Bonjour tout le mooooonde !

Bonne annéééééééééééeeeeeee !

Ici Zerikya, qui vient à peine de se réveiller, la tête dans le derrière, des courbatures partout et un mal de tête fracassant qui menace de lui faire péter un plomb toute seule ! Youpi !
Alors, cette nouvelle année ? Vous avez des résolutions ? Nan, parce que, "laisser plus de reviews sur Pulsions", ce serait trop cool ! :D
(C'est une blague, évidemment. Ca me ferait super plaisir, bien sûr, mais je ne suis pas une auteure indigne ! Le nombre de reviews augmente constamment, je ne vais pas me plaindre, croyez-moi, il suffirait que vous voyiez les yeux tout ronds que je fais quand je reçois une nouvelle review :3)

Cette semaine, je tiens à remercier ByaRenFangirl, toujours au rendez-vous, Njut-Gadji, la sadique obsédée totalement assumée, Uema (Bonjouuuuuuur Uemaaaaaaaa ! Bienvenue parmi nous !), MissSangoH (2 reviews d'un coup ! Powaaa !), et Louvy, Maître de la Langue Française (ce titre est ridicule, hein ? Je rouille. Gomen.)

Je ne vous fait pas attendre plus longtemps !

Rated du chapitre : J'ai envie de mettre M, parce que c'est plutôt violent, cette fois-ci. Enfin, de mon avis, quoi...

Disclaimer : Les personnages et l'univers appartiennent à Tite Kubo.


Chapitre 11 : Nouvelles relations.

Renji s'était enfin endormi lorsque Byakuya revint lui rendre visite, le lendemain, tôt dans la matinée. A vrai dire, le soleil ne s'était même pas levé. Il avait apporté une lampe, qu'il avait conservée éteinte jusqu'à présent, mais qu'il avait allumé pour pénétrer dans la grotte.

Il considéra son lieutenant. Il n'arrivait même plus à le reconnaître. Soumis, ses poignets étaient reliés au mur par des chaînes, de part et d'autre de sa tête. Ses jambes reposaient lamentablement sur le sol, comme si elles n'avaient été que des os. Les côtes saillaient de sa poitrine et des flancs, ce qui répugna Byakuya profondément. La tête pendante, il ne pouvait voir que les cheveux de Renji, dont la queue de cheval ne semblait plus tenir à grand chose. Subrepticement, il détacha le lien qui retenait les cheveux de son lieutenant, et les regarda se répartir de chaque côté de son visage, telle une vague de flammes sanglantes. Cela avait beau faire maintenant plusieurs jours que Renji était ici, ses cheveux n'avaient en rien perdu de leur superbe, à part quelques mèches tâchées de sang, mais Byakuya se rendit compte qu'il avait soigneusement évité de mutiler son visage. Il l'avait giflé de nombreuses fois, par conséquent son visage – et surtout ses joues – étaient rouges, voire bleues à certains endroits précis, mais il ne pouvait voir aucune trace de mutilation.

Le capitaine soupira. Il n'éprouvait aucun regret. Seulement de la tristesse, de la douleur quant à la souffrance que son lieutenant avait subi. Il aurait préféré que Gin n'intervienne pas. Il aurait préféré que tout cela reste pour lui, uniquement pour lui… Il n'avait jamais vraiment pensé à la suite des évènements. Quand il aurait été lassé de Renji. Il avait probablement pensé qu'on l'arrêterait avant, et qu'on l'exécuterait, mais il n'en avait cure, il serait mort après avoir accompli un désir ultime, un besoin urgent de violence et de sang.

Maintenant que Gin avait fait son apparition, tout devenait plus sombre et plus complexe. La grotte n'était plus la sienne. Elle appartenait à l'autre capitaine. Il devait la lui rendre, un jour. Il aurait pu engager un combat avec Gin, mais il était las de se battre pour la domination. Ce qu'il désirait, c'était la domination facile, la domination sous sa forme la plus pure, sans réfléchir. Et il l'avait, juste sous les yeux.

