Coucou tout le monde !

Et voilà, après un peu plus de deux mois d'écriture, la cinquième année à Poudlard de nos héros s'achève et ma première partie également !

Deux très bonnes nouvelles, pour fêter ça ! Tout d'abord, j'ai enfin terminé mon chapitre 12, qui me plaît beaucoup plus que dans sa première version ! (Youhouuu !)

Et ensuite, j'ai réussi à trouver comment activer le correcteur automatique de mon traitement de texte ! (Oui oui, après plus de deux mois d'écriture... Méga-Youhouuu !) Je vais enfin pouvoir corriger directement mes fautes d'orthographe, de frappe, et de clavier atrophié (le "ç" ou le "é" majuscules qu'il ne connaît pas, par exemple ! ^^), et j'en ai profité pour faire une correction de ce genre de fautes dans tous les chapitres que j'avais déjà mis en ligne !

Donc... J'espère que ce chapitre vous plaira ! Vous laisserez bien une review, pour la fin de cette première partie ?

Bises,

Aerann


Réveil. Blanc, à nouveau. Celui de l'infirmerie.

Ensuite, les récits. Hermione dut apprendre de la bouche des autres tout ce qu'elle venait de vivre. Ils étaient partis tous ensemble de la Forêt Interdite, où elle avait conduit Harry et Ombrage et où Graup les avait sauvés des Centaures. Ensuite, leurs amis les avaient rejoints et ils étaient tous allés au ministère à dos de Sombral. Mais ils étaient tombés dans un piège et avaient dû combattre les mangemorts afin de sauver une prophétie qui s'était finalement brisée. Pour finir, l'Ordre du Phénix les avait rejoints et sauvés.

Elle apprit également que Sirius avait été assassiné par Bellatrix Lestrange.

Tout le monde sortit assez rapidement de l'infirmerie, à l'exception de Ron et elle. Le rouquin avait été attaqué par des cerveaux, selon ses dires. Les pensées, des entités secrètes, étudiées au département des mystères. Et Hermione avait subit un sort très puissant, dont les effets avaient été atténués car le mangemort qui le lui avait lancé, Dolohov, était alors incapable de parler. Madame Pomfresh lui avait expliqué que c'était sans doute à cause de ce sort, mêlé à la peur et à la brutalité de l'enchaînement des évènements, que ses souvenirs étaient aussi confus.

Sa blessure la faisait énormément souffrir, et elle n'osait pas compter le nombre de potions qu'elle devait prendre. Mais au moins, elle était en vie. Généralement, elle ne s'interrogeait pas sur la chance qu'elle avait eue. Mais parfois, elle réalisait qu'elle avait vraiment failli mourir. Disparaître. Cesser à tout jamais d'exister.

Drago n'était pas venu la voir une seule fois, ne lui avait même pas écrit. Rien. Mais elle n'avait pas non plus cherché à le contacter. Elle comprenait que tant qu'elle serait à l'infirmerie, avec Ron de surcroît, il serait impossible pour eux de communiquer. Alors elle patientait. Elle songeait parfois qu'il devait souffrir atrocement. L'article qui avait paru quelques mois plus tôt et qui accusait son père avait été un coup dur pour lui. Cette fois-ci, Lucius Malefoy avait, comme les autres Mangemorts présents au ministère ce fameux soir, été envoyé à Azkaban. La jeune fille se demanda longtemps comment est-ce que le jeune homme avait réagit en apprenant cela. Elle ne savait pas exactement quel lien unissait le père et le fils, mais elle avait cru comprendre que, malgré ses mauvais côtés, Lucius avait toujours été un bon père. Après tout, il n'avait plus vraiment été Mangemort depuis la naissance de son fils, puisque Voldemort était tombé un peu plus d'un an après. Drago avait été élevé d'une manière stricte, par des parents durs, mais qui, malgré tout, l'aimaient. Et qu'il aimait également. Savoir son père en prison, même en sachant que c'était mérité, ne pouvait que l'atteindre.


