Salut tout le monde !!
Tout d'abord j'aimerai remercier ma fidèle Drag qui ne manque jamais de me laisser une petite review à chaque nouveau chapitre. Je suis heureuse que l'histoire te plaise toujours autant ! Espérons que ce chapitre ne déroge pas à la règle.
Bon alors ici, il y a des révélations sur le comportement étrange d'Eiji. Je vous laisse lire pour le découvrir.
Bonne lecture !
La vie, un long fleuve tranquille ?
Chapitre 11 : Séparation ?
Cela faisait une dizaine de minutes qu'il lui courait après à travers les rues de la ville. Malgré la douleur qui lui provenait de son bas dos et ce répercutant dans sa colonne vertébrales, il arrivait à ne pas se laisser distancer par Eiji. Sans qu'il ne sache vraiment comment Fuji réussit à saisir le bras de son petit ami alors qu'il venait d'entrer dans un petit parc très prisé en ces temps de grande chaleur.
- Eiji ?
Celui-ci ne se retourna pas. Il n'esquissa même pas un geste. Ce qui inquiéta Syuusuke, d'autant qu'il voyait autant qu'il sentait le corps de son ami secoué de spasmes. Avisant le nombre significatif de personne présentent à proximité, il tira Eiji vers un endroit plus calme et moins exposé à la vue. Le brun refusant toujours de lever la tête alors qu'il venait de se planter bien face à lui, Fuji du prendre son visage en coupe, caressant doucement de ses pouces les joues rosies par la course.
- Qu'est-ce qu'il se passe Eiji ?
- …
Cherchant les yeux marine qui ne cessaient de le fuir, le prodige commença à appréhender ce qui allait se passer, d'autant que son compagnon restait muet. Depuis le coup de téléphone d'Inui son amant était extrêmement tendu et nerveux. Durant tout le chemin jusqu'à la gare il n'avait pas prononcé un mot, la tête toujours baissée. Il est vrai que ça lui avait aussi fait un choc d'apprendre le soit disant rendez-vous d'Hikaru. Il n'avait même pas aimé du tout. Mais Eiji semblait plus touché pour une raison qui lui était apparue clairement quelques instants plus tôt. Ses mains serrèrent un peu plus les joues de son ami avant qu'il n'ouvre la bouche un sourire crispé aux lèvres.
- Tu veux que l'on arrête ?
Eiji le regarda dans les yeux. Alors c'est ce qu'il pensait ? Il voulait rompre ? Une peur panique passa dans les yeux marine et Kikumaru s'accrocha aux avant-bras de Syuusuke.
- Non ! Bien sûr que non ! Je t'aime trop… je ne veux pas te quitter !
Il sentit les larmes poindre mais refusa de les laisser sortir.
- Mais tu l'aimes non ?
- Je…
Il ne savait pas. Il ne savait plus. Tout ce mélangeait dans sa tête. Bien sûr qu'il aimait Fuji, depuis presque deux ans. Il en rêvait même la nuit. Et depuis qu'ils étaient ensemble, il était des plus heureux. Mais c'était aussi vrai que depuis quelques semaines, il observait Hikaru, sans doute un peu trop. Quand il le voyait joué, il était transporté. Il avait une telle grâce dans ses mouvements, même acculé, il ne reculait pas. Sa timidité faisait naître des millions de papillons dans son corps. Et le voir dans les bras de ce roux tout à l'heure lui avait fait mal. A un point qu'il n'aurait pas cru possible. Pouvait-il réellement l'aimer alors qu'il savait aimer Syuusuke du plus profond de lui-même ?
- Je… ne sais pas…
L'autre ne dit rien, se contentant de lui caresser doucement les joues. Une lueur de compréhension lui traversa l'esprit et son regard devint doux. Il comprenait au fond ce que ressentait son amant. Lui-même ne pouvait s'empêcher de regarder son kohai. Il était indéniablement beau. Il l'avait remarqué depuis le premier jour. Ses cheveux aussi blond que les blés, ses grands yeux verts d'où transperçait cette passion pour le tennis, ce corps d'apparence si frêle mais qui pouvait réaliser des prouesses, et cette gentillesse démesurée qui le mènerait certainement dans de mauvaises situations… comment ne pas tomber sous le charme d'un telle personne ? C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il restait aussi tard au club chaque jour, pour pouvoir l'observer. Du moins jusqu'à-ce que Eiji et lui sortent ensembles. Là il du faire taire ses sentiments naissant pour le jeune kohai. Il aimait Eiji depuis tellement d'années qu'il ne pouvait pas lui avouer qu'il ressentait les même sentiment vis-à-vis d'Hikaru, qui eux, venaient d'éclorent. Il n'aurait alors jamais pensé que lui aussi pouvait tes sentir se genre de sentiment pour la même personne. C'est pour cela que quand il le comprit un peu plus tôt, il avait voulu se retirer. Après tout si il aimait Hikaru et que ce dernier l'ai en retour, il ne pouvait pas ce mettre entre eux. Les voir heureux aurait pu lui suffire, du moins de ce qu'il en pensait. Même si Eiji semblait hésiter sur ses sentiments. Il avait du comprendre depuis longtemps déjà qu'il ressentait plus que de l'amitié pour le blond, autrement il n'aurait pas réagi aussi violemment.
