Nous revoilà pour l'avant-dernier chap, un chap de vacances pour toute la bande, faut bien qu'ils prennent des vacances après tout ce qui leur est arrivé !! Et puis c'est dans ce chap qu'on voit se former les couples, mais je vais pas en dire plus, ça gâcherait la surprise !!

Place au chap !!

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Chapitre 11 : La fin d'une ère

Après une nuit de repos, surtout pour Hermione dont la magie devait se régénérer, Hatori, Kisa, Momiji et Kagura se retrouvèrent chez Shigure. Hatori ausculta Hermione pour s'assurer qu'elle allait bien. Finalement, elle avait juste besoin de repos. Kagura donna des nouvelles des autres Maudits. Ayame était allé travailler à sa boutique, mais surtout il voulait faire ce dont il avait toujours eu envie : prendre son assistante dans ses bras. Rin et Haru décidaient de vivre leur amour au grand jour et Ritsu avait pris la résolution de se prendre en main. Kureno avait prétexté un rendez-vous en ville et Hiro devait annoncer la nouvelle à sa mère.

- Mais tous te remercient du fond du cœur, Hermione-chan. Nous avons une dette envers toi.

- Ce n'est rien, Kagura-chan. J'ai fait ce qui me semblait juste. Nous les Sorciers avons des moyens à notre disposition pour contrer Malédictions et Sortilèges. Il aurait été injuste que je ne vous aide pas. Mais si je ne me trompe pas, vous devez être en pleine possession de vos pouvoirs, maintenant. Et on va vérifier ça tout de suite. Harry, prête ta baguette à Kagura, et aide-la à lancer le Sortilège de Lévitation.

- OK.

Harry tendit sa baguette à la jeune fille, qui la prit timidement. Puis il se plaça derrière elle et prit sa main dans la sienne. Kagura rougit, mais se laissa faire.

- Prononce après moi. Wingardium…

- Hein ?

Ils rirent.

- Wingardium…, répéta Harry.

- Wingardium…

- Leviosa.

- Leviosa.

Harry fit faire le geste à Kagura, et aussitôt, le livre que lisait Shigure lui échappa des mains et se mit à flotter dans les airs. Un petit cri émerveillé lui échappa et elle leva des yeux brillants vers lui. Il sentit son cœur chavirer. Kagura était tellement belle ! Shigure les regarda, sourit et se leva.

- Bon, je dois y aller.

- Où vas-tu ? demanda Hatori.

- A la résidence Sôma.

Hatori hocha la tête sans rien dire. Hermione déclara elle aussi qu'elle montait se reposer, et Kisa voulut venir avec elle. Momiji proposa une promenade à Ginny qui accepta. Hatori offrit à Shigure de l'accompagner. Kagura et Harry restèrent seuls.

- Wah, je viens de lancer un sort ! s'écriait encore Kagura, qui n'en revenait toujours pas. Dis, Harry-kun, tu as d'autres sorts comme ça ? Tu pourrais m'en apprendre d'autres ?

- Oui, mais tu sais, je ne peux pas t'enseigner en un après-midi tout ce que j'ai appris en sept ans d'école.

- Oui, je comprends, acquiesça Kagura. Alors tu veux bien me parler de ton école de sorcellerie ?

Harry accepta avec un sourire, et il lui parla de Poudlard. Les coutumes, le système de points, les tournois de Quidditch, il essayait de tout lui expliquer en étant le plus clair possible.

- Attends, je vais te montrer quelque chose, lui dit-il en fouillant dans sa poche.

Il sortit une chose minuscule avec un sourire satisfait.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda Kagura, curieuse.

- Tu verras bien ce que c'est une fois que je lui aurais rendu sa taille normale.

Kagura fixait cette chose avec des grands yeux curieux.

- Recule un peu, conseilla Harry.

Elle s'exécuta et regarda ce qui allait se passer. Harry lança un nouveau sort avec sa baguette magique et la minuscule petite chose se transforma en…

- Un balai ? reconnut Kagura en haussant un sourcil.

- Oui, mais pas n'importe lequel. Dans notre monde, tous les Sorciers possèdent un balai, et c'est indispensable pour jouer au Quidditch.

- Ce balai n'a rien d'ordinaire alors.

Elle caressa précautionneusement le manche et remarqua qu'il n'avait rien d'un simple ustensile de ménage.

- Eclair de Feu ? lut-elle sur le manche.

- Oui, c'est comme ça qu'il s'appelle. J'avais aussi un Nimbus 2000 mais le pauvre à fini en miettes pendant ma troisième année.

- Ça alors, même les balais ont une marque, s'amusa Kagura. Décidément, votre monde est plein de surprises ! Sans parler de toi qui es le Survivant et l'Elu et j'en passe !

- Tu as appris tout ça d'Hermione, je suppose.

Kagura hocha la tête.

- Je suis peut-être le Survivant mais toi, je te rappelle que tu n'étais pas quelqu'un d'ordinaire, jusqu'à la nuit dernière, lâcha Harry sans réfléchir.

La jeune fille baissa la tête.

- Mais j'aurais voulu être quelqu'un d'ordinaire. Cette malédiction nous pesait et oj devait sans cesse nous cacher et Hatori a dû effacer la mémoire de nombreuses personnes quand j'étais enfant avec Kyô, Yuki et les autres.

Harry se mordit la lèvre. Encore une fois, il avait parlé sans réfléchir et manqué de délicatesse. Quel crétin il faisait !

- Pardon, je ne voulais pas te vexer, essaya-t-il de s'excuser. J'ai été désagréable, excuse-moi.

- Oh, ce n'est pas ta faute, se força-t-elle à sourire. Mais maintenant que la malédiction est levée et que tout est rentré dans l'ordre, nous pouvons commencer une nouvelle vie même si c'est un peu dur.

Kagura traversait un moment de mélancolie et Harry la trouvait irrésistible quand elle était plongée dans ses pensées comme maintenant. Il porta machinalement sa main dans les cheveux de la jeune fille et saisit une fine mèche brune. Prise au dépourvu, elle releva les yeux vers le Sorcier qui avait braqué son regard vert sur elle.

- Cette nouvelle vie… je peux en faire partie ?

Ses deux mains saisirent le visage de Kagura et il s'approcha lentement. Kagura se laissa faire en fermant les yeux. Leurs lèvres entrèrent en contact, la jeune fille laissa échapper un doux soupir en répondant au baiser d'Harry. Il avait glissé une main sur sa nuque et approfondit davantage le contact.

Kagura n'avais jamais pensé pouvoir être amoureuse de quelqu'un d'autre que Kyô mais cet amour n'était pas réciproque et ne le sera sans doute jamais. Son cœur appartenait à une autre fille… Et Harry… Il était si charmant, si gentil et le courant passait très bien entre eux, alors pourquoi pas ? Peut-être que son affection pour lui ne ferait que grandir au fil du temps ? Elle voulait tenter sa chance et oser prendre des risques pour une fois !

Harry se sépara d'elle à regret pour qu'ils puissent tous les deux reprendre leur souffle. Kagura, essoufflée, eut un léger sourire timide.

- On peut toujours essayer, répondit-elle à sa question en rougissant.

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Hatori avait prétexté avoir des affaires en cours à régler dès leur arrivée à la Résidence Sôma. Shigure se retrouvait donc seul pour aller rendre visite à Akito. Celle-ci devait avoir senti la rupture des liens la nuit dernière.

