Sa'ut toi, ça 'a toi ?
Chapitre 9 en approche !
Excusez moi du retard ! et désoler aussi pour les fautes...
Rapel : Karrie à 17 ans !
Bonne lecture !
Karrie était aux anges, aux anges et un peu bourrée. Voire même complètement ivre. Le roi avait décidé de l'amener au casino avec lui et le reste de la famille.
D'abord intimidé par la foule presque en délire, les gens buvaient, se droguaient, riaient et se bousculaient, pour accéder à une machine quelconque. La blonde était restée collée à Jocker qui fut plus qu'attendri par le comportement de sa princesse.
Il pensait que Karrie allait se détendre au bout d'un moment, seulement après une heure de jeux, elle restait toujours à moitié cachée dans son mentaux. Lorsqu'il s'installa à une table de pocker il commanda une coupe de champagne, qu'il offrit à Karrie .
À la quatrième coupe, elle commençait à parler aux autres, à rire et à s'éloigner de lui. Il la perdit de vu à exactement vingt-deux heures douze.
Il était une heure du matin, le corsaire était dans le salon VIP du casino, confortablement assit dans un grand canapé en cuir rouge. Un plateau en argent était posé sur la table basse devant lui, contenant des petits plats en verre et contenant des pilules en tous genres. Au milieu du plateau, un plat noir sortait du lot, présentait de la poudre rose pâle disposée en spirale.
Il avait beaucoup bu, et avait ingéré une bonne partie de la drogue qu'on lui avait présentée. Il fumait maintenant un gros cigare, malgré toutes les substances psychotrope qu'il avait ingurgité, sa vision était net, ses pensées étaient claires, il avait malheureusement développé, au fil des années de consommation, une grande résistance à ce genre de produits. « Malheureusement » car il aimait les effets de la drogue en général, et plus ça allait, plus il devait en prendre pour ressentir un quelconque effet.
La lumière tamisée de la pièce donnait une intimité douce, il n'y avait que lui et un homme d'affaires accoudé au bar.
La porte s'ouvrit, laissant entrer deux jeunes blonds visiblement ivre dans le salon VIP, sous l'œil méfiant du serveur. La porte claqua derrière eux étouffant la musique du casino pour laisser place au jazz du salon privé. Les deux jeunes gens se tenaient par la main et se dirigèrent vers le pirate.
Un grand sourire étira les lèvres du plus vieux en voyant la jeune fille rire et chanceler en venant vers lui. Elle était complètement saoule.
_ Salut Doffy, fit Dellinger en soutenant Karrie qui ne tenait plus debout.
_ Vous vous amusez ?
_ C'est génial ici, dit la blonde en levant la tête.
Les joues rouges, le regard fiévreux, son sourire ne quittait jamais ses lèvres. Doflamingo la trouvait magnifique. Il tendit le bras vers elle, Karrie gloussa et avança difficilement vers lui.
Le pirate l'installa sur ses genoux et tira Dellinger à côté de lui.
_ T'es bourrée Karrie, se moqua-t-il.
_ Non, rit-elle en plaquant sa main sur son visage.
_ Tu te sens bien ?
Elle hocha la tête, et il se tourna vers l'homme poisson.
_ Et toi ?
_ Ça va.
_ Bien.
Il se pencha, attrapa la bouteille de whisky et leur servit un verre chacun. Dellinger prit son verre et Doffy donna l'autre à la blonde. Il piocha ensuite dans deux plats.
_ Tiens, dit-il en offrant deux pilules rose au garçon.
Le plus jeune les accepta et les avala sans poser de questions.
S'assurer qu'ils allaient bien était primordiale pour pouvoir leur donner de ses substances, s'ils allaient bien alors ils iraient encore mieux, dans le cas contraire les suicides n'étaient pas rares.
Le roi ébouriffa les cheveux du plus jeune, puis revient à Karrie et lui mit une pilule dans la main.
_ Avale ça, mon trésor.
_ C'est quoi ? Demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
_ Essaies tu verras.
_ Mmh.
Elle mit la pilule en plastique dans sa bouche et Doffy lui fit boire son verre.
Il posa doucement son doigt dans un plat, collant un petit carré rouge et il le présenta à la blonde.
_ Montre moi ta langue.
_ Mais c'est quoi ?
_ Tu vas voir, tu te sentiras encore mieux.
Hésitante, elle tira quand même sa langue et le roi y déposa la petite pastille rouge.
_ Garde le sur ta langue, ça va fondre.
Karrie grimaça légèrement en sentant une piqûre sur le bout de sa langue. Au bout de quelques minutes, la blonde sentit son cœur s'emballer, le sang dans ses veines se réchauffer et son cerveau lui envoya plusieurs informations par seconde.
Le corsaire vit les pupilles de la jeune fille se dilater, effaçant presque complètement le bleu de ses iris. Elle tourna son regard vers la table et le blond la colla contre lui.
_ Ça, fit-il en lui montrant la poudre, tu n'y touche jamais, d'accord ?
_ C'est quoi Doffy ? Chouina-t-elle.
_ De l'héro parfumé, et si on te propose des seringues tu refuses aussi, c'est clair ?
_ Oui, répondit-elle en cachant son visage dans son cou.
Les heures qui suivirent passèrent très vite pour Karrie.
Elle était maintenant à moitié endormie dans les bras du roi, qui la portait jusqu'au palais.
Doffy et Dellinger discutaient, mais elle ne comprenait pas.
Elle eut un sursaut lorsqu'elle se sentit glisser des bras du blond, elle atterrit doucement dans son lit. Deux grandes mains lui retirèrent son pantalon puis la couette fraîche recouvrit son corps.
Le pirate déposa un baiser sur son front puis alla tirer les rideaux. Il était six heures du matin et le soleil allait bientôt se lever.
La bouche pâteuse, les yeux humides, Karrie sortit lentement du sommeil profond au quel elle s'était abandonné. Malgré sa douceur, la lumière lui agressa les yeux et déclencha une vive douleur dans son crâne. Elle porta sa main à sa tête en grognant. En essayant de se lever, elle comprit vite que la douleur était insupportable, elle appuya sa main contre sa tête et il y eu un flash. Des souvenirs d'hier :
_ Tu la touche pas ! Cria une voix.
Le petit blond poussa l'homme en costard qui tenait son amie par le bras.
_ On se calme petit, t'es un peu jeune pour baiser toi non ?
Karrie se massa le cou, se leva et entra dans la salle de bain. Elle se passa de l'eau glacé sur le visage pour tenter de se remettre les idées en place et d'effacer son mal de crâne, elle soupira et se regarda dans le miroir, elle avait une mine affreuse.
