Le suivant en une semaine, c'est pas trop mal nan ?!

Je viens de retrouver l'inspiration et d'achever mon chapitre 10, j'entame le chapitre 11 avec de nouvelles idées ! Si j'avance bien, je posterais le 9 bientôt...Je tiens à garder quelques chapitres d'avance, j'ai tendance à les modifier deux ou trois fois avant de les considérés comme définitifs, c'est pour ça que j'ai été si longue, tout ce temps, je n'avais ni écris, ni modifié une ligne.. Mais maintenant je suis de retour !

Et j'ai le plaisir de vous annoncer que (pour l'instant en tout cas), mes chapitres sont de plus en plus longs ^^

Et sinon, merci à toutes pour continuer à me lire, un double merci à celles qui me suivent et celles qui ont commenté ! (Et donc, un triple à celles qui me lisent, me suivent et commentent ! ;P)

Sur ce, bonne lecture, j'attends vos avis, l'histoire prend un tournent...


Chapitre 8.

Ce fut comme une explosion en moi. Une dualité entre la louve qui me hurlait de lui sauter dessus, pour le mordre, le griffer, le frapper jusqu'à ce qu'il me supplie de l'excuser. Jusqu'à ce qu'il pleur sous mes coups. Et puis moi, ma conscience, terrorisée encore une fois, qui ne m'incitait qu'à m'enfuir en courant ou me coucher devant lui s'il le fallait. Ma colère monta encore, et je ne sais comment je parvins à me contrôler. Je pris mon sac, allai débrancher mon téléphone sans lui jeter un regard et revint me poster devant lui. Je m'approchai jusqu'à ce que sa chaleur frotte la mienne. Je sentais ma colère bouillir dans l'air, et lui-même était tendu comme un arc, prêt à m'écraser par terre au moindre geste, menaçant. Mais en cet instant, je menaçai aussi. Le visage levé, hautaine, je le fixai en plissant les yeux, et tentai de faire passer en un regard que je sentais brûlant, toute l'amertume et le dégoût qu'il m'inspirait. L'air était devenu irrespirable, et bien trop lourd. Il semblait s'être suspendu lui-même et une sorte de puissance poisseuse faisait vibrer cet atmosphère pourtant statique. Tous les poils de mon corps se dressèrent, ma peau me picotait, comme parcourue d'un courant électrique. Face à moi et toute mon agressivité passive, Néokles était prêt à riposter, il n'attendait que le moment où je perdrais ma raison ou tenterais un geste contre lui. Mais sans un mot de plus, je le toisai et me détournai, le lassant avec la colère qui me consumait.

Presque en courant, furieuse et déboussolée, je regagnai ma chambre et claquai la porte le plus fort possible derrière moi. Puis je me laissai glisser jusqu'au sol, tremblante et à deux doigts d'éclater en sanglots. Mais pas maintenant, pas là, je ne lui laisserai pas une nouvelle occasion d'être témoin d'une faiblesse si présente. Le corps secoué de la détresse que je bloquai en moi, je me trainai jusqu'à la salle de bain, pensant avec fierté - et désolation - à l'incompréhension qui s'était marquée sur ses traits inexpressifs avant que je ne tourne des talons. J'ouvris les robinets à fond, et m'abandonnai une fois de plus aux tressautements des pleurs.

o°O°o

Le sommeil était encore présent et je me laissai bercer quelques instants de plus à ses agréables caresses. Je me sentais bien, étonnamment bien. Je m'étirai, j'étais dans un lit douillet, sous une couette épaisse. La climatisation rendait l'air bien froid. Je soupirai d'aise et replaçai ma tête sous l'oreiller. Les draps étaient frais, doux et sentaient bon. Prête à me rendormir, j'inspirai profondément en laissant les douceurs autour de moi me transporter : l'odeur de draps frais, d'une lessive fleurie, et de loup.

