Salut, salut, ce sont les vacances de Noël, alors j'en profite pour poster la suite.

Bon je sais que ce ne doit pas être très passionnant pour l'instant parce que c'est quand même quasiment la m^me chose que les livres de base mais je vous assure que dès la troisième année les choses vont être différentes. ;)

Sinon pour répondre aux commentaires :

Dans le chapitre un, j'ai dû mal m'exprimer : l'attaque se passe le soir, elle débute à 21h ou si vous préférez 9h du soir. Perso je fais pas le différence donc j'ai dû m'embrouiller en écrivant le chapitre.

Pour Dumbledore, c'est vrai qu'il vouvoie ses professeurs mais ça me paraîtrait très bizarre de le faire tutoyer tout le monde. A moins que ce soit un élève, je ne crois pas qu'il tutoie les profs. Sauf peut être McGonagall et Rogue. Enfin, je le fais un peu au feeling quand j'écris le perso de Dumbledore et ses discours.

Et enfin pour ce qui est de Harry, lorsque les mangemorts defoncent la porte de la maison, ni Harry ni sa soeur ne sont endormis. Ils sont simplement dans la même chambre. Quand les mangemorts arrivent à l'étage et défoncent la porte de la chambre d'Harry (où se trouvent les deux enfants), c'est James qui arrive et attrape ses deux enfants avant de transplanner ou d'utiliser un portoloin je sais plus exactement. C'est la seule chose qu'on sait de lui ce soir là.

Enfin la dernière partie sur le métamorphomage, ce n'est pas Harry. C'est un autre garçon, d'un autre village, inconnu au bataillon ^^

Il aura peut être son importance dans la suite de l'histoire. Je suis pas encore sûre d'où est-ce que je vais aller. J'hésite encore beaucoup de son sort.

sur ce bonne lecture, mettez des favorites, des follows et laissez des comm :D


Tout de suite, un plan se mit en place. Les quatre gryffondors descendraient vers minuit pour voler la pierre avant Rogue et ils la remettraient au professeur Dumbledore juste après. Oui, vraiment aucunes failles dans ce plan. Ron n'attendait que le soir et Neville lui craignait le soir. Il ne voulait pas s'en prendre à Rogue. Cet homme lui faisait terriblement peur. Hermione était un peu agité et Bael regardait un mur de la salle commune perdu dans ses pensées. Enfin, minuit sonna et les quatre amis se dirigèrent vers le troisième étage. Ils ouvrirent la porte et virent le gros chien à trois têtes. Il était en train de se réveiller. Effectivement, il ouvrait juste un de ses six yeux quand les quatre amis ouvrirent la porte.

« Rogue est passé devant ! Vite il faut faire quelque chose ! »

Ron sortit de sa poche le cadeau que Bael lui avait offert à Noël et appuya sur un bouton. Une musique douce s'éleva de la radio mais le chien grogna bruyamment et montra les crocs. Les quatre amis sortirent tout de suite de la pièce en laissant la radio.

« C'est pas vrai ! On fait comment pour passer si même la radio ne marche pas ! En plus il a bousillé mon cadeau … »

« C'est parce qu'il y a des ondes magiques qui sortent de la radio que Touffu ne s'est pas endormi » répondit Bael, « T'inquiète, Ron je t'offrirai une autre radio »

« C'est pas trop le moment de parler de votre radio, les garçons ! On fait comment pour passer ? »

Un silence s'installa. Et soudain,

« Quelqu'un sait faire de la musique ? » demanda Neville

Les quatre amis se regardèrent et Bael soupira

« Ma mère aime bien le piano, alors j'ai dû apprendre à en faire … »

« Quoi ? C'est vrai vous savez, elle voulait que je sache chanter un peu mais là … je crois que j'ai cassé quelques vitres avec ma voix » affirma Bael.

Ron le regardait comme s'il avait avalé un veracrasse et Neville l'observait comme une bête curieuse. Ce fut Hermione qui brisa le petit silence. Un plan venait de se former dans son esprit.

« Je peux métamorphoser la statue là bas en piano. » dit elle en montra une statue derrière le chien.

« Et tu veux que je passe comment. En rampant peut être ? Ou en sifflotant ? »

Le silence fut de marbre.

« Oh non, Hermione, non je ne ferais pas ça. Je veux pas mourir tout de suite. Ron, vieux dit un truc ! Nev' ! »

« Euh, ben c'est bien toi qui disait que l'aventure se passe avec un peu de danger » avança Neville.

« Oui ! Un peu ! J'ai pas dit fonce vers la mort de suite !»

« Mais t'inquiète on a foie en toi, vieux »

Le regard assassin de Bael figea Ron sur place.

« Bande de traitres ! »

Finalement, Hermione tranfigura la statue d'une gargouille géante en un magnifique piano à queue. L'effort sembla la drainer de toutes ses forces.

« Vas-y ! »

« Oui, oui j'arrive. Mission suicide oui … »

Bael prit une grande inspiration et mis ses mains devant sa bouche avant de rentrer dans la pièce gardée par Cerbère. Il sifflota un petit air mélodieux au chien qui baissa sa garde quelques temps. Juste assez pour que Bael se faufile entre les pattes du chien et s'assoit au piano. Neville Ron et Hermione attendaient derrière la porte que le piano se mette à jouer.

« Mais qu'est-ce qu'il fait ? » demanda Hermione

« Il est peut-être … tu sais .. m »

« Ne dis pas de bêtises Neville. On l'aurait entendu crier ou quelque chose » dit Hermione.

Ron déglutit bruyamment. « Pas besoins de détails 'Mione. On a déjà la sonno »

Tout à coup une magnifique mélodie retentit. Bael jouait du piano.

« Oui ! Il l'a fait ! Je le savais » dit Neville.

Hermione et Ron regardèrent Neville curieusement et continuèrent à ouvrir la porte. Le spectacle qui s'offrit à eux fut stupéfiant. Touffu remuait la queue devant le piano de Bael et observait attentivement le garçon. Sa bave coulait sur le pauvre garçon (qui devait être totalement terrorisé mais qui continuait à jouer de la musique). Ils furent stupéfaits. Cependant, le passage bers la trappe était ouverte. Vite, les trois amis se faufilèrent par la trappe et descendirent, ou plutôt ils tombèrent sur un sol dur et froid. Soudain le piano fit un raté et on entendit un bruit de dents qui claquent et un cri. Bael venait de s'arrêter de jouer.