Flash
Elle était assise en face de diamante qui lui souriait de toutes ses dents, sa vision flou, elle baissa les yeux pour voir la seringue dans les mains du héros du Colisée. Le décore autour d'elle vibrait, seul le visage et les mains de Diamante étaient net.
Elle regarda comme hypnotisé la seringue tourner entre les doigts de son aînée.
_ T'en veux, chérie ?
_ Non.
La trompette du groupe de jazz, s'éleva, interprétant son solo, tandis que le pirate se faisait un garrot, il fit une pose et bu cul sec son verre.
_ Karrie, mon bébé, ma jolie petite Karrie, fit-il en l'attirant à lui, rend moi service, pique moi.
Elle se précipita et se pencha au dessus de la cuvette des toilettes, au souvenir de la seringue dans ses mains prête à pénétrer la veine de Diamante, ses entrailles se tordirent et un goût infâme remonta dans sa gorge.
Après quelques seconde à régurgiter l'alcool de la veille, elle abandonna l'idée de se relever et se laissa glisser près des toilettes. D'un main elle repoussa négligemment ses cheveux en arrière sur son crâne. Elle ferma très fort les yeux, et de nouveau ses souvenirs remontèrent.
La blonde voyait Diamante la tête renverser en arrière, affalé sur le canapé à côté de Doffy qui buvait tranquillement son verre, elle tourna la tête et vit Dellinger à califourchon sur l'homme d'affaire, le regard fixe et la gorge arraché, il devait souffrir, son corps secoué de spams par le sang qui remontait dans sa gorge et se rependait sur le sol. La mâchoire couverte de sang son ami s'essuyait comme il pouvait en émettant de petits gloussements.
Noir.
Sur les genoux du roi, elle n'arrivait même plus a tenir sa tête, mise a pars le cadavre près du bar, ils étaient seuls. Le groupe de jazz, pas perturbé le moins du monde par le meurtre dont ils venaient d'être témoins, jouait une mélodie calme et nostalgique.
La tête contre l'épaule du blond, il avait son bras enroulé autour de sa taille et murmurait des paroles incohérente.
Son verre glissa de ses mains et se brisa sur le sol, l'écho se rependit dans la tête de Karrie percutant douloureusement les parois de sa boîte crânienne.
_ Tu seras à moi... un jour on se mariera et tout sera parfait, plus rien ne pourra m'arrêter, j'aurais tout. Tu sera avec moi, pour toujours.
Karrie revient brusquement à la réalité, écarquilla les yeux et se hissa de nouveau au dessus de la cuvette. La brûlure de l'alcool remonta à nouveau le long de son œsophage.
Elle toussa et respira par accoues, ses yeux se remplirent de larmes, elle resta une bonne heure à vomir toutes les saloperies qu'elle avait pris la nuit dernière.
Bien que cette heure fût probablement la pire de sa vie, selon elle, elle se consola en remarquant que son estomac ne la faisait plus souffrir.
Elle alluma la douche, enleva le reste de ses vêtements et entra avec difficulté dans la baignoire. N'ayant pas la force de rester debout, elle ramena ses genoux contre sa poitrine et se laissa glisser dans la baignoire profitant simplement de l'eau qui lui coulait dessus comme si elle était sous la pluie.
Elle gémit faiblement en fronçant les sourcils, elle avait l'impression qu'on lui frappait le crâne avec une barre en métal. Elle se mit a trembler, son corps évacuant comme il pouvait la drogue qu'elle avait prit.
« Un jour on se mariera. »
Le décore tourna autour d'elle, elle sentait comme un mal de mer intense la prendre au cœur. Elle forçait, ou du moins essayer, ses neurones à se rassembler et à lui communiquer enfin ce qu'il s'était passer le reste de la soirée.
« Tout sera parfait » « Tu seras à moi »
Apparemment les neurones trouvaient ça plus amusant de lui rappeler encore et encore les paroles de Doflamingo qu'elle ne savait pas comment interpréter.
Traînant les pieds, Karrie sortie lentement sur la terrasse où Diamante, Baby 5, Dellinger et Doflamingo décuvaient sous le large parasols. Elle se laissa tomber sur une chaise, croisa le regard humide de Dellinger. Elle posa en soupirant, sa tête contre l'épaule du blond.
La douleur se relança, amenant avec elle de nouveau souvenir.
Karrie et Dellinger se faisaient face, un de chaque côté du roi, assit sur le canapé. Ils firent maladroitement entrechoquer leurs verres d'absinthe, et l'engloutirent cul sec en même temps sous les applaudissements du reste de la famille.
Diamante qui tenait l'homme poisson sur ses genoux, lui frottait le dos.
_ Tu l'aimes ? Demanda-t-il.
_ Oui.
_ Embrasse la, fit le héros du Colisée en poussant la tête du blond en avant.
Les joues rouges, les yeux rieurs, et l'esprit embrumé, il attrapa la tête de son amie, qui était dans le même état, et l'embrassa. Karrie ferma les yeux, sentant Doffy lui caresser les cheveux en gloussant, prenant visiblement son pied.
Elle fronça les sourcils, leva difficilement la tête et se pencha à l'oreille de son ami.
_ Tu m'as embrassé hier.
Il tourna la tête vers elle avec un regard de chien battut.
_ Je sais... pardon.
Karrie haussa les épaules, dans l'état où ils étaient la vieille c'était complètement idiot de lui en vouloir. Elle leva les yeux vers Diamante qui ne bougeait pas, la tête baissée il respirait calmement la main agitée de soubresauts.
Soudain un bruit de talon résonna dans leurs têtes, Baby 5 arriva sur la terrasse un gros plateau sur une main, contenant de grands verres d'eau et des médicaments pour soulager les crânes douloureux.
Karrie ne la quittait pas des yeux, elle était rayonnante, l'air de bonne humeur et dynamique. La blonde haussa les sourcils en se rendant compte qu'elle était la seule à ne pas être venu au casino la vieille.
Elle posa le plateau sur la table et écarta une mèche de son visage.
_ Ça va bien ? Fit-elle en tendant un verre à Diamante.
_ Tait toi. Râla le héros, en attrapant son verre.
La brune haussa les épaules et distribua des verres d'eau à tout le monde, elle en donna un au roi qui avait la tête en arrière et la jambe tremblante.
Karrie souffla, ne la lâchant pas des yeux.
_ Quoi ?
_ Pourquoi t'es pas venu avec nous ?
_ Beh, j'avais pas envie.
