Note de la traductrice : bonjour tout le monde, joyeuse St-Valentin et bonnes vacances le cas échéant ! J'espère que vous avec passé une bonne semaine.

Après réflexion et suite à de nombreuses demandes accumulées concernant le rôle d'Edward dans cette fic, je vais faire quelque chose que je ne fais jamais habituellement : je demande à toutes celles qui sont ultra-fan d'Edward de me dire clairement dans votre prochaine review si vous souhaitez connaître plus d'infos. Je vous répondrai alors personnellement et pourrai vous indiquer quelques éléments sans trop gâcher l'intrigue. Je procède ainsi afin d'éviter de spoiler injustement les autres qui veulent garder la surprise. ^^

Pour les autres et pour les reviewers anonymes, je me borne à répéter ce que j'ai déjà dot plusieurs fois à d'autres personnes : oui, Edward va bien revenir, mais beaucoup plus tard.

Note de Tralapapa qui a la gentillesse de relire ma traduction et qui fait un boulot du tonnerre : hihi, c'est vrai j'ai ma propre rubrique !? Youhou ! Bon alors si c'est pour de vrai, bonjour à tous et toutes et surtout n'oubliez pas de reviewer pour souligner l'immense travail de notre Maitre Padawan adoré !

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Sinful Seduction

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Chapitre 11 : Baiser

À mon réveil, il était déjà parti. La place à côté de moi était vide et froide, les draps retournés à l'endroit où son corps avait laissé son empreinte dans le lit. Je baillai et repoussai les couvertures. Les hématomes qui meurtrissaient ma figure me faisaient souffrir, tout comme ma mâchoire et mon nez. Ma lèvre était encore sensible, mais une croûte s'était formée pendant la nuit.

Mes cheveux formaient un nid d'oiseau sur ma tête, mais je n'avais pas la moindre envie de les peigner ce matin. Je me dirigeai vers la garde-robe et choisis une robe de soie bleue splendide, décorée de motifs floraux orange et violets. Puis, une fois habillée, je marchai vers la porte et inspectai le couloir d'un rapide coup d'œil, mais il était pratiquement désert, mise à part la présence d'une servante occupée à récupérer la lessive, avant de le mettre dans un panier en osier.

« Excusez-moi, » l'appelai-je. La jeune fille leva les yeux de son travail et avança de quelques pas vers moi. Puis elle se rendit compte que j'étais dans la chambre de Jacob, et fis marche arrière. « Est-ce vous savez où se trouve le roi ? »

Au regard qu'elle me lança, je supposai qu'elle ne connaissait pas la Langue Commune. Elle pointa un doigt délicat vers le bout du corridor. « Sœur… malade. Sa sœur avoir bébé. »

Brusquement, les paroles de Rosalie me revinrent en mémoire, au sujet de la femme de Trois Chevaux, qui était sur le point d'avoir son enfant à tout moment. Jacob ne m'en avait pas parlé personnellement, j'avais peu à peu oublié l'affaire. J'entendis un hurlement déchirant venant du fond du couloir, et hochai la tête en direction de la servante pour la remercier.

Je filai à toute allure en direction de la source du cri, tout en m'efforçant de ne pas trébucher sur mes jupes. Je fonçai vers le coin bondé de monde, où il faisait une chaleur étouffante. Paul était là, cognant sa tête contre la porte, écoutant chacune des plaintes de sa femme qui exsudaient la souffrance, les yeux remplis d'horreur.

Boit à la Cascade et Angelina étaient là, assis l'un contre l'autre sur des chaises dans le fond. Coyote de Fer était assis dans un coin, un bras passé autour des épaules minuscules d'Emilia, et l'air profondément ennuyé. Ours Noir était là aussi, accompagné de sa sœur Lune Radieuse ou Leah, de son nom commun. Et enfin Faucon Gris était là également avec Cecilia.

