Titre :La Légende des Sept Portes
Auteur : Orlane Sayan
Disclaimer : Rien est à moi (ou presque): JKR a juste une générosité à l'aulne de son imagination!
Disclaimer : Je ne possède ni les univers de Charmed ni celui de Buffy contre les Vampires (je les ai revendus il y a quelques années et... Quoi? Comment ça vous ne me croyez pas?)
Résumé:
An 2022.
Cela fait désormais vingt ans que la Grande Guerre est terminée et tous les héros, reconnus ou simples anonymes, ont retrouvé une vie paisible dans un Royaume-Uni désormais guérit.
Mais dans l'ombre de cet avenir plein de promesses s'élève un murmure de plus en plus inquiétant. Une vieille légende se réveille sous les yeux de la nouvelle génération...


RAR :

Roonil Waslib :
Salut !
Merci beaucoup pour ta review ! Ton enthousiasme fait plaisir à voir ! Lily a de qui tenir, je te l'accorde ;)
J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Bonne lecture;)

MAHA1959 :
Aloâ !
Merci beaucoup pour ta review ! Je suis d'accord avec toi : vive les filles (je crois que ça c'est vu dans le chapitre que j'étais légèrement partiale...;))
Je pense pouvoir dire que ce chapitre te plaira. J'espère ne pas me tromper. Enjoy;)


Note:
Coucou tout le monde !
Oui, je sais, il est tard... Mais sachez que je brave séant les forces de l'univers qui ont déployé un trésor d'imagination pour m'empêcher de poster aujourd'hui !
Louez ma bravoure et mon sens inné du devoir !
Trêve de plaisanterie, voici donc le nouveau chapitre. Au programme ? Et bien ça, c'est à vous de le découvrir ! Je peux juste vous donner un petit indice, histoire de vous mettre l'eau à la bouche : il se place sous les hospices de Mélindra Black.
Merlin seul sait à quel point ce n'est pas de bonne augure pour tout le monde !
En espérant que cela vous plaise...
Bonne lecture.


Qui-est-Qui ?
(dès fois que vous ne soyez pas réveillés : G : Gryffondor, Serp : Serpentard, Serd:Serdaigle, P : Poufsouffle)
Harry/Ginny Potter: les jumeaux James et Lily (septième année G/G), Albus Severus (cinquième année Serd)
Ron/Hermione Weasley: Rose (septième année Serd), Hugo (quatrième année G)
Draco/Mélindra Black-Malefoy : William (26 ans G), les jumeaux Alyne et Aaron (septième année G/Serp), les jumelles Sarah et Syrielle (cinquième année Serd), Elzo (troisième année G), Emily (première année P).
Neville/Hannah Londubat : Alice (19 ans P), July (cinquième année Serd), Kiara (première année Serp)
Rolf/Luna Scamander : les jumeaux Lorcan et Lysander (troisième année G), Aïday (première année P)
Severus/Kate Rogue : Emma (24 ans Serp), Regulus (septième année G)
Remus/Nymphadora Lupin : Teddy (25 ans G), Violette (20 ans Serd)
Bill/Fleur Weasley : Victoire (19 ans), Dominique (sixième année), Louis (troisième année)
Charly/Down Weasley : Simon (première année P), Gualterio (8 ans)
Percy/Audrey Weasley : Molly (septième année Serd), Lucy (deuxième année G)
George/Angelina : Fred (sixième année G), Roxanne (troisième année G)
Lachlom/Buffy Swift : Joyce (deuxième année G), Alyssa (10 ans)
Léo/Piper Halliwell : Wyatt (28 ans), Chris (27 ans), Mélinda (24 ans)
Henri/Paige Halliwell : Henri Junior (25 ans), les jumelles Pearl et Pauline (22 ans)
Coop/Phoebe :Prudence (21 ans), Penelope (19 ans), Patricia (12 ans)


Chapitre 11

- Circera! Circera! Ici Penny!

- Ciiiirceeeeraââa!

- Mélindra Sarah Lily Black-Malefoy Turner vous avez un nouveau message. Nouveau message de la part de Penelope Coop: on a besoin de toi tantine... Et ça serait bien que tu répondes genre... Maintenant!

Mélindra battit des paupières difficilement alors que dans son esprit, la voix de sa protégée la plus intrépide commençait à perdre patience.

Elle garda quelques secondes pour reprendre pied avec la réalité: il faisait nuit noire et un coup d'oeil à son réveil lui indiqua qu'il n'était pas loin de trois heures du matin. Elle retint un soupir et se dégagea le plus doucement possible des bras de Draco. Son mari était un Black et si elle avait prit l'habitude d'être réveillée en pleine nuit par ses protégés, ce n'était pas son cas. Et il appréciait généralement très peu de participer à ses virées nocturnes.

Malgré tout il grogna dans son sommeil et Mélindra se pencha au-dessus de lui pour déposer un baiser sur ses lèvres.

