Après des semaines d'absence, je suis de retour sur COLOCATIONS! YEAH!

J'espère que ce chapitre vous plaira ;)

Plus d'infos à la fin :)

(Et pour ceux qui sont en attente de réponse pour leurs MP, je répondrais dans la semaine ^^')


Colocations

.

Bouge en rythme

.

- Je continue de dire que c'est pas juste !

- La ferme Frost. Et frotte.

Jack râla. Seulement dix minutes auparavant, il s'était levé pour trouver tout le monde attablé pour le repas de midi et s'était retrouvé de corvée de vaisselle. Bon certes, il avait perdu son pari. Et ce n'était pas faute d'avoir été secoué par Harold. Finalement, tout le monde était parti sans lui, Elsa à 7h comme prévu, les autres vers 9h30, et n'était revenu que vers 13h, épuisé et affamé. Enfin sauf Raiponce qui était allée chercher Eugène. Le couple faisait sa vie de son côté jusqu'au soir.

Les sportifs étaient donc entrés sans douceur et délicatesse et avaient enlevé leurs équipements bruyamment avant de monter chacun dans leurs chambres pour se changer. Et pour trouver Jack encore endormi. Elsa s'était permis un petit rire alors que Merida le réveillait violemment, Harold étant encore trop fatigué pour le défendre.

- Vous êtes pas sympas je trouve. Personnellement. Si on me demande mon avis. Ce qu'on ne me demande pas.

Merida, qui mangeait son dessert assise sur le plan de travail pour mieux profiter du spectacle rare de Jack en train de faire la vaisselle, ricana. Les autres levèrent les yeux au ciel devant la gaminerie de la rouquine. Une fois la vaisselle (durement) achevée, Jack alla s'effondrer sur le canapé. Harold le rejoint, s'assit directement sur son ventre avec un livre et reprit sa lecture.

L'ambiance au chalet s'apaisa pendant une heure, le temps pour tout le monde de digérer, avant qu'Elsa ne redescende en tenue de ski, suivie par Anna et Kristoff habillés chaudement mais pas trop.

- Bon Jack, tu viens skier un peu ? Ou tu comptes larver ?

- J'arrive dans deux secondes, s'écria Jack en se levant pour aller se préparer.

Enfin, il essaya de se lever mais son petit ami confortablement installé l'en empêcha. Harold tourna sa page, apparemment peu atteint par ce qui se passait autour de lui. Jack gémit un peu et Elsa secoua la tête en s'éloignant pour finir son sac.

- Nous on va juste marcher un peu. Puis si on arrive jusque chez Kristoff, on pourra récupérer le traineau pour le retour.

Harold releva la tête vers Anna et se leva comme si son mouvement n'influait en rien sur la vie de Jack. Celui-ci détala vers l'étage alors qu'Harold souriait. Il accepta la proposition du couple, Raiponce étant toujours en ville avec Eugène pour faire les courses et les ayant prévenus qu'ils ne rentreraient que pour le soir avec de quoi faire de la fondue, comme prévu.

Nouvelle qui n'avait pas réjouit le préposé à la vaisselle, qui visualisait déjà la montagne d'assiettes et de couverts au sommet de laquelle trônerait fièrement la marmite pleine de fromage.

Bref.

Merida accompagna les albinos au ski et Harold se retrouva donc perdu en pleine montagne avec deux personnes qu'il connaissait depuis la veille. Heureusement pour lui, Anna orienta la discussion vers les bouquins fantasy et les trois jeunes purent parler sans gêne pendant toute la balade. Ils firent une pause autour de cinq heures chez les parents de Kristoff, très heureux de revoir Anna et de rencontrer l'ami de Jack. Ils se montrèrent déçus de ne pas voir les autres jeunes et les invitèrent tous à manger quand ils le voulaient.

Après un bon vin chaud (enfin, un chocolat chaud pour Harold), les parents de Kristoff les amenèrent dans la petite étable qui contenait un beau traîneau et un renne. Assurés que Sven (le renne) serait bien logé dans le chalet de Nord (qui avait de façon étrange de quoi héberger non pas une bête bouffeuse de lichen mais de quoi en faire un attelage), les parents du blond leur offrirent des couvertures et les laissèrent partir avec des thermos et un panier de gâteaux.

Ils rentrèrent en même temps que des skieurs trempés qui se dépêchèrent de se mettre au chaud sans rien leur raconter. Ce qui était bien dommage alors on va y remédier.

.

Pendant que Kristoff, Anna et Harold débattaient de la viabilité des dragons d'Harry Potter par rapport à ceux de Game Of Thrones ou de la stupidité d'Eragon, pendant que Raiponce et Eugène remplissaient le frigo puis se faisaient tranquillement des mamours, Elsa (re)découvrait la joie de faire quoi que ce soit avec Merida et Jack.

- Bordel bouge ton cul d'albinos, tu bloques la vue !

- C'est ça, tu parles à mon cul parce que tu vas pas assez vite pour parler à ma face !