« Haaaaaa ! »

« Non, Bael ! »

« aaaaaaaah ! »

Et un corps atterrit bruyamment juste à côté des trois gryffondors. Hermione retint un cri. Elle avait peur que ce soit un morceau du corps de leur ami. Des larmes commencèrent à monter dans ses yeux. Soudain, un voix retentit. Elle venait de la masse. La dit masse se releva et on put apercevoir le corps de Bael.

« Plus jamais je vous écoute ! J'ai failli me faire manger tout cru par ce fou ! Il a eu ma manche ! »

En effet, la manche de l'uniforme de Bael manquait. Une petite éraflure sur son bras saignait, mais rien de plus grave. Hermione le serra dans ses bras !

« Oh j'ai eu peur qu'il ne t'ai mangé ! »

« Rassurant 'Mione, très rassurant. » grommela Bael.

Finalement, les quatre amis continuèrent dans le noir. Ils étaient tombés sur le sol dur. Soudain, alors qu'ils avançaient, ils se sentirent tomber. Une faible lueur éclairait la caverne où ils étaient. Puis quelque chose se resserra autour de la taille de chacun des gryffondors. La panique les saisit immédiatement.

« Un filet du diable ! C'est un filet du diable ! » cria Neville

« Vite, faites de la lumière ! » exigea Bael

« Comment ? » demanda Ron au bord de la panique

« T'es un sorcier ou pas ? Utilise ta baguette ! » cria Bael, « Je peux pas atteindre la mienne ! »

« Sol Lumos ! » Hermione cria. Une vive lumière apparut juste au-dessus de leurs têtes. Le filet du diable dans lequel ils étaient coincés se rétracta presque immédiatement.

« Ouah, merci Hermione. Le filet du diable sent notre peur et nous étrangle plus on se sent en danger … Sans toi … » Neville tremblait d tous ses membres.

« Ca devait être le piège de Chourave. Il n'y a qu'elle pour mettre ce genre de plante carnivore ici » souffla Ron

« On continue d'avancer, allez les gars ! »

La prochaine salle était remplie de clés volantes. Assurément c'était le piège du professeur de sortilèges.

« On fait comment ? » demanda Neville

« On prend tous un balais et on trouve la clé qu'il faut pour ouvrir la porte devant, je suppose » dit Bael en pointant du doigt l'autre bout de la pièce où des balais se trouvaient ainsi qu'une porte verrouillée.

« Elle est là-bas » cria Hermione en pointant une clé, « C'est celle qui vole plus lentement que les autres. Regardez ses ailes sont abimées. Le professeur Rogue a dû passer par là et il nous a laissé un indice sans le savoir ! »

« Ok, je m'en charge » dirent les garçons en chœur. Et puis Neville s'arrêta.

« J'ai peur du vide ! Je peux pas monter sur un balais ! »

« Fais comme moi alors ! » annonça Bael, « je suis jamais monté sur un balai de course mais ça doit pas être compliqué. Viens ! »

« Comment ça se fait ? Moi mes parents me l'ont interdit parce que je suis trop maladroit mais toi, pourquoi tu n'es jamais monté sur un balai ? »

« Pas assez noble apparemment, bref, on y va, vite ! Chaque secondes de plus laisse Rogue plus de temps pour voler la pierre. »

Ron, lui était déjà sur un balai et volait en direction de la clé qu'Hermione avait indiquée. Neville le suivit lentement derrière mais ne décolla pas plus de quelques mètres, trop pétrifié pour avancer. Bael, lui, ne semblait même pas avoir le contrôle de son balai et volait à toute vitesse dans la pièce.

Mais sur le chemin de la véritable clé, un obstacle survenait. Toute les autres clés se dressaient sur leur chemin, tentant de cacher la vue à celui qui voulait attraper la clé.

Ron fonça mais se prit donc les clés dans la tête. Bael était cramponné à son balai et se prenait absolument toutes les clés sur le visage. Il agitait un bras comme pour en attraper une et, miracle, il se saisit de la bonne clé alors que Ron fonçait juste en face de lui. Les deux garçons se percutèrent violemment et tombèrent au sol où Neville et Hermione les attendait.

« Vous allez bien ? » demanda Neville concerné

« Je crois que mon balai ne voulait pas m'écouter. Il devait être ensorcelé ou quelque chose parce que vraiment … j'ai eu peur de lâcher le manche à chaque virage »

En effet le balai de Bael tournait tout seul autour de la pièce et faisait les montagnes russes.

« J'ai vraiment pas de chance. »

Ron sourit et lui dit qu'il faudrait qu'il s'entraîne un peu pour pouvoir faire du quidditch l'année prochaine parce que son vol était « purement sublimement chaotique et imprévisible ! ». Ron et Bael avaient visiblement l'intention de vouloir rentrer dans l'équipe l'année prochaine …

« On a pas le temps ! Vite Bael donne-moi la clé ! » demanda Hermione.

Bael le fit dès qu'il se remit sur ses pieds. Alors qu'Hermione ouvrait la porte, Ron et Bael avaient sorti leurs baguettes magiques, prêts à bombarder de sorts quiconque se trouvait sur leur route. Cela leur sauva probablement la vie : un troll des montagnes se trouvait juste derrière.

« AAAAH ! Mais comment il a fait pour passer Rogue ! » cria Neville, tandis que Bael criait

« Mais c'est le même que celui d'Halloween ! Et on a pas de lutin ! »

Neville tendit alors sa baguette et prononça : « Wingardium Leviosa »

Bien sûr son sort n'eût pas du tout l'effet escompté mais Bael repris son idée et miraculeusement, son sort marcha et la massue que le troll avait dans la main assomma purement et simplement le troll.

« Ah. » dit Ron, « Ce fut rapide et efficace. Bravo vieux »

Neville se sentait tout patraque. Il avait agit inconsciemment se souvenant que Bael avait dit qu'on pouvait assommer un troll avec sa massue s'il était distrait. De toute évidence le troll était distrait, même si Neville ne le savait pas du tout à ce moment-là.