Hermione et Ron purent sortir de l'infirmerie trois jours avant la fin de l'année, après y avoir passé pas loin de deux semaines. Ron n'avait presque plus de cicatrices, même sur les bras, et Hermione ne souffrait plus trop. Elle avait toujours une trace de brûlure sur la poitrine, à l'endroit où le sort l'avait touchée, qui laisserait certainement une légère cicatrice selon Madame Pomfresh. Cette dernière avait néanmoins été absolument incroyable pour soigner tous les élèves, blessés à différents degrés.

La première chose que fit la préfète, le soir de sa sortie, fut de se rendre dans la salle où elle avait l'habitude de retrouver Drago. Elle n'eut aucun mal à sortir de la salle commune, car Harry était très absent depuis la mort de Sirius et Ron racontait à un groupe d'élève ce qu'il avait vécu. Elle n'avait eu qu'à se glisser discrètement hors de la pièce, et personne ne remarqua rien.

Drago était là, à faire les cent pas, quand elle entra. Il s'avança vers elle à grands pas et la prit immédiatement dans ses bras. La jeune fille contint un gémissement de douleur quand elle sentit la blessure de sa poitrine être pressée contre le torse de son amant. Ainsi qu'un autre, de surprise, celui-là.

« Ça fait longtemps que tu es là ? Demanda-t-elle quand le jeune homme eut fini de l'embrasser et de l'examiner.

_ Je suis venu dès que j'ai su que tu étais sortie de l'infirmerie, répondit-il. Je me doutais que tu ne viendrais pas avant cette après-midi, mais il fallait que je range un peu. J'ai pratiquement emménagé ici, depuis quelques jours, et c'était le foutoir...

_ Comment ça se fait ? Personne ne se demande où tu es ?

_ Je pense pas, on fait pas vraiment attention, chez les Serpentards... On a l'habitude de voir presque tout le monde passer la nuit à droite à gauche. Et de toutes façons, même s'ils se posaient des questions, personne ne cherche des noises à Drago Malefoy, ajouta-t-il avec un air hautain qui fit sourire Hermione.

_ Tu m'as manqué...

_ Toi, tu m'as fichu la trouille ! Je m'étais promis de ne pas t'engueuler juste après ton retour... Mais putain, tu pourrais pas rester un peu tranquille ? Arrêter de courir après le danger, comme ça ? J'ai failli mourir d'inquiétude ! Pourquoi est-ce qu'à chaque fois qu'Ombrage nous demande de choper des élèves qui font des conneries, tu es toujours dans le lot ?

_ Je ne pouvais pas rester sans rien faire, Drago... » Commença Hermione. Puis elle se tut. Comment lui expliquer qu'elle ne pourrait jamais rien faire d'autre que de s'opposer à ceux qui l'entourent ? Comment lui expliquer qu'elle est fière d'avoir fait quelque chose qui lui a sans doute causé du tort ? Comment dire à Drago Malefoy, tout en le regardant dans les yeux, que si elle en avait à nouveau l'occasion, elle enverrait à nouveau son père à Azkaban ?

« Je ne pourrai jamais rester sans rien faire. » Termina-t-elle finalement, les yeux rivés vers le sol.

Elle resta ainsi, sans rien n'oser faire, pendant quelques secondes. Puis Drago passa doucement sa main derrière sa nuque afin de lever un peu son visage, sur lequel il déposa un baiser.

« Je sais. Ça va compliquer les choses, tu sais... Mais si tu es prête à affronter tout ça, on va faire comme si de rien n'était. Parce que je suis trop bien avec toi pour que le reste soit vraiment important. Que j'aime aussi ton courage, même si des fois je me demande si ça n'est pas de la stupidité. Et qu'au fond, je crois que tu n'as pas vraiment tort... »

Comprenant que prononcer ces derniers mots avait dut être très difficile pour le Serpentard, Hermione ne lui demanda pas plus de détails à ce sujet. Ils parleraient probablement de tout cela, mais plus tard. Les évènements du ministère étaient encore trop frais, pour eux deux.