Pour illustrer son propos, Jack se retourna pour tirer la langue à Merida qui n'était qu'à un mètre derrière lui, puis remua les dites fesses. Les trois jeunes faisaient du snowboard, profitant de l'absence d'Anna, qui ne faisait que du ski, pour faire un peu de hors piste. Elsa leur passa sous le nez en riant, poussant Jack dans la poudreuse. Les deux filles avancèrent sans lui, l'obligeant à accélérer pour les rattraper.

- Alors, tu disais quoi ? demanda Merida en agitant ses hanches dans sa combinaison moulante.

Elsa lui attrapa la main et ensemble elles empêchèrent habilement l'albinos de les dépasser à nouveau, lui bloquant la route quand il voulait passer à côté de l'une d'elle et s'étendant pour prendre toute la place disponible entre les arbres. Il disparut de leur vue et elles ne se lâchèrent pas. Le temps se suspendit jusqu'à ce qu'un pâté de neige s'écrase dans les cheveux libres de Merida et que Jack leur passe au-dessus en riant, volant sur son snow.

- Allez les morues, avancez !

Merida et Elsa se regardèrent, bleu abysse contre bleu glace.

- Il nous a bien traitées de « morues » là ?

- Je crois bien oui.

La rousse fut la première à partir, Elsa la suivit. Jack avançait vite mais frimait trop. Il tomba (presque) tout seul et les deux filles s'empilèrent sur lui joyeusement. La bataille avec les snow aux pieds devint vite ridicule alors Jack se releva assez longtemps pour l'enlever et le planter dans la neige. Merida sauta sur l'occasion pour faire la même chose assez vite pour le plaquer à nouveau dans la neige. Elsa prit son temps, pour ne pas abîmer son équipement, et versa un bon paquet de neige sur les deux imbéciles qui se chamaillaient. Aussitôt, par fierté stupide, ils s'allièrent contre elle pour l'allonger dans la neige. Jack la connaissait depuis un moment, grâce à Raiponce mais aussi parce qu'ils avaient été dans la même fac durant cette époque révolue pendant laquelle il suivait des études. Il se permit donc de la chatouiller et la reine blanche se tordit de rire.

Jack se recula, laissant Merida se venger mais les deux jeunes femmes s'arrêtèrent vite, et Merida s'allongea, respirant fort et les bras en croix. Ses joues étaient rouges, ses cheveux emmêlés en auréole autour de sa tête. Les doigts d'Elsa effleurèrent ceux de Merida qui la regarda. Jack tomba entre elles, sans se soucier de les déranger et ils restèrent ainsi le temps que le froid imprègne vraiment leurs vêtements.

- Bon, je sais que tous les deux vous êtes imperméables au froid mais moi je me les caille. On rentre ?

.

- Je veux paaaaaaas faire la vaisselle !

- C'est bon Jack, je vais la faire à ta place.

- Non, non, non Eugène, Jack a perdu un pari et il est de corvée pour encore deux jours.

Gémissant et implorant une miséricorde, Jack se dirigea vers sa pénitence. Eugène lui envoya un regard d'excuse alors qu'une Merida sans pitié lâchait dans l'évier le plat à fondu plein de fromage ben… fondu. Couinant comme un chiot à qui on aurait donné un coup de babouche, Jack se mit au travail. Pendant ce temps, devant l'âtre crépitant, Eugène racontait à Anna son projet de roman, décrivant avec beaucoup de gestes les aventures de Flynn Rider.

Oui parce qu'on est cliché, un peu.

Donc, une fois la vaisselle achevée dans un bain de mousse, Eugène continua de raconter avec forces détails à un auditoire captivé les aventures de son héros de fiction, et alter ego, riche justicier gentleman un peu voleur. Harold l'écoutait à moitié, lisant, Jack était allongé sur le ventre, ricanant car hétéronormativité du héros, Elsa tressait les longs cheveux de Raiponce, Raiponce tressait ceux d'Anna et Anna s'était permis de tresser ceux d'Harold.

Quand tout le monde commença à bailler, même Eugène, Elsa ordonna que la petite troupe aille se coucher. Jack râla pour la forme et aussi parce qu'il se sentait encore d'attaque, mais tout le monde n'avait pas eu la chance de flemmarder comme lui. Merida lui envoya un coussin pour le faire taire et monta immédiatement dans sa chambre. Anna et Kristoff la suivirent et Harold s'éclipsa à la suite du couple. Quand à Raiponce et Eugène, ils discutaient encore un peu en remettant en place les coussins.

.

Dans leur chambre, Jack et Harold se préparaient pour dormir. Ils avaient déjà éteint la lumière, Jack se collant de façon automatique au dos d'Harold, quand l'albinos reprit la parole.

- Hé Harold !

- Mh.

- Demain vous avez prévu la même chose, genre vous lever tôt et rentrer vers midi ?

- Mh.

- Mh-oui ou Mh-non ?