Il repensa à Hitsugaya. Qu'allait faire Gin de lui ? Allait-il, lui aussi, l'asservir, se servir de lui, jusqu'à ce qu'il ne soit qu'une pauvre petite chose obéissante ? Non. Il ne pourrait pas. Pas avec Toshiro. Alors quoi ? Il n'allait tout de même pas le tuer…

Il frissonna lorsqu'il se remémora le visage souriant du capitaine de la 3ème division. Il était capable de tout. Absolument de tout.

Même jusqu'à embrasser son propre prisonnier…

Pris brusquement de colère, il jeta au loin la lampe qu'il avait apporté, qui rebondit quelques mètres plus loin avant de rouler jusqu'à heurter une paroi de la grotte. Le fracas réveilla Renji en sursaut, qui se redressa immédiatement, en alerte, les yeux écarquillés.

- Qu'est-ce que…

Il posa son regard sur Byakuya et se renfrogna.

- Ah, fit-il.

Le noble s'éloigna un peu de lui et fit volte-face. Il n'avait pour le moment aucune intention de lui faire du mal, ainsi il s'attabla et continua de considérer son prisonnier.

Renji sembla soudain se rendre compte de quelque chose car il leva vers lui des yeux affolés.

- Tu m'as détaché les cheveux ?

Byakuya sourit.

- Exact. De toute façon, cela ne servait plus à grand-chose, ajouta-t-il en agitant le lacet qui, quelques minutes auparavant, retenait la chevelure imposante de son lieutenant.

- Rends-le moi, cracha Renji, haineux.

- Et pourquoi ça ? rit-il.

- T'occupe. Rattache moi les cheveux.

Byakuya se leva subrepticement de sa chaise et courut vers Renji. Il s'agenouilla juste devant lui et prit son visage entre ses mains, le secouant légèrement.

- Puisque je te dis que je ne veux pas, espèce de moins que rien. Tu ne mérites même pas d'avoir cette longue et belle chevelure… Que dirais-tu de la couper ?

Les yeux de Renji s'agrandirent de terreur, alors que le visage Byakuya se fendit d'un sourire. Il sortit Senbonzakura de son fourreau, s'empara d'une mèche qui pendait sur le visage du lieutenant et approcha dangereusement sa lame.

- Non ! Cria Renji.

Byakuya fit mine de ne pas l'entendre, et il arracha la mèche qu'il avait prise d'un seul coup net de son katana.

- Non !

Le lieutenant se débattit comme un forcené. Il en vint même à repousser le sabre de son tortionnaire d'un coup de pied, en y laissant une marque sanglante, mais il ne le remarqua même pas. Il tira sur ses chaînes, tentant en même temps de se relever mais trébuchant dans la panique.

Byakuya, amusé, le sourire jusqu'aux oreilles, le regarda se débattre sans lever le petit doigt. Patiemment, il attendit, quelques secondes tout au plus, puis revint à la charge, prenant cette fois-ci une partie importante de la chevelure de Renji, tirant dessus, plaçant son katana de manière à ce qu'il puisse lui arracher…

- Par pitié, Kuchiki Taichô !

L'interpellé arrêta son geste, interpelé par la soudaine politesse de son lieutenant, sans pour autant relâcher la longue mèche dont il s'était emparé. Au contraire, il tira dessus, et s'approcha brusquement de l'oreille de Renji, y collant presque ses lèvres.

- Que me vaux donc le plaisir … ?

Il sourit, et sans prévenir, enfonça Senbonzakura profondément dans la cuisse du lieutenant, qui hurla de douleur.

- Shh, shh… intima Byakuya, toujours tout contre le visage de Renji. Tu ne voudrais pas que l'on t'entende… ou que je te coupe d'autres mèches de cheveux, n'est-ce pas ?

Renji laissa échapper un sanglot – entre les hurlements – sous la menace, et se calma peu à peu, même si la lame du katana était toujours présente à l'intérieur de sa chair.

Il rua un peu, conscient qu'il faisait du bruit, mais il devait à tout prix conserver le silence.