La jeune fille était allongée par terre, dans sa chambre, la fenêtre ouverte, complètement apathique. Shigure s'attrista. Malgré les apparences, Akito était très fragile et sensible. Et elle avait horriblement peur de perdre les Treize Maudits. C'était pour cette raison qu'elle refusait toute aide extérieure. Il avait été surpris quand elle avait autorisé Tohru à rester avec Yuki ; Kyô et lui chez eux. Hermione n'avait pas reçu le même accueil, uniquement parce que l'Anglaise représentait une menace sérieuse. Shigure sourit intérieurement. L'impassible Hatori ne lui était pas indifférent…

- Akito ? appela-t-il doucement.

Elle ne bougea pas, mais sa voix s'éleva doucement.

- Que viens-tu faire ici Shigure. Tu as retrouvé ta liberté, comme tous les autres. Pourquoi te soucies-tu encore de moi ?

- Tu te sous-estimes, Akito. Notre lien…

Elle se leva, soudain furieuse.

- Il n'y a plus de lien ! Vous me détestez tous, et je vous ai fait du mal à tous. Yuki, Kyô, Momiji, Rin, Kisa… et tous les Autres.

- Au moins, tu le reconnais.

- Tu veux me faire du mal toi aussi ? Tu es revenu pour te délecter de ta victoire ?

- Ne dis pas de bêtises, Akito. Tu as oublié ?

- Oublié ?

- Un jour, tu m'as demandé si je t'aimais, répondit Shigure.

Akito se tut. Elle n'avait pas oublié. Ce jour-là, Shigure avait souri, était allé cueillir une fleur pour lui offrir et lui avait dit :

- « Je pense à vous plus qu'à n'importe qui. C'est une vérité que personne ne peut nier. Je vous aime, Akito », récita-t-elle, les yeux fermés.

- Et c'est encore la vérité, révéla Shigure. Je t'aime toujours Akito. Je resterai toujours à tes côtés. Et si tu le veux bien, nous pouvons construire un autre lien, rien que tous les deux.

- Alors… tu n'as jamais cessé de m'aimer, Shigure ?

- Jamais.

Elle esquissa faiblement un sourire.

- J'ai été bien aveugle. Tu dois m'en vouloir.

- Comment en vouloir à la femme que j'aime ? Je préférerai que tu fasses la paix avec les douze autres, et que tu prennes le temps de connaître Tohru et Hermione.

- Cette Anglaise…

Akito ne pouvais s'empêcher de ne pas beaucoup aimer la Sorcière. Elle était si exubérante, et si différente d'eux !

- Je ferai un effort, Shigure. Uniquement parce que tu sembles bien l'aimer.

- Voilà une réponse qui me fait énormément plaisir, Akito, souffla-t-il en se penchant sur ses lèvres.

Celle-ci accueillit le baiser de Shigure avec un soupir. Comment avait-elle pu ne pas comprendre plus tôt ? Shigure était celui qui venait le plus souvent la voir, malgré le fait q'il ne vivait plus à la Résidence. Etre allée si loin pour en arriver là… Si elle avait compris plus tôt, elle n'aurait pas fait tout ce mal autour d'elle. A cause du lien, elle ressentait toutes les transformations, et cela l'affaiblissait énormément. Hatori s'était dévoué pour la soigner, et elle avait gâché son amour avec Kana. Comme elle se sentait coupable. Mais Shigure était là maintenant. Elle n'était plus toute seule, même si l'absence du lien créait un vide en elle. Oui, elle surmonterait cette épreuve…

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Momiji avait emmené Ginny dans tous les lieux touristiques de la ville. Elle avait adoré ça, et Momiji était vraiment gentil. Mais quand il la ramena en fin d'après-midi chez Shigure, ils se retrouvèrent face à un Drago maussade.

- Où étais-tu ? demanda-t-il à Ginny.

- Je t'en pose des questions ?

- J'apprécierai assez que tu me répondes.

- Et pourquoi je te prie ? Tu n'as aucun droit sur moi, et comme tu l'as si bien fait remarquer l'autre jour, je ne suis rien pour toi. Mais je vais te répondre par pure générosité : Momiji m'a emmené visiter la ville.

- Encore ce sale gamin…

- Il n'a qu'un an de moins que moi, je te signale. Lui au moins, me traite avec gentillesse et me respecte. Tu vois à quoi je veux faire allusion ?

- Absolument pas.

La rousse soupira.

- Je ne sais même pas pourquoi je te parle. Je ne te dois rien.

- Je t'ai payé le billet d'avion…

Elle s'empourpra, mais de fureur.

- Alors, tu reviens sur ta parole ? Je m'en doutais, vois-tu ? Harry te remboursera le prix dès notre retour à Londres. Je préfère avoir une dette envers lui plutôt qu'envers un Malfoy.

- Tu n'as pas le…

- Fiche-moi la paix Malefoy ! Rentre à Londres, tiens ! Ça nous fera des vacances !

Drago Malefoy était en colère, surtout envers lui-même. Face à la jeune Weasley, il perdait son calme et son sang-froid. Elle l'avait ensorcelé. Et la voir constamment avec Momiji Sôma était plus qu'il ne pouvait supporter. Ginevra Weasley était à lui ! Il s'approcha d'elle, menaçant.

- Personne ne touche à ce qui m'appartient.

Pour toute réponse, elle le gifla.

- Je ne t'appartiens pas Malefoy. Tu as peut-être traité tes ex ainsi, mais je n'accepterai pas cette situation. Je ne suis pas un objet, et tu n'as pas fait grand-chose pour que je t'apprécie vraiment, mis à part le livre sur Serpentard. A présent, excuse-moi mais on m'attend.

Elle fit mine de partir, mais Drago la retint par le bras, et la plaqua contre un mur.

- Nous n'en avons pas fini. Je ne comptais pas en arriver là, mais tu ne me laisses pas le choix. Tu es ma proie, Ginevra Weasley. Je te poursuivrai de mes assiduités jusqu'à ce que je parvienne à mon but : t'avoir dans mon lit.

- Alors là, tu rêves !

- Tu parles trop vite, jeune fille.

Il se pencha, déposa un baiser dans son cou et mordilla le lobe de son oreille. Malgré elle, son souffle s'accéléra et son cœur rata quelques battements. Elle trouva quand même la force de le repousser.

- Tu repasseras quand il gèlera en enfer.

Il lui fit un sourire sarcastique.

- Cela risque d'être bien plus tôt que tu ne le crois, ma belle.

Il quitta la maison. Il continuerait sa manœuvre de séduction sur son terrain de chasse favori : Poudlard.

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Momiji et Hatori vinrent dans l'après-midi. Le blond s'accapara immédiatement Hermione.

- Hermione-chan ! Que fais-tu les prochains jours ?

- Eh bien, je comptais profiter de mon séjour ici. Pourquoi ?

- Que dirais-tu de passer quelques jours dans notre propriété ? Tout le monde est invité bien sûr.

- Votre propriété ?

- Oui, elle est au bord d'un lac. On pourra se baigner et s'amuser tous ensemble. Gin-chan et Tohru-chan viendront aussi… en fait tout le monde est convié, et je me suis débrouillé pour louer un car.

- Eh bien, si tu as tout réglé, Momiji-kun, il serait dommage de ne pas en profiter.

- Super ! Une semaine avec toutes les trois ! Je vais aller les prévenir !

Momiji, tout content, trottina vers la cuisine, où Tohru et Ginny cuisinaient ensemble. Hermione se retourna vers Hatori et lui sourit.

- Cette idée vient de vous ?

