante et n'aura aucun mal à te faire sortir. Elle devra tout de même payer, sache-le.

Je commençais sérieusement à m'inquiéter; mon unique espoir était Bella mais quel serait le prix qu'elle devrait payer, en admettant qu'elle puisse payer. Le prisonnier m'apprit que le marché n'aurait lui que lundi prochain ce qui me laissait un répit de trois jours.

Bella, pensais-je, sors-moi de cet endroit.

Quelques heures plus tard, un des gardiens de cette "prison" me dit:

- Allez mon gars, c'est ton jour de chance. T'es libéré.

- Qui a payé?

- Un canon aux cheveux blancs. Suis-moi.

Il me conduisit dans une minuscule salle où une silhouette portant une cape noire attendait.

- Bella?

Apparemment c'était elle car elle se précipita vers moi en voulant savoir si j'allais bien. Je lui répondis que oui, elle me prit la main et annonça qu'il était temps de repartir. Un tourbillon nous engloutit et nous atterrîmes en face de ma maison.

- Merci Bella.

- De rien. Ta famille était inquiète, moi aussi d'ailleurs.

Un détail me dérangeait, elle n'avait pas quitté sa cape.

- Bella que leur as-tu donné pour me libérer?

Elle ne répondit pas ce qui me fit craindre le pire. J'allais lui reposer la question quand elle s'écroula au sol. Je me penchais vers elle et lorsque je la vis, je compris aussitôt.

- Tu ne leur as pas offert ça, tu n'as pas pu.

Note de l'auteur: Hello tout le monde, dès la semaine prochaine je suis au rattrapage mais pas de souci j'essaierais de quand même poster. J'espère que vous ne serez pas déçus de ce chapitre, je l'ai réécrit trois fois (-.-)'. Merci et bizous.