QUESHUA

Coucou !!
Bonjour a toutes et a tous… Me voila rentrée du japon et…JE VEUX Y RETOURNERRRR !!! Surtout que j'ai trouvé des dojins de taré sur STS (dont un avec gris chan absolument fabuleux. Si y a des gens intéressés pour les scans, faites moi signes…Enfin…Dès qu'ils seront arrivés par la poste) et un milo en myth cloth pour trois fois rien.
Bref.
Je coulais poste ce chap plus tôt mais ma chienne est tombée malade et on a du la piquer, j'avais donc pas trop le moral.

mavie terminée, merci encore pour vos review et bonne lecture !

n'hésitez pas si vous avez des idées sur la suite. Je les incluraient peut-être, on sait pas ^^

(part 11)

Choqué, Shun fixait la femme blonde qui toisait son fils avec mépris.

Mal à l'aise, Rhadamanthe semblait hésiter entre la fuite éperdue et se rouler en boule sous une table pour pleurer.

"- Mère… Vous ne pouvez pas débarquer ici et exiger…

"- EXIGER !!! Tu es mon fils, James ! Et tu vas m'obéir. Tu vas épouser une de ces filles et ce n'est pas négociable !"

Le visage du Juge se ferma.

Il tentait de faire comprendre à sa mère depuis plus de trois heures a présent qu'il n'épouserait personne et certainement pas une simple mortelle.

Par égard pour sa génitrice, il avait fait un effort pour rester aussi…humain…que possible et ne pas lui renvoyer certaines réalités a la figure.

Mais cette fois, elle avait dépassé les bornes.

Non loin, attiré par le bruit comme tous les autres, Shun se sentit frémir.

Rhadamanthe était toujours extrêmement viril, mais lorsqu'il s'énervait…Déesse, Shun sentait son cœur battre la chamade et une douce chaleur se rependre dans son estomac et ses membres.

Le jeune bronze savait que ses joues lui cuisaient mais peu importait.

Il ne s'était jamais sentit aussi attiré par Hyoga. S'il avait eut quatre ans de plus, il était probable qu'il aurait déjà sauté au cou du Juge pour l'embrasser fougueusement.
D'ailleurs…

Il jeta un regard en coin à Athéna qui intercepta son coup d'œil.

Pour un peu, il se serait jeté à genoux devant elle.
Elle avait la même idée que lui pour régler la situation avant qu'elle ne dégénère et…

"- Ca suffit !" Eclata soudain Ikki en foudroyant l'anglaise qui glapit une seconde de surprise. "Votre fils est déjà promis à quelqu'un alors cessez vos jérémiades et partez !"

Lady Alexander resta une longue minute interdite, la bouche entrouverte et les yeux écarquillés.

Son fils ? Promis ?? Mais…Comment ca promis ?? Et a qui ? Et pourquoi n'était-elle pas au courant ???

"- Comment ca promis ?" Finit-elle par bafouiller. "Je n'ai jamais permis…"

"- Non, c'est son maitre qui l'a fait." Continua Athéna en jetant un regard signification au Wyvern qui se détendit un peu.

Il n'aurait pas à tuer sa propre mère.
Dans l'absolu, ca ne l'aurait pas gêné plus que ca mais…Bon, c'était sa mère et ca aurait fait pleurer Ivory.

Lady Alexander revint immédiatement à la charge.

"- Je n'ai jamais permis à ce…cet…individu ! De disposer ainsi de mon fils !"

"- Il l'a fait quand même !" Aboya encore Ikki, remonté.

"- Mère, ca suffit. Vous avez perdu tout droit sur moi le jour ou un Spectre est venu me prendre et que vous n'avez rien fait pour l'en empêcher.

C'était cruel, mais il en avait assez. Cette femme n'avait pas à lui imposer quoique ce soit, et surtout pas un mariage avec une femelle.

Moins stupides que Lady Alexander, ou simplement capables de reconnaître une cause perdue quand elles en voyaient une, les deux demoiselles jetèrent un coup d'œil d'excuse au Spectre qui se détendit un brin. Au moins, elles auraient l'intelligence de ne pas insister.

L'une d'elle posa une main sur le bras de Lady Alexander pour lui murmurer à l'oreille.

La dame rougit brutalement avant de repousser la jeune fille.

"- Il suffit ! James ! Tu épouseras la fille que je te présenterais et il n'y a pas de discussion possible !!"

Cette fois, le Juge vit rouge.

Il serra le poing, prêt à réduire cette femelle outrageante a l'état de pulpe sanglante. Il allait se débarrasser d'elle. Il n'aurait jamais du renouer le contact avec sa famille, il n'aurait jamais…

Une main fine et douce se posa sur son poignet pour le retenir.

Sans faire acte de force, Shun le restreint avec aisance.

"- Ca suffit, Rhadamanthe… Madame, votre place n'est pas ici et encore moins dans la vie de votre fils. Il ne vous a plus appartenu du jour où vous l'avez mit au monde. Il appartient à Hadès, corps et âme. Insistez, et je ne pourrais l'empêcher de vous tuer. Ici, personne ne cherchera à sauver votre vie. Vous êtes quantité négligeable et négligée. Partez… Laissez nous à présent."