« Bon prochaine salle. » dit Hermione essoufflée.

Lorsqu'ils entrèrent dans la salle suivante, un énorme échiquier géant de dressait devant. Ron, maître incontesté des échecs prit le lead. Il ordonna donc à ses amis de se mettre dans des pièces d'échecs noires tandis que lui montait dans la dame noire. La partie s'organisa rapidement selon les règles des échecs sorciers. C'est-à-dire avec violence et rapidité. Les pièces blanches détruisaient les pièces noires et vice-versa faisant donc tomber et réduisant en charpie leurs adversaires. Aucuns des quatre gryffondors n'étaient sereins. Mais Ron menait la bataille d'une main de maître. Seulement afin de gagner la partie, il fallait sacrifier une pièce. Et il décida que lui devait se sacrifier.

« Dame en E6 ! » cria Ron sachant parfaitement qu'il ne survivrait pas au prochain coup. La pièce blanche devant lui abattit son bras sur sa pièce. Ron tomba au sol mais la partie pouvait enfin être gagné.

« Echec et mat » dit-il faiblement

Les cris de ses ami criant au désespoir ne lui parvinrent pas à ses oreilles. Pour Ron, il avait gagné la partie et contribué à empêcher Rogue d'avancer. Il ne se rendit même pas compte que Bael et Neville s'étaient approché de lui.

« Nev' ! Avec Hermione tu continues d'avancer. Ce ne doit plus trop tarder avant d'être à la fin. Regarde, la sortie s'est ouverte. Moi je cours dans l'autre sens pour demander des renforts, par n'importe quels moyens. Ron va s'en sortir, tu vas voir » mais Bael avait la gorge serrée. Il avait peur que Ron ne s'en sorte pas. Sa jambe était tordue dans un angle bizarre et il saignait du visage.

Neville acquiesça et continua son chemin avec Hermione.

« Tu reviendras ? Tu nous laisse pas seul ! » cria Hermione. Bael la rassura mais Hermione était loin d'être rassurée. Pour elle, elle venait d'abandonner un de ses amis, Ron, et un autre partait dans l'autre sens alors qu'il devait affronter encore une fois un troll, un chien et un filet du diable. Non, décidemment, Hermione n'était pas rassurée mais elle continua son chemin quand même. Bael était bien trop têtu pour son propre bien. Malheureusement elle ne pourrait rien faire et elle le savait. Elle savait aussi qu'il savait qu'il devrait retraverser les épreuves dans le sens inverse. Elle soupira et entraîna Neville avec elle.

Là les deux Gryffondors arrivèrent dans une petite salle avec des flammes de toutes les couleurs autour d'eux. Dès qu'ils eurent franchi le seuil de la porte, de grandes flammes jaillirent derrière eux. Mais ce n'était pas un feu ordinaire : celui-ci était violet. Au même moment, d'autres flammes, noires cette fois, s'élevèrent dans l'encadrement de la porte du fond. Ils étaient pris au piège … Au milieu de la salle, était posé une table avec un parchemin et de multiples fioles remplies de potion Hermione prit le parchemin et le déroula.

« C'est une épreuve de logique, regarde, lis :

Devant est le danger, le salut est derrière.
Deux sauront parmi nous conduire à la lumière,

L'une d'entre les sept en avant te protège,
Et une autre en arrière abolira le piège,
Deux ne pourront t'offrir que simple vin d'ortie,
Trois sont mortels poisons, promesse d'agonie,
Choisis, si tu veux fuir un éternel supplice,
Pour t'aider dans ce choix, tu auras quatre indices.
Le premier : si rusée que soit leur perfidie,

Les poisons sont à gauche des deux vins d'ortie,
Le second : différente à chaque extrémité,
Si tu vas de l'avant, nulle n'est ton alliée.
Le troisième : elles sont de tailles inégales,
Ni naine ni géante en son sein n'est fatale.
Quatre enfin : les deuxièmes, à gauche comme à droite,

Sont jumelles de goût, mais d'aspect disparates.

Oui, c'est ça, prend cette potion Neville. Il n'y en pas assez pour deux mais je vais prendre une autre potion qui me permettra de retourner en arrière pour aider Bael et Ron. Tu dois faire de ton mieux Neville. D'accord ? Tu n'as pas à te battre contre Rogue, juste essaye de le ralentir le plus possible. Les renforts de ne devraient pas tarder à arriver. »

Hermione tendis à Neville une petite fiole et il la but. Avant de passer par la porte du fond à travers les flammes noires il regarda une dernière fois Hermione. Celle-ci disparaissait déjà derrière les flammes violettes afin d'aider leurs amis. Neville déglutit. Il avait le ventre noué mais il se sentait obligé de continuer. Pour ses camarades qui s'étaient donné autant de mal pour voler la pierre avant Rogue. Surtout qu'il se sentait un peu responsable de ce qui leur arrivait. Après tout c'était lui qui avait dit que Dumbledore partait ce soir, c'était à cause de lui qu'ils étaient venu dans le troisième étage et avaient découverts Touffu. Il ne put s'empêcher de se dire que tout ça était de sa faute. Cependant il devait continuer. Alors il traversa les flammes et arriva dans la pièce suivante. Il déboucha dans une petite salle circulaire avec un grand miroir se dressait. Au-dessus une inscription était gravée et on y lisait « ej sil snad not reoc set sulp sdnarg sriséd » et juste en face du miroir un homme se dressait. Seulement ce n'était pas le professeur Rogue comme Neville s'attendait. Non, à la place des robes noires et des cheveux graisseux, il se dressait un homme avec un turban pourpre et une odeur d'oignons pourri. Neville sentit son cœur raté un battement. Bael avait encore eu raison. C'était Quirrel qui cherchait à voler la pierre philosophale. Seulement il ne semblait pas bouger et était absorbé par le miroir. Il ne cessait de regarder dedans et de dire qu'il voyait mais qu'il ne pouvait pas l'attraper.

Soudain, le professeur se retourna. Un sourire carnassier gracia les lèvres du professeur.