_ Pourquoi ? Je te trouve bizarre... insista la blonde.
L'attention se reporta difficilement sur elles, tout le monde releva la tête, prêt à entendre la réponse de Baby 5.
_ Parce que je voulais tout simplement pas être comme vous, à décuver, malade comme des chiens sur la terrasse.
_ T'es de mauvaise humeur ? Fit Karrie soudain sur la défensive, ton petit ami est mort ?
Dellinger regarda, choqué son amie, Doflamingo stoppa sa jambe, et les autres eurent le sang glacé. Plus elles grandissaient, plus Karrie et Baby 5 s'appréciait, et bien que leurs disputes diminuaient elles devenaient aussi plus violente.
La brune cligna plusieurs fois des yeux, se sentant prête à lui envoyer son plateau à la figure. Elle ne comprenait plus Karrie, un moment c'était sa meilleure amie, la seconde d'après elle était prête à la tuer.
Le visage crispé de colère de Karrie se détendis, laissant place à un sourire sincère.
_ Je rigole, chuchota-t-elle en se levant pour quitter la terrasse.
Dellinger fronça les sourcils et se tourna vers Jora avec un regard interrogateur, cette dernière semblait chercher la réponse du côté de Doflamingo, mais le roi ne bougeait toujours pas et sa jambe se remis à trembler.
Karrie, qui semblait s'être remise de sa gueule de bois, trottina vers lui. Il enroula son bras autour de sa taille, elle lui fit un bisou sur le front et repartit à l'intérieur.
Les éclats de rire de Karrie traversaient le couloir, faisant sourire ceux qui passaient dans les parages.
Dans la grande chambre, rempli de cages et de terrariums, Doflamingo était couché sur le lit, un bras derrière la tête il l'observait. Elle rangeait les différentes boîtes de nourriture de ses animaux, il ne s'était jamais rendu compte qu'elle en avait adopté autant. Elle lui présentait chaque animal et le lui mettait dans les mains.
Lorsqu'elle eut fini elle soupira et se tourna vers lui en souriant.
_ Mon cœur...
_ Quoi ?
_ Tu as toujours le premier bijou que je t'ai offert ?
La blonde réfléchit quelques secondes, et fouilla dans un tiroir, Doffy fronça les sourcils. Elle s'agenouilla sur le lit face à lui et lui montra l'anneau qui pendait au bout d'une chaîne. Son sourire s'effaça en voyant l'air déçu du roi.
_ Qu'est-ce qui y'a ?
_ Garde le avec toi chérie, tout le temps, autour de ton cou.
_ Oh... d'accord Doffy.
Avec une moue coupable elle passa la chaîne autour de son cou, le roi passa sa langue sur ses dents et son sourire réapparût en voyant la mine de la jeune fille. Elle leva les yeux vers lui, soudain prête à pleurer.
_ Qu'est-ce que tu as ?
Elle haussa les épaules.
_ Je sais pas, ça m'arrive des fois d'avoir envie de pleurer sans raison...
Le roi fronça les sourcils et la ramena contre lui. Il colla sa tête contre son torse et lui caressa les cheveux.
_ Je peux te dire un secret ?
_ Bien sûr, fit-il, rassuré que sa voix ne tremble pas.
_ J'aime beaucoup Baby 5.
_ Moi aussi.
_ Mais je la déteste en même temps, des fois... j'ai même envie de la tuer.
_ Pourquoi ?
Karrie ne savait bien quoi répondre, elle ne savait exactement pourquoi, mais elle ressentait quelque chose d'étrange pour son aînée. Elle sentait quelque chose chez elle de différent, qu'il n'y avait chez personne d'autre, c'est ce qui l'empêchait de lui faire complètement confiance.
Ajouter à ça, partout où Baby 5 allait les garçons la regardait, elle avait un nouveau petit ami à chaque mission.
_ Elle est plus jolie que moi, résuma Karrie.
Le pirate haussa les sourcils, choqué par ce qu'elle venait de dire. Pour lui, Karrie était la plus belle créature du monde, elle surpassé largement la brune. Même quand elle était petite, ses cheveux blonds, bouclés, ses yeux bleus pétillants, son visage angélique, elle avait réussi à voler son cœur en moins d'une seconde.
_ Qu'est-ce que tu racontes bébé ?
_ Beh, elle est plus jolie que moi...
_ C'est-à-dire ?
_ Elle est... plus... enfin elle est plus grande, brune, plus mince... et tous les garçons la regardent.
_ Tu voudrais que tous les garçons te regardent.
_ Un petit peu plus...
Doffy lui attrapa doucement le menton.
_ Tu as raison, Baby 5 est très belle et elle plaît beaucoup.
Karrie baissa les yeux.
_ Mais tu veux savoir un secret ?
_ Mmh ?
_ Tu es cent fois plus jolie, ne change jamais Karrie, tu es parfaite.
_ Mais... pourquoi...
_ Elle plaît, parce qu'elle est naïve, vulnérable et influençable. Franchement, tu as vu la tête des pervers qu'elle nous ramène ? Tu veux ça ?
_ Non... donc elle plaît parce qu'elle croit n'importe quoi ?
_ Oui, toi tu es tellement plus maline, tu y croirais si un vieux venait te voir en te parlant de cou de foudre et du mariage ?
_ Non, je le tuerais je crois.
_ Y'a intérêt, pouffa-t-il, tu es magnifique et intelligente, parfaite.
Ses lèvres effleurèrent celles de Karrie, puis traînèrent doucement sur sa joue puis il lui mordilla l'oreille.
_ Arrêtes, gloussa-t-elle en se dégageant, tu me chatouilles.
Il était tard. Il était très tard, elle aurait dû dormir depuis des heures, mais elle n'arrivait pas à s'abandonner au sommeil. Elle tournait et se retournait dans son lit, elle avait trop chaud, ensuite elle avait froid, le décor tournait autour d'elle et elle sentait son cœur prêt à exploser.
Elle était désespéré, paranoïaque, et elle avait peur. Pourtant la journée avait été banale, le soleil, la famille, la piscine, aucune dispute... pourtant elle n'avait qu'une envie, mettre fin à la douleur que son cœur lui faisait ressentir dans tout son corps. Elle tremblait, elle ne contrôlait pas le flot de pensées noires que son cerveau produisait. Sa confiance en elle n'était plus qu'un souvenir et elle ne savait pas à qui se confier, il fallait juste que ça s'arrête, qu'elle arrête d'avoir mal, d'avoir peur, tout de suite !