Byakuya retira son sabre d'un seul coup. Renji émit une plainte étouffée mais plissa les yeux au maximum pour retenir la douleur. Encore une fois, il tira sur ses chaînes sans parvenir à les faire bouger, ne fût-ce que d'un seul millimètre.

Le noble se recula lentement. Renji reprenait son souffle, tête baissée. De la plaie sur sa cuisse, le sang coulait, abondant, et se répandait sur le sol de la grotte.

- Tu as mal ? S'enquit le capitaine d'un ton sarcastique.

Il sentit que Renji serrait les dents, pour éviter de lâcher une réplique cinglante sans aucun doute.

- J'espère que tu as mal, ajouta Byakuya. Il faut bien ça pour épargner tes cheveux.

Renji ne répondit rien mais son regard était sans appel. Il haïssait Byakuya. Ce dernier sourit d'autant plus.

- Alors quoi, fit finalement Renji. Tu en as marre de parler avec Gin alors tu reviens pour me tourmenter ? Tu veux faire mieux que lui ? C'est quoi, une sorte de compétition quant au fait de savoir qui sera le plus sadique ?

La gifle ne le surprit pas, il s'y attendait, et il continua :

- Mais oui, bien sûr, continue ! Qu'est-ce que ça peut bien me faire, de toute façon ? (il rit) je ne suis plus rien, tu l'as dit toi-même. Tu m'as dépouillé de tout ce que j'avais, honneur, dignité, tu as même été jusqu'à essayer de m'enlever mes cheveux. Haha. Tu es tombé bien bas, Kuchiki Byakuya.

Cette fois-ci, Byakuya le martela de coups de poing sur le torse, arrachant des grimaces de souffrance à son lieutenant qui ne s'arrêtait pas pour autant, qui redoublait encore d'ardeur dans son discours accusateur :

- Tu n'as rien compris, Byakuya ! Tu crois peut-être que tout ça va t'apporter, quoi, une nouvelle grandeur ? De la puissance ou du sang-froid supplémentaire ? Bien sûr que non, espèce d'enfoiré ! Tu es descendu si bas dans mon estime que je te considère déjà comme un homme mort ! Et je peux te dire que lorsque je sortirai d'ici…

Byakuya s'empara de la gorge de son prisonnier et serra fortement, bloquant ainsi l'arrivée d'air. Renji s'arrêta immédiatement, mais il souriait encore, fier de lui, de montrer à quel point il détestait son geôlier.

- Tu ne sortiras pas d'ici, menaça Byakuya, hurlant au visage du lieutenant. Plus jamais ! Tu souffriras le reste de ta misérable vie… Peu importe ce que tu diras, fera, tu pourras même me supplier à genoux, je n'en aurai cure, je te donnerai des cauchemars, tu ne pourras plus dormir sans penser à moi, sans penser à toute la souffrance que je t'inflige, sans penser à tout…

- Sans penser à quel point tu es faible, souffla Renji, luttant contre la poigne de Byakuya autour de sa gorge, faible par rapport à Ichimaru Gin…

De rage, Byakuya envoya valser son lieutenant. Il le détacha du mur et le frappa à coups de pied, encore et encore, avec pour dessein de lui faire comprendre qu'il n'avait aucun droit ici, et surtout pas celui d'insulter son supérieur de la sorte.

Il criait à chaque fois qu'il donnait un coup, tant et si bien que la caverne fut bientôt remplie de ses cris de haine, de colère pure et noire. Et pourtant, malgré tous les coups, Renji continuait, sans s'arrêter, à déblatérer un flot de paroles, si inutiles…

- Qu'est-ce que ça te fait, hein, de savoir qu'il y a plus fort et plus cruel que toi ? De savoir que Gin viole son lieutenant alors que toi-même ne le fait pas ! Hahaha ! Si seulement tu réalisais, à quel point tu es pathétique, à quel point cela me fait pitié de voir que tu as besoin de me frapper pour te sentir vivre !