La jeune fille commençait à peiner à se tenir debout, et ils s'installèrent tous les deux sur le lit, Drago faisant tellement attention à elle qu'elle faillit éclater de rire.

« Tu n'as pas trop mal ?

_ Madame Pomfresh fait des merveilles !

_ Tu... Qu'est-ce qui t'est arrivé ? Qui... Bafouilla Drago, après une longue hésitation qu'Hermione comprit sans mal.

_ Pas ton père. Dolohov... Je crois bien qu'il a failli me tuer. » Continua-t-elle en souriant, afin de ne pas trop l'inquiéter. Elle ouvrit lentement sa robe de sorcière et le chemisier qu'elle portait en dessous, et le laissa voir la brûlure dont il traça le contour du bout du doigt, l'air pensif.

« Tu aimerais venir chez moi, pendant les vacances ? Demanda-t-il soudainement. Je sais que ça peut te paraître un peu bizarre, s'empressa-t-il d'ajouter de crainte qu'Hermione ne refuse directement. Mais j'aimerais beaucoup te voir au moins un peu... Et puis, on ne risquera pas d'être surpris par mon père, termina-t-il avec un rire jaune.

_ Comment tu vas, par rapport à ça ? Éluda-t-elle, terrifiée à l'idée de pouvoir se retrouver dans un manoir qui abritait l'un des pires Mangemorts, même durant son absence.

_ Je... Crois que je préfère ne pas en parler, dit-il tandis qu'Hermione caressait tendrement ses cheveux. En fait, je crois que je suis un peu perdu, continua-t-il pourtant après un moment de réflexion. Je ne me suis jamais posé de questions jusqu'à maintenant. Pour moi, mon père était un héros, et tout ce qu'il faisait était merveilleux. On ne m'a jamais demandé mon avis, alors je n'ai jamais cherché à en avoir un. Et quand je te vois, si forte et décidée... Tu fais déjà tout pour arriver à tes objectifs et soutenir ce qui te tient à coeur... D'un côté ça m'effraie, mais en même temps, je t'envie un peu. Et surtout, je t'admire.

_ C'est vraiment l'image que tu as de moi ? Tu te trompes complètement, Drago. Je suis terrifiée, mais je n'ai pas le choix. On ne m'a pas plus demandé mon avis qu'à toi, et peut être même moins encore. Tu crois vraiment que quand la guerre éclatera réellement, Tu-Sais-Qui va venir me demander si je veux venir combattre les autres Sangs-de-Bourbe à ses côtés ? Non, ses Mangemorts et lui vont continuer à essayer de me tuer jusqu'à ce qu'ils y parviennent... Ou qu'on réussisse à les arrêter !

_ Même si tu n'as pas vraiment le choix, j'admire beaucoup ton courage, Hermione. Enfin, ça m'énerve, aussi ! »

La jeune fille rit légèrement, tandis que Drago continuait.

« Finalement, nous sommes condamnés à être ennemis...

_ Tu pourrais aussi te retourner contre Tu-Sais-Qui.

_ Ouais, c'est ça... Facile, il faut simplement que je renie ma famille, que je fuie ce que j'ai toujours connu, que je me fasse accepter de ceux que j'ai passé ma vie à insulter, que je vive caché jusqu'à ce qu'on m'oublie un peu...

_ Eh bien tu vois, tu pourrais le faire !

_ Arrête, Hermione, je ne suis pas comme toi. Tout ce que je peux faire, c'est essayer de limiter les dégâts. Mais je n'oserai jamais changer de côté. »

Ils s'étaient redressés et se faisaient face, désormais, tandis que le ton avait légèrement monté. Ils n'étaient pas en colère, mais chacun d'eux était persuadé de faire le meilleur choix possible et ne comprenait pas l'incompréhension de l'autre. Drago le premier poussa un profond soupir avant d'attirer à nouveau sa lionne contre lui.

« Je suis désolé, mais c'est vraiment trop compliqué. Je ne peux pas choisir, d'un seul coup, de renoncer à tout ce que j'ai toujours connu.