Elle sortit de son lit, un sanglot lui échappa, elle attrapa son peignoir en soi rose poudré et sortit de sa chambre. Elle tituba jusqu'à l'infirmerie du château, elle prit quelques minutes pour fouiller dans les placards puis elle tomba sur trois boîtes, l'étiquette coller dessus donné les symptômes contre lesquels ils agissaient : « Contre l'insomnie et l'angoisse, ralentit la respiration et le système nerveux. »
Sans lire les recommandations elle emporta les boîtes avec elle, arrivé dans le salon et passa par le bar sortit une bouteille de rhum. Elle s'assit sur le canapé et se servit un verre. Elle ouvrit une boîte et prit deux comprimés. Le liquide qui passait dans sa gorge la fit grimacer, en même temps du rhum à quatre heures du matin...
Partout où elle passait, Sugar ouvrait les volets, il était sept heure du matin, elle était comme d'habitude la première debout.
Elle arriva dans le salon et ouvrit la baie vitrée qui donnait sur la terrasse en se retournant elle vit Karrie allonger sur le canapé, dos à elle.
_ Qu'est-ce que tu fais là Karrie ? Fit-elle en lui donnant une petite tape sur la tête.
Elle fronça les sourcils au manque de réaction de la blonde, son regard atterrit sur la table basse, trois boîtes de somnifères et une bouteille de rhum y étaient posées, toutes vides, quelques pilules étaient dispersées, la bouteille quant à elle était vide et coucher sur la table.
_ Karrie ?
Elle retourna la blonde face à elle. Son teint était blanc, le contour de ses lèvres était violacé et quelques comprimés glissèrent de sa bouche.
Sugar poussa un cri qui résonna dans tout le palais et partit en courant chercher les médecins.
Presque tout le monde sursauta dans son lit.
Dellinger se releva lentement en fronçant les sourcils dans l'incompréhension, sentant l'adrénaline faire accélérer son cœur.
Diamante grogna en se réveillant brusquement, il jeta un coup d'œil aux deux femmes dans son lit croyant que le cri venait de l'une d'elles, mais elles dormaient paisiblement. Il eut une grimace de dégoût, il ne les reconnaissait même pas...
Jora bondit hors de son lit, reconnaissant instantanément la voix de Sugar, elle se couvrit et sortit en courant de sa chambre, elle passa dans la chambre que Baby 5 partageait avec Sugar, la brune était debout totalement paniquée par le cri qu'elle avait entendu. Elles se regardèrent un instant puis se précipitèrent vers le salon
Gladius émergea difficilement de son sommeil en se passant une main dans les cheveux, il posa à tâtons sa main sur son pantalon, les cris n'étaient jamais bon signe.
Doflamingo ouvrit brusquement les yeux lorsque le cri glaçant arriva dans sa chambre, son cœur s'emballa, il inspira profondément. Son cerveau se mit à cogiter à toute vitesse lui envoyant plusieurs informations plus ou moins pertinentes. Le cri d'une femme; mauvais signe; Jora; Baby 5; Karrie; Sugar; C'était forcément l'une d'elles, l'une d'elles était en danger.
Il sentit son sang bouillir dans ses veines, il serra les dents dans l'angoisse et la colère. Il se leva enfila son pantalon et sortit en trombe de sa chambre, prêt à tuer l'être qui avait fait hurler de terreur l'une de ses femmes.
Dans le couloir Baby 5 et Jora percutèrent la petite fille.
_ Sugar ! Qu'est-ce qui t'arrive bon sang ? Fit la plus vieille complètement paniquée.
_ Il faut un docteur, gémit la petite en larmes.
La brune partit chercher les infirmières et médecins du palais.
Sugar prit la main de Jora et la traîna jusqu'au salon. Son souffle se bloqua en voyant la blonde étendu prêt des cadavres de boîtes de somnifères.
Le roi entra dans le couloir, il allait tourner dans le salon quand il entendit Baby 5 l'appeler.
_ Jeune maître !
Il les vit, toutes les trois regroupées au fond du couloir. Arrivant à leurs hauteurs il nota que malgré leurs yeux noyés de larmes, elles allaient bien. Baby 5 se rongeait les ongles, et Jora tenait dans ses bras Sugar qui pleurait dans son cou. Elles étaient toutes magnifiques, et leurs yeux rougis remplis de tristesse gâchaient leurs beautés.
Il remarqua qu'ils étaient devant la salle des docteurs, nullement rassuré, il entra dans la salle sous les pleures de la petite fille.
Les trois médecins étaient regroupés autour d'un lit et les infirmières étaient en état d'alertes.
_ Jeune maître, fit l'une d'elles, s'il vous plaît sortez.
Il ne la regarda pas, s'approchant du lit, un des médecins courut chercher quelque chose, dévoilant Karrie, un masque respiratoire sur le visage.
Le corsaire s'immobilisa, tout son corps se bloqua, son cœur tomba au fond de son estomac et sa respiration se coupa dans sa gorge, une migraine intense s'empara de son crâne, et il sentit ses nerfs se tendre douloureusement.
Il sortit sans rien dire, une fois isolé de la panique dans laquelle était plongée l'infirmerie, ses mains se mirent à trembler.
Gladius, Dellinger, Diamante, Senior Pink et Pica les avaient rejoint. Le petit blond avait pris Sugar dans ses bras, tandis que l'homme bombe rassuré Baby 5 et Jora.
_ Doffy, commença le héro du Colisée.
_ Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Coupa-t-il la voix rauque.
_ On a trouvé Karrie ce matin, fit Jora, dans le salon elle... elle a vidé trois boîtes de somnifère avec de l'alcool.
Dellinger ferma les yeux et de grosses larmes commencèrent à couler sur ses joues.
La mâchoire du roi se crispa tellement fort qu'il entendit ses dents craquer. Karrie avait-elle essayer de se suicider...ou était-ce involontaire ? L'un ou l'autre de toute façon elle était en train de mourir, il sentait son monde s'écrouler, il ne contrôlait pas. Pour la première fois, il avait vraiment plus de contrôle sur Karrie comme si les liens entre eux avaient été coupé. Il refusait de croire qu'elle avait voulu mettre fin à sa vie, pour quelle raison aurait-elle fait ça ?
Une vieille femme habillait en blanc et coiffé d'une longue tresse sortie de la salle. Dellinger serra un peu plus Sugar dans ses bras, il en était sûr, cette femme était là pour annoncer la mort de Karrie, avait-il réellement perdu sa meilleure amie, sa sœur ?
_ S'il vous plaît, commença la vieille femme d'une voix douce, aller vous reposer...
_ Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda Gladius le plus calmement possible.