Je vis Jacob, debout dans le coin de la pièce, son front luisant de sueur il était visiblement très inquiet pour sa sœur préférée. Il ne me vit point lorsque je tentai d'attirer son attention, tournant en rond comme un lion en cage et massant ses tempes pour clamer le stress qui le travaillait.

Je me dirigeai docilement vers Angelina, qui se tourna vers moi et m'étreignit étroitement. « Oh, tu m'a manqué, » lui dis-je avec un sourire. Boit à la Cascade se pencha nous et nous adressa un regard d'avertissement à toutes les deux.

« Ange, » gronda-t-il sourdement. « Wannan shi ne wani lokaci domin kauna. » (L'heure n'est pas aux démonstrations d'affection.)

Elle hocha la tête et ferma la bouche presque instantanément. Mais ensuite elle se pencha vers mon oreille. « Ils disent que l'enfant est en train de la tuer, » m'expliqua-t-elle. « Ils ne savent si elle s'en sortira vivante. »

« C'est horrible, » lui répondis-je sur le même ton. « Pourvu qu'une telle chose n'arrive pas, je ne le supporterais pas. »

Un grand homme débarqua dans la salle, avec Claire à ses côtés. C'était la première fois que je le voyais. Avant que je ne pusse demander son nom, Angelina me coupa l'herbe sous le pied. « C'est Soleil de Feu Opalescent, ou Quil. En général, il préfère rester en retrait, mais je le connais parce que c'est un bon ami d'Embry. Il a proclamé Claire comme sa compagne exclusive, si bien qu'elle ne vit plus au harem désormais. »

Soleil de Feu Opalescent avait l'air bon, mais sournois. Au moment où Claire s'y attendait le moins, il lui mordilla le lobe de l'oreille et lui arracha un rire pointu, ce qui leur valut un regard méprisant de la part de Jacob et de Trois Chevaux.

Quand il m'aperçut enfin, Jacob se précipita vers moi. Il me parla dans la Langue Commune, de sorte que la plupart de ses hommes ne pouvaient le comprendre. « Pourquoi es-tu ici ? » M'interrogea-t-il. « Je croyais que tu as dormi. »

J'ignorai sa mauvaise grammaire et secouai la tête. « Je me suis réveillée lorsque je me suis rendu compte que tu n'étais plus là. J'avais l'intention de me mettre à ta recherche, lorsqu'une servante m'a dit que tu étais ici parce que ta sœur était en travail. Alors j'ai souhaité venir et… te soutenir. »

Il parut se calmer à ces mots et prit la chaise à côté de moi. Ses yeux étaient humides. « Lionne des Neiges a toujours été une femme fragile. Jamais forte, toujours malade. Elle a beau être ma grande sœur, c'est toujours moi qui m'occupait d'elle. Elle a attrapé la même maladie que ma mère et mon autre sœur, mais elle a survécu. C'est ce qui l'a affaiblie par la suite. »

Je ne sus quoi lui répondre pour le réconforter, alors je posai ma tête sur son épaule. Il ne bougea point. Soudain, Lionne des Neiges poussa un autre cri, plus long cette fois-ci. Tout le monde se tut, chacun tendait l'oreille pour entendre le miaulement caractéristique des bébés qui ne devait plus tarder.

Et le miaulement retentit presque aussitôt après. Trois Chevaux parut soulagé, et Jacob aussi. Une seconde plus tard, la sage-femme sortit. « A yaro ne mi mace, » annonça-t-elle. (L'enfant est une fille.)

Cependant Trois Cheveux pas l'air de se soucier du sexe du bébé. « Kuma abin da na uwargida ta? Ko da ta ke nan? » (Et ma femme ? Est-ce qu'elle va bien ?)

Un par un, nous présentâmes nos félicitations à Trois Chevaux et Lionne des Neiges pour leur nouveau-né. Jacob et moi étions les derniers. Il lui déclara à quel point il l'aimait et qu'à présent, il était très heureux qu'elle allât bien.