Shun fit signe à Minos et Eaque qui encadrèrent immédiatement la femme pour la déposer à l'extérieur du Sanctuaire.

Son poignet toujours serré par la main encore enfantine du jeune bronze, Rhadamanthe le fixait avec un mélange de stupéfaction et de reconnaissance.

Il pouvait y avoir tellement de dignité et de force dans ce petit bout de cosmos…Il pouvait presque voir en lui la force d'Hadès…Non…Si Hadès avait laissé sa marque chez le jeune chevalier d'Athéna, il avait juste laissé une aura de dignité calme que le jeune bronze aurait quand même développé avec le temps. Comme tout le monde à présent, il savait qu'il serait le futur pope.

Shaka camoufla un petit sourire satisfait.

Shun avait beau s'en défendre, il savait parfaitement se faire aussi désirable et désiré qu'il le voulait.

Le regard lumineux du Juge n'en était qu'une preuve parmi d'autre.

"- à quoi penses-tu ?" Murmura doucement Kanon en nouant ses bras autour de la taille de la vierge avant de lui embrasser le côté du cou.

Shaka soupira de plaisir sous la petite caresse avant de pencher un peu la tête sur le côté dans l'espoir d'avoir un autre baiser.

Kanon ne se fit pas prier et embrassa encore la peau parfumé d'encens et de bois de santal.

"- Je pensais que Shun ferait un excellent Pope…Et qu'il ferait un magnifique couple avec Rhadamanthe.

Le gémeau haussa un sourcil.

Shun et le Juge ?

"- Je croyais que Hyoga et lui…"

"- Tu as vu sa réaction quand il nous a surpris a nous bécoter sur les marches."

Kanon fronça un instant les sourcils.

"- Ho…j'avais oublié…Pauvre Shun…"

Shaka réclama un autre baiser avant de continuer.

"- Je ne dirais pas "pauvre Shun". Au contraire… Il aurait finit par quitter Hyoga je pense. Il est bien plus mature que lui. Ils se seraient fait du mal sans le vouloir. Là, ils finiront soient par se réconcilier et rester amis, soit ils se seront séparés avant de se déchirer."

Kanon serra plus fort son compagnon contre lui.

Il n'aimait pas entendre parler de couple qui se sépare depuis qu'ils étaient ensembles. Il était tellement heureux avec la vierge…Il n'imaginait pas revenir a sa vie de célibataire, surtout avec son frère en couple également. Les quelques semaines qu'ils avaient passés en froid avec Shaka l'avait rendu tellement malheureux qu'il ferait n'importe quoi pour ne plus jamais vivre ca.

Shaka s'appuya avec plaisir contre le large torse du gémeau.

Encore quelques mois plus tôt, il n'aurait jamais imaginé…Jamais espéré partager une telle relation avec quelqu'un. Lui qui se targuait d'être un bâtard glacé sans émotions avait revu sa perception de sa propre existence.

Il ne serait revenu en arrière pour rien au monde.

***

Docile, Rhadamanthe avait suivit Shun jusqu'à la maison de la vierge.

Non loin, Valentine et Sylphide avaient finit par faire marche arrière lorsque le jeune bronze les avait foudroyés du regard.

Prudent, les deux hommes étaient retournés s'occuper d'Ivory qui n'en finissait plus de pester contre sa tête de linotte de mère. Non mais pouvait-on être aussi gourde ?

A présent, assis dans un canapé, le juge se savait plus que faire ou que dire.

Il savait parfaitement pourquoi Shun l'avait amené là.

Il savait aussi que l'adolescent n'avait que quatorze ans.

Hadès le pardonne, il devait vraiment être un pervers dépravé de la pire espèce pour ne pas parvenir à chasser le petit chevalier de ses pensées.

"- Je finirais par grandir, vous savez." Murmura doucement Shun, un peu de tristesse dans la voix. "Je suis persuadé que Valentine continuera à vous rendre service encore bien longtemps…" Continua l'adolescent avec résignation.

Le Juge blêmit tout à fait.

C'était encore pire que ce qu'il croyait.

Non seulement le jeune bronze lui donnait toute latitude de continuer à faire joujou avec son subordonné jusqu'à ce qu'il l'estime assez grand pour lui, mais il lui donnait la permission tacite de continuer après. Pire que tout, il acceptait sans protestation que le Juge puisse ne pas se satisfaire de lui et ne soit intéressé par lui que par le côté physique d'une relation.

Le pauvre Juge avala sa salive pour retenir sa nausée.

Etait-il à ce point tombé bas ?

Pas une seconde il ne saisit le point le plus important de ses réflexions.

Pas un instant il ne remit en cause la réalité d'une relation amoureuse entre eux.

***

Devant une tasse de thé, assise dans le canapé des appartements de Shion, Athéna se massait les tempes du bout des doigts.

Depuis le fiasco de l'avant-veille, avec la mère du Juge, elle commençait à fatiguer nerveusement.
Entre Dohko qui allait la rendre chèvre, la mère de Rhadamanthe qui venait faire un scandale, Shion qui était encore plus nerveux qu'une poule avant la ponte et la tenue ordinaire du Sanctuaire, elle allait devenir folle.