_ Nous tentons de la réanimer. Ne restez pas là, ça ne sert à rien, nous vous tiendrons au courant.
L'homme bombe passa son bras autour des épaules de Jora pour la conduire vers le salon.
Arrivé dans le salon, le roi posa les yeux sur les boîtes éparpillées, il les prit. Les boîtes vides étaient des somnifères puissants une pilule était faite pour un humain de la corpulence de Pica. L'autre boîte était des anti-dépresseurs, sachant pertinemment qu'il n'aurait pas de nouvelles avant un long moment, il prit une dizaine de comprimés et les avala en même temps.
_ Il faut se débarrasser de ces merdes, fit Jora avec un regard noir pour le pirate.
_ Mmh, grogna le roi en lui jetant la boîte dessus.
Personne ne parla pendant des heures, il ne fallait pas qu'ils parlent, ils étaient inquiets, stressés, angoissés et sur les nerfs, le moindre mot pouvait déclencher la colère de l'un d'entre eux.
Baby 5 tirait nerveusement sur sa cigarette, la dixième depuis qu'elle était réveillée, en fixant méchamment le roi accoudé au bar qui buvait de l'alcool après s'être enfilé des anti-dépresseurs. Il avait la mauvaise manie à faire passer n'importe quelle pilule, drogue ou médicaments, avec de l'alcool.
Elle se leva et se dirigea vers lui.
_ Stop. Fit-elle en lui arrachant la bouteille.
Il ne réagissait pas, ne la regardait même pas.
_ C'est ta faute ce qui arrive, accusa-t-elle.
En temps normal, quelqu'un l'aurait arrêté, mais aujourd'hui personne n'allait la couper ou la réprimander.
_ Tu as conscience du mauvais exemple que tu donnes ? Et pas seulement à Karrie ! Tu trouves ça normal que Dellinger décuve le matin ?
Le blond se pencha sur le comptoir, sortit une nouvelle bouteille de vin et se leva pour sortir du salon.
_ Tu m'ignores encore c'est ça ? T'as mieux à faire que de rester avec nous ? C'est tout le temps comme ça de toute façon quand il s'agit de Karrie.
Doflamingo s'immobilisa devant la porte.
Voyant qu'il ne daignait toujours pas lui répondre, elle enchaîna.
_ C'est toujours comme ça... quand Karrie est dans les parages, tu ne vois qu'elle, on... on pourrait bien creuver devant toi, du moment qu'elle est bien au chaud et en sécurité à tes côtés ça n'a pas d'importance...
_ Il n'y a que toi, Baby 5, qui ressent les choses comme ça. Claqua-t-il. Tu es jalouse.
La brune regarda un instant les autres, personne ne bougeait, ils ne la regardaient pas, ils détournèrent même la tête, et certains regardaient le roi, lui montrant que même si ils la laissaient s'exprimer ils ne la soutenaient absolument pas.
_ Je suis jalouse... d'accord, mais j'ai des raisons de l'être ! Tu... tu me tuerais pour pouvoir sauver Karrie !
En un éclair, il se trouva devant elle, sa main enserrant sa gorge et son visage proche du sien.
_ Arrête avec tes caprices, tu sais ce qu'il y a entre Karrie et moi... l'amour que j'ai pour elle est très différent de celui que j'ai pour toi, mais il est égal. Je ne l'aime pas plus que toi, je l'aime différemment.
Il resserra sa main, bloquant complètement la respiration de la brune, et replaça une de ses mèches noires derrière son oreille.
_ Et je mourais, pour pouvoir vous sauver toutes les deux.
Baby 5 écarquilla les yeux, c'était la déclaration d'amour la plus clair qu'il lui ait jamais faite, même si il ne passait pas tout son temps avec elle à la cajoler comme Karrie il l'aimait et la protégeait du mieux qu'il pouvait, comme il le faisait avec tout le reste de la famille. Elle se rendit compte que si ça avait été elle à la place de Karrie, il aurait été dans le même état.
Il ne la lâcha pas, comme elle s'y attendait, il la reposa doucement sur le sol, la pression sur sa gorge diminua jusqu'à disparaître pour laisser place à une caresse sur sa joue. Il la regarda une seconde déposa un baiser sur son front puis reprit sa bouteille et sortit.
Karrie se sentait bien, elle ne pensait à rien et était sereine, elle se sentait légère.
Puis au bout d'un moment elle entendit des voix.
« Karrie, Karrie ! »
« Que s'est-il passé ? »
« Restez dehors, mesdemoiselles »
« Apparemment une tentative de suicide »
« Overdose de Lyxirol, Drimalyte et Brumicide »
« Jeune maître, sortez s'il vous plaît »
« Ecartez vous ! »
Un flash de lumière bleue, électrique, l'ébloui et elle se sentit tirer vers l'avant.
« Ecartez vous ! »
Un autre se sentit de nouveau tirer vers l'avant et entrer dans quelque chose d'étroit, de froid et remplit de douleur.
Tout fut de nouveau noir et silencieux, au bout de quelques secondes elle entendit les battements de son cœur raisonner dans sa tête.
« C'est bon, c'est bon ! »
« Mademoiselle ? »
« Karrie, vous m'entendez ? »
Elle se força à ouvrir les yeux, mais à peine ses paupières furent-elles décollées qu'un médecin lui envoya de la lumière droit dans les pupilles. Karrie fronça les sourcils mais battit des paupières, sa vision devenait de moins en moins floue et les battements frénétiques de son cœur commençaient à se calmer.
Elle posa les yeux sur une jolie infirmière qui lui offrit un sourire soulagé.
Elle voyait trois têtes de médecins et deux infirmières au-dessus d'elle, quand elle voulut se relever une main l'en empêcha.
_ Ne bougeait pas mademoiselle, fit la jolie infirmière.
Elle appuya sur une télécommande et le haut du lit se redressa. Le bruit de sa respiration, déjà amplifié par le masque s'accentua sous la colère, et ses yeux fixaient tour à tour les deux portes opposées, une à droite, une à gauche.
Karrie grogna et tenta une nouvelle fois de se relever, mais, à nouveau, on l'en empêcha.
_ Tout va bien, vous êtes en sécurité.
Avec douceur, l'infirmière retira le masque respiratoire, suivie par les deux iris bleus de sa patiente.
_ Pourquoi je suis là ?
_ Vous avez fait une overdose... vous avez fait une tentative de suicide aux somnifères.
_ Non, fit Karrie catégorique.
L'infirmière baissa les yeux, presque craintivement en jouant avec la télécommande.
_ Si... si vous ne vous sentez pas bien... vous savez je peux...