J'ouvris brusquement les yeux. Oh non, pas encore. La panique m'envahie et j'aurais pu crier si mon agitation n'avait pas éveillé ma louve. Ma bête me calma et me rappela ce que j'aurais aimé prendre pour un cauchemar. Ma poitrine se compressa douloureusement et je me repliai sur moi-même, en position fœtale. Je commençai à sangloter doucement, me demandant ce que j'étais devenue. Comment tout ceci avait-il put arriver ? Une larme s'infiltra entre mes lèvres et son goût salé se répandit dans ma bouche. D'autres coulèrent le long de mes joues, de mon nez, et se perdirent dans mes cheveux emmêlés autour de mon visage. Je laissai libre cours à mes lamentations plus ou moins silencieuses un moment, me rappelant du temps où je pleurais des heures dans mon lit, pour des raisons qui me paraissaient maintenant si lointaines et futiles. Je ne savais même pas si j'étais toujours humaine. Comment tout ceci avait-il put arriver ? Il y a quelques jours encore je menais ma petite vie, insignifiante, jonglant entre les cours, les copines, le boulot et les sorties. Et d'un seul coup, je me retrouvai entraînée dans un tourbillon d'horreur et de domination auquel je ne comprenais rien. Je soupirai de nouveau, résignée, incomprise, seule. Puis me laissai aller dans le brouillard accueillant de l'inconscience.

o°O°o

La seconde fois que j'émergeais, il n'y eu pas cette phase de bien être naïf, où la douleur de la réalité était oubliée. Non, je me réveillai les yeux gonflés par les pleurs, le ventre creux et le cœur lourd. Je me levai et récupérai mon sac abandonné par terre la veille. Il était presque midi et demi, j'avais huit messages reçus et 12 appels manqués : « Chris ? On commence à s'inquiéter. Bisous, les filles. » Et sept autres de ce genre-là. Je leur répondis que j'allais bien, de ne pas s'inquiéter, que je leur expliquerais bientôt, quand je rentrerais. J'appelai ensuite mon patron, Yves, et lui annonçai que j'étais malade, que je ne viendrais pas de la semaine. Il s'énerva un peu, et fini par me dire que si je ne venais plus, je n'avais qu'à venir prendre ma paye, qu'il trouverait quelqu'un d'autre. J'acceptai. Ça y était, je venais de me faire virer. Je reçus aussitôt d'autres messages, des demandes d'explications de mes amies. Mais je les ignorai, que pouvais-je dire de toute façon ? Que je m'étais faite attaquer par un loup garou, que j'étais retenue dans la villa de son Alpha je ne sais où, sans oublier le fait que j'étais apparemment moi-même devenue louve ? Je me levai et m'étirai avant de gagner la salle de bain avec la sensation que ma misère ne faisait que commencer…

o°O°o

Une fois prête et habillée, je sortis de la chambre. La porte était restée ouverte. Je n'étais qu'à moitié surprise qu'il ne soit pas venu la verrouiller : je lui avais prouvé cette nuit que je pouvais me maîtriser. De plus, je comprenais l'incompréhension qui l'avait saisie face à ce contrôle fortuit de ma violence, étant donné que je la partageais. Enfin, il se savait suffisamment puissant pour m'empêcher le moindre geste, alors qu'aurait-il à craindre de ma misérable personne.