Lionne des Neiges pointa un doigt tremblant vers moi. « Wane ne ta ? » Demanda-t-elle à son frère. Il lui dit mon nom Quileute puis mon nom commun. « Ku bar mu, dan'uwansa. Zan mayar da ita zuwa gare ka a wani lokaci. » (Qui est-elle ? Laisse-nous, frère. Je te la rendrai dans un petit moment.)

Jacob acquiesça avant de se tourner vers moi. « Elle souhaite parler avec toi en privé, » m'annonça-t-il. Sa voix n'était plus douce, mais dure et masculine. « Je t'attendrai à l'extérieur derrière la porte. » Trois Chevaux et lui sortirent de la pièce.

Je déglutis non sans peine et suppliai Jacob du regard pour qu'il restât. Je ne connaissais pas cette femme, et n'avais aucune idée de qu'elle allait dire. Après tout, tout ce qu'elle savait de moi, c'était que j'étais la putain de son frère pour le mois.

Elle promena son regard le long de mon corps, de haut en bas, puis hocha la tête. « Robe est ma-gni-fique, » parvint-elle à prononcer. « Les motifs de fleurs sont mes plus préférées. »

J'inclinai la tête en guise de remerciement. Elle reporta son attention vers son bébé.

« Griffe de Tigre, » marmonna-t-elle d'un air songeur en tenant son bébé dans les bras. « Nom m'intéresse. Mon frère l'a donné à toi pour une raison, cependant. »

Comme le bébé se mettait à geindre, Lionne des Neiges tira sa chemise et permit au bébé de lui téter le sein, sans aucune trace de honte dans ses yeux. Ma visage devint rouge brique. « Je… je suppose, oui. »

Elle me sourit faiblement avant d'ébouriffer avec ses doigts quelques mèches de cheveux noirs retombant sur le front du bébé. « Je pas vu mon frère si heureux avec une femme avant. » Elle releva la tête et me jeta un regard soucieux, craignant de je ne comprisse point. « Mon frère est dur, comme noisette qui veut juste pas craquer. Mais tu le craques, même si c'est lentement. »

Je m'agenouillai juste devant Lionne des Neiges. Son regard brun et doux croisa le mien. Je ne savais pas quoi dire, alors je ne dis rien du tout et restai jute là, souriant et hochant la tête à ses paroles.

Soudain, elle toussa. « Eau sur la table. Vas-y pour moi, Griffe de Tigre. »

D'abord, je ne compris pas ce qu'elle essayait de dire, son parler de la langue commune était truffé de fautes, mais je finis par additionner deux et deux. « Ton verre d'eau ? » m'enquis-je. Elle fit oui de la tête et se tint la gorge.

« Na'am, » dit-elle. « J'avoir soif. » Je lui tendis le verre d'eau, et elle le but d'une lampée. Elle me remercia d'un mouvement de tête. « Jacob n'aime jamais. Seulement aimé une fille nommée Plume Blanche. Mon grand frère l'a volée à lui, et il n'a jamais pardonné à lui-même d'avoir laissé faire Coyote de Fer. »

J'opinai tristement du chef. « C'est une terrible histoire. Il me l'a racontée une fois, je crois. Quelle pitié qu'elle soit morte en couche. »

Lionne des Neiges approuva et sourit faiblement. « Il t'aurait pas parlé de Plume Blanche s'il voulait pas de te garder. J'ai appris pour l'imprégnation. J'ai été surprise, je te dirai juste cela.

J'humectai mes lèvres et contemplai le visage harmonieux mais blême de Lionne des Neiges. « À ce jour, il ne me connaît que depuis deux mois. Je ne suis pas encore sûre de ce qu'est vraiment une imprégnation. Une des filles du harem m'a tout expliqué sur ce qu'il se passait lorsqu'un homme s'imprégnait et faisait un discours de revendication, mais je n'ai jamais vraiment saisi ce que cela impliquait. »

Elle m'adressa un sourire doux comme le miel, son visage caressé par la lumière tiède filtrant à travers la fenêtre. « Ce n'est pas moi le dire à toi, Tiger Kambori. Je laisse ça à lui, il te montrera ce que ça veut dire. »

Je sentais qu'elle avait fini de me parler quand elle s'adossa sur l'oreille pour s'occuper de son petit bébé. J'ouvris la porte et laissai entrer Trois Chevaux, qui me donna un hochement de tête respectueux avant d'entrer dans la pièce pour retrouver sa femme et sa fille.