Heureusement, Shun et Aiolia la secondaient suffisamment pour qu'elle ne tourne pas trop en bourrique.

Shura attira plus étroitement Shion dans ses bras jusqu'à ce que le pope pose sa joue sur son épaule et ferme les yeux.

"- Cessez de vous inquiéter, Athéna. Tout va relativement bien quand même. C'est pénible, je l'admets. Mais personne n'est encore mort."

Saori grogna sans grâce.

"- Je sais, je sais… Mais je ne peux m'empêcher d'attendre la prochaine catastrophe.

Elle jeta un regard désolé à son pope.

Le pauvre homme avait vraiment été ébranlé par l'attaque qu'il avait subit. Plus que l'agression elle-même, c'était qu'elle soit le fait de Dohko qui le perturbait le plus.

La déesse avait longtemps discuté avec lui.

Shion avait aimé la Balance pendant très longtemps sans aucun retour de sa part.
Et maintenant…

Alors que Shion avait enfin réussit à se reconstruire et à établir une relation durable avec quelqu'un, Dohko se réveillait enfin pour venir tout gâcher.

Shura ne le montrait pas à Shion, mais la déesse savait parfaitement qu'il craignait que le pope ne le laisse pour rejoindre la Balance.
Dohko avait été son premier amour et il l'avait aimé pendant plus de deux siècles avant de porter son intérêt sur lui.
Qu'étaient quelques mois devant plus de deux cent années ?

Machinalement, le capricorne s'était fait plus câlin et plus possessif avec Shion. Plus protecteur et plus…viril…aussi.

Dans le même temps, Shion s'était fait plus soumis. Non…pas soumis…pas réellement.

Le Grand Pope ne se soumettait à personne.
Simplement, il jouissait du plaisir rare d'avoir quelqu'un près de lui pour l'aider à porter son fardeau.

Athéna n'allait certainement pas le lui reprocher.

Un gros soupir échappa au pope.

"- Je suis désolé…. J'aurais du pouvoir gérer la situation tout seul…"

Shura lui caressa la joue.

"- Hé ! Ne dis pas de bêtise. Ca n'aurait jamais du arriver en premier lieu. Dohko n'a et n'a jamais eut le moindre droit sur toi."

"- Je l'aimais."

Le capricorne retint un tressaillement.

Il n'aimait pas entendre ca.

"- Je sais…"

"- Je l'ai attendu…"

"- Je sais…"

"- Tu n'es pas un second choix, Shura…" Murmura doucement Shion avec une lueur tendre dans les yeux.

Le capricorne se détendit lentement.

Parfois, il se disait que Shion pouvait lire dans ses pensées aussi facilement qu'il pouvait se téléporter à l'autre bout de la planète pour toujours trouver les mots justes pour le rassurer.

Il embrassa son compagnon avec tendresse puis posa son front contre le sien.

"- Je sais mais parfois…"

"- Tu as peur que je te quitte pour lui."

Shura hocha la tête.

Il n'avait pas honte de ses peurs.

Il n'avait aucune raison d'avoir honte. Pas avec un compagnon comme le sien.

"- Peut-être que s'il s'était décidé juste a notre retour….Peut-être…Mais pas maintenant. Je ne suis pas l'homme de plusieurs personnes." Rassura encore l'ancien bélier en se bouinant plus étroitement contre Shura.

Athéna quitta la pièce sur la pointe des pieds.

Pour ces deux là, tout irait bien.

Leur relation était solide et s'il faudrait sans doute encore quelques jours à Shion pour reprendre pleinement son équilibre, tout se passerait bien.

Par contre, pour Dohko….

Elle soupira.
Elle allait devoir retourner discuter avec lui.

***

DeathMask, chevalier d'or du Cancer, italien viril et male patenté observait avec un rien d'agacement dans l'œil le contenu de son assiette.

Avec tous les bouleversements qu'ils avaient subis depuis quelques jours, son petit poisson et lui n'avaient pas pu se retrouver convenablement depuis bien longtemps, trop à son gout.

Aussi, en bon male Cro-Magnon qui se respecte avait-il décidé de remédier a la situation et de préparer une soirée aux petits oignons pour son poisson préféré.

Une assiette remplie de gésiers de poulets devant lui, la recette non loin, il observait les morceaux de viande sans trop savoir qui en faire.

La recette avait pourtant l'air particulièrement goûtue dans le livre. Mais il ne comprenait pas comment transformer des cailloux en plats de qualité.

Il soupira avec agacement.

Il n'était pas un débutant en cuisine mais…certaines choses lui étaient encore abscondes, aussi posa-t-il son tablier pour aller demander de l'aide.

Il grimpa à grande vitesse les escaliers qui le séparaient du onzième et ouvrit la porte a la volée.

"- Bonjour."

Camus glapit de surprise et se cacha presque derrière le scorpion.

Nu, comme son amant, Milo foudroya le cancer du regard.

"- DEATHMASK ! BON SANG ! Tu pourrais frapper quand même !" Protesta Milo, mécontent que quelqu'un d'autre que lui puisse contempler le délicieux postérieur de son Camus.

