Il fait nuit. Un manoir isolé sur une colline. Une réunion se tient à l'intérieur dans la plus grande salle. Un serpent glisse lentement sur le sol, se promenant entre les personnes présentes, toutes vêtues de noir. Lord Voldemort s'adressa froidement à l'un d'entre eux.
« Alors Severus, tu ne m'avais pas dit qu'un bal aurait lieu à Poudlard. Il a fallut que Lucius me le dise. Pourquoi ?
_ Je ne pensais pas qu'une chose aussi stupide pourrait vous intéresser, Maître, fit Rogue. Pardonnez-moi de ne pas vous l'avoir dit.
_ Y participeras-tu ?
_ Je n'ai malheureusement pas le choix. Mais participer à une mascarade sans nom n'est que source de dégout pour moi.
_ Allons Severus, ne sois pas si froid ! fit froidement le Seigneur des Ténèbres. Fudge sera là, d'après mes sources. C'est un excellent sujet d'amusement. Et le vieux fou ? Quelque chose de neuf de son côté ?
_ Absolument rien. Avec Ombrage dans le coin, il est difficile de pouvoir lui parler, sans être dérangé.
_ Et l'Ordre ?
_ Même chose. Rien de neuf, ici aussi, Maître.
Voldemort se tourna vers Lucius, entouré de Crabbe et Goyle senior.
« Quand vos fils viendront-ils marcher sur les pas de leurs pères ? Il me tarde de les recevoir parmi nous.
Crabbe et Goyle pères se confondirent en marque d'hommages, s'inclinant sans cesse. Malefoy répondit d'une voix tranquille, quoique teintée d'une dévotion certaine.
_ Je puis vous certifier Maître que mon fils sera ravi quand je le lui annoncerai. Je le vois d'ailleurs le soir de ce fameux bal. Dans deux jours. Je le lui dirai à cette occasion.
Rogue se sentit soudain nauséeux. Il se reprit, occultant ce sentiment de répulsion qui montait. La réunion se poursuivit sans qu'il y prêtât attention. Il fut dans les premiers à partir.
Il retrouva l'abri sécurisant de sa chambre à Poudlard. Mais ces murs lui semblèrent pareils à une cage. Une cage oppressante. Il la quitta précipitamment, traversant d'un pas rapide les couloirs déserts du château. Il se dirigea vers le lac, le contournant, vers son endroit favori, caché aux yeux de tous. Il s'assit, la tête et le cœur douloureux. Une nouvelle nausée le prit. Il ne la retint pas et vomit. Des larmes coulant de ses yeux noirs. Il les laissa couler. Trop longtemps, il les avait retenues. Comment un père pouvait-il sacrifier son fils ? Comment ?
« Ma vie me dégoute… soupira-t-il.
Il contempla son reflet dans le lac. Un visage fin et pâle défait ornés de deux puits de tristesses sans fond. Un visage sans âme. Depuis quatorze ans, il vivait sans vivre. Un corps sans cœur, sans vie. Vide. De nouveau, il se mit à pleurer. Comme un enfant. Redevenant celui qu'il avait cessé d'être lors de cette journée maudite, seize ans plus tôt.
Il resta longtemps assis là, broyant du noir, ressassant ses idées noires. La nuit était avancée lorsqu'il se leva pour regagner ses appartements. Bientôt les élèves allaient se lever, la journée allait commencer.
« Que faites-vous debout de si bonne heure ?
Rogue sursauta, surpris. Il se retourna pour voir Ombrage descendant l'escalier de marbre, vêtue d'une robe de chambre rose. Elle le regardait d'un air torve.
_ Je me promène, répondit-il d'un ton froid, sachant pertinemment que sa mine fatiguée ne convaincrait personne. Cela pose-t-il un problème ?
_ Severus a un rendez-vous avec moi, fit une voix calme dans leur dos.
Les deux professeurs virent Dumbledore, en haut des escaliers menant aux cachots.
_ Maintenant Dolores, si vous voulez bien, j'ai à parler avec mon professeur de potions.