- Je reviens vite mon chéri.

Elle n'obtient pas de réponses et ne s'en formalisa pas. Mélindra attrapa son sac « Urgence nocturne » sans allumer la lumière et quitta sa chambre pour la salle de bain attenante.

- Méli-Mélo-Mélindra! Heureusement qu'on est pas entrain de mourir, je te raconte pas... Oui Wyatt, je sais qu'il est trois heures du matin en Angleterre. Quelle idée aussi de devenir un Être de Lumière quand on est pas matinale... Ce devrait être une qualité e-ssen-tielle!

Mélindra sourit doucement et enfila le plus vite possible ses vêtements, elle ne prit pas le temps de se coiffer et s'éclipsa.

Elle réapparue une fraction de seconde plus tard dans le grenier du manoir Halliwell: depuis que les soeurs avaient prit leur retraite, la pièce avait été réaménagée. La majorité du bazar des filles avait été descendu à la cave, une table ronde occupait la droite de la pièce près d'une imposante bibliothèque qui croulait sous le nombre de livres de Magie, un ordinateur trônait fièrement près d'une fenêtre. Un tableau blanc recouvrait une bonne partie du mur de gauche. Au milieu enfin, le Livre des Ombres sur lequel Chris était déjà penché.

En la voyant, Penelope se précipita sur elle:

- Enfin! C'est pas trop tôt!

- Je dormais Penny, et drôlement bien en plus! Qu'est-ce qu'il vous arrive? Demanda Mélindra en détaillant sa presque nièce: Penelope était la deuxième fille de Phoebe et Coop. Comme sa soeur aînée, elle avait hérité d'une épaisse tignasse brune. Mélindra lui trouvait de véritables ressemblances avec Piper dont elle avait les yeux marrons.

Penelope lui adressa une grimace:

- La prochaine fois je dirais aux démons de ne pas nous attaquer si tôt dans la journée.

Mélindra voulu répondre mais Wyatt lui coupa la parole:

- C'est bon, Penny... Patricia a eu une prémonition il y a quelques jours... Une attaque de la famille d'un des élèves du lycée: on s'en est occupé. La famille est saine et sauve sauf que... On n'arrive pas à trouver le nom du démon. Enfin des démons pour être exact.

Mélindra fronça les sourcils. Patricia était la petite dernière du clan Halliwell et la plus jeune des filles de Phoebe. Elle avait bien entendu hérité du talent de prémonition de sa mère en plus du statut particulier de son père, à savoir Cupidon.

Si aujourd'hui Wyatt s'en remettait à elle pour une identification de démons c'est que même Piper, Phoebe et Paige avaient dû être incapables de les aider et que, probablement, les livres de l'Académie de Magie Acathlante étaient restés muets.

- A quoi ressemblaient-ils? Demanda Mélindra en attirant Wyatt à la table.

- Ils sont assez petits, le mètre trente grand maximum. Une peau très sombre. Des yeux reptiliens ocre-orange, lui expliqua Wyatt alors qu'il s'asseyait.

- Il y avait une espèce de marque sur leur visage: un rectangle ou truc du genre. Elle saignait encore et y'avait un liquide poisseux dessus, compléta Penny.

– Avec ça, leur technique était assez basique: attaque de front avec des jets d'énergie noire. On allait se replier quand leur chef a fait apparaître un portail. Ils ont disparu et pour le moment, on est sans nouvelles.

- Combien étaient-ils?

- Une dizaine je crois... Marmonna Penny.

- Ils étaient quatorze, quinze si on compte celui que Penny a envoyé en enfer, précisa Chris alors qu'il les rejoignait.

Mélindra tourna la tête vers Penny qui, comme à son habitude, lui renvoya un sourire torve. La jeune femme avait à peine vingt-et-un ans et au désespoir de Phoebe, avait décidé de se consacrer corps et âme à la chasse aux démons. La situation n'aurait inquiété personne si Penelope n'était pas aussi tête brûlée.

- Et comment t'y es-tu prise, jeune fille? Demanda Mélindra.

- Oh, tu sais, la routine... Une balle dans le coeur, une autre dans la tête avant que je ne lui fasse une coupe au raz de la collerette...

Autrement dit, Penelope avait foncé tête baissée dans la bataille, devait l'absence de blessures à sa bonne étoile, et avait clairement décapité un démon.

- Il a brûlé?

- Pas exactement... Grimaça Penelope.

Mélindra fit claquer sa langue d'agacement.

- Où est le corps?

- On l'aurait bien gardé au congèle mais ses copains l'ont ramené...

- Du sang?

- On en a ramassé un échantillon. Le chiffon est au frigo.

- Très bien. Penny, va donc me le chercher.

La jeune femme soupira mais se leva quand même.