Caché derrière son compagnon, fuchsia comme un sens interdit, Camus n'en finissait plus de tenter de fusionner avec le canapé.

L'italien eut un sourire de fauve.

"- Désolé."

"- Tu ne l'es pas."

"- Non, c'est vrai. Mais vous êtres très mignons tous les deux comme ca…"

Milo jeta un nouveau regard noir à son ami.

Il était encore a moitié en forme et avec Camus qui se frottait a lui pour se cacher des yeux de DM… Bref.

Camus finit par retrouver sa langue.

Il n'aimait pas qu'on l'observe dévêtu mais appréciait encore moins que quelqu'un mate SON Milo. Il n'y avait que lui pour avoir le droit de se repaitre de son physique parfait.

"- DM ! Dehors ! Sinon, je dis à Aphrodite que je t'ai vu en train de faire du charme a Shun !"

L'italien éclata de rire.

"- Parce que tu crois qu'il t'écoutera ?"

"- Bien sur qu'il m'écoutera." Sourit Camus avec un rictus sadique, bien peu dans ses habitudes. "Je suis son confident après tout…Et puis…Si ca arrive aux oreilles de Rhadamanthe…"

Le Cancer se renfrogna aussitôt.

"- Pffff, t'es pas drôle… Habillez vous, je reviens dans cinq minutes." Grommela le chevalier d'or avant de sortir.

Dès que la porte fut refermée, Camus effleura le membre encore ferme de son amant.

Il était toujours timide dans les jeux mais commençait à se laisser aller parfois, au grand plaisir du scorpion, aussi Milo se faisait il religion de toujours l'encourager lorsqu'il lui prenait l'envie de tenter quelque chose.

Un petit soupir de plaisir lui échappa pendant qu'il écartait les jambes pour laisser un meilleur accès aux caresses de son amant.

"- Camus….Tes mains sont douces…"

Le verseau rougit encore davantage mais continua à caresser son amant d'une main timide.

Petit à petit, il prit confiance en lui a mesure qu'il tirait plus de son délicieux de la gorge de son amant.

Milo se faisait une joie d'informer son amant –et tout le voisinage- qu'il prenait particulièrement plaisir à ses caresses.

Lorsque Camus glissa par accident une phalange en lui, le scorpion arqua les reins et écarta plus encore les jambes.

"- Mon Camus…."

Ecarlate malgré l'excitation qui montait rapidement, le verseau finit par lâcher son amant et reculer un peu. Milo lui sourit pour l'encourager.

Gentiment, il se pencha pour déposer un petit baiser sur le bout du membre de son compagnon puis le poussa sur le canapé pour qu'il s'y asseye confortablement.

Docile, Camus voulu écarter les jambes mais Milo l'en empêcha.

"- Milo ?"

"- Laisse-moi faire…"

Il couvrit ses doigts de salive puis lui glissa encore ses fesses avant de recommencer l'opération sur le membre de son verseau.

Interloqué et un peu inquiet de cette nouveauté, Camus se laissa faire, comme toujours.

Milo adorait la passivité de son amant, même s'il tentait parfois de la secouer un peu.

Il y parvenait un peu plus chaque jour.

Il ne désespérait pas d'avoir une vraie relation équitable avec son Camus. Mais même si ca n'arrivait jamais, il serait simplement heureux que son petit français soit moins angoissé de ses caresses.

"- Fais-moi confiance." Encouragea-t-il encore le verseau avant de s'installer sur ses cuisses.

Il guida son membre entre ses fesses puis se laissa lentement descendre le long de la hampe épaisse.

Déesse ! Il avait eut beau s'entrainer en secret et se préparer à son amant, le verseau était suffisamment imposant pour lui donner envie de crier de douleur.

Un hoquet lui échappa soudain lorsque le membre superlatif effleura sa prostate.

Il n'en fallut pas plus pour faciliter la descente…Heureusement pour lui, si Camus était plus épais que lui, il était aussi plus court.

Un sourire de plaisir monta à ses lèvres.

Gentiment, il prit le visage de Camus entre ses mains et l'embrassa passionnément.

Le verseau noua immédiatement ses bras autour de sa taille pour le coller plus étroitement à lui.

"- Tu trembles mon amour ?"

Le jeune français détourna les yeux.

"- Je ne veux pas te faire mal…" Murmura-t-il doucement, les reins raidit du besoin de se contenir.

Milo lui sourit tendrement.

Qu'il l'aimait son Camus.

Pour la première fois il avait la possibilité d'avoir la main haute et malgré son angoisse et son désir, il parvenait à préserver son amant. C'était adorable….

Milo prit une des mains du verseau dans la sienne et la posa sur son membre.

"- Là…Aide-moi…"

Malgré sa gêne, Camus obéit docilement, bien décidé à prodiguer à son compagnon au moins une fraction du plaisir qu'il recevait entre ses bras.

Milo ferma les yeux et soupira de satisfaction.

Lentement, il se mit à monter et descendre sur le membre du maitre des lieux.

Il ne fallut pas longtemps à Camus pour s'assouvir.

Les sensations étaient trop neuves pour qu'il puisse en profiter vraiment mais une fois de plus, Milo lui ouvrait en douceur de nouveaux horizons.