Il entraîna Rogue vers les cachots sous le regard désapprobateur de la Grande Inquisitrice. Les deux hommes s'installèrent dans la chambre de Rogue. Dumbledore n'eut pas besoin de remarquer que le lit n'était pas défait.
_ Severus, vous ne tiendrez pas à ce rythme, fit-il en scrutant les traits fatigué de son ami. Vous devez dormir !
_ Je n'avais pas sommeil. Et si c'est pour revoir toutes les horreurs de ma vie non merci ! Une potion revigorante fait l'affaire.
_ Severus… Vous torturer comme vous le faites ne vous servira à rien.
_ Je ne peux pas dormir.
_ Severus, je m'inquiète pour vous. Depuis seize ans, je vous regarde. J'espérais que vous reprendriez…
_ Goût à l'existence ?
_ En quelque sorte. Je pensais que vous reprendriez le dessus. Severus, il est temps de terminer ce deuil. Vous viviez comme un automate, mais enfin vous viviez. Aujourd'hui… vous ne vivez plus. Je vous vois sombrer petit à petit. Severus, ressaisissez-vous.
Un regard noir lui répondit.
_ Je suppose que je dois me résigner… soupira le directeur. Alors qu'a dit Voldemort ?
_ Rien… Il n'a toujours pas réussi à avoir ce qu'il veut. Il a appris pour le bal et…
_ Et quoi ?
_ Il veut que Malefoy, Crabbe et Goyle deviennent Mangemorts.
_ Je vois… fit lentement le directeur. Il nous faut donc intervenir.
_ Mais comment ? Vous ignorez si Malefoy est pour ou contre l'idée de suivre son père.
_ Certes, mais j'ai ma propre idée pour savoir comment.
_ Laquelle ?
Un sourire mystérieux lui répondit. Un sourire qu'il détestait.
Le bal arriva enfin, en dépit de préparatifs mouvementés. Pour commencer, la mare de boue en plein centre de la Grande Salle, ne partait pas. Les professeurs McGonagall, Flitwick et Dumbledore tentèrent plusieurs fois sans grand succès de la faire disparaître. Elle ne disparut que le matin de l'événement, sans qu'aucun n'ait fait un geste, au grand soulagement de la Grande Inquisitrice. L'effervescence régnait dans le château. Les incidents se multipliaient. Les maladies chroniques également. Le cours d'Ombrage était déserté, à cause d'étranges maladies, certains se mettaient à saigner du nez, d'autres vomissaient… Etrangement, dès le cours suivant, les élèves allaient beaucoup mieux. Les professeurs ignorants le stratagème ne pouvaient lutter contre, et de toute manière, aucun d'eux n'avaient à se plaindre de l'absentéisme, comme McGonagall et Rogue le firent remarquer à Dumbledore lorsque celui-ci leur en parla. Il soupira.
« Je suppose que vous avez raison tous les deux. Nous ne pouvons rien faire. Et avec nos amants ?
_ Lesquels ? fit Rogue.
_ Eh bien ! Harry et Drago ! Qui d'autres ?
_ Aurora et Filius, répondit Minerva.
_ Ah ceux-là ! Ils se voient toujours. Moins, plus discrètement. Mais quand même, fit Rogue. Et pour leur faire entendre raison ! Quelle affaire !
McGonagall sourit. Connaissant son collègue, elle se doutait qu'il n'avait pas été de main morte.
_ Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de faire quoique ce soit pendant le bal de demain soir…
_ Malefoy sera là demain, fit Rogue. Son fils sait ce qu'il risque si ça se sait.
_ C'est ce qui me rassure. Bon, et avec Dolores tout va bien ?
Les deux ne dirent rien mais échangèrent un regard significatif.