Mélindra se frotta le front et détailla les deux hommes qui lui faisaient face. Wyatt, le fils aînée de Piper et Léo, approchait de la trentaine et s'il était toujours autant investit dans la chasse au démon que sa profession de plombier à mi-temps lui laissait tout le loisir de continuer, la maturité de son expression lui donnait cinq ou six ans de plus et l'inquiétude vrillait son regard d'une lueur sombre.

Près de lui son jeune frère Chris tentait de faire bonne figure mais il n'en menait pas large. Des trois, Chris était de loin le plus posé et le plus calme. C'est lui qui tempérait son frère et sa cousine. Il estimait qu'une attaque était périlleuse si elle n'était pas préparée et Mélindra avait une confiance absolue dans son jugement. Chris avait l'objectivité de Léo et non pas la vision unique de Piper.

- On en est à combien? Murmura Mélindra en plantant son regard dans celui du jeune homme.

- Trente-quatre... Si on compte les huit attaques que l'on a pas complètement élucidées.

Mélindra soupira et se leva.

- Vous êtes sûrs qu'ils ne sont pas dans le Livre des Ombres? Demanda-t-elle en feuilletant l'énorme Grimoire.

- Certains.

- Et l'école de Magie? Vous avez téléphoné à Buffy? A Faith? A Dawn?

- Positif.

- Alors nous avons un véritable problème! Si le nombre d'attaque continue d'augmenter, vous ne pourrez bientôt plus y faire face et...

- Ce n'est pas tout, la coupa Wyatt avec un regard grave.

- Comment ça?

- Une sorcière a disparu à San Fransisco il y a trois jours, une autre à Seattle il y a quinze jours et un peu partout à travers le monde...

- Comment sais-tu cela?

- Pauline a mis en place un forum alambiqué sur internet. On transmet l'adresse via les magasins spécialisés, ainsi qu'une phrase code. Ça fait trois mois qu'il tourne et on a recensé pas moins de trente disparition parmi les Acathlants à travers le monde pour cette dernière année.

Mélindra blêmit.

Depuis quelques années, les Enfers étaient plus actives. Une activité croissante mais normale: une nouvelle Source devait remettre sur pied une organisation digne de ce nom et les attaques se faisaient naturellement plus nombreuses. Le même phénomène était apparue il y avait une huitaine d'années avant de disparaître à nouveau.

Seulement les choses étaient différentes depuis deux ans: les attaques visaient la terre entière, sans ordre logique et sans prévisibilité aucune. Si imprévisibles d'ailleurs que les deux Halliwell dotées du pouvoir de prémonition, Penny et Patricia, ne les voyaient qu'au tout dernier moment. Et elles avaient le pouvoir le plus puissant des Acathlants dans ce domaine!

Cette recrudescence d'activité se traduisait également par la nouveauté des démons. Le Livre des Ombres était vieux de plusieurs siècles. Le vieux grimoire avait été complété par plusieurs générations d'Halliwell et peu de démons n'y étaient pas répertoriés. Si sur les cent dernières attaques qui avaient eut lieu sur le territoire des Halliwell, plus d'un tiers ait été perpétré par des démons inconnus frisait l'impossible.

Et pourtant.

Mélindra savait par les Fondateurs que ce cas était généralisé: même eux ne connaissaient pas ces démons, aucunes de leurs archives n'en faisaient échos et le nombre de morts ne cessaient d'augmenter.

De morts, pas vraiment. De disparitions pour être exact: les démons ne frappaient pas au hasard, Mélindra le savait par expérience mais depuis deux ans, ils attaquaient tous types d'êtres: des créatures magiques (on lui avait rapporté la disparition d'Elphes de Maison ou de Centaures), des moldus, des Acathlants et bien sûr des sorciers. Mélindra avait encore accepté une nouvelle protégée à Canis Major la semaine dernière. Les Enfants de Lillendrine connaissait à nouveau l'arrivée d'orphelin qui ce soit côté moldu ou sorcier, chose qui n'était quasiment pas arrivée depuis dis-huit ans.

Penny entra enfin dans la pièce, munie d'une boîte en métal qu'elle lui tendit.

Mélindra s'en saisit et l'ouvrit: à l'intérieur, un chiffon était imbibé d'un liquide rouge aux reflets noirâtres.

L'odeur qu'il dégageait était toxique: Mélindra sentit ses poumons brûler alors qu'une effroyable aiguille chauffée à blanc lui transperçait le crâne de part en part.

Elle prit néanmoins sur elle et passa une main lumineuse au-dessus de l'échantillon. Ce faisant, elle connecta sa magie à celle, résiduelle, de sang du démon.

Un frisson la parcourue: une impression de danger transpirait de chacune des cellules du sang. La magie y était sombre, promesse de brutalité, de mort et de souffrance. Elle était également différente, comme si elle avait baignée dans un autre amalgame magique que celui des Enfers ou de la terre. Mélindra connaissait leurs signatures respectives et ne trouvait dans celle qu'elle étudiait aucuns points communs.