Le jeune grec posa sa main sur celle de son amant et l'encouragea à le satisfaire à son tour.

Malgré la vague de fatigue et de bien être qui le submergeait, Camus se força à répondre aux attentes de son compagnon.

Enlacés, les deux hommes reprirent lentement leur souffle.

A la porte, DM referma lentement l'huis pour ne pas être entendu, un sourire au coin des lèvres.

Il patienta encore quelques minutes puis toqua.

Camus l'invita à entrer.

Il camoufla son sourire de les voir habiller et prêt pour la journée et ne fit aucun commentaire sur la démarche un peu raide de Milo ou les joues cuisantes du Verseau.

"- J'ai besoin de ton aide, Camus."

"- Que puis-je pour toi ?"

"- Je veux faire un bon diner à mon poisson, mais je ne sais pas préparer ce que j'ai acheté."

Le verseau soupira.

Ca ne le dérangeait pas du tout de jouer les chefs cuisinier pour ses collègues mais il avait espéré qu'il pourrait passer une journée tranquille avec son compagnon.

"- J'arrive."

Le cancer le remercia.

"- Je t'attends chez moi. Prends ton temps."

Milo attrapa son français par la taille et le serra contre son torse.

"- Il va le prendre, ne t'en fais pas…"

Le Cancer sortit du temple en riant à gorge déployée. Ces deux là étaient choux comme un couple de Labrador.

***

Saga passa la brosse dans les cheveux de Mu.

Il les brossait depuis plus d'une heure mais ne se lassait pas.

Son petit agneau avait les nerfs à fleur de peau depuis quelques jours et il n'aimait pas ca.

Il faisait de son mieux pour le détendre et l'apaiser, mais ca ne suffisait pas.

Le gémeau se forçait à être le plus patient possible avec son compagnon.

Il ne voulait surtout pas le rendre malheureux ou le mettre en colère.

Mu avait déjà bien assez de sujets d'inquiétude. Enfin…un surtout. Son maitre.

Le gémeau passa sa main dans les cheveux du jeune bélier. Ils se collèrent à ses doigts en crissant d'électricité statique.

"- Voila…Démêlés…"

Mu soupira de plaisir.

C'était toujours un bonheur sans nom que d'avoir quelqu'un pour s'occuper de lui. Et c'était encore meilleur que c'était son amant qui le faisait.

"- Merci…."

"- Mais de rien mon amoureux…"

Mu rit doucement.

Il aimait quand Saga était tendre avec lui.

"- Tu restes avec moi aujourd'hui ?"

Le chevalier d'or hésita.

Il était d'astreinte normalement mais n'avait aucune envie de rester à se tourner les pouces chez lui.

"- Laisse moi juste le temps de prévenir Aldébaran et je serais tout à toi.

Le grand Taureau était de garde jusqu'au soir avant d'être relevé par Shiryu.

Le bronze avait humblement demandé à participer aux tours de gardes des autres bronzes puisqu'il était là. Il trouvait ca normal.

Il avait été un peu gêné que Shion le colle avec les ors mais devait reconnaître que c'était plus logique devant le gouffre béant de sa puissance face à celle des autres bronzes. Ses quatre frères bronze étaient dans le même cas que lui.

Shion avait raison.

L'affecter aux mêmes patrouilles que les autres bronzes ne ferait que créer un malaise entre eux.

Ce n'était pas une bonne chose.

Aussi avait il prit un tour de garde et d'astreinte avec les ainés du Sanctuaire.

Shun avait demandé aussi mais Shion avait refusé. Il était son assistant après tout.

Ikki avait prit également un tour de garde.

Hyoga quand a lui passait son temps à remâcher quelque chose dans son coin sans plus parler a personne.
Si le dragon n'avait pas été aussi impliqué dans ses propres histoires personnelles concernant son maitre, il s'y serait probablement intéressé, mais là… il avait bien autre chose en tête.

Quand a Seiya…

Pégase n'avait jamais rien fait de constructif de sa vie, ca n'allait pas changer maintenant.

Même Athéna s'agaçait régulièrement de sa fainéantise.

Mu appuya son crane contre le torse de Saga et bascula la tête en arrière pour le fixer dans les yeux.

"- Tu n'es pas obligé tu sais. J'avais oublié que tu étais d'astreinte…"

"- Tu sais que j'aime passer du temps avec toi…"

"- Je sais mais…"

Le mouton ne voulait pas qu'on lui reproche de détourner l'ainé des gémeaux de son devoir.

"- N'as-tu pas quelques armures à réparer encore ?"

"- Si bien sur…"

"- Et bien, je n'ai qu'à venir avec toi. Comme ca, je suis disponible et nous passerons la journée ensemble…Et si tu le veux bien, tu pourras m'enseigner les rudiments du métier. Qu'en penses-tu ?"

Mu se fendit d'un grand sourire débordant de tendresse.

"- Que tu as toujours des idées fabuleuses, mon Saga…"

L'ainé des jumeaux se pencha pour embrasser langoureusement son amant, imitant sans le savoir son frère cadet qui dévorait les lèvres de Shaka.

***

Les pommettes roses, Shaka repoussa un peu Kanon.