D'un coup de tête Jacob me fit signe de le suivre. Je m'exécutai, vidée de mes forces, traversant la pièce vide pour atterrir dans ses bras. « Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? » Me questionna-t-il. Tout en souriant, je l'entraînai tout doucement dans le couloir. « Et bien ? Dis-moi. »

Je donnai une réponse évasive. « Ta sœur est une beauté, et un trésor à tout point de vue, » lui dis-je. « Elle m'a dit des choses très intéressantes sur toi. »

Cela l'intrigua. « Quelle sorte de choses t'a-t-elle racontées ? » Il mourrait d'envie de connaître les paroles de sa sœur, et cela m'amusait de les garder secrètes.

Je lui attrapai le bras. « Que des bonnes choses. » Il eut l'air un peu rassuré. « Tu n'as pas besoin de t'en inquiéter. »

Comprenant enfin qu'il n'obtiendrait rien de moi, il enterra le sujet. C'est alors qu'il examina plus attentivement ma tenue. « Tu es radieuse, » me complimenta-t-il. « C'est Lionne des Neiges qui a créé cette robe pour elle-même lorsqu'elle est tombée enceinte. Elle me l'a donnée pour que la garder autre part. Elle a dit que tu pouvais la garder si tu la voulais. »

Mes yeux s'écarquillèrent. Lorsque j'étais entrée dans la chambre avec Jacob, Lionne des Neiges m'a complimentée sur la robe. À cet instant, je me sentais encore plus chanceuse d'avoir ce vêtement en ma possession.

Nous marchâmes jusqu'à la salle du festin, où les hommes étaient en train de prendre leur petit-déjeuner, festoyant bruyamment, buvant de la bière et fourrant des morceaux de viandes dans leur gosier avide en guise de petit-déjeuner. Jacob prit place au bout de la table, et je m'assis sur la chaise vide à sa gauche.

À l'entrée de Jacob, les acclamations ne firent que s'amplifier. Ils firent passer les bols remplis de nourriture vers lui et me regardèrent avec curiosité. Alors je pris conscience que c'était à moi de lui préparer son assiette. Rougissant à cette nouvelle coutume dont je n'avais encore jamais entendu parler, je déposai une tranche de jambon de la pointe de mon couteau dans son assiette, puis rajoutai des œufs et des pommes-de-terre frites avec des oignons.

Il me caressa le bras discrètement, sans faire de bruit. Il est différent en public, conclus-je intérieurement. Je m'emparai d'un pichet et remplis son verre de lait de chèvre avant de me rasseoir à ma place. L'homme qui se trouvait juste à côté de moi étant Ours Noir, je pus manger parfaitement à l'aise, sans craindre d'avoir à supporter des regards lubriques de sa part.

Mais Sam prit place directement à droite de Jacob, de sorte qu'il se trouvait juste en face de moi de l'autre côté de la table. Mon ventre se tordit à la vue de son regard brûlant, après ce qu'il m'avait fait dans la cuisine. Je me levai pour me servir un autre verre de lait de chèvre, mais le pichet que j'avais utilisé pour remplir le verre de Jacob était présentement vide, et le prochain se trouvait juste à côté d'Ours Noir.

Je commençais à avoir des sueurs froides en tentant de trouver un moyen de lui demander ce pichet. La dernière fois que nous avions parlé, il m'avait fait clairement comprendre qu'il ne voulait plus rien avoir à faire à moi après que Jacob l'eut injustement agressé.