« Londubat ! Je ne m'attendais pas à vous voir ici. Je pensais qu'un autre de votre bande serait ici. Probablement ce Black. Il a toujours sentit dès le début de l'année que je n'étais pas qui je semblais être … Entre nous, il n'était pas non plus innocent »

Neville resta choqué. Quirrel, le professeur de défense contre les forces du mal qui n'arrêtait pas de harceler Bael et qui bégayait tout le temps avait prononcé sa première phrasa sans répéter une seule syllabe.

« Choqué Londubat ? Tu ne t'attendais pas à ce que ce pauvre professeur bégayant puisse voler la pierre. Tu pensais peut être que c'était ce cher professeur Rogue. Oh il m'en a mis des bâtons dans les roues …3

Soudain, Neville comprit.

« Le troll d'Halloween ! C'était vous ! »

« Perspicace Londubat » se moqua Quirrel « Maintenant laisse-moi faire mon travail »

Le professeur se retourna vers le miroir. Neville espérait de tout cœur que Quirrel ne parviendrait pas à prendre la pierre. Il décida alors d'essayer de le ralentir en parlant un peu. Peut-être que les renforts allaient bientôt arriver. Malheureusement sa tentative ne marcha pas du tout, au contraire. Le professeur Quirrel avait bien arrêté de fixer le miroir mais il avait fixé ses yeux sur Neville.

Tout à coup Neville entendit une voix éthérée sortir du turban de Quirrel. Neville se sentit défaillir.

Le garçon … utilise le garçon …

« Oui, maître » dit Quirrel

Neville se sentit très très mal. Quirrel l'empoigna et le mis devant le miroir. Neville observa son reflet. Mais il ne s'attendait pas à se voir dans le miroir avec un petit sourire en train de mettre dans sa poche un objet très lourd. Et puis soudain il sentit sa poche devenir lourde, comme si l'objet qui devait se trouver dans le miroir venait d prebdre une réalité matterielle dans sa propre poche.

« Alors, yu l'as ? La pierre, tu la vois ? »

« Non » mentit Neville

Il ment … Elle est dans sa poche … Laisse moi parler au garçon

« Mais maître, vous êtes encore faible … »

Le garçon !

« Oui, Maître »

Et sur ces paroles, Quirrel commença à défaire son turban sous les yeux de Neville. Celui-ci sentait son cœur rater des battements dans sa poitrine et surtout sa cicatrice sur le front le brûlait. Sa tête commençait à tourner de plus en plus et son ouïe s'assourdissait. Il leva quand même les yeux vers son ancien professeur. Il s'était retourné et au dos de sa tête, on pouvait remarquer un autre visage pâle et aux traits caractéristiques de serpent.

« Vous vous … vous êtes Lord Voldemort » annonça Neville plus pour lui-même que pour les autres personnes de la salle. Un rire effrayant répondit à cette phrase.

Et je serais ta chute, Neville Londubat. Depuis cette nuit, je ne t'ai pas oublié. Oh non, toi, un garçon, tu m'as humilié ! J'ai erré pendant des années avant de tomber sur cet imbécile pour qu'il me donne son corps. Mais maintenant, je vais pouvoir reprendre forme et achever mon plan.

« Pourquoi ? Pourquoi vous êtes venu vers moi cette nuit ? »

Tu n'es pas le centre du monde ! Ce n'est pas toi que je voulais, tu n'étais qu'une nuisance. J'avais une autre cible ! Maintenant, trêve de bavardages, donne-moi cette pierre qui se trouve dans ta poche.

Neville couru aussi loin de l'affreux personnage que possible. Quirrel avait reçu l'ordre de se précipiter sur li et il avait dégainé sa baguette. Le pauvre garçon essayait tant bien que mal d'éviter les éclairs verts et violets. Malheureusement il se prit les pieds dans les gravats au sol et tomba face la première.

« Ahah ! Tu ne m'échapperas plus maintenant » dit Quirrel en s'avançant d'un pas menacant vers Neville.

Neville voulait partir. Il avait terriblement peur et il sentait que le légendaire courage de gryffondor n'était pas avec lui.

Quirrel lui prit alors la main avec l'intention de le faire se relever mais il retira vivement sa main, comme s'il s'était brûlé avec la peau de Neville. Le filet du diable en bracelet que Bael lui avait offert à Noël faisait effet. Il essayait d'étrangler Quirrel avec ses racines. Mais Neville remarqua que la main de Quirrel qui l'avait touché brûlait quand même.

Neville n'attendit pas, il réagit immédiatement et mis ses mains au niveau du visage de Quirrel. Celui-ci cria de douleur mais son visage se désintegra petit à petit jusqu'à ce qu'il devienne poussière. Neville regarda les vêtements de Quirrel, du moins ce qu'il en restait, et s'évanouit sur place. Il laissait derrière lui le reste de Quirrel et de Voldemort ainsi qu'une pierre. Le feu dans la pièce était lui aussi partout et Neville ne remarqua pas que la pierre explosa sous la pression et la température. Entendu sur le sol, il gisait attendant que quelqu'un vienne le chercher.

Baelfyre avait fait demi-tour dès qu'il en avait eu l'occasion. Il avait donc regardé Hermione et Neville s'engoufrer dans la prochaine salle et il avait essayé de soigner Ron autant qu'il le pouvait. Il l'avait laissé sur le côté et avait arraché un pan de sa robe de sorcier pour essayer d'arrêter le saignement de Ron et faire un bandage de fortune. Il avait ensuite métamorphosé un autre pan de sa robe pour faire une attelle à la jambe de Ron. Peu après, Ron s'était endormi et lui était reparti dans l'autre sens.

Alors qu'il ouvrait la porte vers la chambre du troll, il se rendit compte que le troll s'était réveillé. De toute évidence la massue levée n'allait pas tarder à le toucher s'il ne bougeait pas. Alors il avait essayé de courir entre les jambes du troll. Après tout, les trolls des montagnes n'étaient pas réputés pour leur agilité. Cependant il avait sous-estimé son adversaire et les éclats de roche projetée par la massue touchèrent Bael. Il sentit son nez se briser suite à une pierre et du sang coula sur ses yeux. Une de ses arcades sourcilières venait de s'ouvrir. Rien de bien grave mais c'était néanmoins dérangeant. Sa vision se brouillait plus facilement que prévue et l'empêchait de lancer ses sorts et de bien viser.