"- Voyons ! Kanon !!"

L'indous avait accepté l'invitation de son compagnon d'aller a la fête foraine.
C'était une première pour lui.

Pour la première fois de sa vie, il prenait plaisir dans des jeux qui n'étaient pas purement sexuels.

C'était…rafraichissant.

"- Et bien quoi ? Personne ne peut nous voir, nous sommes en haut de la grande roue." Rit Kanon avant d'embrasser a nouveau la vierge qui se débattit mollement.

"- Là n'est pas la question, demi photocopie ! Tu fais tanguer la nacelle." Plaida la vierge avec un petit geignement plaintif.

Kanon fixa son compagnon.

"- Tu as le vertige ?"

"- Et alors ?" Aboya Shaka, de mauvais poil.

Le gémeau le reprit lentement dans ses bras pour ne pas faire tanguer l'appareil.

"- Alors tu aurais du me le dire, au mieux nous ne serions pas montés là-dedans, au pire, j'aurais fais attention."

Soulagé que son compagnon ne se moque pas, Shaka s'abandonna contre lui;

"- Tu avais envie…"

"- Mais tu aurais du me le dire quand même."

Cette fois sérieux, Kanon le força à relever le nez.

"- C'est mon rôle de m'occuper de toi, Shaka. Comme c'est le tien de veiller sur moi. Comment puis-je le faire si tu ne me dis rien ?"

La vierge enfouit son visage dans le cou de son compagnon.

Ca le mettait toujours mal à l'aise ce genre de déclaration. Autant qu'elles le ravissaient.

Lui qui avait un passé des plus sulfureux s'était enfin lié a quelqu'un qui en valait la peine.

Ce qui n'était au départ qu'un jeu était devenu la meilleure chose qui lui soit arrivé depuis des années.

Accroché au bras du gémeau, le jeune chevalier d'or descendit de la nacelle avec un rien de soulagement.

Décidement, il preferait le plancher des vaches et de loin.

Kanon passa son bras sous le sien.

"- Je t'offre une gaufre ?"

Shaka accepta avec plaisir.

Les deux hommes quittèrent la fete foraine bras dessus, bras dessous, pour aller faire quelques pas sur le front de mer.

La vierge connaissait bien les lieux. Il y avait passé du temps dans son adolescence.

"- Hé ! Mais je te reconnais toi !"

Bien trop de temps d'ailleurs.

Shaka palit d'un coup.

Lui aussi avait reconnus le docker qui s'approchait avec un sourire mauvais.

Il avait eut bien du mal a se débarasser de lui quand il avait seize ans. Finalement, il avait arreté de venir là pour ne pas être obligé de le tuer.

Déesse mais pourquoi lui ?

La vierge jeta un regard en coin a son amant qui haussait un sourcil.

"- Tu le connais, Shaka ?"

Le docker se planta en face du couple, les bras croisés sur le torse.

"- Bien sur qu'il me connaît. Hein petite pute ?"

Shaka serra plus fort le bras de Kanon.

Il aurait pu tuer le contrevenant immédiatement mais….

Kanon foudroya le misérable humain.

"- Je ne vous permet pas !"

"- Quoi, tu lui as pas encore donné tes tarifs ?" Continua le docker sans se soucier de l'intervention de Kanon.

Cette fois, Shaka se mit à trembler, mais pas de colère.

Ce type lui avait toujours fait peur alors qu'il n'avait rien a perdre. Maintenant…C'était encore pire.

Kanon attrapa le gars par le col et le souleva de terre.

"- Pardon ?"

Calmé soudain, le docker écarta les mains en signe d'apaisement.

Il n'aurait pas dit non a se taper la belle blonde une fois de plus, mais…il ne s'était pas attendu a ce qu'il se fasse défendre par son client, pas plus qu'a un client visiblement bien plus fort qu'il ne l'attendait !!!

"- Du calme, du calme ! Si tu veux pas partager, je te le laisse " Tenta-t-il d'apaiser.

"- Mon compagnon n'est pas une putain." Gronda Kanon, les yeux brillant de colère.

Il rejeta le type à plusieurs mètres.

"- Suis-je bien clair ?"

Le docker hocha la tête, blême.

Accroché au bras de Kanon comme si sa vie en dépendait, Shaka refoulait comme il pouvait ses larmes.

Ca aurait été agréable les quelques semaines que leur relation aurait duré…Il pouvait sentir les muscles rigide et l'indignation manifeste du gémeau dans le moindre de ses gestes.

Kanon aurait surement la grâce d'attendre qu'ils soient rentrés au Sanctuaire pour exiger des explications puis le chasser comme la catin qu'il était.

Le nez bas, il suivit son ex-compagnon, malheureux comme les pierres.

Kanon resta silencieux jusqu'à ce qu'ils aient atteints la maison de la vierge.

Une fois la porte de la maison refermée sur eux, il lacha son compagnon.

"- Alors ?"

Shaka ne put retenir un tremblement supplémentaire.

Les bras serrés autours de lui, il baissa le nez.

"-A…Alors quoi ?"

"- Tu connaissais ce type…Et lui avait l'air de bien te connaître."

La vierge retint vaillament ses larmes.