Elle finit par refermer la boîte.

- Les choses sont trop sérieuses. Je ne veux plus que vous preniez de risques. Les démons se sont peut-être contentés de chasser sur votre territoire mais s'ils découvrent votre potentiel magique, j'ai bien peur qu'ils s'en prennent à vous.

- On ne va tout de même pas les laisser attaquer des innocents! S'écria Penny, les joues rouges d'indignation. On n'est même pas sûr qu'ils nous attaqueront!

- Justement! On ne sait rien sur eux. Tu as eu de la chance Penelope mais cette chance ne durera pas éternellement! Je veux que vous me préveniez avant tout acte magique! Que ce soit l'élaboration d'une potion ou ne serait-ce que penser à préparer une riposte! Est-ce bien clair jeune fille?

Penny sera les dents, prenant le temps de détailler sa protectrice avec soin. Mélindra avait planté un regard bleu implacable dans le sien. Son visage était figé dans un masque sévère qui durcissait son expression, rendait son regard plus intense encore. Ainsi ses traits semblaient plus anguleux. Penny savait qu'il ne servait à rien de résister dans cette situation. Mélindra les laissait agir selon leurs propres règles, elle semblait partir du principe qu'ils apprendraient à mieux s'organiser ainsi. Seulement lorsqu'elle intervenait, ses mots avaient force de lois.

- Oui... Qu'est-ce qu'on va faire?

- Vous, vous allez continuer vos recherches. Vous pourriez peut-être joindre Prudy pour qu'elle analyse ce sang... Je vais aller voir les Fondateurs pour leur demander leur avis et leur faire part de vos inquiétudes et des dernières nouvelles. Pas d'imprudence surtout.

Mélindra prit soin de croiser une dernière fois le regard de ses trois protégés avant de s'éclipser.

Lorsque Mélindra rouvrit les yeux, une lumière blanche intense lui brûla dans l'instant la rétine : elle mit plusieurs secondes à s'habituer à la luminosité aveuglante. Lorsqu'elle pu enfin distinguer les choses entre elles, elle prit la direction de la salle du Conseil. Elle traversa plusieurs longs couloirs tous inondés de lumière. La plupart menaient aux quelques appartements des Êtres de Lumière et aux salles où les Êtres de Lumière en devenir recevaient leur enseignement avant que leur soit confié un protégé. Mélindra avait suivit ce programme en accéléré il y avait vingt ans maintenant. Elle avait trop subie de leçons en tout genre durant sa vie de mortelle pour supporter un retour à l'école après sa mort. Elle avait très vite fait comprendre ce détail à ses professeurs, quels qu'ils soient.

Mélindra croisa plusieurs Êtres de Lumière sur son chemin.

En remarquant leurs toges blanches, Mélindra eut la pensée qu'elle allait encore avoir une remontrance.

Peu lui importait: elle était la fille d'un Maraudeur après tout et il n'était dit nul part que l'obéissance faisait partit de ses qualités.

Elle s'arrêta finalement devant une porte haute de plus de trois mètres et entra sans frapper.

Une immense pièce aux murs de nuages plus hauts que des géants, où d'imposantes tribunes, désertes à cette heure de la journée, habillaient les murs s'ouvrit à elle.

Au centre de la pièce, vingt-et-une personnes étaient assises autour d'une table en forme d'arc de cercle.

Mélindra n'avait pas besoin de voir leurs visages pour deviner les regards noirs d'une bonne partie d'entre eux.

- Messieurs Dames, salua-t-elle toutefois en se positionnant face à eux.

Un Fondateur sembla sursauter et Mélindra sentit le regard qu'il darda sur elle.

- L'usage veut que l'on décline son identité lorsque l'on s'adresse aux Fondateur, Être de Lumière. L'usage veut aussi que vous vous adressiez à nous après avoir reçu la permission d'entrée, tout comme l'usage veut que vous nous parliez dans la langue des Anciens. Je vois de plus que votre tenue n'est pas adéquate. Encore une fois vous nous manquez de respect!

Mélindra ne chercha pas à cacher son soupir exaspéré. Derrière cette voix sèche et arrogante se cachait la personne qui insupportait le plus Mélindra dans le monde merveilleux des Êtres de Lumière.

Abraham Sage.

- Excusez mon impertinence, Fondateur Sage, mais j'ai été prise par le temps, répondit-elle avec une voix glaciale. Nous deviserons sur la bienséance une autre fois si cela ne vous dérange pas.

Abraham ouvrit la bouche pour répondre, Mélindra le devança.

- Bien, le coupa-t-elle. Je suis venue au nom des Halliwell vous prévenir de la dégradation de la situation sur Terre.

- Nous avons suivi votre conversation avec la nouvelle génération, Mélindra.