_ Je vois… fit le directeur. Pourvu que tout se passe bien demain ! »
Le bal avait finalement eu lieu, en dépit des différents incidents arrivés pendant sa préparation. Les cours de l'après-midi furent supprimés pour permettre à tous de se préparer, sachant qu'ils devaient tous être à dix-neuf heures dans le hall. Les quatre directeurs de Maisons s'étaient résignés à y assister. Les élèves avaient, depuis l'annonce, choisi leur déguisement. Harry était même venu demander de l'aide à sa directrice, aide qu'elle lui avait accordé de bon cœur, en profitant pour lui faire un instant la morale. Peu après qu'il l'eut laissé dans son bureau, elle regagna ses appartements. Sous le jet brûlant de la douche, elle se détendit doucement. La contracture entre ses épaules disparut. Lorsqu'elle se décida enfin à quitter la douche, enveloppée dans un épais peignoir, toute en se séchant les cheveux, elle remarqua trois fleurs posées sur son lit. Un Crocus rouge. Une Eglantine. Une Glycine. Une rose rose. Et un mot…
« Minerva,
Vous connaissez le langage des fleurs… Je vous ai dit mes sentiments. Ils n'ont pas changé. Minerva, faites-moi savoir les vôtres, je vous en prie. Choisissez celle qui vous correspond. Je comprendrai et m'inclinerai. Tout à vous, pour toujours.
Albus »
Elle les effleura doucement, un sourire sur les lèvres. Que faire ? Elle ne savait pas elle-même ce qu'elle ressentait pour lui. Ils étaient proches tous les deux. Très proches. Plus encore qu'avec les autres professeurs, même Rogue. Mais… L'aimait-elle ? Elle ne savait que faire.
« Vis ! » lui avait conseillé sa mère. Vivre ! Facile à dire ? La dernière fois… Elle avait trop souffert quand… il était mort. Non. Pas une seconde fois… et pourtant. Tout lui criait que cette fois-là serait différente. Pourquoi, elle l'ignorait. Mais depuis trente ans, elle vivait avec ce cauchemar de cette nuit maudite. Où elle l'avait vu mourir… Tombé de la falaise, après avoir reçu un sortilège de mort. Elle repensa à ses parents. Ils lui avaient dit de vivre sa vie. Elle sourit et attrapa son déguisement.
Dumbledore promena son regard sur l'assemblée présente dans la Grande Salle. Tous étaient déguisés. Il remarqua la Grande Inquisitrice bavardant avec le Ministre, accompagné de Percy Weasley. Elle était vêtue d'un déguisement rose, mais il ne put discerner en qui ou en quoi elle était déguisée. Un peu plus loin, les quatre directeurs de Maisons se tenait à proximité de la table de la table supportant une quantité foisonnante de nourriture et de boissons (pas d'alcool, même pas une Bièraubeurre, interdit formellement par Ombrage.), en grande conversation avec le professeur Sinistra. Il sourit en remarquant la main de l'astronome tenue par l'enchanteur, et les regards complices qu'ils échangeaient. Tous étaient, bien évidemment déguisés. Même le terrible Maître des Potions, lequel avait fait trembler sur ses bases les murs, pourtant multiséculaires, du château par un refus plus que sonore. Pour changer, il arborait donc un air de profond dégoût sur les traits et fusillait les élèves ayant le malheur de croiser son regard. Plus que jamais, il ressemblait à celui en qui il était déguisé : Salazar Serpentard. Juste à côté, Minerva était vêtue d'une élégante robe datant du XVIème siècle, tandis qu'une fine couronne d'or était posée sur ses cheveux nattés. Le professeur Flitwick arborait fièrement la tunique des gobelins, une épaisse barbe noire et en broussaille cachait son menton, tandis que ses yeux rieurs disparaissaient sous d'épais sourcils et une frange noire et hirsute. Une hache pendait à sa ceinture.
« Dumbledore, votre déguisement est très réussi, fit une voix lente, à ses côtés.
L'interpellé tourna la tête et aperçut Lucius Malefoy et son fils. Tous deux vêtus d'un costume sombre, une lourde capuche leur couvrant le visage
_ Le vôtre également, fit-il. De parfaits bourreaux.
_ Mais vous-même, en quoi êtes-vous déguisé ? fit Fudge en arrivant à leur hauteur. On dirait que vous n'avait pas trouvé de déguisement. Alors ?
_ En fou, fit Dumbledore, d'un ton sérieux. Autrement dit, en moi-même, si l'on en croit les journaux. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai oublié de faire quelque chose, fit-il, leur souriant gracieusement.