- Non, Momiji l'a eue tout seul. Il adore faire plaisir à ses amis. Vous allez mieux ?

Tout en parlant, il avait pris la main d'Hermione et contrôlait son pouls.

- J'ai récupéré mes forces et ma puissance magique est gonflée à bloc. La cuisine de Tohru fait des merveilles.

- Je n'en doute pas. J'ai croisé Malefoy-san ce matin. Il vous fait dire qu'il retourne à Londres.

- Bon débarras. Avez-vous parlé aux parents de Kisa et Hiro ?

- Oui. La mère de Hiro est ravie de voir que son fils est désormais un Sorcier. Elle n'a pas élevé d'objections. Par contre, la mère de Kisa est plus réticente. Elle est très protectrice envers sa fille, et l'idée de la savoir à l'autre bout du monde ne la rassure pas.

- Je la comprends. Cependant, si on n'apprend pas aux enfants à canaliser leur magie, elle peut se manifester à n'importe quel moment. Je vous laisse imaginer les conséquences.

- J'essaierai de la convaincre à nouveau.

- Je viendrai avec vous si vous voulez. Je saurai lui exposer les bonnes raisons, et puis, Kisa ne sera pas seule. Hiro sera avec elle, Ginny aussi, et puis, je lui présenterai les professeurs de Poudlard. J'ai une idée. Je rentre en Angleterre le 10 août avec Harry et Ginny. Pourquoi Kisa et Hiro ne viendraient-ils pas avec nous ?

- Il leur faudrait un tuteur. Quelqu'un qui pourrait prouver que vous les traitez bien.

- Vous n'avez pas confiance en moi ? taquina Hermione.

- Bien sûr que si. Mais ce serait pour rassurer les parents.

- Eh bien, nous n'avez qu'à venir aussi. Vous avez de la chance, Harry s'est acheté une nouvelle maison et a plein de chambres d'amis pour vous accueillir !

- Il faudrait peut-être lui demander son avis, non ?

- Ne vous inquiétez pas, je connais Harry.

Hatori accepta, un peu perplexe. Bien sûr, le jeune Sorcier accepta sans hésiter d'accueillir les Japonais chez lui et félicita même Hermione de son initiative.

Tous se réjouirent ensuite de l'invitation de Momiji, et deux jours après, tout le monde était en route pour la résidence Sôma.

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Hermione et Ginny étaient émerveillées par le magnifique paysage qui se présentaient devant elles. Harry les rejoignit sur la terrasse.

- On dirait que vous vous amusez bien toutes les deux ici, sourit-il.

- Le Japon est un pays magnifique, répondit sa meilleure amie. Je ne remercierai jamais assez mes parents de m'avoir offert ce voyage.

- Je suis d'accord avec toi, renchérit Ginny. Harry, pour le billet…

- Ne t'inquiète pas Gin. Je t'ai déjà dit que je m'arrangerai avec Malefoy. Et tu ne me dois rien.

- Mais Harry…

- Bon, considère que c'est ton cadeau de Noël un peu en avance.

- Comme tu voudras, capitula Ginny, à contrecoeur.

Hermione échangea un sourire complice avec Harry. Celui-ci détestait être riche alors que les Weasley avaient moins de moyens que lui. Si ça ne tenait qu'à lui, il leur aurait fait un don de toute sa fortune à sa seconde famille, mais comme c'était impossible, alors, il se débrouillait pour leur offrir des cadeaux qu'ils ne pouvaient se permettre.

- Au fait, reprit Hermione, tu as l'air de bien t'entendre avec Kagura.

Le jeune homme prit une jolie teinte rosée.

- Euh…

- Elle est belle et intelligente, constata Ginny. Et puis, elle parle parfaitement bien anglais.

- Je m'entends bien avec elle… Je l'aime, avoua-t-il sans prévenir.

- Eh bien, fit Hermione, admirative, si tu avais été aussi direct avec Cho en Cinquième Année, elle…

- Ce n'était pas pareil avec Cho. Elle cherchait à oublier Cedric. En plus, c'est par ma faute qu'il est mort, et elle en était consciente.

- Ne dis pas ça, Harry, souffla la rousse. Tu n'y es pour rien.

- Ça fait trois ans que j'essaie de m'en persuader, Gin. Enfin, le passé est le passé. J'ai proposé à Kagura de venir avec nous à Londres le 20 août, avec Kisa, Hiro et Hatori.

- Tu es si accroché que tu ne veux pas la quitter ? taquina la brune.

Il la fusilla du regard.

- Tout à fait Hermione. Continue comme ça et je te jette un sort.

- Quoi, tu veux un duel ? Tu sais que je t'égale en Duel.

- Oui, mais en Défense contre les Forces du Mal, je te dépasse.

- Reste que je connais plus de Sortilèges que toi. Ron n'a pas tenu cinq minutes contre moi. Je te donne dix minutes.

Harry sortit sa baguette.

- Très bien, c'est quand tu veux.

- Pas maintenant, et pas ici, sourit-elle. Pourquoi ne pas aller sur la plage ?

- Vous n'êtes pas sérieux ? s'inquiéta Ginny.

- Si. Et cela nous fera du bien de nous entraîner un peu, confirma Harry.

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Un quart d'heure plus tard, Harry et Hermione se faisaient face sur la plage, observés par tous les Sôma, intrigués par le Duel Sorcier.

- Tous les coups son permis ? proposa Hermione.

- Même les Impardonnables ? Je ne voudrais pas te faire du mal.

- J'ai suivi le même entraînement que toi, Potter ! En garde !

- Très bien, Granger, tu l'auras voulu ! Expelliarmus !

Ginny gémit, accablée.

- Ils sont fous…

- Pourquoi ? voulut savoir Kagura.

- Tous les deux sont puissants. Et ils n'hésitent pas à utiliser les Sortilèges de Magie Noire et les Impardonnables, dont le Sortilège de mort.

- Mais… ils ne cherchent pas à se tuer, n'est-ce pas ? insista la Japonaise, inquiète.

- Non, bien sûr que non. Mais certains sorts sont très dangereux, comme le Doloris.

Au même moment, Harry lança ce sortilège. Hermione se créa un bouclier.

- Ah oui, tu passes aux choses sérieuses ?

- Je m'ennuyais, rit Harry.

- Très bien ! Illusio !

Aussitôt, quatre autres Hermione se matérialisèrent autour de Harry, menaçantes.

- Alors, dit l'une des cinq. Tu fais moins le fier ?

Le Sorcier l'attaqua. Elle disparut, mais il en restait quatre.

- Raté ! rit une autre.

- Tu veux jouer à ça… Sectumsempra ! cria-t-il en tournant sur lui-même.

L'illusion stoppa, seule la véritable Hermione fut blessé. Le sortilège avait frôlé son épaule, tailladant la chair, et faisant gicler le sang. Mais elle n'abandonna pas.

- Pyros !

- Protego !

- Finite Incantatem ! Impero !

Pris au dépourvu, Harry fut touché, la Sorcière eut un sourire triomphant.

- Tu es sous mon emprise Harry. Que dirais-tu de danser un peu maintenant ?

- Dans tes rêves ! Expulso !

Hermione dut se jeter à terre pour éviter le sort. Elle grimaça. Harry était insensible aux Impardonnables, mais elle continuait d'espérer. Puis elle se créa un bouclier en catastrophe quand il entreprit de la bombarder de pics de glace acérés. Pas assez vite cependant, car une pointe lui lacéra la hanche, la faisant crier de douleur. Elle se remit sur ses genoux.