Je lui tapotai légèrement le biceps, juste à l'endroit du tatouage que Jacob et tous ses hommes portaient. Il tressaillit à mon contact avant de me regarder avec des grands yeux. Son regard se fit impatient. J'avais presque oublié ce que je voulais lui demander. « Pourriez-vous, s'il-vous-plaît me passer le lait ? » demandai-je.

Ours Noir jeta un coup d'œil furtif du côté de Jacob, qui était occupé à discuter avec Soleil de Feu Opalescent. Il hocha abruptement la tête et attrapa le pichet de lait avant de me le passer. « Voilà, » dit-il en accompagnant son mot d'une inclinaison de tête.

Je lui répondis de la même façon. « Je l'ai. Merci. » Je lui souris timidement, et ses yeux brillèrent l'espace d'un instant, jeunes et amicaux. Puis il détourna la tête presqu'e aussitôt après. Je remarquai le regard soupçonneux de Jacob qui s'était posé sur lui, alors je posai ma main sur la sienne et lui sourit faiblement.

Voilà exactement pourquoi Ours Noir refusait de me parler. Je piquai mes pommes-de-terre en silence complet, tandis que les autres parlaient et parlaient de sujets pas du tout convenables aux oreilles d'une dame. Mais hélas, j'étais l'une des trois seules femmes présentes ce matin à cette table. Toutes les femmes du harem pouvaient manger où elles le voulaient ce matin-là, sauf ici. Angelina était ici parce qu'elle était en couple avec Boit à la Cascade, et tout comme Claire qui était avec Soleil de Feu Opalescent.

Je savais qu'Angelina était indéniablement heureuse avec Boit à la Cascade. De temps à autres, elle avait encore un bleu ou deux sur les bras, mais rien de sérieux comparé à ce que c'était au tout début de notre arrivée ici.

« Ici, la vie a tellement plus de valeur, et elle promet tant de choses. À Forks, je serais toujours une servante et une paysanne, obligée de faire le ménage et m'en sortir par mes propres moyens. Ici au contraire, je ne suis pas considérée comme une paysanne, mais comme la femme de Boit à la Cascade, le brave guerrier qui a fait de nombreuses batailles… et donc par conséquent, je suis respectée. » Je me souvenais encore de ce que Angelina m'avait racontée, de sa vision qu'elle avait de la vie à Forks à côté de celle qu'elle avait ici.

Je l'aperçus à l'autre bout de la table, absorbée par ses propres affaires. Boit à la Cascade l'avait revendiquée quelques jours auparavant, mais elle ne me l'avait pas dit. Elle garda la tête baissée, concentrée sur ses œufs qu'elle repoussait du bout de sa fourchette.

Boit à la Cascade éclata de rire avec Jacob son sourire fit éclore celui d'Angelina, plus doux, alors qu'elle avait encore le nez dans son assiette. Je me demandais comment elle faisait. Il ne parlait pas un mot de la Langue Commune, et Angelina n'était pas très douée avec la langue barbare. J'en vins même à me poser des questions sur leur vie sexuelle. Contrairement à quelques autres filles du harem, Angelina n'était pas de genre à se vanter de ses aventures au lit.

Je sursautai violemment en sentant deux doigts entre mes cuisses. Je sus immédiatement que c'était Jacob.

Il riait toujours avec Soleil de Feu Opalescent et Boit à la Cascade comme s'il ne s'était rien passé. Je pressai mes cuisses l'une contre l'autre pour empêcher ses doigts de glisser jusqu'en haut, où j'étais déjà humide. En plein petit-déjeuner, encore ? Je poussai un faible couinement, ce qui interpella Ours Noir.

Il me glissa un regard rempli de suspicion par-dessus son épaule. Je lui souris faiblement. Jacob me jeta un regard en coin, plein de malice et de séduction. Cette fois, je décidai de me venger : je fis bouger ma chaise pour la faire avancer plus près de la table, et parvins à atteindre de ma main droite son excitation qui était plus que manifeste.