Le ton de Kanon était neutre, distant et froid.

"- Je…je l'ai rencontré une fois ou deux…quand j'étais plus jeune."

Kanon soupira lourdement.

Il ne se faisait aucune illusion sur son amant. Il lui avait déjà expliqué en partie ses…ebats de jeunesse mais se trouver confronté a…un de ses exs…et plus encore devant ce qu'il avait dit.

"- Il a dit la vérité ?"

"- A quel propos ?"

Le jeune chevalier d'or n'allait pas supporter encore très longtemps la froideur de son compagnon. Si Kanon continuait, il allait finir par se jeter a ses pieds en le suppliant de le pardonner.

"- Quand il t'as traité de putain ?"

Shaka serra très fort les yeux avant de repondre lentement.

"- A part…que je ne me suis jamais fait payer…probablement…"

Kanon se mordit la langue très fort pour retenir tout commentaire qu'il regretterait plus tard.

Shaka ne lui avait jamais promis qu'il était innocent ou quoique ce soit. Il savait qu'il avait beaucoup vécut…Mais c'était le passé.

Le passé n'avait plus d'importance, surtout pour eux.

Mais…

"- Et…Maintenant ?"

C'était la seule chose qui lui importait.

"- Je ne t'ai…jamais trompé, Kanon…"

Le gémeau se détendit d'un coup.

Le passé de son amant, il s'en fichait.

Son présent, beaucoup moins.

Rassuré, il vint passé ses bras autour de sa taille et le serrer contre lui.

"- Bon…alors tout va bien….."

Shaka s'écroula contre lui en pleurant.

En larmes, il serra très fort son compagnon contre lui.

Il ne lui en voulait pas ! Il pardonnait à une catin comme lui !

Mais qu'avait-il fait pour mériter un amant aussi compréhensif que lui;

"- Pardon…"

Kanon le cajola gentiment.

"- Shhh…Tu n'as pas à demander pardon mon cœur…Tout va bien…C'était avant…."

Shaka resta quand même accroché à lui, terrifié à l'idée de le perdre.

***

Ivory s'était assise sur le petit muret sur lequel son frère s'était appuyé.

Silencieuse, elle battait des pieds tout en observant son grand frère

Depuis le passage éclair de leur mère, le Wyvern semblait inquiet et perdu dans ses pensées.

"- Tu ne devrais pas t'inquiéter autant, grand frère. Tout se passera bien !" Finit-elle par rassurer le Spectre.

Rhadamanthe lui jeta un regard lugubre.

Il n'avait eut aucun mal à juger sa génitrice.

"- Tu crois vraiment qu'elle va laisser tomber aussi facilement ?"

La fillette fronça les sourcils.

Tout a ses réflexions, elle avait arrêté de battre des pieds et avait croisé ses petits bras sur son torse encore plat. A son âge, Athéna avait déjà des obus de croisière à l'étalage.

"- Nan… Probablement pas….Elle va essayer d'utiliser papa et les autres grand frères…."

Rhadamanthe grogna.

Mais qu'elle idée il avait eut !!!

Ivory lui tapota le bras.

"- Mais c'est pas grave, tu sais. T'es plus fort que eux tous réunis !"

Un pâle sourire apparut sur les lèvres du Juges.

"- Oui hein ! C'est vrai en plus."

La petite fille gloussa.

"- Et puis, quand tu sera marié avec Shun, elle pourra plus rien dire !"

Le pauvre Juge passa au fuchsia puis au livide.

"- Mais…Mais qu'est ce que tu racontes ? Qui t'as dit ça ? Voyons, Shun est un garçon de toute façon !"

La petite fille mit les poings sur les hanches. Il ne fallait pas lui en promettre.

"- Et alors ? Regarde monsieur Milo et monsieur Camus ? Ils sont tout amoureux non ? C'est pareil !"

Renversé par la vision des choses de sa sœur, le Spectre ne pu que la fixer la bouche ouverte tel le poisson mort lambda.

"- Et puis, je sais que monsieur Shun il ressemble très fort a Hadès, c'est Eaque qui l'a dit !"

Rhadamanthe grinça des dents.

"- Et il a dit quoi encore, cet….enfin, Eaque ?"

"- Il a dit que puisque tu t'arrogeais le cadet, il se satisferait de l'ainé….Ca veux dire quoi arroger ?"

"- Ca veux dire s'approprier." Expliqua distraitement le Juge en réfléchissant aux paroles de sa sœur.

Ca expliquait pourquoi Pandore semblait avoir une dent contre Eaque en ce moment. Si le troisième Juge avait jeté son dévolu sur Phénix, la pauvre fille n'avait plus la moindre chance…

Un sourire froid monta aux lèvres de l'anglais.

"- Et bien il va s'amuser…"

"- Et toi grand frère ? Tu vas lui faire la cours à Monsieur Shun ?"

Rhadamanthe manqua en avaler ses dents.

"- IVORY !"

Contente d'elle, la petite eut un sourire de fauve.

"- Ben quoi ? Il est joli garçon après tout."

"- Il n'a même pas deux ans de plus que toi !"

L'enfant haussa les épaules.