Je traversai le couloir et m'arrêtai en haut de l'escalier, hésitante. Je tendis l'oreille, pas de bruit. Je descendis la première marche, et me baissai pour apercevoir le salon, personne. Je descendis petit à petit, interdite. Je n'entendais ou ne voyais rien. L'appréhension et une certaine forme d'excitation commencèrent à me tordre l'estomac alors que j'arrivai en bas. Serait-il possible qu'il m'ait laissé seule ici ? Je balayai la vaste pièce du regard, puis mes yeux se fixèrent sur la porte d'entrée. C'est presque en courant que j'arrivai devant. Mais au moment où mes doigts se refermèrent sur la poignée, j'hésitai. Plusieurs voix débattaient en moi. L'une, me hurlai de partir, le plus loin possible, le plus vite possible, maintenant, tant que j'en avais l'occasion. Une autre, à peine plus raisonnable, me conseillait de retourner chercher mon sac avant d'en effet de courir hors d'ici. Puis, il y avait ce que je soupçonnai être ma véritable raison, qui étalait des arguments valables…pour rester. Premièrement, je ne savais pas où j'étais. Un coup d'œil à l'extérieur ne montra que la forêt, cette forêt était immense, dense. J'aurais tôt fait de me perdre et de mourir. Deuxièmement, une sorte de peur. La peur de l'inconnu, de me retrouver seule là-dehors, et pire. S'il me retrouvait. Mon cœur se serra à sa pensée. Néokles. Si je partais et qu'il me retrouvait, il me tuerait. Sans aucune hésitation, comme il me l'avait annoncé la veille me regardant droit dans les yeux. Je déglutis péniblement. Etait-elle verrouillée ? Ma main s'abaissa et ne rencontra aucune résistance. Je tirais, et la porte s'ouvrit. Mon cœur rata un battement au moment où l'air extérieur s'engouffra dans mes poumons. Je sentais d'ici l'odeur de la forêt. Je sentais l'humidité, la chaleur ambiante. L'odeur de la terre, de l'herbe sous le soleil. Je fermai les yeux en me disant que c'était l'odeur de la liberté. Je ne sais combien de temps je restai ainsi, sans bouger, mais de l'agitation me ramena à la réalité. Je clos la porte et me retournai.

- On va quelque part poupée ?

Néokles était debout en haut des marches, les bras croisés sur sa poitrine, un sourcil inquisiteur et moqueur relevé. Je l'ignorai et me dirigeai vers la cuisine tandis qu'il commençait à descendre. Il m'y suivit, alors je fis demi-tour. Je ne voulais pas le voir, je ne voulais pas être confronté à sa présence exécrable, pas être confronté à l'angoisse qu'il faisait naître en moi. Je ne voulais pas être soumise.

Au moment où je passai devant lui, il amorça un geste pour attraper mon poignet. Je me reculai vivement, sans même réaliser la force ou la vitesse que j'avais mis dans ma fuite. Mon dos et ma tête rencontrèrent violemment le mur derrière et je gémis sous l'impact. L'instant d'après il était sur moi, ses bras puissants encadrant mon visage. Je fixai mon regard sur le sol tandis qu'une bouffée de panique m'envahissait. Non, non, pas ça ! Il s'approcha davantage et je sentis son souffle sur mon oreille droite. Je me tassai sur moi-même, presque haletante.

- Tremble petite louve, murmura-t-il, menaçant. Tremble. Tu n'es rien ici. Rien, tu m'entends. Tu es sur mon territoire, tu suis mes règles. Ne me provoque pas, je te tuerais sans remords. Tu as compris ?

Je me serais effondrée de peur, je me serais écroulée sous la puissance et la cruauté qu'il dégageait si seulement la louve ne m'avait pas sauvé. Elle était apparu dans ma conscience, comme un pilier, comme une échappatoire. Alors je m'étais confiée à elle. Corps et âme ! Elle avait bu ma peur, s'en était nourrit pour m'offrir force et soutien.

Mon corps arrêta de trembler, et lentement, j'inclinai la tête pour lui offrir ma gorge. Tout aussi lentement, mes bras remontèrent le long de son corps et se posèrent sur ses épaules. Ainsi penchée, les yeux clos, je sentis l'odeur de ma peur laisser place à celle de la louve, je le sentis lui, sa proximité, la chaleur de sa peau et de son souffle. Son excitation aussi. Son pouvoir sur moi le grisait, ma soumission le grisait. Je le repoussai, d'abord doucement, puis de toute mes forces alors qu'un cri guttural s'échappait de ma gorge. Je me mis à courir à toute vitesse, sorti de la maison. Il était derrière moi. L'adrénaline afflua dans mes veines, et je poussai sur mes jambes pour accélérer. Il me prenait en chasse tandis que je faisais le tour de la demeure. Mais je n'étais pas une proie, nous n'étions pas une proie, nous étions un prédateur. Et je ne supportais plus de prendre la fuite, c'était viscéral. Alors d'un coup je fis volte-face. Il s'arrêta à quelques pas de moi.