Mélindra retint son commentaire: elle croyait avoir été suffisamment claire il y avait de cela vingt ans en ce qui concernait le droit de regard des Fondateurs. La situation était toutefois bien trop sérieuse pour qu'elle le rappel.

- Très bien... Vous devez donc savoir que le nombre de disparitions de sorcières et de sorciers Acathlants va crescendo, comme vous devez savoir que de nouveaux démons ont fait leur apparition, murmura Mélindra du bout des lèvres.

Elle n'aimait pas venir chez les Êtres de Lumière, encore moins chez les Fondateurs. Les premiers car ils avaient tendance à la regarder de travers. Tous savaient qu'elle était en passe de devenir Fondateur, et le fait que cette décision ait été prise avant même qu'elle n'accepte de devenir Être de Lumière exaspérait bon nombre de ses collègues. Ça, sans oublier le fait qu'elle menait une vie de mortelle et qu'elle était connue pour son mépris du règlement.

Et elle n'aimait pas les Fondateurs par principe: elle avait déjà trop côtoyé de manipulateurs durant sa vie de mortelle. Elle entendait donc limiter au minimum le temps passé avec eux.

- Nous étudions le problème depuis que vous nous en avez parlé Mélindra, dit une voix de femme.

Mélindra leva les yeux au ciel sans chercher à se montrer discrète. Les Fondateurs avaient une notion du temps bien à eux... Mélindra était venu leur faire part de son inquiétude il y avait plus d'un an maintenant: elle avait finit par se convaincre que les activités des enfers étaient tout sauf naturelles. Seulement, pour les Fondateurs, il ne s'était pas écoulé un mois depuis sa dernière visite.

- Penelope m'a montré un échantillon du sang d'un des démons. Il m'inquiète beaucoup, les informa-t-elle tout de même.

Les Fondateurs étaient tous silencieux pourtant, à la fin de sa phrase, Mélindra sentit un froid polaire s'installer entre eux. Ils échangèrent des regards qu'elle tenta d'intercepter mais sans succès aucuns.

Au bout de quelques minutes qui se parèrent d'éternité aux yeux de Mélindra, un Fondateur se leva.

Elle s'avança vers elle et malgré son visage masqué par sa capuche, Mélindra devina qu'elle était très âgée.

Non, pas âgée...

Sans âge.

Une aura se dégageait d'elle, plus lumineuse que le soleil. Une aura unique auréolée de sagesse et d'absolue.

Ce n'était pas un Fondateur. C'était un Aîné.

Sage parmi les sages, gardien de la mémoire des hommes, dépositaire du savoir des Êtres de Lumière, de leur essence même.

Mélindra se figea lorsque l'Aîné repoussa sa capuche.

Un visage parcheminé, aux milliers de rides que plus que la marque des années passées racontaient la vie des hommes.

Mélindra caressa des yeux la chevelure d'un blanc irréelle avant que son regard ne rencontre une paire d'yeux d'un bleu cobalt intense malgré l'absence de pupilles.

Un bleu cobalt qui donnait envie de se noyer dans un océan de bienveillance, de paix et de vérité.

Troublée, Mélindra détourna son regard.

L'Aîné n'était pas un homme. C'était une femme. C'était une de Olympie.

Un frisson d'émotion la traversa alors que son aïeule posait ses mains sur ses tempes.

- Laisse-moi voir ce que tu as vu mon enfant.

Mélindra ferma les yeux alors que les images, les sensations qui l'avaient assaillie lorsqu'elle avait analysé le sang du démon remontait à la surface de son esprit.

Le contact dura quelques secondes. Quelques secondes durant lesquelles Mélindra eut l'intime conviction de vivre un moment d'éternité.

L'intime conviction de côtoyer une Etoile.

Puis l'Aînée retira ses mains.

Mélindra rouvrit les yeux et la lueur d'inquiétude qui dansait désormais dans les yeux de l'Aînée, plus que tout discours, la conforta dans son pressentiment. L'avenir qui s'offrait aux hommes avait les couleurs de l'ombre, de la violence et de la barbarie. L'odeur du sang. Et le chant du désespoir.

L'Aînée ferma les yeux, rabattit sa capuche sur son visage avant de s'éloigner. De quitter la pièce.

Si un silence étonné flotta entre les Fondateurs, il fut bien vite remplacer par un brouhaha monstre.

- Que lui as-tu montrer, Être de Lumière? Vociféra la voix de Sage alors qu'il se précipitait sur elle.

Mélindra, que l'échange avec l'Aînée avait profondément troublée mit, se tourna vers le Fondateur, légèrement hébétée.

- Il vaudrait mieux pour toi que tu n'ai pas manqué de respect à notre Aînée!

Mélindra passa de l'hébétement à la colère la plus irascible. Comment cet espèce d'hypocrite pouvait-il l'accuser d'avoir manquer de respect à une Aînée? Il n'en existait que très peu. Seuls les êtres d'exceptions pouvaient accéder à cette distinction.