Il gargouilla un « Bordel » étranglé, avant de reprendre la conversation. Je ne m'empêcher de ricaner, des larmes d'hilarité picotant mes yeux. Soleil de Feu Opalescent lui demanda si tout allait bien, et Jacob hocha la tête, partagé entre le plaisir et la douleur de la tension qui le torturaient. Je m'arrêtai de rire en voyant les yeux suspicieux posés sur moi de Faucon Gris, Ours Noir et Coyote de Fer.

Je terminai ma saucisse quand sa main se referma étroitement sur ma cuisse. De ma main libre, je finis pas la repousser. « Danse avec les Loups, » soufflai-je en lui secouant le bras pour attirer son attention. Il se tourna vers moi comme j'avais interrompu leur discussion. « Puis-je disposer ? J'ai fini mon petit-déjeuner. »

Il baissa les yeux sur mon assiette vide, puis hocha la tête. « Va. Pas de vagabondages dans les couloirs. File directement dans la chambre. »

J'acquiesçai et sortis de la salle de festin. Je savais ce qu'il avait prévu de faire avec moi, une fois le petit-déjeuner terminé.

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J'étais assise dans son immense fauteuil lorsqu'il déboula dans la chambre, peu de temps après la fin du petit-déjeuner. En un éclair, je bondis de l'endroit où j'étais assise et lui coulai un regard d'excuse. Il n'aimait pas que d'autres gens s'assissent dans son fauteuil, mais je croyais que pendant son absence, ce ne faisait aucune différent.

J'avais prévu de me sauver avant d'être prise sur le fait, mais hélas, j'avais échoué. Il avait plus l'air légèrement ennuyé que réellement fâché. « C'est mon fauteuil, » dit-il à voix basse. « Pas la chaise de Bella, ni de qui que ce soit d'autre. »

Je hochai la tête rapidement. « Je suis désolée. Je ne pensais pas… »

Il leva la main pour m'imposer le silence. « Je vais devoir te punir, » observa-t-il. J'écarquillai des yeux. Cela ne ressemblait pas du tout à Jacob de me punir. Il s'avança vers moi, sa main agrippant l'ouverture de mon haut de soie qu'il m'arracha la seconde suivante.

Je glapis et tentai de cacher mes seins à présent dénudés. Il leva le bras et m'arracha le bas d'un mouvement vif alors que je tentai de couvrir mes seins avec mes mains. Je hurlai sous le choc, les yeux exorbités, refusant de croire à l'abominable. Allait-il me violer ? Allait revenir sur sa parole qu'il avait tenue pendant si longtemps ?

À présent, j'étais complètement nue et vulnérable. Il me fonça dessus et moi, telle une jeune biche affolée, je courus. Ses yeux étaient noirs de désir. « Ne coure jamais devant un loup. » Je compris tout de suite la citation, étant donné que le symbole des Quileutes était le loup, aussi l'animal le plus respecté dans le royaume.

Je voulus courir vers le lit, mais il me rattrapa et m'emprisonna dans ses bras, avant de me balancer dans le fauteuil où j'étais assise quelques minutes plus tôt. Je me débattis mais ses bras m'empêchèrent de me lever. « Tu voulais tellement t'asseoir dans ce fauteuil, alors maintenant, reste assise. »

Mes yeux ne cachaient rien de la terreur que je ressentais alors qu'il commençait à se dévêtir. Et voilà, pensai-je. Il va revenir sur sa parole. Je l'ai refusé trop longtemps et maintenant, il va me violer. Il ôta ses culottes mais garda son pagne.

Enfin, il me relâcha. Je me rassis, les genoux ramenés contre ma poitrine et mes pieds croisés. Et l'impensable se produit. Ce mâle dominateur tomba à genoux devant moi, dans un acte de pure soumission, ses yeux étincelant de désir. « Je veux t'embrasser. À toi de me dire où tu veux que je t'embrasse. »

Mes yeux s'arrondirent. Je prononçai le premier mot qui me passa par la tête. « Mes lèvres. »

Il s'exécuta avec grâce, se penchant en avant et capturant mes lèvres en un baiser plein de sensualité et d'urgence. Sa langue se glissa entre mes lèves, caressa ma langue avec ferveur. Il avait un goût de menthe et de vin chaud, qui fit trembler mes genoux d'anticipation.