- Alors ? Tu abandonnes ? lui demanda-t-il.

- Jamais de la vie.

Elle souffla un peu et se détendit. Puis, elle entreprit de se lever et lança une série de sorts sans prononcer un mot. Surpris, Harry se retrouva encerclé par un cercle de feu, des pointes de poignards pointés sur sa gorge.

- Tu te rends ? se moqua Hermione.

- Jamais de la vie, répéta Harry.

Il se baissa, roula à terre et se protégea d'un bouclier. De nouveau, les sorts fusèren entre les deux Sorciers, sans qu'aucun ne prenne l'avantage. Mais Hermione était blessée, et elle faiblissait plus vite. Harry, de son côté, dut reconnaître que son amie était très douée. Durant leurs entraînements en Sixième Année, il la battait toujours, mais ils ne s'étaient plus battus l'un contre l'autre depuis la défaite de Voldemort, et elle avait acquis de nouvelles connaissances qui la rendaient plus forte ; même si elle allait perdre malgré tout. Il envoya coup sur coup une boule de feu et un éclair sur elle et s'élança vers elle. Occupée à parer les deux attaques, elle ne vit pas arriver et se retrouva au sol, la baguettes de son ami pointée sur sa gorge.

- Tu déclares forfait cette fois-ci ? demanda-t-il en lui souriant.

Hermione abaissa sa baguette, et sourit.

- Je me rends, tu as gagné. Félicitations, tu es devenu plus fort.

- Toi aussi, tu m'as donné du fil à retordre.

- Etes-vous devenus fous tous les deux ! cria Ginny en arrivant près d'eux.

- De quoi tu parles ? demanda Harry, innocent.

- Les Impardonnables ! Vous vous rendez compte que…

- Du calme, Gin, coupa Hermione. Tu sais bien que Harry est totalement insensible aux Trois Sortilèges. Et de toute façon, je n'ai même pas utilisé l'Avada.

- Il a utilisé le Doloris.

- Que j'ai bloqué, répliqua Hermione, légèrement agacée.

- Allons Gin, tu t'énerves pour rien, calma Harry. Tu n'as jamais assisté aux Duels qui nous nous livrions pendant notre entraînement en Sixième Année, et juste avant l'affrontement.

- Peut-être pas, mais je voyais dans quel état vous en reveniez. De plus, Hermione est blessée.

Les deux Sorciers échangèrent un regard complice, et éclatèrent de rire.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle ! s'indigna la rousse.

- Ginny, reprit Hermione une fois calmée, tu parlais de notre puissance l'autre jour. Ce que tu viens de voir, ce n'est même pas le dixième de nos capacités. Tu as vu Harry tuer Voldemort. Tu as vu Ron tuer Bellatrix. Et tu m'as vue achever deux Mangemorts. Ce Duel n'était qu'un amusement.

La jeune fille se calma. Hermione avait raison. La puissance magique du Trio était inégalable. Sans doute Harry et son amie voulaient juste se mesurer l'un à l'autre.

- Je me suis en effet un peu emportée, reconnut-elle.

Hermione sourit aux Sôma, restés en retrait.

- Ne restez pas là-bas !

Ils s'approchèrent. Momiji s'accrocha au bras d'Hermione.

- C'était génial ! Tu es drôlement forte, Hermione-chan !

- Merci, mais c'est Harry qui a gagné.

- Quand même !

Il voulut l'enlacer, mais Hermione se dégagea doucement, avec une grimace de douleur.

- Gomen… s'excusa-t-il.

- Ce n'est rien.

- Je vais examiner ça, déclara Hatori.

- Ce ne sont que des coupures, rien de grave.

- Laissez-moi en juger, voulez-vous ?

Il avait un visage fermé et sévère. Hermione se mordit la lèvre inférieure, troublé. Il avait l'air de lui en vouloir…

- Il faut désinfecter et bander ces plaies. Retournons au manoir, j'aurai mon matériel là-bas.

Elle voulut protester, mais un regard noir du médecin la dissuada. Soucieux d'éviter la mauvaise humeur d'Hatori, tout le monde les laissa rentrer au manoir tous seuls. Tout le monde voulut rester sur la plage, et commencer à s'amuser. Seul Shigure osa le taquiner.

- Ne la maltraite pas trop, tu veux ?

Il ne reçut qu'un regard impassible, qui le fit sourire. Hatori s'était beaucoup inquiété pour la jeune Anglaise…

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Une fois au manoir, Hatori emmena Hermione dans sa chambre, où il avait déposé sa trousse. Il la fit asseoir sur une chaise, et lui demanda d'enlever son chemisier. Elle obéit sans poser de questions et le laissa désinfecter sa blessure à l'épaule.

- Vous êtes en colère, constata-t-elle.

- Croyez-vous ? Et pourquoi à votre avis ?

- Parce que Harry et moi avons risqué nos viex.

- Bien raisonné.

- Me croirez-vous si je vous affirme qu'à aucun moment nous n'avons été en danger de mort ?

- Ce n'est pas l'impression que j'ai eue. Et ces blessures sont réelles.

- Oui, mais nous avons connu bien pire. Je vous ai dit que j'ai été touchée par un sort dangereux qui m'a plongé dans un coma. C'était de la Magie Noire. Aujourd'hui, nous n'avons utilisé que des sorts mineurs de magie blanche.

Il ne répondit pas. Elle soupira.

- Vous ne me croyez pas. Vous réagissez comme ça parce que vous ne connaissez pas la magie, et vous commencez par vous forger des préjugés. Un de mes amis est un loup-garou.

Hatori sursauta.

- Vous plaisantez ?

- Non. Trois nuits par mois, Remus se transforme en bête sanguinaire. Mais grâce à une Potion, le loup en lui est maîtrisé. Seulement voilà, les lycanthropes sont rejetés par la société.

- C'est stupide. Les gens ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas, c'est tout.

- Vous réagissez comme eux avec la magie. Le Duel entre Harry et moi n'était rien d'autre qu'un jeu, et je n'ai pas été assez rapide pour me défendre convenablement. Ce n'est pas différents des sports, où des joueurs peuvent être blessés aussi.

Il réfléchit un moment.

- Vous n'avez pas tort. Peut-être que je me suis fait des idées fausses.

- Vous ne pouviez pas savoir. Vous ne m'en voulez plus ?

- Je ne vous en ai jamais voulu. J'étais juste inquiet.

- Oh, souffla-t-elle. Il ne faut pas. Je suis une grande fille, et une Sorcière puissante…

- Je sais bien, dit Hatori en plongeant son regard dans le sien. Mais vous ne pouvez pas m'empêcher d'avoir peur pour vous.

Hypnotisée par son regard, elle ne répondit pas. Puis, lentement, tendrement, il posa ses lèvres sur les siennes. Hermione frémit et ferma les yeux, s'abandonnant au baiser. Celui-ci était chaste, juste un doux contact, Hatori lui laissait la possibilité de se retirer. Elle n'en fit rien, et entrouvrit les lèvres, l'invitant à approfondir le baiser. Dès leur première rencontre, il lui avait plu, et au fil des jours, son attirance pour lui n'avait fait que croître. Et peu à peu, elle était tombée amoureuse de lui. Il était différent des garçons de son âge, il était plus mûr, plus posé. A cause de la guerre, Harry, Ron et elle avaient grandi trop vite et acquis une maturité rare chez des jeunes comme eux. Et il fallait qu'elle traverse la moitié du globe pour trouver l'homme de sa vie ! L'homme de sa vie… Oui, elle était sûre qu'Hatori était celui avec qui elle allait rester le restant de ses jours. Mais elle était Anglais, et lui Japonais…

Hatori rompit le contact et la regarda. Depuis Kana, il s'était gardé de retomber amoureux, à cause d'Akito. Mais la malédiction était levée, et grâce à une jeune Sorcière dont il était tombé sous le charme. Elle était différente de Kana. Elle n'avait que 18 ans, et pourtant, il se sentait plus proche d'elle que de Kana. Elle appartenait à un monde fascinant, et elle était incroyablement puissante et intelligente.