_ Je n'ai pas essayé de me suicider. Fit-elle encore plus dure.
_ Pourquoi avez-vous pris tous ces médicaments en même temps alors ? Se risqua la jeune femme.
_ Je... J'ai mal compté...
_ Vous mentez. Fit une nouvelle voix, plus usée que celle de l'infirmière.
Karrie foudroya du regard la vieille femme en blanc.
_ Il s'est passé quelque chose... comment vous sentiez-vous la nuit dernière ?
_ Très bien.
_ D'après ce que j'ai pu observer, c'est peu probable.
_ Observé ? Mais vous êtes qui ?
_ Je suis Manami Lukai, psychiatre. Et l'un de vos parents m'a demandé de vous suivre. D'ailleur, Lucie, peux-tu aller nous chercher cette personne ?
_ Bien sûr docteur !
La blonde haussa un sourcils depuis quand il y avait une psychiatre au palais ? Et pourquoi lui avait-on demander de l'observer, qui lui avez demandé ça ?
_ C'était qui ?
_ Je ne peux pas le dire, vous verrez. Cette personne vous aime, et s'inquiète pour vous.
_ Il n'y a pas à s'inquiéter je vais très bien.
Lucie réapparut dans l'infirmerie, derrière elle, Baby 5 avait l'air soulagé, elle se dirigea vers la blonde.
_ Karrie, tu nous a fais peur... ça va ?
_ C'est toi qui m'as mis cette vieille pute sur le dos ?
_ C'est pour ton bien, je... j'avais peur que...
Baby 5 reçus une claque magistral de la par de sa cadette, elle recula, la main sur sa joue endolorie.
Karrie se leva et se jeta sur elle.
Deux infirmiers arrivèrent et ramenèrent Karrie dans son lit, la blonde se débattait violemment, hurlant et pleurant. Ils réussirent finalement à l'attacher.
_ Ne vous inquiétez pas, elle revient de loin, elle réagit comme elle peut.
_ Vous êtes sûr qu'elle va bien ?
_ Nous allons l'endormir, et quand elle se réveillera tous sera normal.
_ J'espère...
_ Bien, écoutez, ça fait presque un an que je l'analyse, elle a des sauts d'humeur récurrent, lorsqu'elle déprime elle ressent une vraie douleur, très réelle, mais lorsqu'elle est heureuse c'est la même chose, je doute même qu'elle se souvienne de ses phases de déprime.
_ Donc ?
_ Les premières semaines, j'aurais dit seulement lunatique, mais je pense qu'elle est aussi bipolaire.
_ C'est... dangereux ?
_ Et bien, ça peut facilement la conduire à se retrouver dans cette situation... Voulez-vous que je lui prescrive de quoi la soulager ?
Baby 5 regarda un moment sa sœur, qui s'endormait.
_ Je...je pense qu'il faudrait lui demander... et aussi expliquez tous ça au roi...
_ Bien sûr mademoiselle, vous avez bien fait de m'en parler, ça ira ne vous inquiétait pas.
Baby 5 ouvrit la porte et tomba sur Dellinger qui recula brusquement, elle fronça les sourcils et ferma la porte derrière elle.
_ Elle va bien, elle est sorti d'affaires...
_ Je sais, fit froidement le blond, pourquoi elle t'a agressé, qu'est-ce que tu lui as fait ?
Baby 5 ne répondit pas, elle avait demandé à la psychiatre de suivre Karrie au retour du corsaire, histoire d'être sûr qu'elle n'aurait pas d'effets secondaire après sa dépression.
_ J'ai demandé à la psychiatre de l'analyser...
_ Pourquoi ?
_ Pour être sûr que tout va bien.
_ Karrie n'est pas folle !
_ Bien sûr que non ! Mais elle est peut être triste... et...
_ Pourquoi elle serait triste ?
_ Tu sais... quand le jeune maître est parti et qu'elle ne sortait plus...
_ Ah... oui, fit le blond.
Dans la salle de torture, le rire hystérique du prisonnier raisonné.
_ Tu perds le contrôle ? Se moqua-t-il.
Le roi assit par terre dans un coin de la pièce ne releva pas la tête. La pièce était complètement détruite. Il était descendu pour que personne ne le vois et avait passé ses nerfs sur tout ce qu'il y avait.
_ Je l'aime bien cette petite, ce serait dommage qu'elle meurt maintenant.
Le blond releva la tête, il se leva et frappa son poing contre la porte en métal.
_ Tu connais l'avenir, dis-moi si elle va s'en tirer !
_ Je t'ai déjà dit, je ne te révélerais plus rien sur l'avenir...
Il s'apprêtait à l'insulter quand la porte de l'entrée s'ouvrit, laissant entrer Diamante.
Il savait que c'était lui, même sans se retourner, ils étaient amis depuis tellement longtemps, il reconnaissait sa présence.
_ Doffy...
Un frisson parcourut le dos du pirate, il s'entendait à se faire annoncer la mort de sa princesse.
_ Doffy, Karrie va bien.
Soudain la pression sur son cœur céda, sa respiration se calma et une toute nouvelle adrénaline se propagea dans son corps. Il sortit de la pièce, Diamante lui tapota le dos en signe de réconfort, lui faisant comprendre que son cauchemar était fini.
Il resta un moment dans l'encadrement de la porte.
_ Salut Boogie. Fit-il en fermant finalement de la porte.
_ Salut... Répondit la voix caverneuse du prisonnier, même si il avait conscience d'être de nouveau seul.
Dans l'infirmerie, les deux infirmières discutaient.
_ Il ne faut jamais, proposer son aide aux patients, surtout à un patient comme ça, elle est trop fière...
_ Je pensais... que ça la calmerait, je pensais pouvoir engageait la conversation...
_ Elle était morte pendant quelques minutes... sa réaction aurait pu être encore pire, c'est une personne très instable.
_ C'est dommage...
_ C'est à dire ? Demanda la plus vieille.
_ Elle est belle, aimée, riche... elle a tout pour elle et pourtant...
_ Pense aussi, qu'à l'âge de cinq ans elle a été seule dans la nature pendant plusieurs jours, qu'elle à tué ses propres parents, et qu'elle est totalement dépendante d'un être encore plus instable et clairement psychopathe...
_ Que pensez-vous de leur relation ?
_ Elle en est amoureuse, ses relations avec son père s'étant coupées brutalement, elle n'a jamais vraiment eu de présence paternelle. Le roi est le seul à avoir eu cette attitude protectrice avec elle, malgré cela il n'a jamais été jusqu'à être un vrai père, pour elle il est plutôt une sorte de prince charmant.