Leur manquait de respect était impossible, leur sagesse renvoyait l'homme à son rang d'insecte.

Comment Sage pouvait-il s'inquiéter de telles considérations superficielles alors que sur Terre la situation empirait de jours en jours.

Mélindra sentit son poing se refermer et alors que Sage était enfin à sa hauteur, elle lui décocha son terrible crochet.

Le Fondateur, surprit, fut stoppé net avant qu'il ne perde l'équilibre et ne s'affale de tout son long sur le sol de la salle du Conseil.

- Espèce de crétin! Cria-t-elle. Je me fiche de toi et de ton règlement! Tu ferais mieux de retourner auprès de tes pairs et de chercher une solution ou bientôt, les flammes des enfers lécheront tes nuages! Je n'ai en aucuns cas offensé notre Aînée! Je lui ai montré la vérité! Et si tu veux un conseil, il vaudrait mieux que tu essayes de la regarder en face à ton tour!

Un Fondateur s'approcha d'elle et tenta de la calmer.

- Non, je ne veux pas vous entendre! Vous êtes tous là à donner des leçons de sagesse aux Êtres de Lumière! Mais qu'avez vous fait depuis que je suis venue il y a un an? Depuis que nous, Êtres de Lumière vous rapportons des disparitions, des attaques, des nouveaux démons, plus sombres, plus violents encore que ceux que nous côtoyons d'ordinaire? Combien d'Acathlants, de sorciers, de mortels ou de créatures magiques devront encore être enlevés pour que vous réagissiez? Le monde se délite à nouveau, vous êtes le rempart du bien, son symbole! C'est à vous de veiller sur la bonne marche du monde! Alors les remontrances habituelles, épargnez-les moi! Lorsque vous ferez votre boulot correctement, peut-être que j'envisagerai de vous traiter avec respect. En attendant, le premier qui fait un commentaire, je lui fait subir le même sort qu'à votre roquet! Sommes-nous bien d'accord?

Elle avait prononcé sa longue tirade sur un ton plus froid que la mort et si les Fondateurs étaient d'ordinaire peu impressionnables, une bonne majorité recula d'un pas.

Mélindra prit le soin de les défier du regard avant de tourner les talons et de se précipiter hors de la salle du Conseil d'un pas furibond.

William Black-Malefoy était tranquillement installé dans la salle à manger de la maison familiale londonienne. Il mangeait en toute quiétude, l'ambiance feutrée de la pièce n'étant troublée que par la douce musique qui venait du salon (une compilation de musique Folk de son jeune frère Aaron) et par le bruissement des feuilles du journal que son père était en train de lire. William s'apprêtait à se lever pour ranger les vestiges de l'en-cas qu'il s'était préparé avant de retourner à ses livres de médecine lorsqu'un délicat tintement s'éleva derrière lui.

William fit volte face et ses yeux se posèrent sans surprise sur sa mère.

Il grimaça en avisant son humeur. Près de lui, son père reprit la même expression.

Mélindra Black, bien qu'elle ait fermé les yeux pour s'amener au calme, arborait un teint carmin, ses traits s'étaient glissés dans ceux de son père et sa mâchoire était si contractée que William s'étonnait de ne pas entendre ses dents se fendre.

Elle inspira profondément et ouvrit les yeux.

William déglutit péniblement: dans son regard cobalt dansait une flamme sombre, pâle reflet de la tempête qui faisait rage en elle.

Sa mère ouvrit la bouche pour dire quelque chose... La referma aussitôt et partit d'un pas électrique vers les étages.

William se tourna vers son père, qui surprise passée, se balançait sur sa chaise, un sourire en coin sur les lèvres.

- Elle a dû rendre visite aux Fondateurs, dit William avec une grimace.

- C'est fort probable.

- Je me demande combien de temps elle mettra à se calmer cette fois-ci.

- Et bien, notre baromètre est absent aussi ne pourrais-je pas te donner une fourchette de minutes comme Emily le ferait, mais je pense que d'ici trois ou quatre heures, je pourrai lui adresser la parole sans risquer ma vie.

William éclata de rire.

- Par contre, je vais attendre deux ou trois jours avant de lui montrer la lettre du ministère.

William allait répondre mais des bruits de pas lui firent tourner la tête.

Sa mère passa dans le couloir de son même pas énervé. A sa tenue de sport, William pouvait émettre l'hypothèse qu'elle allait courir. Il était fort probable qu'elle passe par un cimetière avant de rentrer et Tueuse morte ou non, William ne souhaitait pas le moins du monde se trouver à la place des malheureux vampires qui allaient naître cette nuit.

- Bon, et bien je pense que ce soir, je mangerai encore une pizza... Murmura son père alors qu'il se levait. Il vida le reste de sa Bièraubeurre et sortit de la pièce, certainement en direction de son bureau.