- Je vous aime, Hermione-san.

Elle sourit.

- Moi aussi, Hatori-sama. Mais ne croyez-vous pas qu'il est temps d'abandonner ces marques de politesse ?

Il lui rendit son sourire. Un vrai sourire sincère, le premier depuis qu'elle le connaissait.

- En effet, Hermione. Je finis de te soigner.

Elle se laissa faire. Il gardait son professionnalisme en toute circonstance. Il lui posa un simple pansement sur l'épaule et banda sa hanche avec de la gaze.

- Tu ne pourras pas te baigner dans le Lac.

- Pas grave, ça ne me dérange pas. Je préfère regarder les autres s'amuser pendant que je profite du soleil avec un livre.

Elle remit son chemisier et se leva.

- Merci.

- De rien.

Ils s'embrassèrent à nouveau.

- On va rejoindre les autres ? proposa-t-il.

- Allons-y.

Et main dans la main, ils regagnèrent le Lac.

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Durant tout l'après-midi, les jeunes se baignèrent dans l'eau fraîche du lac, passèrent du bon temps sous le soleil et s'amusèrent en jouant à divers jeux, la plupart proposée par Momiji.

Tohru regagna la plage après avoir été éliminée au ballon prisonnier, elle vint s'asseoir à côté de Kyô, toujours à l'écart avec son éternel air taciturne.

- Kyô-kun, pourquoi tu ne viens pas jouer avec nous ? Quelque chose ne va pas ?

- Tohru, ce n'est pas parce que je ne joue pas avec vous que je ne vais pas bien. Et puis… j'aime pas l'eau.

- Je vois.

Elle s'enveloppa dans sa grande serviette.

- C'est tellement agréable de pouvoir se détendre dans cet endroit, j'espère qu'il fera aussi beau demain !

Kyô tourna son visage vers celui, toujours souriant, de Tohru. Elle paraissait si heureuse et détendue et elle était tellement mignonne, même si elle souriait toujours bêtement.

- Tohru ?

- Nani ?

- Tu te souviens que je voulais te montrer quelque chose ici ?

- Oui.

Elle remarqua que son regard devenait plus fuyant et, la jolie couleur rose de ses joues n'était pas seulement due à la chaleur estivale.

- Tout à l'heure en fin d'après-midi, tu viendras avec moi. Mais tu dis rien aux autres, hein ? Je veux pas que les autres se pointent !

- … D'accord.

Tohru se souvint aussi qu'auparavant, Kyô avait bien insisté pour qu'ils soient seuls, rien que tous les deux.

- Dis, que veux-tu me montrer ? Tu peux bien me le dire hein, Kyô-kun ?

Dans son enthousiasme, elle s'était inconsciemment approchée de lui. Kyô ne répondit pas, sans voix devant le visage si proche de Tohru. Il ressentit une montée de courage l'envahir. Toujours écarlate, il posa doucement sa main sur l'épaule de la jeune fille et il se pencha lentement…

- Tohru-chan, tu viens faire une partie de volley-ball avec nous ? débarqua Momiji en écartant Kyô de sa route.

A vrai dire, il l'avait carrément écrasé, mais bon…

- Sale mioche ! Je vais t'apprendre à me marcher dessus ! se vengea Kyô en frottant ses poings contre les tempes du jeune blond.

- OUIIIN ! Kyô me fait mal, c'est un vilain méchant ! OUIIIIIN !!

- Kyô-kun, arrête, tu lui fais mal ! tenta de le calmer Tohru.

- Parce que tu crois ses salades, toi ? répliqua Kyô en s'acharnant sur le pauvre Momiji.

- Akito, comme je suis content de te voir ! s'écria tout à coup Shigure.

Silence total. Tout le monde s'était retourné à la déclaration de Shigure, ils suivirent son regard.

- Akito-sama… lâcha Tohru.

- Kuso, il a osé se pointer, murmura Kyô en fronçant les sourcils.

Du haut des marches qui menaient à la plage, Akito recula d'un pas en serrant les poings sur sa robe blanche. Elle ne se sentait pas du tout la bienvenue.

- Alors ça y est, elle l'a fait, dit Ayame en remarquant la jolie robe qu'elle portait.

Les autres Sôma et les jeunes sorciers restaient tous sans voix devant l'apparition d'Akito, le chef du clan, ainsi vêtue. Comme une fille…

La jeune femme allait définitivement partir mais la voix de Shigure la retint.

- Akito, dans mes bras ! se réjouit-il en s'avançant en lui ouvrant les bras.

Elle devint pivoine, puis se détendit, surprise par l'appel de Shigure, complètement excentrique.

- Qu'est-ce que tu fais, Shigure ? Mais enfin…

Trop tard, Shigure la serrait affectueusement contre lui.

- Shigure, enfin ! parlait-elle à voix basse.

- Tu es si mignonne, Aki-chan, répondit-il en relevant son visage vers le sien.

Sans prévenir, il posa ses lèvres sur les siennes en un baiser tendre et passionnée. Plutôt que de le repousser et de lui faire une scène devant tout le monde, Akito préféra s'abandonner à l'étreinte de celui qu'elle aimait.

La stupéfaction fut encore plus grande pour tout le monde qui se trouvait sur la plage. Shigure embrassait Akito ! Ayame, Momiji et Ritsu avaient la mâchoire qui pendait littéralement, les autres Sôma, ainsi que Tohru et leurs amis sorciers étaient trop stupéfaits pour faire quoi que ce soit.

- MASAKAAAAAA !!! cria Kyô sans pouvoir se contrôler.

Shigure quitta les lèvres d'Akito, encore bouleversée, pour se tourner vers la source de ce cri perçant.

- Kyô, aurais-tu quelque chose à dire par hasard ?

Le grand roux allait répondre mais Shigure ne lui en laissa pas le temps, il avait déjà une réponse toute faite à sa propre question.

- Je sais, tu te demandes comment j'ai bien pu conquérir le cœur de ma chère Aki-chan. Figure-toi que j'ai certaines qualités que toi, mon petit Kyô, tu n'auras jamais ! Mais seule une femme belle et sensible peut me voir tel que je suis…

- Shigure, l'interrompit Akito.

- Oui, ma douce ?

- Ça suffit.

- Oui, m'dame, fit-il en boudant.