Et il continuait, encore et encore, alors que Byakuya l'ignorait et le frappait de plus belle, de plus en plus fort. Bientôt, Renji finit par ne plus rien dire et se recroqueviller sur lui-même, conscient sans doute que la douleur devenait trop importante. Le capitaine en profita pour se baisser à ses côtés :

- Renji… Tu as sans doute oublié à quel point je peux être cruel… Je peux agir de telle manière que tu tomberas amoureux de moi, et même si tu ne saurais te l'avouer maintenant, je sais qu'au plus profond de toi, dans ton cœur (sur ces mots, il pointa sa lame vers la poitrine de son prisonnier), tu as de l'admiration pour moi. Tu en as toujours eu.

- Bien sûr que je t'ai toujours admiré. Ce n'est plus le cas maintenant. Je n'ai que de la pitié envers ce que je vois à présent, la personne que tu as révélé être, pour de bon. Regarde, écoute ce que tu dis tu voudrais qu'il m'arrive la même chose qu'à Kira… tout ce que tu souhaites, c'est surpasser Gin, mais tu ne pourras pas, tu ne vois pas que tu es totalement stupide ? Tout ceci n'a rien d'un jeu ! Rien ! Et pourtant tu idolâtres Gin d'une telle manière que… AGH !

Il hurla alors que Byakuya enfonçait sa lame dans sa poitrine.

- Je n'idolâtre pas. Cet enfoiré. D'ICHIMARU !

Il effectua une pression nouvelle à chaque bout de phrase qu'il prononçait, tant et si bien que les larmes vinrent aux yeux de Renji. Ce dernier empoigna Senbonzakura à deux mains, essayant par tous les moyens de retirer la lame de sa poitrine, mais il ne fit que s'infliger de nouvelles plaies sur la paume des mains. Byakuya, au-dessus de lui, sourit enfin de la voir agoniser ainsi.

- Alors ? Ironisa-t-il. Tu disais ?

Il retira la lame, attendit un peu, le temps pour Renji de reprendre son souffle, puis la réinséra, lentement, dans la poitrine du prisonnier, exactement au même endroit, mutilant à chaque seconde un peu plus de chair du lieutenant brisé.

Byakuya fut pris d'un spasme de rire, sans même se soucier de l'expression torturée de l'autre shinigami.

Il avait totalement oublié à quel point il avait été tendre, la dernière fois qu'il lui avait rendu visite. Totalement oubliée, la douce caresse sur la peau du lieutenant. Totalement oublié, le baiser qu'ils avaient échangé, dans une sorte de consentement mutuel… Oublié enfin, ce qui aurait pu se produire s'il n'avait pas été si violent aujourd'hui.

Renji ouvrit les yeux et fixa le plafond de la caverne. Sombre. Rouge sang. C'était les seules couleurs qu'il lui était donné de voir, des nuances de noirs ainsi que du rouge pourpre et mat. Pendant tout son long discours, il n'avait cessé de penser au baiser de son ancien capitaine. C'était justement pour cela qu'il l'avait provoqué, encore et encore. Il n'aurait pu supporter que Byakuya l'embrasse de nouveau. Il lui semblait plus facile d'endurer les coups de la personne qu'il détestait le plus au monde, plutôt que les baisers et la tendresse qui auraient pu lui rappeler à quel point il l'avait admiré par le passé. Il n'aurait pu soutenir encore un seul regard empreint de pitié et de tristesse…

Ce que Byakuya ne comprenait pas, c'était qu'à présent qu'il le détestait par-dessus tout, la pire torture du monde serait de lui montrer des signes d'affection. Ce que Byakuya ne savait pas, c'était à quel point il se trompait, quand il pensait faire souffrir Renji alors qu'au contraire, il lui ôtait toute impression de malaise due à sa dernière visite.

Renji se sentait soulagé.


Coucou ! Me revoilà ! :)

Alors, ce chapitre ? Toujours aussi surpris par la bipolarité morbide du capitaine de la 6ème ?

Je vous invite encore une fois à laisser des reviews, ça me fait super plaisir !

La semaine prochaine, on retrouve Gin et Kira dans leur chambre, alors que quelqu'un vient juste de rentrer... J'espère que vous avez hâte ! :D

A très vite !

Et bonne année encore !