- Mais je sais que je t'aime !
Disant cela Eiji s'accrocha aux épaule du châtain, le rapprochant de lui, et posa rapidement ses lèvres sur les siennes. Un baiser désespéré fut échangé, d'où transperçait toute l'incertitude et l'inquiétude d'Eiji. Il ne voulait pas perdre Syuusuke pour son incertitude et son indécision ainsi que le trouble que lançait Hikaru dans son cœur. Rompant le baiser, il posant son front sur l'épaule du géni, essayant de remettre ses idées en place.
- Eiji, dit Syuusuke en caressant les cheveux bruns dans son cou, tu as envie de le prendre dans tes bras ? De l'embrasser ? De le toucher ?
Rapidement Eiji se redressa, la peur dans les yeux. Il venait d'imaginer tout ce qu'il venait de dire et avait aimé les images qu'il avait vu. Il voulait qu'elles se produisent dans la réalité. Ses lèvres tremblèrent alors qu'il essayait de parler.
- Je… Je…
Il se prit la tête entre les mains. Tut s'embrouillait de plus en plus. Il voulait Hikaru, mais il voulait aussi Syuusuke. Cela voulait-il dire qu'il les aimait tous les deux ? Non, il devait y avoir une erreur quelque part. Il ne pouvait désirer deux personnes à la fois. Mais il était forcé de constater qu'il n'arrivait pas à se sortir Hikaru de la tête. Ses sourires timides mais éclatants, ses cheveux d'or qui avaient l'air si doux, même son stresse avait quelque chose de mignon. Tout cela faisait qu'il ne pouvait pas l'oublier.
- Je… l'aime…, dit il dans un murmure. Ses jambes le lâchèrent le faisant se retrouver à genoux en pleure devant Syuusuke.
Ses paroles sonnèrent comme le glas de la délivrance pour lui. Il avait maintenant pris conscience de ses sentiments, mais comment les accepter ? Il n'osa plus un regard vers le haut. Il venait d'avouer à son petit ami qu'il en aimait un autre. Comment Fuji allait-il réagir ? Une personne normale ne pourrait accepter de partager sa place dans le cœur de la personne aimée.
Il sentit deux bras encercler ses épaules lentement, comme avec peur qu'il se brise. Un murmure lui parvint aux oreilles, inaudible dans un premier temps. Puis lorsqu'il déchiffra ce que lui disait Syuusuke, ses yeux s'agrandirent. Ses larmes coulaient toujours mais il leurs laissa libre court. Il passa lui aussi ses bras autour de la taille de son amant et le serra plus fort que jamais, lui brisant presque la colonne vertébrale. Mais son vis-à-vis ne dit rien. Il lui avait déjà tout dit.
Avec ses quelques mots murmurés, il était sûr qu'Eiji comprendrait. Et l'étreinte presque désespérée qui lui répondit lui assura que son « moi aussi » avait bien était compris. Ses deux mots voulaient tout dire. Lui aussi il l'aimait, lui aussi ailait Hikaru, lui aussi voulait le prendre dans ses bras, lui aussi voulait l'embrasser et lui aussi voulait le toucher.
Ils restèrent un bon moment dans les bras l'un de l'autre. L'un sanglotant, l'autre murmurant des mots doux. Étouffant le dernier sanglot dans le cou de Syuusuke, Eiji ses sépara de lui et le regarda dans les yeux. Ceux-ci étaient humides, même si aucune trace de larmes n'était visible. Le châtain sourit avant de lui sécher ses dernières larmes d'un revers de main. Il l'aida ensuite à se lever déposant au passage un furtif baiser sur le lèvres parfumées au goût salé. C'est sans rien ajouter d'autre et dans un accord muet qu'ils prirent le chemin du retour.
Il était déjà tard, Hikaru avait passé la journée avec toute la troupe. Ses anciens amis n'avaient pas changés en ses quelques mois passé loin d'eux. Nico passait son temps sur son dos, ce qui n'était pas sans lui rappeler l'un de ses senpai. Lucie était toujours une enquiquineuse de première, mais c'est ce qui la rendait attachante. Quant à Marie et Ruby, la première était aussi timide que l'autre une vraie pile électrique. Et ne parlons pas de Seb qui non seulement était toujours aussi arrogant mais qui en plus devenait de plus en plus hautain. Il ne fut donc pas mécontent de les raccompagner à leur hôtel dans la soirée. Il était déjà fatigué par la journée de la veille au parc d'attraction, alors faire le fou toute la journée n'avait pas arrangé les choses. Les saluant une dernière fois d'un signe de la main, il allait partir quand il entendit derrière lui des pas se rapprocher vivement.