William leva les yeux au ciel: sa mère était partie voler au secours de ses protégés cette nuit, il était désormais plus de dix-huit heure. Ce midi, il avait mangé avec quelques uns de ses amis, son père avait donc dû se rabattre sur une pizza, qu'il avait certainement dû mettre plus d'une heure à commander (au bout de vingt ans, il avait encore du mal avec le téléphone). Le jeune homme se passa une main dans les cheveux: ce soir, soit il était de corvée repas, soit ils allaient devoir commander quelque chose. Il était hors de question qu'il laisse son père approcher de la cuisine. La dernière fois, il avait frôlé la catastrophe et sa mère lui avait clairement fait promettre de protéger la cuisine.

Avec un soupir, William se leva et gagna sa chambre. Il devait encore travailler.

Mélindra court.

Il pleut dehors, la nuit est sombre et part les temps qui courent, le parc mal famé.

Mais elle court.
Elle court à faire hurler ses muscles, à faire exploser ses poumons.

Elle court pour éteindre l'incendie de sa colère.

Elle court pour oublier un instant ses doutes, sa peur et la certitude d'un futur sombre.

Elle court pour distancer ses problèmes et s'offrir le loisir de se retourner, de les observer. De les résoudre.

Mélindra finit par déboucher au coeur du Regents Park. Elle termina sa course folle par un sprint effréné qui lui donna l'impression de s'envoler lorsqu'elle s'arrêta brusquement.

Un éclat de rire lui échappa et elle tournoya un instant sous la pluie, offrant son visage aux étoiles alors que ses yeux cherchaient l'étoile de Sirius.

Lorsque enfin elle s'arrêta et que la Terre cessa de tanguer autour d'elle, Mélindra ferma les yeux et inspira profondément.

Toute trace de colère évanouie, elle se lança dans une longue séance de Taï Chi, art martial qu'elle pratiquait depuis la fin de la guerre, en lieu et place des Arts Martiaux traditionnels.

Tout n'était que fluidité, souplesse, respiration et harmonie.

Le vent faisait claquer ses vêtements détrempés, la pluie se glissait jusqu'à ses os et le froid lui saisissait les membres.

Mélindra se sentait bien.

Au bout d'une longue heure, elle sortit de sa transe rassérénée, détendue et en parfaite paix avec elle-même. C'est avec un sourire qu'elle reprit sa course: elle devait retraverser Londres désormais.

Draco retira la bouilloire de son socle, éteignit le bouton et alors qu'il s'appliquait à verser du thé sans en mettre partout dans la tasse face à lui, attrapa la plaquette de chocolat dans le placard au-dessus de lui.

Il abandonna la bouilloire et prit la direction de l'étage d'un pas léger.

Sur le chemin, il prit le temps de détailler sa nouvelle résidence principale. Ses enfants avaient passé une bonne partie de leurs étés à redécorer la vieille maison à leur goût. Alyne avait peint sur une bonne partie des murs des portraits criant de vérité. Il adressa un sourire tendre à celui de sa mère lorsqu'il passa devant et un regard amusé à celui d'Emily. Sa fille cadette lui envoyait une grimace dont elle avait le secret alors qu'elle tenait entre ses mains L'Histoire de Poudlard.

Il sourit en croisant le regard presque identique des deux S. Il ne s'y méprenait pas, malgré leurs ressemblances, ses deux filles étaient aussi différentes que le jour et la nuit. Aussi complémentaires également... Il leva malgré lui les yeux vers le plafond: Syrielle et Sarah avaient investit le grenier et si elle gardait les vestiges du passage de Wen Zhi LEE en ses murs, la pièce comportait désormais deux lits, beaucoup de livres de sciences et énormément de gadgets moldus. Draco n'avait jamais comprit l'épisode qu'il avait loupé avec ses filles. Comment deux sorcières comme elles, vivant dans la Magie depuis le berceau, pouvaient être à ce point passionnées par les sciences moldues? D'accord, leur grand-père maternel avait un grain et il avait à ses heures perdues trafiqué une moto... Mais ça ne pouvait pas être totalement génétique, si?

Draco secoua la tête. Inutile qu'il se creuse les méninges à essayer de comprendre les arcanes secrètes des passions de ses enfants. William et la médecine, Aaron et la musique, Alyne et le dessin, les deux S et les sciences moldues, Elzo et la cuisine, Emily et la magie...

Cela faisait partit d'eux au même titre que leur sale caractère et de leur entêtement inflexible...

Draco poussa la porte de la salle de bain et offrit un sourire à Mélindra. Elle était revenue moins d'un quart d'heure plus tôt, trempée, frigorifiée mais calme et détendue.

Elle était désormais coulée dans le bain et disparaissait presque entièrement sous l'épaisseur de la mousse.

Draco s'approcha et lui tendit thé et chocolat.