Puis Akito se décida enfin à descendre les marches, tout le monde s'approcha, sentant qu'elle avait quelque chose d'important à dire. Elle regarda les personnes sur lesquelles elle avait autrefois tant de pouvoir. A commencer par Yuki, le Rat. Akito regrettait tellement toutes les souffrances qu'elle lui avait infligées pendant leur enfance et Yuki avait encore peur d'elle, cela se voyait dans son regard. Puis vint Kyô. Elle l'avait tout simplement ignoré et exclu du clan et à présent il s'avérait que l'ancien Chat Maudit était en fait le plus puissant des Sôma. Quelle regrettable erreur que de l'avoir rejeté !! Son regard se posa ensuite sur Hatori, celui qui l'avait toujours soigné quand elle était malade. Elle avait pourtant brisé sa relation avec Kana, l'élue de son cœur. Bien sûr, elle était trop égoïste pour le comprendre, et était rongée par la peur d'être abandonnée un jour. Le jour où la malédiction n'existerait plus. Le jour où ce puissant lien disparaîtrait. Elle regarda aussi les autres Sôma, elle avait fait souffrir par sa simple présence, le pouvoir qu'elle exerçait sur eux. Ils avaient tous peur d'elle et de ses colères et s'étaient éloignés d'elle sans qu'elle puisse y faire grand chose. Et il était trop tard pour espérer revenir en arrière…

Ses yeux se posèrent enfin sur Hermione et Tohru. Ces deux filles extérieures au clan. Elle s'était carrément montrée injuste envers elles. Tohru était certes très naïve mais était très forte et avait un cœur immense. C'était pour cela que tous les Sôma ont été séduits en apprenant à la connaître. Malheureusement, elle n'était pas en mesure de lever la malédiction. Contrairement à Hermione, cette jeune Sorcière anglaise. Dès le départ, elle lui avait résisté et avait la ferme intention de mettre un terme au maléfice avec ou sans son consentement. Quelle force de caractère ! Akito lui devait un grand merci pour lui avoir ouvert les yeux. Depuis la rupture du lien, elle se sentait libérée elle aussi. Elle était moins malade et allait beaucoup mieux. Elle avait senti la flamme de la vie se ranimer au fond de son cœur. Une chaleur tellement agréable !

Akito inspira profondément, ses poings serrèrent à nouveau sa robe. Elle était très tendue, mais elle ne pouvait plus reculer. C'était le moment. Elle s'inclina devant tout le groupe.

- Je vous demande pardon… à tous.

Alors là, c'en était trop. Trop de surprises en l'espace de quelques minutes. Il fallait qu'ils aient le temps d'imprimer tout ce qui se passait. Akito. Une fille. Avec Shigure. Excuse. Bon, et maintenant ?

Tohru fut la première à réagir. Akito devait se sentir affreusement mal à l'aise ! Elle la rejoignit et posa sa main sur la sienne.

- Akito-sama ?

La jeune femme releva la tête vers Tohru, elle rencontra son doux regard. Un regard presque maternel.

- Honda-san…

- Akito-sama, tout va bien, nous avons tous compris.

Ses mains lâchèrent sa robe froissée, elle risqua un regard vers le groupe derrière Tohru. Tous avaient le sourire, même si certains étaient plus crispés que d'autres. Puis Hermione s'avança à son tour. Elle posa une main réconfortante sur son épaule. Elle avait le même sourire que Tohru.

- Okaeri, Akito-sama.

Akito sentit une vive émotion s'emparer d'elle. Elle voulut sourire à son tour pour répondre à la gentillesse des deux jeunes filles mais la montée de ses larmes l'en empêcha. Elle ne put résister plus longtemps, elle tomba à genoux et se mit à pleurer à chaudes larmes. Tout était fini, elle était enfin pardonnée. Quel soulagement ! Hermione et Tohru, agenouillées elles aussi cherchèrent à l'apaiser un peu, Tohru en la prenant dans ses bras et Hermione en lui caressant doucement les cheveux. Tohru vit Shigure s'avancer, elle lui laissa Akito. Shigure l'entoura d'un bras protecteur et remercia les deux jeunes filles d'un regard tendre. Il entraîna Akito, pleurant toujours comme une enfant, vers la grande villa où elle devait prendre du repos.

- Yokatta ! laissa échapper Tohru.

- Tout se termine bien, je suis contente, dit Hermione.

Harry s'approcha de son amie, il lui demanda une précision.

- Hermione, éclaire-moi sur un point, s'il te plaît ?

- Lequel ? demanda-t-elle en haussant un sourcil.

- Tu m'avais décrit Akito comme un fou névrosé, maniaco-dépressif et égoïste. Désolé, mais je l'ai trouvé plutôt attendrissante, cette fille.

- Je t'expliquerai quand nous aurons un moment, promit-elle à ses amis anglais.

Il fut donc décidé qu'Akito passe tout le séjour avec eux, dans la résidence secondaire des Sôma. Elle promit à Shigure d'essayer de lier plus ample connaissance avec Hermione, Harry et Ginny, ainsi que de prendre part au cercle d'amis que formaient Tohru et les autres membres du clan Sôma.

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La journée se termina aussi bien qu'elle avait commencé. Ils décidèrent de rentrer quand le soleil commença à descendre sur l'horizon. Tohru prit une douche rapide et changea de vêtements. Puis elle sortit discrètement de la grande villa pour rejoindre Kyô qui l'attendait les bras croisés.

- Ça y est, t'es prête, on peut y aller ? rechigna-t-il, impatient.

- Pardon de t'avoir fait attendre, s'excusa-t-elle. Je te suis, Kyô-kun.

- Bon, on va devoir se presser donc tu traînes pas, d'accord ?

- D'accord, d'accord, y'a pas de soucis ! répondit-elle en souriant habituellement.

Tous les deux parcoururent quelques dizaines de mètres avant de s'éloigner du chemin principal, Kyô prévint Tohru qu'elle devait faire attention car le terrain était légèrement glissant.

- Tu me suis toujours ? se préoccupa-t-il, en jetant un coup d'œil derrière lui.

- Oui, oui, ne t'inquiète pas ! Je… Aaah !

- Qu'est-ce qui se passe ? fit Kyô en revenant près de Tohru.

- Oh, ce n'est rien ! Ma sandale s'est craquée, c'est tout ! avoua-t-elle en gardant le sourire.

- Tu te fiches de moi ?! T'as pété ta sandale et tu me dis c'est tout ?! Et puis quelle idée de mettre des sandales sur un terrain pareil ! s'énerva-t-il.

- Gomen, Kyô-kun ! Mais je ne pouvais pas savoir, tu ne voulais rien me dire, expliqua-t-elle calmement en souriant.

Kyô s'apprêta à répliquer mais rien ne sortit de sa bouche puisqu'elle avait parfaitement raison. Il soupira.

- Euh… Ouais, bon… Mais tu peux marcher ou pas ?

- Eto…

Elle releva la tête vers lui avec un sourire désolé. Elle avait bien peur de ne plus pouvoir continuer avec une chaussure en moins. Kyô porta une main sur son visage avec un cri désespéré.

- Mais quelle idiote, tu fais ! bougonna-t-il. Allez, grimpe sur mon dos et arrête de sourire bêtement !

- Hai !

Tohru s'exécuta, elle grimpa sur le dos de Kyô pour la première fois qu'elle le connaissait. Elle noua les bras autour de son cou et se laissa porter. Au début, elle fut un peu déroutée de ne pas le voir se transformer en chat, mais la malédiction étant levée, elle devait s'y habituer.

- Accroche-toi, je vais accélérer le pas. On n'est pas en avance.

- Hai.

Inconsciemment, elle resserra son étreinte et se blottit plus étroitement contre son dos. Kyô se sentit rougir mais il garda ses pensées pour lui et puis il appréciait d'avoir Tohru contre lui.

Kyô pénétra dans une sorte de grotte qui débouchait sur une falaise en hauteur. Il s'arrêta puis posa Tohru à terre.

- Voilà, nous avons pris un raccourci pour rejoindre l'autre côté du lac. Je voulais que tu voies ça et on est pile à l'heure.