« Tch ! Réfléchis Bae, réfléchis vite et bien ! » s'encouragea l'enfant.

Il évita encore une fois la massue et il eue soudain une idée. Un plan germa lentement dans son esprit. Les débris de pierre sur le sol lui permettaient de faire une corde grâce à la métamorphose. Ensuite il pourrait avec un sortilège de lévitation pour attacher le troll.

« Allez faut que ça marche ! Incarfors ! » un trait jaune sortit de sa baguette et toucha les pierres. Elles se transformèrent en une magnifique corde argentée.

« C'est pas le moment de faire dans le raffinement » pensa lugubrement Bael alors qu'il évitait encore une fois le bras et la massue du troll. Il tourna autour de lui et lança son sort de lévitation sur les cordes « Wingardium Leviosa ! Circum ! » ordonna Bael. La corde argentée s'attacha autour du troll et serra très fort. Cela eût pour effet de ralentir le troll et le stopper un instant. Bael en profita pour fuir mais le troll se détacha de ses liens et envoya sa massue sur Bael.

Le garçon ne put l'éviter et se retrouva expulser contre le mur mais il était tout de suite pplus proche de la porte de sortie.

Le troll avançait vers lui en balançant ses bras verts et crouteux vers lui. Bael, le cœur qui battait la chamade en pensant à Neville et Hermione qui devaient probablement affronter Rogue et ensuite à Ron qui commatait et sombrait lentement dans un semi-coma, se leva et cria la première formule qui lui vint à l'esprit. Celle que sa mère lui avait apprise il y a bien longtemps.

« Bombarda maxima et expulso ! »

L'incantation en latin signifiait exactement la destruction et expulsion instantanée de la cible. Bael ferma les yeux et eût un instant un regret. Il venait d'utiliser le sort de sa mère pour se débarrasser de quelqu'un. « Très mangemort comme réaction » se dit-il. Il expira lentement et rouvrit les yeux. Le troll gisait contre le mur opposé et ne bougeait plus. Bael le regarda et retint quelques larmes de détresse. Puis il se remit à courir vers la sortie. Il devait continuer sa route et chercher des renforts. Il passa en vitesse à travers la pièce des clés et arriva dans la pièce du filet du diable.

« C'est pas vrai, je fais comment pour remonter ? Il me faut une échelle … »

Il se baissa soudainement. Une racine du filet venait de se diriger vers lui. Elle avait probablement sentit sa présence.

« Très mauvais tout ça ! »

Il eût soudain une autre idée brillante et revint sur ses pas. Il re rentra dans la pièce des clés volantes et prit un des balais qui se trouvaient dans la pièce en priant pour pas que ce balai-là soit ensorcelé. Il l'enfourcha et se laissa porter par le vent. Il aimait beaucoup cette sensation d'être sur un balai. Cela lui rappelait quelque chose d'agréable même s'il n'avait jamais monté un balai de course avant.

Bael inspira profondément et accélera à fond. Il traversa à toute vitesse la pièce des clés et remonta en piqué vers le haut la salle du filet du diable. Malheureusement les racines du filet tentèrent de l'étrangler. Elles touchèrent Bael à la cheville. Celui-ci crut qu'il allait la perdre tellement il ne la sentait plus. Il continua néanmoins son chemin. Il sortit à toute vitesse de la caverne et arriva au niveau de Touffu.

Le Cerbère géant grogna, aboya et ensuite chercha à le manger. Bael n'attendit pas que toutes les pensées qui passaient dans la tête du chien finissent leur chemin pour partir illico presto. Il découpa avec sa baguette un trou dans la porte pour qu'il puisse s'échapper sur un balai (il n'irait pas loin sans avec sa cheville dans cet état). Du moins c'était son idée. En pratique comme il ne connaissait pas le sort il réutilisa le sort de sa mère bombarda ! Et la porte s'éjecta. Bael fila à toute vitesse sur son balai dans les couloirs du château.

« Ouaf ! » le cri du chien le poursuivait.

Bael se retourna et à son grand dam, il vit Cerbère.

« Je croyais qu'il était attaché ! Vite, je fais quoi ? »

La solution se présenta toute seule. Dans le couloir où ils étaient, des cloches énormes étaient accrochées au plafond.

« Parfait ! »

Bael envoya un éclair vers les attaches des cloches et celles-ci tombèrent sur le pauvre chien l'enfermant ou l'assommant. Peut-être les deux.

« Ouf ! Sauvé ! Maintenant les profs ! »

Bael s'était dit qu'avec le vacarme qu'il avait fait, un professeur viendrait peut être à sa rencontre en pensant qu'un élève était hors des dortoirs. A l'évidence ce ne fut pas le cas. Il avait attendu dix minutes et personne ne venait.

Alors il reprit son balai et se dirigea vers la tour de gryffondor.

« C'est plus rapide en balai qu'à pied » se dit Bael.

Le trajet n'avait pas pris deux minutes. Il se posta ensuite vers la porte de McGonagall, du moins il pensait qu'elle était là, mais personne ne répondit à ses frappes incessantes.

« Elle pas là. Par où alors ? »

Il descendit finalement vers la salle de métamorphose Avec un eu de chance, McGonagall serait à son bureau. Ou peut-être pas, il était 1h30 du matin. Lorsqu'il arriva dans la cour de métamorphose sur son balai, il se rendit compte que personne ne se trouvait dans les parages. Pour une fois qu'il voulait que quelqu'un l'aperçoive dans le château de nuit et que strictement personne ne venait, cela le déprimait. Et il devait se dépêcher de trouver quelqu'un pour qu'on aide ses amis.

Il rentra dans le château et essaya de faire le plus de bruit. Mais il eût l'impression que le château lui-même l'empêchait de réveiller le monde. Il se rendit compte qu'il voulait le protéger comme tous les autres soirs.

« Non, Château, j'ai besoin qu'on me remarque ! »

Mais la demande de Bael ne sembla pas effleurer la conscience du château qui s'obstibait à absorber tous les bruits que le garçon essayait de faire. Il avait dû faire la même chose avec la porte de McGonagall pensa sombrement Bael. Alors pour remédier à son problème il avait décidé de faire le plus de bruit possible. Un brui tellement énorme que même le château ne pourrait pas dissimuler le bruit ou l'absorber. Il réveillerait probablement tout le monde mais tant pis. La vie de ses amis était en danger.