Il disparut bientôt, zigzaguant entre les danseurs et les groupes causant. Il disparut pendant environs une demi-heure, puis revint. Mais il resta à l'entrée de la Grande Salle, observant. Il vit Harry, non loin de lui, assis sur une chaise accompagné de son meilleur ami, Ron Weasley. Le jeune homme revêtait une armure sur laquelle était peint un lion. Ses cheveux noirs arboraient une couleur fauve, une épée à la garde incrustée de rubis rangée dans un fourreau pendait sur son côté gauche.
« Beau costume n'est-ce pas ? fit une voix à ses côté.
_ En effet, Minerva. Cette armure lui va tellement bien.
_ Il m'a demandé de l'aide. Je n'ai pas voulu lui refuser. Le votre n'est pas mal non plus. En quoi êtes-vous déguisé ?
Elle le détailla du regard, il revêtait une toge blanche, rattachée sur l'épaule gauche par une simple broche ronde. Son regard pétillait derrière ses lunettes.
_ En un philosophe grec. Socrate pour être, précis. Saviez-vous qu'il était homosexuel ?
_ Grande découverte ! ricana Ombrage. Et vous Minerva ?
_ Marie Stuart. Elle fut reine d'Ecosse au XVIème. Décapitée par la reine d'Angleterre. Comme à chaque fois. A croire que l'Angleterre s'obstine à vouloir briser l'Ecosse.
Dumbledore sourit à cette tirade. Mais il retint son souffle en voyant un crocus rouge piqué dans le col de la robe de Minerva, quand celle-ci remit sa natte en place. Ils échangèrent un sourire. Ils s'éloignèrent un instant. Tendrement, le directeur caressa la fleur portée par Minerva. Un doux sourire sur les lèvres. Les professeurs Flitwick et Sinistra les rejoignirent, main dans la main. Le professeur arborait une tenue facilement reconnaissable, Bleu et jaune. Les couleurs de Rowena Serdaigle. Ce déguisement lui allait d'autant mieux qu'elle portait un diadème sur ses longs cheveux noirs. Créé pour elle par le professeur Flitwick. Un professeur qui d'ailleurs était aux petits soins pour elle.
Dans le cours de la soirée, un chat blanc, se précipita en courant vers la directrice adjointe, bavardant avec les professeurs Rogue et Chourave. Elle la prit dans ses bras et la calma. Aussitôt, le Ministre et la Grande Inquisitrice s'approchèrent.
_ A qui est ce chat ? demanda Fudge.
_ Cette chatte, rectifia Minerva. C'est la mienne. Qu'est-ce qui t'arrive ma belle ? Là… chut, calme-toi…
Elle quitta la fête portant son chat et disparut dans le parc. Elle aperçut Pattenrond dans un coin, avec Miss Teigne. Hestia se débattit et sauta à terre. Elle se mit à courir. Aussitôt, Minerva se métamorphosa et la suivit, dans la Forêt Interdite. Enfin Hestia s'arrêta, petite tâche blanche dans l'obscurité des bois, devant une forme sombre. Un chien.
_ Sirius ! reconnut-elle.
_ Bonjour professeur, fit ce dernier après s'être métamorphosé.
_ Mais par Merlin ! Que faites-vous ici ? Savez-vous que Fudge est là ?
_ Oui. Arthur nous l'a dit. Mais il fallait que je vienne. C'était impératif !
_ Harry ? demanda Minerva.
_ Oui. Il va mal, je le sens. Les leçons d'Occlumantie ne servent à rien. Il fait toujours des cauchemars, il dort mal. Il se sent seul aussi.
_ Il ne vous a pas dit tout cela ?
_ Si. Pas par lettre bien sûr.
Il sortit un petit miroir carré de sa poche.
_ Harry a le même. Nous nous en servions avec James pour parler. Je lui ai donné pour Noël. Plus pratique que les lettres. Dites-moi Minerva, je vous en supplie, dites-moi ce qui ne va pas !
_ Vous avez fait le résumé. Il fait profil bas avec Ombrage. Il a ses amis. Mais entendre à longueur de journée que l'on est fou, n'est jamais bon. Dumbledore l'accepte mais…
_ Dumbledore n'a pas 15 ans ! Je dois le voir !