- Hikaru ! Entendit-il avant de crouler sous le poids d'un corps.
- Nico ? Tu ne restes pas avec les autres.
- Je devais dormir chez toi, non ? T'as pas oublié quand même ?
- Euh non, mais je pensais que tu allais rester avec les autres puisqu'ils sont là.
- Nan, je reste avec toi. Ça fait trop longtemps qu'on s'est pas vu ! Le jeune roux fit une mine boudeuse des plus drôle qui fit rire Hikaru.
- Ok, ok, dit-il avant de recevoir un bisou bien baveux sur la joue.
Ils reprirent ensuite le chemin du retour non sans une plainte du plus vieux devant tout le chemin qui leur restait à parcourir. Hikaru rit sous cape devant le manque de bonne foi de son ami. Il était vraiment heureux de revoir Nico et les autres. Quant il avait du partir il s'était vraiment senti mal. Il ne voulait pas partir mais son beau père ne l'entendait pas de cette oreille et décida de partir et quitter la France qui rappelait trop sa défunte femme. Il obligeait par la même son fil à quitter le pays qu'il avait toujours connu, ses points de repères et surtout ses amis. Même s'il était resté en contact avec eux via courrier électronique et téléphone ce n'était pas la même chose. Et puis Nico, lui manquait plus que tout. Il était son meilleur ami et ils avaient quasiment été élevés ensembles vu qu'ils étaient voisins. Le plus surprenant a été qu'il s'inscrive dans le même cours de danse que lui. Les gens sont étonnés quand ils apprennent qu'il veut devenir danseur professionnel. Il faut dire que son attitude et son image ne le laissent pas présager.
- Dis Hikaru. Comment ça se passe avec ton père ?
Hikaru fut surpris par le ton sérieux employé.
- Bien.
- Il n'ait plus trop violent hein ?
Hikaru baissa la tête, restant silencieux. Nico était au courant pour le comportement de son père et il ne pouvait pas lui mentir parce qu'il le voyait tout de suite. Ça a aussi des inconvénients à toujours être ensemble, on voit des choses que l'on ne devrait pas voir.
- Je vois, dit-il en passant un bras autour de ses épaules. Heureusement que je suis venu, ça ne dois pas être facile tous les jours chez toi.
- C'est bon. Ça va. Et puis je me suis fait de nouveaux amis et je peux continuer le tennis.
- Ton père a accepté ? Demanda-t-il incrédule.
- Oui. Même si j'ai eu du mal à le convaincre.
- M'étonne pas. Ça doit trop lui rappeler qu'il n'est pas ton vrai père. Enfin bref, et sinon tes amis, ils sont comment ?
- En fait, ils sont tous du club de tennis. Ils sont tous très gentil bien qu'ils aient des personnalités différentes. Mais je aime beaucoup.
- Oh oh, y'a anguille sous roche.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Une impression. T'aurais pas trouvé ton bonheur parmi tous ses beaux males japonais ?
- Mais… mais non ! S'écria Hikaru en triturant ses lunettes de soleil posées dans sa chevelure d'or.
Un vent glacé traversa le corps de Nico. Alors comme ça quelqu'un avait réussi à capter l'attention d'Hikaru au Japon. Cette personne n'avait qu'à bien se tenir. Il ne laisserait pas si facilement Hikaru lui échapper. Un rire angoissant le secoua intérieurement.
- Il faudra que tu me les présentes avant que je en parte.
- Bien sûr. Mais ça va aller avec les répétitions ? Le concours est pour bientôt non ?
- T'en fais pas. Je pourrais bien me libérer un après-midi par-ci par-là. Et puis les répétitions ne commencent que dans quelques jours. D'ici là, je reste avec toi toute la journée.
Nico s'était encore étalé sur le dos d'Hikaru. Il avait prit l'habitude de ses marques d'affection. Mais le problème c'est que Nico et lui n'avaient plus le même taille depuis un moment déjà. Alors supporter son poids devenait de plus en plus en dur. Et dire qu'en primaire il était même plus grand que lui. Comment avait-il pu grandir autant alors que lui n'avait prit que quelques centimètres depuis cette époque. Hikaru soupira en observant son ai qui le dépassait d'une bonne tête avant de répondre.
- Très bien. Mais les prochains jours je vais avoir des entraînements avec le club. Donc, je ne pourrai pas toujours te tenir compagnie.
- Y'a aucun pépin. Je viendrais te voir te dandiner sur un court comme au bon vieux temps. Et comme ça, je rencontrerai tes amis. Je ferais d'une pierre deux coups.
Sur ses mots ils franchirent le pas de la porte de la maison d'Hikaru.
Voilà voilà.
Sur ce, à la prochaine !