- Merci mon chéri, sourit-elle.

- Mais de rien. Alors, tu as été nagé dans le Thames?

Mélindra éclata de rire et se redressa en grimaçant. Elle sentait déjà poindre des courbatures mémorables et aspirine ou non dans son bain, elle allait marcher comme un canard pendant au moins trois jours.

- Je suis allée jusqu'à Regents Park et il pleuvait dehors.

Draco haussa un sourcil.

- Tu as été jusqu'à Regents Park en courant? Tu es définitivement folle.

Mélindra lui dédicaça une grimace avant de rétorquer, moqueuse.

- Tu devrais peut-être essayer, ça ne pourrait pas te faire du mal de courir un peu plus souvent.

Il prit immédiatement la mouche et lui envoya un regard noir.

Sujet hautement sensible songea-t-elle avec un sourire. Draco, comme elle d'ailleurs, n'avait plus vingt ans. Si Mélindra le vivait très bien, n'ayant jamais porté trop d'importance à ses rares cheveux blancs ou à ses quelques rides naissantes (d'accord, nées depuis longtemps), Draco, lui, traquait les signes de la vieillesse avec un acharnement à l'aulne de sa fierté.

Mélindra le caressa du regard alors qu'il était en train d'ouvrir la tablette de chocolat.

Il portait ses cheveux blonds assez courts et continuait de leur donner un air faussement décoiffé (qu'il peaufinait parfois pendant plus d'un quart d'heure le matin). Ses yeux gris avaient gagné en profondeur avec les années et la guerre et même si aujourd'hui, ils étaient encadrés par de légères rides, Mélindra les trouvait toujours aussi envoûtants.

Draco tourna vers elle son visage pointu, aux traits altiers et fins: il lui envoya un sourire en coin, héritage Black breveté, et lui tendit un morceau de chocolat noir.

- Merci, sourit-elle alors qu'elle croquait son carreau.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé? Lui demanda Draco après un temps de silence qu'elle avait passé à avaler trois autres carreaux et à boire son thé.

Draco la connaissait suffisamment bien maintenant pour savoir quand aborder les sujets délicats. Les raisons de sa colère en faisant généralement partie.

- Wyatt, Chris et Penelope sont encore tombés face à des démons inconnus...

Il abandonna son sourire léger et Mélindra vit son regard se faire plus sérieux.

- Penelope en a tué un et ils ont ramené un échantillon de sang... Je l'ai scanné et ça n'augure rien de bon.

- Je suppose qu'elle a encore tenté le diable... Qu'ont dit les Fondateurs?

- Avant ou après que je ne transforme le nez de Sage en compote?

- Tu as quoi? Mélindra!

Sa femme lui envoya un sourire moqueur, signe qu'elle se fichait de lui.

- Je suis sérieux. Qu'est-ce qu'ils ont dit?

- Rien, comme d'habitude... A peine trois semaines se sont écoulées là-haut... Il faudrait que les démons nous préviennent environ une dizaine d'années à l'avance de leur projets pour qu'ils puissent intervenir...

- Ils ne savent rien de plus? Ils doivent bien avoir des archives... Ils sont la mémoire de la Terre, non?

Mélindra soupira.

- Je n'en sais rien... L'Aînée a regardé ce que j'avais vu avec ce sang et elle est...

- Tu as rencontré une Aînée? L'interrompit Draco.

- Oui... Apparemment c'est la seule à vivre parmi eux... Je pense que les autres doivent vivre dans leur bulle monde...

- Et qu'est ce qu'elle a dit?

- Rien, elle est partie mais... De ce que j'ai vu dans ses yeux, c'est mauvais.

Draco se passa une main lasse dans les cheveux et Mélindra lui renvoya son regard inquiet. Tous deux avaient soufferts de la guerre et des combats de leur jeunesse. Ils ne se sentaient pas près pour repartir en chasse. Pourtant, si une nouvelle période trouble s'éveillait, ce serait à leur tour de prendre le flambeau des résistants. Et à leurs enfants de prendre les armes. Mélindra s'était jurée lorsqu'elle était revenue sur Terre presque un an après sa mort, de ne jamais laisser ses enfants vivre les mêmes combats, les mêmes douleurs qu'elle. Ses enfants devaient goûter à ce qu'il lui avait été enlevé: leur enfance et leur insouciance.

- Qu'est ce que tu comptes faire? Lui demanda Draco en un souffle.

- Pour le moment? Attendre des nouvelles de mes supérieurs hiérarchiques et protéger mes kamikazes d'eux mêmes...


Alors ?
Qu'en avez-vous pensé ?
N'hésitez pas à me laisser un petit mot doux, je réponds toujours et vous n'avez pas idée à quel point ça fait plaisir.
On se dit à dans trois semaines !
Orlane, Scribouilleuse

Mis en ligne le 29/01/2011