Tohru s'émerveilla devant la scène que lui faisait voir Kyô. Les falaises rocheuses se rejoignaient par-dessus le lac et formaient un pont naturel. Le soleil qui se couchait sur l'horizon, descendait complètement sous le pont de pierre.

- Whaaaa ! Kireeeeee ! s'exclama Tohru, les yeux scintillants devant le beau spectacle.

Kyô s'assit à côté d'elle, content que Tohru apprécie ce coin.

- Je savais que ça te plairait. A part toi et moi, personne ne connaît cet endroit.

- Hontou ? Oh, Kyô-kun, c'est comme si tu me faisais voir ton repère secret ! Ça me touche vraiment beaucoup ! Arigato, Kyô-kun, Arigato gozaimasu !

- Ben, c'est bon… Pas la peine de t'exciter !

Tohru rit puis retourna à la contemplation du merveilleux spectacle. Le soleil était presque entièrement couché et le ciel se tintait de bleu au fur et à mesure que l'astre brillant disparaissait.

- Ah, quel instant magique ! soupira Tohru encore émue.

- Si tu veux, on peut revenir demain, proposa timidement Kyô.

- Oui, je veux bien ! Et je mettrai des chaussures plus adaptées à la marche, comme ça tu n'auras plus besoin de me porter. Oh, mais j'y pense, je devais être lourde, tu es fatigué ? Tu sais, je suis vraiment désolée, je…

- Tohru, arrête ! la coupa Kyô en s'approchant d'elle.

- Pardon… murmura-t-elle d'une petite voix.

- Je me fiche bien de tout ça ! Tout ce que je veux, c'est être avec toi !

Il avait lancé cet aveu sans vraiment réfléchir mais à présent, il ne pouvait plus reculer, il vida tout ce qu'il avait sur le cœur.

- Depuis que je te connais, tu n'arrêtes pas de sourire, tu nous fais partager ta bonne humeur… Bref, t'es une fille formidable. Mais pour moi… Pour moi, tu es bien plus qu'une amie, je… j'ai besoin d'être avec toi ! Tu comprends ?

Tohru resta sans voix, elle sentit le rouge lui monter aux joues. Alors elle baissa vite la tête pour qu'il ne voie pas sa gêne.

- A… Ano… J'ai rien fait pour ça, avoua-t-elle, toute crispée.

- Tohru, regarde-moi, dit-il en posant sa main sur son visage.

Kyô releva le visage de Tohru, il découvrit une jolie couleur écarlate.

- Tohru…

Il se pencha lentement pour effleurer doucement ses lèvres, Tohru frémit. La seconde suivante, il s'emparait de ses lèvres avec plus d'insistance en glissant sa main dans ses longs cheveux châtains puis sur sa nuque. De son bras libre, il l'enlaça pour la ramener contre lui et sentir la chaleur de son corps. Tohru porta machinalement ses mains sur le dos de Kyô pour l'enlacer à son tour. Puis elle ferma les yeux et savoura cet instant privilégié.

Kyô avait tout prévu, il s'était repassé la scène cent fois au moins avant ce fameux jour. Ce jour où enfin il lui déclarerait ses sentiments. Dans un sens, il était content que tout ait aussi bien marché. Il pouvait enfin la prendre dans ses bras sans que cette satanée malédiction ne fasse son œuvre. Tous les problèmes qui y étaient liés appartenaient désormais au passé…

Kyô s'écarta de Tohru à regret et aussi à bout de souffle. Tous les deux se sourirent tendrement. Kyô écarta les cheveux châtains pour déposer un baiser sur son front mais Tohru éternua, ce qui cassa l'ambiance.

- Bravo, t'es trop douée quand même, soupira Kyô d'un air désespéré.

Tohru leva timidement ses yeux verts, désolée d'avoir tout fait rater. Kyô se sentit fondre mais il ne laissa rien paraître, il se contenta de lui caresser affectueusement la tête avec un petit sourire.

- Allez, c'est pas grave. Viens, il est temps de rentrer, la nuit est fraîche.

La jeune fille acquiesça joyeusement et monta une fois de plus sur le dos de son amoureux. Le nouveau couple rentra tard de leur promenade, Kyô eut droit aux insinuations douteuses de Shigure, Ayame et Momiji et la soirée se passa donc dans la bonne humeur générale avec les emportements fréquents de Kyô.

Durant la soirée, Akito alla rechercher le calme en sortant quelques instants. Tohru et Hermione la rejoignirent. Tohru mit une veste sur ses épaules.

- Il ne fait pas chaud, il faut vous couvrir, Akito-sama.

Akito referma les pans de la veste sur elle en murmurant un petit « merci ».

- Vous ne vous sentez pas très à l'aise à l'intérieur, n'est-ce pas ? devina Hermione.

La jeune femme hocha la tête. Puis elle eut un regard pour les deux jeunes filles. Elle fronça légèrement les sourcils.

- Comment pouvez-vous me parler comme si de rien n'était ? Je vous ai fait tant de mal, je ne mérite pas votre sympathie.

- Bien sûr que si ! répondit Tohru. Tous les Sôma sont très gentils avec moi, ce sont tous mes amis et je les adore ! Je ne vois pas pourquoi ce serait différent avec vous ! J'aimerais sincèrement devenir votre amie, s'il vous plaît ?

Akito détourna le regard, désolée.

- Mais… je ne suis pas faite pour être entourée.

- Ça, c'était avant, quand vous portiez le poids de la malédiction sur vos épaules, raisonna Hermione avec un sourire. Maintenant qu'elle n'est plus, vous avez le droit de vous entourer d'amis comme tout être humain.

- Pourtant, il n'y a rien à faire… je me déteste !

Si elle se détestait profondément, les deux jeunes filles ne pouvaient pas faire grand chose pour changer cela. Mais Tohru tenta le même discours qu'elle avait un jour tenu avec Kyô.

- Vous avez une très belle prune, Akito-sama.

Hermione et Akito levèrent de grands yeux sur Tohru. Celle-ci leur sourit gentiment.

- Na… Nani ? fit le chef Sôma, certaine d'avoir mal entendu.

- Voyez tous les humains comme des boules de riz et dans leurs dos se trouve leur garniture, leurs qualités. Tout le monde peut voir les qualités des autres, sauf évidemment la boule de riz concernée. Shigure-sama voit votre prune, et nous tous ici la voyons et je vous assure que vous en avez une très belle.

Akito la fixait, sans voix. Hermione se dit alors que Tohru avait une philosophie bien à elle et qu'elle faisait bien de partager sa vision du monde avec ses amis. Tohru était incroyable, elle pouvait changer des personnes froides et glaciales en individus tout à fait charmants et courtois. Elle se demanda d'ailleurs si le professeur Rogue aurait pu résister à Tohru sur ce coup-là.

- Je ne connais rien aux boules de riz mais moi aussi, je les vois, vos qualités. Il faut juste que vous en preniez conscience et tout deviendra tellement plus simple.

- Hermione-san, Honda-san…

Les larmes aux yeux, elle s'avança et prit ses deux nouvelles amies dans ses bras.

- Arigato, murmura-t-elle en sanglotant contre leurs épaules.

Ce moment d'émotion passé, Hermione et Tohru rentrèrent avec Akito avant qu'elle n'attrape froid pour de bon. Après avoir confié Akito à Shigure, toutes les deux s'empressèrent d'aller aider Ginny, Kisa, Ritsu, Kagura et Harry à débarrasser la table du dîner. Puis Tohru se porta volontaire pour nettoyer toute cette monstrueuse vaisselle. Mais Hermione, Kagura, Ginny et Kisa n'eurent pas le cœur à la laisser tout faire toute seule, elles la suivirent donc à la cuisine.