_ Non. Ecoutez, je puis vous certifier qu'Albus veille sur lui. Croyez-moi. Et je veille sur lui. Du mieux que je peux. Rassurez-vous. »
Minerva revint, une fois certaine que Sirius avait bel et bien transplané pour regagner Square Grimmaurd. Ce fut heureux car elle arriva pile au moment où Fudge allait souffler ses bougies. Elle se glissa à côté d'Albus. Quand le Ministre eut soufflé ses bougies et prit un couteau pour couper la première tranche, le gâteau fit une chose étrange, qui stupéfia tout le monde. Huit pattes lui apparurent et il se mit à courir dans la Grande Salle, jetant de la crème sur quiconque s'approcha de lui, à commencer par Ombrage qui reçut un magnifique jet de crème chantilly sur la tête. Elèves, professeurs et invités étaient trop interdits pour bouger. Les quatre directeurs de Maisons et le professeur Sinistra échangèrent un regard inquiet et amusé. La confusion la plus totale régna jusqu'à ce que Dumbledore ait la présence d'esprit de créer un double (sans aucun pouvoir) du gâteau. La pâtisserie ensorcelée disparut en un tour de baguette du professeur Flitwick. Mais malheureusement, avant de disparaître, elle envoya de nouveaux jets de crème sur l'assemblée, notamment le héros de cette soirée, son assistant (pour le plus grand plaisir de Fred, George, Ginny et Ron qui éclatèrent de rire.).
La soirée se terminait, sans aucun autre incident. Les élèves partaient peu à peu, regagnant leur lit, tout comme leurs professeurs. Pendant la soirée, les couples s'en étaient donné à cœur joie, sachant que les décrets étaient suspendus pour l'évènement, mais procurant des sueurs froides aux enseignants. Un couple en particulier attira l'attention de la Grande Inquisitrice. Un couple qu'elle ne lâcha pas du regard. Ce dernier, après un dernier salut au Ministre, disparut sous le sourire des enseignants. Dumbledore tira sa collègue derrière l'une des tentures ornées du portrait du Ministre qui décoraient la Grande Salle.
_ Le crocus, fit-il simplement.
Un sourire timide lui répondit. Il lui prit la main et la serra tendrement.
_ Je comprends…
Leurs regards se croisèrent. Incertitude contre un amour ardent. Les mots semblaient superflus. Un ange passa. Une voix stridente retentit non loin d'eux.
_ Dumbledore !
L'interpelé soupira. Il déposa un baiser aérien mais plein de tendresse sur le front de McGonagall et lui souffla :
_ J'attendrai… »
Une promesse, un serment.
« Où est Minerva ?
_ Elle doit être partie surveiller que tout se passe bien dans sa Maison.
_ Ah oui ! Les Gryffondors, fit Ombrage avec mépris.
_ Qu'avez-vous contre les Gryffondors ? demanda Nick Quasi Sans Tête qui ayant entendu s'approchait.
_ C'est la maison la plus courageuse, renchérit le professeur Chourave, déguisée en Helga Poufsouffle.
_ En tout cas, s'exclama une voix que personne n'avait entendu de la soirée. Une voix que Dumbledore aurait souhaité ne pas entendre. Il y en a deux ici qui n'étaient pas à Gryffondor.
_ Ils empestent la couardise, fit sombrement le Baron Sanglant.
_ La lâcheté est visible en effet, fit la voix profonde du Moine Gras. Elle saute aux yeux.
Dumbledore sursauta. Les yeux du professeur Chourave lancèrent des éclairs, Ombrage blémit, Fudge ne réagit même. Un silence de plomb s'installa sur le groupe. Les fantômes se dispersèrent. Un sourire joyeux illuminait le visage de Nick. Chourave fit sursauter tout le monde en s'exclama :
_ Bien, je vais me coucher. Ce n'est pas que je m'ennuie mais les mandragores sont très matinales en ce moment. Ah les plantes pré pubères !
Dumbledore pouffa. Le Ministre et les invités partirent. Après avoir envoyé les retardataires au lit, le directeur regagna ses appartements, las.