Alors il était sorti par une des fenêtres ouvertes du château pour descendre vers le parc. Arrivé au sol (il manqua sa réception et se cracha au sol mais dans son état personne ne pouvait lui en vouloir. Il était maintenant couvert de boue et de sang. Parfaitement pathétique pensa tristement Bael), il se dirigea vers la Grande Salle aussi vite qu'il le put en s'aidant du balai.

Il ouvrit la Grande porte avec toute les peines du monde (et il soupçonnait que le château l'aide déjà à l'ouvrir. Ses forces devaient être bien basses) et s'engouffra dans la Grande Salle. Ici, il pensait faire le plus de bruit possible et réveiller au moins un professeur mais personne ne venait. Ses cris ne firent rien. Il s'en cassa la voix mais la résonnance n'était pas assez forte pour parvenir aux oreilles des professeurs. Il décida donc d'employer les grands moyens.

« Fantômes, peintures, Château, je suis sincèrement désolé. »

Toutes les entités furent perplexes, que voulait donc dire ce jeune garçon qui semblait tout droit sortie de l'Enfer.

« BOMBARDA MAXIMA ET EXPULSO ! »

Le bruit qui suivit fut un vacarme assourdissant Il était probable que Bael perde son ouïe pour un bon moment après cette explosion.

Encore une fois il utilisait cette redoutée formule mais il n'eût pas de remords cette fois-ci. Il n'avait tué personne. Par contre son sort fit de redoutables dégâts. Les tables en bois de chaque maison et les fenêtres de la Grande Salle explosèrent rependant leurs échardes de bois et de verres un peu partout dans un vacarme assourdissant. Les sabliers en verre répandirent tous leurs rubis, émeraudes, saphirs et quartz par terre tandis que les quelques portraits dans la grande Salle criaient toujours plus fort. Bael sourit et se coucha sur le sol, touché par un morceau de verre au ventre. Le bruit avait dû être suffisant. Pas qu'il eût entendu le moindre son.

« Décidemment c'est pas mon jour … » murmura-t-il

« Il faut que je reste éveillé jusqu'à ce quelqu'un arrive … Je peux pas faire mieux. McGonagall va me tuer.»

Difficilement, Bael garda les yeux ouverts en attendant que quelqu'un arrive dans la Grande Salle. C'était vraiment un endroit parfait se dit-il. « Il y a un passage le portrait de droite qui donne accès au couloir du troisième étage » se souvient-il.

Comme tout le monde savait, la nuit des rondes de préfets et de professeurs se succédaient. En revanche ce que personne ne savait c'est que passé une heure du matin, plus personne n'arpentaient les couloirs. Seuls les professeurs qui se faisaient réveiller par un quelconque bruit ou Rusard le faisaient. Bien entendu, McGonagall, Flitwick et Rogue étaient de service ce soir. Pendant l'absence du directeur, les professeurs avaient légèrement renforcé la sécurité et les rondes dans les couloirs. Cependant, ils n'avaient rien remarqué d'anormal et étaient tous parti se coucher vers une heure du matin.

McGonagall faisait donc partie de ces professeurs stricts qui vérifiaient également que ses élèves dormaient bien dans leurs propres lits avant d'aller définitivement se coucher. C'est pourquoi vers une heure du matin on avait pu trouver une McGonagall dans les dortoirs des lions. Elle avait fait un parcours de la salle commune et était montée vers le dortoir des filles. Tous étaient dans leur lit.

« Bien » se dit la vieille sorcière.

Puis elle s'arrêta soudain et revint sur ses pas. Dans le dortoir des filles de premières années, la forme dans le lit d'Hermione Granger qui normalement devrait respirer ne bougeait pas du tout. Un mauvais pressentiment parcourra le professeur. Elle ouvrit alors doucement les rideaux afin de ne pas réveiller son élève si jamais elle était vraiment là et qu'elle avait tout simplement mal vu. Après tout, à son âge, la vue se détériorait très facilement.

Malheureusement quand elle ouvrit les rideaux du lit en baldaquin, une surprise épicée lui parvint. Son élève n'était pas dans son lit. La sorcière pinça les lèvres. Elle venait de se souvenir que dans le groupe d'ami ce l'élève il y avait un certain dénommé Black. Certes très brillant mais surtout causeur de troubles de premières.

Alors le professeur se dépêcha vers les dortoirs des garçons et monta les escaliers. Elle vérifia d'abord le dortoir des troisièmes années (parfois que les jumeaux Weasley ne soient pas là non plus) et vit que tout allait bien. Elle reparti donc vers les dortoirs des premières années. Lorsqu'elle entra, le professeur frisa la crise cardiaque. Le lit de Neville Londubat, Ron Weasley et Baelfyre Black étaient vides. Ils n'avaient même pas tenté de cacher et rempli leur lit d'oreiller comme leur amie.

Le professeur souffla très fort, ses lèvres presque aussitôt disparurent et ses narines semblaient être prêtes à lancer des éclairs.

Soudain elle eût un mauvais pressentiment. Se pourrait-il que le quatuor sache quelque chose à propos de la pierre philosophale ? Impossible. La sorcière se réprimanda mentalement. Elle sortit de la salle commune et se posta devant le portrait de la Grosse Dame.

« Vous n'auriez pas vu quatre élèves sortir récemment. Black se trouvait pari eux. »

La vieille sorcière savait que le portrait se souvenait de baelfyre Black. Il semblait qu'elle l'appréciait beaucoup. Surtout depuis qu'il l'avait sauvé de Peeves une fois.

« Mmmm. Oui, il est parti avec sa petite bande i peine une heure de ça … je crois. »

McGonagall souffla, « que pouvaient-ils faire à cette heure-ci ! »

Finalement, la sorcière repartit quelques instants vers ses appartements pour prendre une robe de chambre plus appropriée à la recherche de ses quatre élèves rebelles.

Malheureusement, la sorcière ne se rendit jamais compte qu'un élève avait frappé à sa porte et était reparti rageur. En revanche il lui avait semblée entendre un bruit de cloche quelques instants auparavant.