Jacob plongea une deuxième fois sur mes lèvres, introduisant le bout de sa langue dans ma bouche, puis entama doucement un ballet avec la mienne. Ses caresses s'accentuèrent et s'approfondirent, sans être rudes ou précipitées. Nous alternions entre pression et déglutition, usant nos lèvres seulement de temps en temps. Au contact furtif de ses dents sur mes lèvres, je poussai un faible gémissement. Il s'écarta légèrement, rompant le contact sauf pour le filet de salive qui reliait nos lèvres.

Il lécha ma salive sur ses lèvres lentement et sensuellement, sans jamais interrompre le contact oculaire. « Donne-moi un autre endroit. »

Je déglutis et hochai la tête. « Embrasse mes seins. »

Il hocha la promptement tête, puis la plongea vers le bas, sa bouche s'accrochant sur un de mes seins, avant d'en capturer l'extrémité si sensible dans la chaleur de sa bouche. Je sentis ma petite bille de chair rouler entre sa langue. Il la caressa encore quelque temps, avant d'administrer le même traitement à mon autre sein.

Il suça mon autre mamelon, aspirant doucement de ses lèvres, avant de me chatouiller la pointe de sa langue. Il la mordilla, et ce faisant m'arracha un couinement surpris. Ses mains fondirent sur mon corps tandis qu'il m'embrassait de plus en plus bas.

« Ton ventre ? » S'enquit-il. J'acceptai d'un mouvement de tête, l'esprit complètement embrumé. Ses mains se tendirent et englobèrent mes seins ronds et ivoirins, qui étaient parfaitement ajustés à leur taille. Il parsema mon ventre de baisers, dardant sa langue contre mon nombril avant de descendre pour embrasser l'espace de peau juste en-dessous.

Je fermai les yeux résolument alors qu'une vague de chaleur envahit ma région la plus intime, que je pouvais sentir pulser. Mes cuisses se couvrirent d'une pellicule humide. Je mordis ma lèvre pour réprimer mes plaintes, mais cela n'était pas au goût de Jacob. Il déposa un baiser sur ma cuisse, ce qui attira sur-le-champ mon attention. « Laisse-moi entendre tes cris. »

Il remonta m'embrasser les seins quand je me mis à les toucher, avec avidité. Il les baisa, les taquina et les lécha. « Oh, s'il-te-plaît… » geignis-je beaucoup plus fort que je ne l'avais souhaité.

Il me donna son sourire, doux comme le miel, les coins de sa bouche atteignant ses oreilles. « Dis-moi ce que tu veux. Où tu veux que je t'embrasse, » susurra-t-il.

En fait, je ne savais pas exactement ce que je voulais. Mais l'incendie qui dévorait les parties sud de mon corps devenait insupportable et tout ce que je souhaitais, c'est qu'il me touchât là. Et à l'idée que ses lèvres se pressent contre la fente de mon sexe, mon excitation confina à la douleur. Silencieusement, j'inclinai un peu ma tête vers le bas.

Il comprit le message immédiatement. Son visage descendit puis s'abaissa, de sorte qu'il n'y avait plus que quelques centimètres qui le séparaient de moi. « Je vais te montrer à quel point c'est bon, » souffla-t-il. Alors sa langue perça la barrière de ses lèvres et passa entre les plis de ma chair.

Mes paupières s'ouvrirent brusquement, et je tentai de m'assoir, resserrant mes cuisses autour de sa tête. Mais cela n'eut pour conséquence que de coincer sa tête entre mes jambes. Il éclata de rire, un rire grave et séduisant, avant d'écarter mes cuisses d'un mouvement ferme de la main. « Laisse-moi te voir, » me dit-il d'une voix rauque.