- Mh-tu m'emmerdes. C'est ce qu'on a prévu, tu veux te lever cette fois ?

- T'es fou, je vais me lever vers dix heures du coup, j'aurais le chalet pour moi tout seul. Je vais en profiter.

Les yeux verts d'Harold s'ouvrirent en grand et il fut bien content que Jack ne les voit pas pétiller avec malice. Il la tenait, sa vengeance. (Si vous avez oublié pourquoi il veut se venger, rappelez-vous de l'affreux tease qu'a été Jack dans le chapitre "Le Départ")

.

En se réveillant au son de son réveil, Jack s'étira paresseusement avant de se lever. Ses yeux tombèrent sur une note qu'Harold avait laissée sur la table de nuit.

On est au ski, on rentre vers midi, à tout à l'heure marmotte.

Il avait donc raison, cette bande de dingues ne pouvait pas tenir en place et était bien décidés à profiter de ces vacances. Elsa, Merida et Kristoff faisaient du snow, de manière presque professionnelle, Eugène se débrouillait et arrivait à les suivre avec le sien, Raiponce avait un niveau étrangement professionnel aussi bien en snow qu'en ski et Anna et Harold restaient ensemble pour skier. Jack était étonné que le brun sache skier mais après tout, il venait d'un pays où il faisait froid alors ce n'était pas si surprenant que son père l'ait emmené une ou deux fois skier. Et Harold aimait bien ça.

En plus, Jack le suspectait de le faire regretter son allumage d'avant les vacances puisqu'il refusait de rester seul avec lui au chalet pendant que les autres allaient se peler les miches. Tant pis pour lui, Jack saurait comment profiter de cet espace de liberté.

Entièrement nu, il s'étira langoureusement, enfila le casque d'Harold auquel il brancha son propre téléphone portable puis descendit en se demandant ce qu'il allait bien pouvoir manger.

Sa playlist aléatoire lança Boum Boum Boum de Mika et l'albinos sauta les marches en rythme, secouant la tête aussi bien que son attirail, hurlant les paroles qu'il connaissait par cœur. Il traversa le salon en virevoltant, les yeux à demi-clos, direction le frigo. Puis il se déhancha en attrapant du saumon, du miel, du pain et du lait, un bol, une cuillère, un couteau à pain et un autre pour tartiner. Quand le refrain démarra, il était face à la grande table et il ouvrit les yeux en lançant…

- BOUM BOUM BOUM !

… pour se retrouver face à sept visages réprobateurs, surpris, dégoûtés, amusés. Eugène, sa saucisse au bout de la fourchette et au bord des lèvres, la reposa lentement dans son assiette. Elsa, assise comme d'habitude à la place du roi, resta stoïque, plus stoïque que jamais, tellement stoïque qu'elle semblait de glace. Anna cacha les yeux de Kristoff d'un mouvement fluide alors que le jeune homme gardait la bouche ouverte, visiblement choqué. En face d'eux, Raiponce continua de manger tranquillement, demandant le ketchup à Elsa pour la troisième fois. Harold haussa les sourcils, dans une parfaite imitation de l'albinos alors que dans le portrait presque figé Merida passa entre Elsa et Anna pour prendre une photo.

Le léger déclic du téléphone sembla réveiller Jack qui s'enfuit vers l'étage en hurlant, se réduisant à un petit cul tout blanc courant dans les escaliers.

- BORDEL DE GAY A LA CON ! hurla Eugène.

- FROST ESPECE D'EXHIB' ! s'outragea Merida.

- JE SUIS CHOQUE A VIE ! A VIE ! brama Kristoff mort de rire.

- J'adore tes potes Raiponce, je te l'ai déjà dit ? remarqua Anna.

- Tu peux me passer le ketchup s'il te plait Elsa ? répondit Raiponce sans se soucier du boucan.

- TU BOUFFES LE SAUMON COMMUN AU P'TIT DEJ' CONNARD ! cria Elsa.

Seul Harold resta silencieux, un grand sourire sur les lèvres.

- C'était quand même drôle, remarqua Anna quand les autres se furent calmés.

Un grand éclat de rire souligna sa phrase et une fois que l'excitation retomba, la photo ayant fait le tour de la table, Eugène baissa les yeux sur son repas. Saucisse-lentilles.

- J'ai plus très faim, avoua-t-il.


Alors, pour ce qui est de cette histoire, je la garde "suspendue" parce qu'elle ne fait pas du tout partie de mes priorités. Mais je continue d'écrire des bluettes de temps à autre.

Pour le reste, mon changement d'ordi a un peu tout suspendu en fait, justement. Mais je suis en plein milieu d'un projet sur papier (du angst)

Sinon, j'ai posté un OS (Amoureux d'un garçon), pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu, faite-le parce que c'est le bien :D

Et j'ai un Tumblr spécial pour parler de mes histoires quand j'écris, ce que j'écris, pourquoi j'écris tout ça... C'est pas intéressant mais ça peut vous intéresser ^^

Allez, à je sais pas quand!

Biiz