« La tour d'astronomie … Mais qu'est-ce qu'ils font là-bas ? »

Pourtant ce n'était pas la tour d'astronomie qui avait sonnée mais bien le corridor du troisième étage. Cependant il n'était même pas venu à l'esprit de la sorcière que ses élèves étaient stupides au point d'entrer dans le couloir interdit (Surtout que Granger se trouvait avec eux … Black et Weasley, elle comprenait qu'ils aient émis une petite idée concernant le couloir mais Granger …). Pourtant ils avaient été là … La sorcière se dirigea donc à l'autre bout du château en utilisant les passages secrets sans se rendre compte qu'un élève filait à toute vitesse sur un balai dehors.

Ce n'est qu'arrivée à la tour qu'elle se redit compte que personne n'était passé par là depuis des heures (elle avait interrogé les peintures). Et puis soudain elle entendit un énorme bruit qui fit trembler le château jusque dans ses fondations.

« Doux Merlin ! Mais qu'est-ce qu'ils ont encore fait ! » S'insurgea la sorcière. Ce fut sa première réaction, sa deuxième fut de se dire qu'avec ça ils devaient avoir détruit toute une salle et sa troisième fut de se dire que sa Maison avait définitivement perdue la Coupe des quatre Maisons cette année. Elle se précipita donc vers la source qu'elle soupçonnait être la Grande Salle à toute vitesse.

Hermione était désespérément seule et avait très peur. Pourtant elle ne s'arrêta pas sur son chemin. Elle était repartie le plus vite possible vers Ron. Là elle avait vu qu'il était installé contre le mur et dormait paisiblement. Ou pas. Il avait quand même une jambe cassé et un bandage qui ressemblait à la veste de Bael autour de la tête. Hermione s'arrêta un instant pour vérifier que Ron respirait bien. Ensuite elle essaya de l'allonger dans une position de sécurité sans le réveiller. Elle réussit tant bien que mal et elle se releva. Elle épongea son front plein de sueur et regarda la sortie.

Elle prit une grande inspiration et se précipita vers la salle. Là aussi elle leva sa baguette prête à jeter un sort dès que le troll avancerait. Elle ne s'attendait pas à voir la chambre à moitié détruite et un troll à terre qui ne bougeait vraiment plus du tout.

« Black ! Si jamais je mets la main sur toi … » son demi-cri n'effraya personne, cependant Hermione ne pu s'empêcher d'avoir peur. Son ami avait dû faire une sacrée bataille pour faire autant de dégâts. Parce que les profs n'étaient pas encore arrivé donc ce n'était certainement ps eux qui avaient massacré ce malheureux troll.

Hermione passa en vitesse dans la chambre du troll et traversa aussi la chambre des clés. Arrivée dans la caverne elle alluma aussitôt sa baguette pour que le filet du diable ne l'atteigne pas et elle s'approcha du mur. Elle tata les parois et découvrit une pierre qu'elle pouvait enfoncer. C'est ce qu'elle fit. Sous ses yeux des escaliers apparurent.

« Parfait ! » se dit Hermione.

Elle monta aussi vite qu'elle le put les escaliers et elle reprit son souffle en haut. Elle poussa ensuite gentiment la trappe sur le côté et fut surprise de ne pas voir Touffu. En effet, dans la salle d'entrée, on pouvait voir les restes d'un piano à queue (celui qu'elle avait métamorphosé) et des morceaux de bois.

La porte se dit Hemione.

La première qui traversa l'esprit d'Hermione fut que Touffu s'était échappé et avait défoncé la porte. Sa seconde fut que ce n'était pas le chien responsable de tout ce capharnaüm mais son ami.

« Mais qu'est-ce qu'il a encore fait ? Entre ça et le troll … J'espère qu'il ne lui ait rien arrivé de grave. »

Hermione traversa la salle à toutes jambes et déboucha dans le couloir. Ici elle découvrit les cloches et la queue de Touffu qui dépassait d'une. La lourde cloche en métal devait avoir emprisonné le chien.

« Mais quel abruti ! Il a »

Elle ne finit pas sa phrase. Un terrible tremblement de terre venait de secouer le château jusque dans ses fondations. Hermione fut secouée et tomba au sol. Elle ne savait pas d'où venait le bruit, on aurait dit qu'il venait de tout à la fois. Il aurait fallu être en hauteur pour le savoir. Elle ne sut donc pas si le bruit venait de Neville qui se battait contre le professeur Rogue ou si Bael avait simplement pété un cable. Elle opta pour la seconde option. Elle ne voyait pas Neville faire exploser quelque chose et provoquer un tremblement de terre. Rogue non plus. Il devait être discret.

« il a dû réveiller tout le château ! »

Hermione se massa les tempes. Elle devait réfléchir et vite. Rogue était un sorcier puissant et très sûr de lui. Elle ne pensait pas que les autres professeurs puissent lui arriver à la cheville. Sauf pour McGonagall et Flitwick. Mais avec le bruit de Bael, ils devaient déjà être en route. Donc ce n'est pas eux qu'il fallait avertir.

Soudain elle entendit un hululement près d'elle. Une chouette de Poudlard venait de se poser près d'elle.

« Dumbledore ! »

Hermione se dépêcha d'envoyer un mot à Dumbledore. Elle trouva une roche, y grava son mot et la donna à la chouette qui devait la transmettre à Dumbledore. Avec un peu de chance, il l'intercepterait et reviendrait très vite. Les renforts devaient arriver. Elle l'espéra très fort. Afin que ses amis ne meurent pas.

Severus Rogue était un professeur sérieux. Certes il détestait absolument tous les enfants mais il faisait tous ses devoirs en temps et en heure. Donc vers une heure du matin, il se trouvait dans les cachots en vérifiant que personne ne se trouve dans les parages. Pas un enfant en vue, parfait. Il pouvait aller se coucher.