Et il plongea encore une fois, plaquant ses lèvres contre mon jin dadin tabo et commença des mouvements de succion. Il taquina le petit bouton de chair de la langue et le fit rouler contre ses lèvres. « Tu ne trouves pas ça dégoûtant ? » Lui demandai-je entre deux respirations laborieuses.

Il se retira quelques instants. « Non, surement pas, bon dieu. Dès la minute où je t'ai vue la première fois, je savais que je voulais goûter ta région la plus intime, sentir ton nectar sur ma langue au moment où tu te convulseras autour de moi. »

Je haletai bruyamment au moment où sa langue appuya plus fort et me lécha du haut en bas plusieurs fois. Sentir ce ruban humide s'enfoncer dans mes parties les plus sensibles et les plus tendres me fit gémir encore plus fort. Je cambrai ma tête vers l'arrière sous l'assaut du plaisir.

Il atteignit ma barrière virginale, et je sentis sa langue pénétrer en moi, allant et venant à travers mon antre de chair étroite, avant de revenir vers mon bourgeon de chair. Jacob poussa un râle contre ma peau, diffusant des vibrations agréables à travers tout mon corps.

Je tendis les bras vers mes jambes et lui attrapai les cheveux à pleine poignée, le tirant encore plus vers moi, si c'était possible. Il suça ma peau, la relâcha avec un « pop » sec puis il humecta mon sexe d'un jet de salive, avant faire rouler mon point sensible entre ses doigts.

« Oh ! » croassai-je d'une voix que je ne reconnaissais même plus.

« Oh oui putain, » gronda-t-il avant de fondre sur moi de nouveau. Tantôt pinçant, tantôt léchant, tantôt suçant, il me renvoya vite dans cet état d'extase. D'elles-mêmes, mes hanches se mirent à se soulever contre sa bouche, épousant chaque coup de langue contre ma féminité.

J'enroulai mes jambes autour de sa tête tandis qu'il enserrait ma taille plus étroitement, sans cesser ses cajoleries. Enfin, au moment où je m'envolai, il nous rattrapa, moi, chacune de mes plaintes et chaque goutte de mon essence féminine qui coula entre mes jambes. Même après que je me remis de mon explosion de plaisir, il était toujours là, en train de recueillir avidement les dernières traces. J'entourai son visage de mes mains et le tirai vers moi.

Il pressa ses lèvres contre les miennes et je pus gouter mon propre nectar sur sa langue. Il s'écarta de moi et posa son front contre le mien. « Comment c'était ? » S'enquit-il doucement.

Je secouai la tête, la poitrine ployée sous ma respiration lourde. « Tu n'imagines même pas à quel point c'était exquis, » soupirai-je en riant un peu. Il fit glisser sa main calleuse sur mon sein, puis m'embrassa sous la mâchoire.

« Bien. »

Je me redressai en position assise et commençai à me rhabiller. « Comment as-tu appris à faire ça ? Est-ce que c'est ce que les hommes barbares font à leur femme ? »

Il hocha la tête de droite à gauche, penchant ses hanches vers l'arrière, sa poitrine luisant de sueur sous la lumière du soleil qui rentrait à travers la fenêtre ouverte. Grâce à moi, ses cheveux étaient à présent tout ébouriffés, n'ayant pas résisté à l'assaut de mes mains qui les avaient tour à tour tirés puis repoussés. « Pas habituellement, » répondit-il. « Normalement, je ne fais pas ça à mes putes. Il faut vraiment que la fille soit spéciale pour j'aie envie de l'embrasser en bas. »

Je pus sentir mon visage devenir rouge comme une tomate bien mûre. « Je suis… spéciale ? »

Pour toute réponse, il me fit un clin d'œil et brusquement, je vis clair en lui mais aussi en moi.

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Voilà pour aujourd'hui. Bon week-end à vous !

Rappel : pour les fans inconditionnelles d'Edward, n'oubliez pas de m'indiquer dans vos reviews si vous souhaitez avoir plus d'infos. )