Shigure emmena Akito se coucher après avoir dit et répété à Hatori qu'il la laisserait se reposer en paix cette nuit. Le rez-de-chaussée se vida peu à peu, tout le monde était plus ou moins fatigué par la longue journée qu'il venait de passer.

Yuki retrouva Kyô qui prenait l'air sur le balcon du living.

- Alors ça y est, tu t'es enfin déclaré à Honda-san ?

- Pourquoi ? Ça te dérange ? renchérit Kyô en se retournant.

- Hum… Il était temps, admit Yuki, un léger sourire flottant sur les lèvres.

- Quoi ?! Tu veux te battre ? s'emporta Kyô en brandissant les poings.

- Non, un autre jour peut-être, fit Yuki en croisant les bras. Mais je t'assure que si tu lui fais du mal, je relèverais ton défi sans hésiter.

Kyô baissa sa garde, surpris par les propos de son cousin. Ce dernier s'approcha avec un sourire sincère.

- Mais je sais que tu prendras bien soin d'elle et puis elle est une inconditionnelle de l'année du Chat, n'est-ce pas, petit minou ?

Il ébouriffa les cheveux roux de Kyô, comme on le faisait habituellement à un chat avant de s'en aller tranquillement.

- Eh ! Reviens, j'en ai pas fini avec toi !! hurla Kyô après Yuki, les cheveux hérissés sur la tête.

- Kyô-kun, qu'est-ce qui se passe ? demanda Tohru en sortant de la cuisine avec un torchon entre les mains.

Le roux se calma vite dès qu'il vit Tohru.

- Rien… rien du tout ! C'est ce sale Rat, il enquiquine le monde !

- Je pensais que vos querelles s'apaiseraient sans la malédiction mais j'avais tout faux, soupira Tohru, déçue.

- Pourquoi tu fais cette tête d'abord ? Le Rat et moi, ça a toujours été comme ça ! Bon, je vais me coucher, ça va me calmer, décida-t-il en partant.

- Oyasumi, Kyô-kun, souhaita Tohru d'une petite voix.

Kyô se dirigeait vers l'escalier qui menait vers les chambres mais un regard noir venant du haut des marches l'arrêta net. C'était Yuki qui le sommait de s'excuser après de Tohru pour avoir été aussi brutal. Contrarié et convaincu qu'il allait passer un sale quart d'heure s'il n'obéissait pas, Kyô retourna sur ses pas.

- Tohru ?

- Hein ? Oui ? fit-elle en sortant de ses pensées.

Sans prévenir, il l'embrassa en l'enlaçant timidement.

- Excuse-moi, murmura-t-il en posant son front contre le sien.

- Betsuni, répondit Tohru, toute rouge.

- Bonne nuit, lui souhaita-t-il en montant le premier.

Tohru le salua de la main avec un petit sourire.

Bientôt, toutes les lumières du rez-de-chaussée s'éteignirent, tout le monde alla se coucher. Mais Hermione ne dormait pas encore, elle lisait un gros livre sur les différentes légendes japonaises pour sa propre culture. On frappa à la porte.

- Entrez, permit-elle sans lever les yeux de sa lecture.

- C'est moi, Hermione, intervint la voix d'Hatori qui venait d'entrer.

Hermione sursauta, ne s'attendant pas du tout à entendre la voix du médecin Sôma.

- Excuse-moi, je ne voulais pas te faire peur.

- Oh non, ce n'est pas de ta faute ! fit-elle, confuse. J'étais trop absorbée par le livre, c'est tout… Heu… pourquoi tu voulais me voir ?

- Je viens vérifier l'état de ton bandage à la hanche. Si c'est nécessaire, je t'en referai un pour que tu puisses dormir sans être gênée.

- Comme vous voulez, docteur, le taquina-t-elle en ôtant sa veste de pyjama.

Il examina à nouveau sa blessure avant de refaire son bandage.

- Voilà, ça devrait vite cicatriser, dit-il en rangeant son matériel médical.

- Merci Hatori, lui sourit-elle.

Il lui sourit à son tour.

- C'est moi qui te remercie d'être là.

Il lui caressa tendrement la joue. Hermione sourit davantage en rougissant, puis elle posa une main sur la sienne. Hatori s'approcha et l'embrassa comme pour lui souhaiter bonne nuit.

Il la quitta finalement sans un mot de plus, il laissa derrière lui une Hermione folle amoureuse.

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Les Sôma, Tohru et leurs amis anglais passèrent encore quelques jours à la Résidence secondaire des Sôma avant de rentrer en ville. Hermione, Harry et Ginny passèrent le plus de temps possible en compagnie des anciens Maudits jusqu'au jour où ils durent retourner en Angleterre. Tout le monde était là pour leur dire au revoir. D'ailleurs, il fut aussi décidé que Kagura, Hatori, Kisa et Hiro feraient aussi ce voyage. Kagura parce qu'elle voulait que Harry lui fasse visiter les Londres moldu et sorcier et Hatori, pour accompagner Kisa et Hiro à Poudlard, leur nouvelle école où ils pourraient développer leurs pouvoirs de sorciers.

- Alleeeeeeez, Hatori ! Emmène-moi dans tes bagages ! Je veux rester aec Gin-chan ! pleurnichait Momiji en plein aéroport.

- N'insiste pas, Momiji, c'est non ! refusa Hatori.

Pendant que Ginny était en train de consoler Momiji, Hermione, Harry et Hatori parlaient avec les mères de Kisa et Hiro.

- Prends soin de toi, ma chérie, recommanda la maman de Kisa.

- Hai, Okaa-san ! Hatori-sama et Hermione-onee-chan vont bien s'occuper de moi et j'aurais Hiro avec moi, ne Hiro ?

- Hai. Et toi, Maman, occupe-toi bien de ma petite sœur et ne la laisse pas traîner n'importe où ! Compris ?

- Ne t'inquiète pas ! Oh, mon chéri, tu vas tant me manquer !

Kisa serra sa mère dans ses bras, Hiro en fit de même avec la sienne et déposa un baiser sur le front de sa petite soeur, encore bébé.

- Ne vous en faites pas, Mesdames Sôma, les plus grands sorciers sont professeurs à Poudlard, ils feront en sorte que Kisa et Hiro s'intègrent bien à cette école, assura Harry.

- Et puis, Ginny sera là pour veiller sur eux, poursuivit Hermione.

Les mères furent un peu rassurées mais elles s'inquiétaient quand même pour leurs enfants.

Après avoir embrassé tous les Sôma, ainsi que Tohru, les six personnes se décidèrent enfin à embarquer pour Londres. Pendant le vol, les Anglais expliquèrent les régles essentielles de Poudlard à Kisa et Hiro qui les écoutaient attentivement. A présent, ils brûlaient d'impatience d'intégrer leur nouvelle école de Sorcellerie.

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Ayé, un chap vachement long vient de se terminer !!! Et je dis merci à ma sœur Etoile du Soir d'avoir tout saisi, la pauvre s'en est vue elle aussi !!

Le prochain chap sera le dernier et racontera l'arrivée des deux enfants Sôma en Angleterre !! Et il y a une scène que j'aime particulièrement avec Hiro et sa langue trop bien pendue… Là encore, je vais me taire !!!! Ca devrait arriver ce week-end, comme ça j'aurais respecté les délais que Lune m'avait imposés !!

Allez gros bisous à tous et rendez-vous au dernier chap !!!