Il se dit qu'il n'avait pas vu le professeur Quirrel et espéra que rien ne soit arrivé à la pierre. Il voulut monter vérifier mais se souvint que ce n'était pas son tour de garde aujourd'hui. Il s'endormit donc dans son lit sans plus de cérémonies quoiqu'un peu aigri de ne pas avoir pu attraper Black ce soir. Il savait que le petit voyou se promenait quasiment tous les soirs dans le château. Il ne l'avait pas attrapé une seule fois. En revanche il était persuadé d'avoir vu son ombre un nombre incalculable de fois. Il maudit le château dans son esprit encore une fois en pensant que l'entité magique devait protéger l'enfant.

Le maître des potions secoua sa tête. Il n'avait pas besoin de repenser à ce fauteur de trouble ce soir. C'était une nuit si paisible et calme après tout. Il ferma donc les yeux … pour les rouvrir aussitôt. Un vacarme assourdissant qui provenait de la Grande Salle provoquait un tremblement de terre dans le château.

« Maudis sois-tu élève misérable ! »

Oui, la personne qui avait causé ce raffut allait le payer très cher. Il detestait être interrompu dans son sommeil.

Rogue sortit donc des cachots très vite et d'un pas décidé. Ses robes nires volant dérrière lui il dépassa la salle commune des Serpentard et continua puis il se ravisa. Avec tout ce bruit tous les élèves avaient dû se réveiller. Il repartit donc vers la salle commune et ouvrit la porte. Le spectacle qui l'acceuilli fut celui d'élèves en panique qui criaient dans tous les sens.

« Silence ! Et au lit ! Je ne veux voir personne debout ! Poudlard n'est pas en état de siège ! Maintenant, j'ai dit au lit ! » aboya Rogue. Il regarda d'un regard assassin toute la petite foule. Celle-ci se remit très vite au lit.

Avant de sortir de la salle commune cependant il apposa un sort qui lui permettait qui essayerait de sortir de la salle pour les trois prochaines heures. Il mit aussi un sortilège de stupefixion en place pour faire bonne mesure. Comme ça, les petits imbéciles n'essayeraient pas de sortir cette nuit.

Rogue se dépêcha donc de sortir et se mit à courir vers la Grande Salle. Juste avant d'arriver devant la salle il vit les professeurs Flitwick, Chourave et McGonagall se diriger vers eux. De toute évidence, eux aussi déscendaient pour savoir qui avait osé faire un tel vacarme dans le château.

« Par la barbe de Merlin, Severus vous voilà enfin ! » aboya Minerva McGonagall

« j'avais des élèves à gérer »

« On n'a pas le temps de s'occuper des élèves maintenant ! »

Et tous les quatre, ils se dirigèrent vers la Grande Salle. Ou plutôt ce qu'il en restait. C'est-à-dire les murs. Tout le reste était parti en fumée.

Les professeurs furent si stupéfaits par le désordre (les portraient ne cessaient de crier) qu'ils en oublièrent de parler.

« Un sortilège bien dévastateur » finit par dire Filius Flitwick

Un pléthore d'injures passa par les lèvres de Minerva McGonagall et elle se dirigea vers le centre de la salle.

« Si jamais il s'avère que le jeune Black est responsable de ce bazar, j'en parlerai directement avec sa mère ! »

« Il en est tout à fait capable. » susurra Rogue.

Puis il s'arrêta d'un coup. Il venait d'apercevoir le corps du dénommé accusé. Cependant il était bien mal en point. Il respirait fort, et il saignait abondamment de partout. On ne savait pas vraiment d'où le sang venait. D'autant plus que le sang s'était mélangé à de la boue …

« Oh mon dieu ! » s'exclama le professeur Chourave, « mais qu'est-ce qui a pu le mettre dans cet état. Certainement pas le sort. »

Black se tenait difficilement debout. Il leva la tête avec un petit sourire lorsqu'il vit les professeurs. Et il s'effaça lorsqu'il comprit que Rogue était ici.

« Vous ! » accusa Bael

Rogue leva un sourcil, « Oui moi. A qui vous vous attendiez ? Maintenant explications Black ! »

Ce dernier cracha du sang et refusa l'aide des professeurs. Cependant il ne tenait vraiment plus debout et il allait bientôt tourner de l'œil. Alors il dit les quelques dernier mots qui lui passèrent par l'esprit.

« Pierre … Quirrel … voler »

Il toussa encore et implora ses professeurs des yeux.

« Vite, … aide »

Les professeurs se regardèrent un instant.

« C'est impossible Black. Je ne sais pas comment vous savez pour la pierre mais elle est en parfaite sécurité. Il ne faut pas s'en faire » coupa McGonagall

Cependant le regard assassin de Black coupa la sorcière. Ses yeux virèrent au vert et il regarda Rogue un dernier instant.

« Jedusor … » avant de tomber dans les pommes.

Rogue le rattrapa avant qu'il ne touche le sol mais il était crispé. Les autres professeurs aussi. Parce que Jedusor était l'autre nom de Voldemort.

La décision fut rapide et sans appel. Chourave resta avec Black pour l'apporter à l'infirmerie tandis que les trois autres professeurs se dépêchaient de monter vers le troisième étage. Un passage venait de s'ouvrir pour les laisser passer.

Les professeurs couraient à toute allure et lorsqu'ils arrivèrent à l'étage, un paysage chaotique les accueillis. Les cloches étaient tombées sur le chien de garde et Hermione Granger reposaient sur le sol, endormie.

« Elle est vivante et pas en danger de mort » annonça Fltitwick avant de se dépêcher vers la trappe

« Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ici ? » murmura McGonagall en regardant les cloches. Elle venait de deviner que Touffu se trouvait juste dessous, mais pourquoi il était là, elle n'en avait pas la moindre idée.

Arrivé à l'intérieur, les trois adultes virent un paysage tout aussi déstructuré que le couloir. Un reste de piano et des éclats de bois un peu partout. Ils continuèrent leur route néanmoins. Ils passèrent les deux premières salles très vite et arrivèrent dans la salle du troll. Là, ne gisait plus qu'une montagne. Les adultes furent surpris. Cela ne pouvait être que le résultat d'un élève.

Ils continuèrent encore à avancer et découvrirent un Ronald Weasley bien mal en point et qui demandait des soins immédiat. Cependant, il pouvait encore attendre un petit moment. Alors les trois professeurs continuèrent et arrivèrent enfin dans la dernière salle où Neville Londubat gisait à côté de la pierre philosophale et les robes vident de Quirrel.