_ Je vois et pour lui ?
_ Je ne connais pas grand chose sur son passé... Il est très mélancolique alors j'imagine que son enfance n'a pas dû être facile, j'ai entendu dire que ça mère est morte, il a donc dût devenir adulte bien trop tôt. Je sais qu'il a tué son frère, son seul lien avec l'enfant qu'il était... ça explique déjà son amour pour les enfants et son désir de les adopter... Karrie doit avoir quelque chose de spéciale, quelque chose qui en plus qui aurait déclenché son sentiment amoureux.
_ Et... ça peut donner quelque chose de sain ?
_ Disons que cela peut être très sain, comme extrêmement destructeur, et vus leurs personnalités respective...
Les deux furent interrompus par l'arrivé du roi.
_ Sortez, ordonna-t-il.
La plus jeune s'exécuta tandis que la psychiatre se dirigea vers le roi.
_ Jeune maître, fit-elle respectueusement, pourrais-je avoir une entrevus ?
_ Pas maintenant.
_ Je comprends que vous vouliez être seul, seulement c'est à propos de mademoiselle Karrie, et je crains que ce ne soit plutôt urgent.
Le roi soupira et reporta son regard sur elle, l'invitant ainsi à continuer.
_ Bien, pour commencer, je dois vous dire qu'une personne dans ce palais m'a demandé d'analyser cette jeune fille. Je l'ai fait, pendant plusieurs mois, et j'ai maintenant un diagnostic.
_ Qui est ?
_ Mademoiselle Karrie, souffre d'un dérèglement de l'humeur, et d'un trouble neurologique appelé trouble bipolaire.
_ Comment... elle a eu ça ?
_ Ces troubles de l'humeur ont certainement commencé avec sa dépression après votre départ, la bipolarité est que la conséquence de son isolement.
_ C'est à cause de ça qu'elle a voulu...
_ Elle n'a pas tenté de se suicider, jeune maître,coupa la psychiatre, ma théorie serait qu'elle a été victime d'une crise d'angoisse pendant la nuit, et qu'en voulant l'arrêter à tout prix elle a avalé le plus de comprimer possible.
_ C'était accidentel. Fit le roi.
_ Exactement, maintenant voulez-vous la mettre sous traitement ?
_ Il est efficace ?
_ Disons que ça soulagerait ses phases de dépression...
_ Il est possible, que ça parte seul ?
_ En de rares cas oui.
_ Dans ce cas, non. Maintenant laissez-nous.
_ Oui jeune maître.
Elle sortit de la salle. Le blond attendit quelques secondes avant d'avancer faiblement vers le lit. Bien que son cerveau ait déjà reçu toutes les informations donner par le médecin, il ne les traitait que maintenant. Il lui avait beaucoup plus de mal que ce qu'il pensait, le cerveau de Karrie était malade par sa faute, et elle en souffrait.
Il s'assit au bord du lit, prit le visage endormi de la blonde délicatement entre ses mains et colla son front au sien. Il embrassa son front, ses joues, ses yeux et descendit même dans son cou.
Il remonta et embrassa plusieurs fois son oreille.
_ Arrête, tu me chatouilles... Chuchota-t-elle.
Il sourit et gloussa au creux de son cou, il la serra dans ses bras couvrant de nouveau son visage de baisers.
_ Pourquoi t'as fait ça mon ange ?
_ Je... je sais pas, j'ai pas fait exprès...
_ Tu as fais une crise d'angoisse hier... tu te sentais comment ?
_ J'avais peur, je me sentais seule, j'étais sûr que tu ne m'aimais pas... j'en étais tellement sûr, ça faisait mal.
En y repensant, elle se mit à pleurer, ça avait été tellement violent pour elle. La mâchoire du roi se crispa, comment pouvait-elle avoir de tels sentiments ? Il n'avait qu'une envie : l'embrasser, maintenant, prendre ses lèvres, mettre sa marque dessus, avoir le goût de sa langue sur la sienne. Il brisa de ses mains, les menottes qui emprisonnaient Karrie et la souleva. Il sortit de l'infirmerie et la ramena à sa chambre.
Il la posa sur son lit, tira les rideaux et se glissa près d'elle. Elle sentit son torse chaud contre elle, et remarqua seulement maintenant qu'il n'avait pas sa chemise.
Elle s'en fichait, il était là, avec elle. Il la collait contre lui, la serrant à l'en étouffer, mais elle aimait ça, sentir qu'il l'aimait plus que tout et que sans elle, il serait détruit.
Devant le portail du palais, les gens venaient déposer des bouquets de fleurs et des petits cadeaux à l'intention de Karrie. Lucie en rentrant chez elle en avait parler à ses amis et la nouvelle s'était très vite répandue et en une après midi tout Dressrosa s'était réuni en soutient à la famille royale.
Calum avait enfin fini de ranger sa cuisine, aujourd'hui il n'ouvrait pas le soir il allait pouvoir se reposer. Il sortit et ferma le restaurant, sur le chemin du retour il passa non loin du palais et remarqua les centaines de personnes attroupées devant.
Haussant les épaules il continua son chemin, n'ayant que peu d'intérêt et d'affection pour le roi ou la famille royale, excepté pour Karrie.
Il rentra chez lui et salua son frère assis dans la cuisine en train de discutait avec sa petite amie.
_ Salut Lucie, fit-il avec un sourire chaleureux.
_ Salut, ça va ?
_ Ouais, dites vous savez pourquoi y'a tout le monde devant le château ?
Le couple se regarda un instant.
_ Tu ne sais pas ?
_ Non...
_ Calum, continua son frère, ta copine, la petite blonde, a fait une overdose.
Son sang se glaça et il porta son attention sur son frère.
_ Une overdose ?
_ Ne t'en fais pas ! Intervint Lucie, elle va bien !
Calum sortit de la maison dans la seconde.
Lucie fronça les sourcils et regarda son petit ami.
_ Laisse c'est rien, c'est sa petite chérie...
_ Comment ça ?
_ Ils sont amis depuis plusieurs années, depuis qu'ils ont dix ans je crois...
_ Vraiment ?
_ Ils ne se voient presque jamais, mais une fois Calum a faillit l'embrasser et il lui a sauvé la vie.
_ T'es sérieux ?
_ Beh oui, quoi mon petit frère est pas assez bien pour elle ?
_ Si si ! Ce serait même parfait...
Lucie n'avait jamais entendu parler de Calum au palais, leur amitié devait être mal vue...
_ Il a vraiment failli l'embrasser ?