"- Pas grave ça ! Au contraire ! Ca te laisse le temps de lui faire la cours pour être sur que personne essayera de te le voler ! Maman est très bête, mais elle a raison sur certaines choses. Si tu veux qu'il t'attrape, tu dois lui courir derrière très longtemps."

Rhadamanthe soupira lourdement.

Y avait plus de jeunesse…

***

DeathMask prenait des notes.

Après une dernière et longue séance de câlins (et plus parce qu'il y avait affinité), Milo et Camus étaient enfin passés le voir, ses gésiers et lui.

A présent, le Cancer prenait des notes et il n'était pas le seul.
Aussi curieux que lui, Milo regardait son amant ouvrir chaque gésier, en retirer les cailloux, le rincer, puis le découper en petits cubes facile à manger.

"- Mais…Pourquoi il y a des cailloux ?" Finit par demander Milo.

"- Les volailles n'ont pas de dents." Expliqua le français. "Ils ingèrent des cailloux dans leur gésiers pour broyer les aliments. En frottant les uns contre les autres comme des petites meules, les cailloux lui permettent de s'alimenter. Une fois que les cailloux sont trop usés pour être utiles, il les recrache et en avale d'autre."

Il montra deux cailloux différents. L'un était rond, usé, presque comme un galet tandis que l'autre avait des arêtes encore saillantes.

"- Tu vois la différence ?"

Le jeune grecque approuva de la tête.

"- Je comprends."

DM grogna.

Il n'en dirait rien, mais il appréciait d'apprendre des choses, probablement sans réelle utilité, mais au moins, il apprenait. Pour lui dont l'éducation se limitait à savoir lire, écrire et a faire ses quatre opérations, c'était toujours important d'apprendre.

"- Tu as apprit ca comment ?"

"- dans un livre…"

"- Comme d'habitude…"

Camus sourit au Cancer.

"- Et oui, que veux-tu, on ne se refait pas…"

Il finit de nettoyer la viande puis jeta dans une poêle chaude de la graisse de canard.

"- ce sera meilleur qu'avec du beurre." Expliqua-t-il le verseau devant la mine dubitative de ses camarades.

Il fit sauter les gésiers puis rajouta quelques lardons.

Il montra à DM comment faire cuire des œufs pochés puis à dresser la salade.

Enfin, il lui prépara un joli gâteau pour deux sans qu'il lui demande.
Lorsqu'il eut finit, le Cancer lui dédia un timide sourire de remerciement.

"- Merci…"

"- Mais de rien, ca sert à ca les amis."

Le sourire du cancer s'élargit un peu.
Ca lui faisait toujours bizarre que ses frères le considèrent comme un ami.

Milo passa un bras autour de la taille de son compagnon.

"- On va te laisser a ton diner avec Aphro…Moi aussi j'ai des idées romantiques pour ce soir." Ronronna le jeune grec, faisant rougir furieusement le français.

"- Miloooo !!!"

Le scorpion rit tendrement avant de déposer un baiser sur la joue de son amant.

Camus lui donna une petite tape sur le torse en sortant.

Il était insupportable.

DM regarda le couple rentrer chez eux puis se mit à ses derniers préparatifs.

Une jolie table installée dans le jardin de son 'Phro, une nappe blanche avec des papillons brodés dessus, des assiettes en bois qu'il avait sculpté et polit lui-même, des verres soufflés a la bouche trouvés au marché, un vin rosé italien de qualité, la salade, le plat de poisson (son amant adorait le poisson et en mangeait énormément depuis quelques temps. Lui préférait la viande mais quitte a lui faire plaisir…) et tout était prêt.

Ne manquait plus que son poisson, occupé dans son temple à bouturer de jeunes rosiers achetés peu de temps avant pour leurs fragrances.

DM se dépêcha d'aller chez lui se changer puis remonta toquer a la porte de son compagnon.

Aphrodite ne tarda pas à sortir de chez lui, de la terre jusque sur le nez.

Il détailla la mine de son amant avec une lueur appréciative dans l'œil.

"- Il se passe quelque chose ?"

"- Fais toi encore plus beau que tu ne l'est en temps normal, mon poisson…J'ai une surprise pour toi.

Tout émoustillé, le poisson fila se doucher et se changer pour revenir très vite habillé d'un pantalon blanc et d'une chemise d'un bleu très clair sur le dos. En face du pantalon noir et de la chemise bleu marine de son cancer, le contraste était saisissant.

"- Qu'est ce que tu m'as préparé ?" S'enquit Aphrodite, excité comme un enfant.

Un peu timide, DM lui noua une écharpe en soie sur les yeux.

"- Tu vas voir."

Totalement confiant, Aphrodite prit sa main et de laissa guider dans le jardin.

DM posa ses mains sur sa taille puis ôta le bandeau.

"- Voila…"

Le poisson resta immobile de longue seconde, charmé.

Le soleil venait à peine de se coucher et la lumière prodiguée par les deux chandelles sur la table était juste suffisante pour qu'il puisse profiter de la surprise.

Sans réfléchir, il se retourna dans les bras de son amant pour lui sauter au cou avec un petit piaulement de joie.

Dm le serra très fort contre lui.

Ce qu'il était heureux depuis que son poisson était sien…