- Je sais que tu me domines ! Je le sens que tu es plus fort ! MAIS NE M'HUMILIES PAS ! hurlais-je.

Puis j'éclatai en sanglot en me laissant tomber accroupi, un genou au sol. J'acceptai cette soumission douloureuse.

Il s'approcha à pas feutrés, mon cœur battait à tout rompre. Il m'attrapa par la tignasse et tira durement pour me forcer à lever le visage vers lui. Ses yeux lupins couleur d'acier me fixaient avec sévérité alors que les larmes dévalaient mes joues. Puis teinte après teinte, ils s'assombrirent pour redevenir presque humain. Je reniflai alors que du coin de l'œil j'aperçus une voiture arriver par un sentier en terre que je n'avais vu plus tôt. Pourtant, je ne pouvais me détacher de son regard presque noir. Il grogna légèrement avant de me relâcher. Je retombai lourdement.

- Tu es faible, me déclara-t-il méprisant.

Une nouvelle odeur me perturba et je levai la tête pour voir un homme arriver. Puis je bondis sur mes pieds, en garde face à ce nouvel arrivant. Il était à peine plus petit que Néokles. Ses cheveux blonds lui tombaient dans la nuque et ses yeux verts étaient curieux. Son visage était harmonieux, sa carrure athlétique se devinait sous sa chemise à carreaux bleue et son pantalon lui tombait sur le bas des hanches. Il était debout derrière son Alpha, les bras croisés sur son torse. Sa posture était celle d'un mannequin.

- Alors c'est elle, dit-il.

Je balayai les larmes sur mon visage d'un mouvement rageur du poignet. Il détourna son attention de moi pour la porter sur Néokles. Ils échangèrent des regards entendus. Une conversation muette qui m'irrita.

- Il va y avoir du boulot avec celle-là, siffla-t-il ensuite.

Un grondement sourd naquit dans ma poitrine et je tachai de le comprimer. Jusqu'à ce que le loup fasse un pas vers moi. Je grognai alors : cet homme était une menace. Je le voyais à la tension de son corps, à l'aura de puissance qu'il dégageait. J'avais toujours été sensible au langage corporel. Maintenant, il m'apparaissait plus évidant que jamais. Celui-là respirait la dominance, plus qu'Edward c'était certain. Plus que moi ?

J'encrai mon regard dans le sien sans pouvoir m'en empêcher celui-ci passa progressivement du vert au jaune. Son loup était apparent derrière. Une bête forte, puissante, dominante. Mais je pouvais lutter. Son grondement fit écho au mien alors que la tension entre nous montait encore. Dans un sursaut de contrôle, je croisai mes bras dans mon dos pour lutter contre l'envie qui montait en moi. Une envie bestiale de l'attaquer pour le blesser, le dominer, le soumettre. La bête était déchaînée, je ne pouvais rien y faire. Je n'allais pas y arriver, je n'allais pas pouvoir m'en empêcher ! Mes jambes se fléchirent, j'étais prête à attaquer, à bondir. Il resta droit devant moi, mais je savais qu'il était prêt, attendant que je bouge. Il étrécit les yeux. Lui aussi voulait me soumettre. Mais aucun de nous ne baissait le regard. En tout cas, moi, je ne le ferais pas. Ma louve me l'empêcherait tant qu'elle ne serait pas à terre...et encore.

Alors que l'odeur lupine montait autour de moi, il me sembla perdre le contrôle, vraiment. Mon corps, comme de lui seul s'accroupit. Un feulement étrange s'échappa de ma gorge.

Puis je m'élançai.


Commentaires, commentaires, commentaires !?

Le chapitre suivant est...disons que je me suis surprise moi même en l'écrivant !

Vous savez, beaucoup de commentaires motivent à écrire et à publier... Peut être arriverais-je à me motiver pour poster la semaine prochaine... hmm..?

Encore merci, Aiko ;3