_ Ouais, il a fait comme ça.
Le brun attrapa la nuque de la jeune fille et plaqua ses lèvres contre les siennes, il caressa passionnément de sa langue celle de sa fiancée, elle le repoussa, un grand sourire aux lèvres.
_ Hey, je croyais qu'il avait juste failli l'embrasser !
il se leva, lui prit la main et lui fit un clin d'œil, il l'emmena ensuite dans sa chambre.
Calum arriva essouffler devant le palais, il y avait encore foule et il savait qu'il n'arriverait jamais jusqu'aux portails. Il contourna le palais, il avait bien dû courir dix minutes pour en faire le tour et se trouver dans les jardins. Il escalada le portail et atterrit souplement dans l'herbe, sans prendre le temps de vérifier la présence ou non de garde, il se dirigea vers la fenêtre de Karrie, il la connaissait, il savait exactement laquelle s'était.
Elle était au cinquième étage, il la regarda un moment, mais ne se laissa pas décourager, et peu importe si il était repéré, peu importe si après le roi l'exécutait, il devait la voir, voir de ses propres yeux si elle allait bien.
Il se saisit du tuyau qui descendait le long du mur et passa sa ceinture autour pour l'aider à monter.
Il mit plusieurs dizaines de minutes à monter, lorsqu'il arriva à la hauteur de la fenêtre il s'accrocha aux volets. Il allait taper à la fenêtre quand il remarque par la vitre le lit, il y avait Karrie... qui dormait dans les bras du roi. Il voyait la blonde en tenue légère couverte par le tissu de soie de son peignoir, quant au roi, il était nu.
Calum resta figé devant cette scène, il sentit son cœur chavirer, comme si il allait vomir, il se consola en se disant qu'il était venu pour voir si elle allait bien, et... elle en avait tout l'air. Il sursauta lorsqu'un aboiement éclata bientôt suivit de bruits de pattes courant dans l'herbe.
Le brun descendit le plus vite possible, lorsqu'il ne resta plus que deux étages, il vit le chien arriver en courant vers lui, il se laissa tomber, roula dans l'herbe et sprinta jusqu'au portail, il l'escalada de nouveau, se jetant de l'autre côté au moment où Lero allait lui attraper le mollet.
Il se releva et fixa de nouveau la fenêtre, il se sentait tellement impuissant, il était pourtant sûr qu'il avait réussi à lui ouvrir les yeux lorsqu'il l'avait amener au garage, lorsqu'il l'avait embrasser, au bord des lèvres, il pensait qu'elle avait compris. Il se gifla mentalement, mec elle ne t'a même pas recontacter depuis...
Scène Bonus ( rien a voir avec le chapitre )
Après avoir été harcelé pendant une bonne partie de la journée par Karrie, le roi avait décidé de céder à sa demande, il allait la laisser partir faire les boutiques sur l'île voisine. Bien sûr il avait exigeait que Diamante parte avec elle, évidement.
Le Héros du Colisée avait donc dû se levais à cinq heure du matin, pour arriver vers midi sur l'île en compagnie d'une Karrie exceptionnellement lunatique.
Il était seize heure, Karrie n'était toujours pas sortit de la boutique de luxe. Diamante était installer dans le salon privé de la boutique, fumant un cigare, l'air blasé.
_ Excusez-moi, fit une vendeuse en s'approchant de lui.
_ Mmh ?
_ La demoiselle qui est à la caisse vous réclame, monsieur.
Le pirate souffla et posa son cigare dans le cendrier, il se leva et se dirigea vers les caisse. En arrivant il vit Karrie penché sur le comptoirs de la caissière apparemment en pleine dispute.
_ Qu'est-ce qu'il se passe ? Fit-il.
_ Rien !
_ Monsieur, nous avons un problème, votre amie n'a pas de quoi payer.
Il fronça les sourcils et regarda la blonde avec incompréhension.
_ C'est pas mon problème Karrie, tu n'a cas laisser ce que tu peux pas payer.
Karrie tiqua, replacer des articles dans une boutique comme ça, c'était très mal vu. Doflamingo lui avait donner une certaines sommes, malheureusement ce n'était pas assez pour tout ce qu'elle voulait. Ils ne pouvaient plus reculer, il fallait payer.
_ Mais... tu veux pas juste m'avancer un peu, j'ai pas dépasser de beaucoup utilise tes privilèges.
Bien sûr, en tant que membre de la famille Don Quixote, il avait un budget privilège élevé dans presque toutes les boutiques de luxe du monde.
_ Bon ça va, il s'approcha de la caissière et lui donna une carte.
_ Merci, monsieur, je vous imprime la note.
Dix minutes plus tard.
Karrie était assise sur ses boîtes à chaussures et ses paquets, son menton reposait dans ses mains, tendis que Diamante était accouder au comptoir en lui lançant des regards noirs, la facture n'avait pas fini d'être imprimé et devait déjà bien faire deux mètres. Le Héro du Colisée sentait une irrésistible envie de gifler la blonde, son budget aller partir en fumé à cause de cette petite peste, sans parler de l'humiliation devant les vendeuses.
Le bip de fin retentit.
_ Félicitation monsieur, vous avez battu le record du magasin ! Annonça fièrement la caissière en lui tendant la facture.
_ C'est pas la seule chose que je vais battre... menaça-t-il en se tournant vers la plus jeune.
Karrie se leva d'un bon, sachant pertinemment que Diamante avait le droit de lever la mains sur elle, il n'y avait que lui et Doffy qui osaient.
_ Tu va pas me crier dessus devant tout le monde quand même... Chuchota-t-elle, j-je le dirais à Doffy...
_ Non, je ne vais pas crier, murmura-t-il en se penchant vers elle, je vais te tordre le cou jusqu'à ce que tes os craques, que tes veines explosent et que tes nerfs lâchent...
La peur dans les yeux de Karrie, fit apparaître un minuscule sourire sur le visage du pirate, il était le seul a pouvoir provoquer ça, malgré ce qu'il pouvait penser des fois, il avait du contrôle sur elle.
STOP ! fini ! ^^
bizarre ce chapitre nan ? bref en tout cas bouclé ! je ne peu pas vous dire quand le dernier chapitre sortira mais il y a deja plusieurs scène d'écrite !
Hey hey, vous voulez une suite ? sâchant que si j'en fait une se sera très centré sur Karrie et d'autre OC et pas la don quixote Family ( oui parce que voilà vous savez ) avec quelques chapitre où il y aura des perso du style la marine et Law... voilà lâcher une review et dite moi si ça vous interesse ! ^^
aller à la prochaine !