_ Je comprends. Mais maintenant que tout le monde est au courant de la situation, ça va être beaucoup plus difficile, pour nous... Je vais me battre, Drago. Contre ta famille. Ils n'hésiteront pas, quand je serai face à eux, et je ne pourrai pas hésiter non plus.

_ Pour l'instant, ils sont à Azkaban... Alors je crois qu'il faut qu'on en profite. Je ne sais pas si on aura encore longtemps la paix. Viens chez moi, pendant les vacances.

_ Je ne pense vraiment pas que ça soit une bonne idée, Drago...

_ Je ne veux pas passer deux mois sans te voir !

_ On pourrait peut être sortir tous les deux...

_ Il ne faudrait pas qu'on soit vus ensemble. Au manoir, on sera sûrs de ne pas être dérangés ! Tu pourrais venir passer une après-midi avec moi, si ma mère sort.

_ Je ne sais pas trop... En plus, je passerai presque toutes mes vacances avec Harry et Ron...

_ Encore ? Mais tu es tout le temps collée à eux ! Je ne peux jamais profiter de toi comme j'en ai envie, tu les fais toujours passer en premiers !

_ C'est n'importe quoi. C'est bien avec toi que je suis, maintenant. Et, de toutes façons, on s'écrira...

_ C'est pas pareil !

_ Et puis, on a encore trois jours rien qu'à nous... » Murmura-t-elle en l'embrassant, tandis que Drago, qui comprenait qu'elle ne céderait pas, lui rendait son étreinte.


Effectivement, ils passèrent ces trois jours collés l'un à l'autre, dans leur salle. Hermione prétexta qu'elle voulait profiter de ces derniers jours pour faire le plein de lecture à la bibliothèque et ranger ses affaires, et elle put profiter de son amant une dernière fois. Il lui en voulait de ne pas se rendre disponible pour lui durant les vacances, et plus encore de rester avec Harry et Ron dont il était très jaloux. Elle aurait voulu lui faire remarquer qu'eux ne l'avaient pas insultée sans cesse, durant les quatre années qui avaient précédé leur relation, mais elle ne voulait pas le vexer plus encore.

Ils se séparèrent quelques heures avant le banquet de fin d'années. Ils avaient décidé de ne pas se revoir après cela : ils devaient tous les deux boucler leurs valises, et ensuite ils étaient presque certains de ne pas réussir à se retrouver seuls sans éveiller les soupçons. Drago était encore un peu boudeur, mais Hermione espérait que ça lui passerait. Ils mirent du temps à se séparer, et partirent finalement chacun de son côté.

Ils n'eurent effectivement pas d'occasion d'être en tête à tête, et chacun partit en vacances de son côté. Drago avait rejoint un groupe de Serpentards, et la Gryffondor prit le train en compagnie de membres de l'AD. Et, tandis que le Poudlard Express approchait de Londres, la jeune fille songea que, malgré tout ce qu'elle avait dit devant Drago, il lui manquerait vraiment. Elle aurait aimé le voir. Mais le Manoir Malefoy la pétrifiait de terreur, que Lucius y soit ou non. Elle espéra également que ces deux mois sans lui passeraient vite.

La jeune fille irait d'abord chez ses parents, où elle resterait deux semaines durant lesquelles les dentistes prendraient quelques jours de congés pour passer du temps avec leur fille. Puis elle irait au Terrier, où elle serait rejointe par Harry et où ils passeraient un mois et demi tous ensemble.

Drago, lui, resterait avec sa mère. Ils se soutiendraient sans doute l'un l'autre afin de supporter l'absence du reste de leur famille. Jusqu'à ce qu'ils parviennent à s'échapper. Personne ne se faisait d'illusion à ce sujet : Azkaban n'était plus la forteresse qu'elle avait été.

Chacun serait occupé, et peut être ne verraient-ils pas le temps passer jusqu'à ce qu'ils ne se retrouvent le premier septembre...