Titre : Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants
Disclaimer : tout ce qui suit est la propriété exclusive de Mme Rowling
Rating : T
Genre :Romance et humour (même si ça commence mal)
Note : Ma très chère Vendetta ayant eu 23 ans, cette histoire mettant en scène ses deux chouchous lui est dédiée.
Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants
Chapitre 10
Le soleil brillait et un petit air flottait sur les lèvres de Sirus tandis qu'il descendait le chemin en balançant son panier et en faisant virevolter sa cape rouge. Il ne savait pas trop où il allait mais, ma foi, un chemin doit bien mener quelque part, non ? Quelqu'un instant plus tard, arrivant à une boucle de chemin il croisa le portrait de sa mère, pendu à un pin maritime. Prenant le galop pour échapper à ses cris vengeurs, il faillit ne pas apercevoir les deux silhouettes dans le champ voisin. Peter gambadait joyeusement, bras dessus bras dessous avec Séverus. Etrange, c'était bien la première fois que ces deux-là semblaient en bonne entente. Malgré ses appels, ils ne lui accordèrent aucune attention et il ne parvint pas à les rattraper.
-« C'est ta faute. »Lui fit une voix à l'oreille.
Sirius se retourna. Albert Einstein le fixait gravement, Fumseck sur l'épaule.
-« Tu n'as su sauver aucun des deux, ils ont mal tourné, et c'est ta faute.
-Et moi, tu y as pensé. »Régulus avait soudain pris la place du physicien, vêtu d'un jeans dont Sirius aurait juré qu'il appartenait à Rémus et coiffé d'un bonnet en peau de dragon.
-« Tu étais mon aîné, tu aurais dû me sauver ! Maintenant, il est trop tard, tard, tard, tard, tard…..Sirius, Sirius, il est tard, réveille toi, réveille toi, réveille toi !! »
-« Sirus, REVEILLE-TOI !! »
Il ouvre péniblement les yeux. Est-ce que quelqu'un avait pensé à relever le numéro du Magicobus qui l'a renversé ? Des yeux verts plein de larmes, un grand sourire qui lui mange le visage.
Harry.
Harry, Harry enfin, son filleul chéri vivant, vivant et débarrassé de sa gangue de pierre.
Et pour la deuxième fois de la journée, Sirius pleure mais ce sont des larmes de joie et il éclate de rire en même temps quand il entend tempêter Séverus à l'arrière-plan à propos d'une « foutue gamine sans cervelle incapable de voir où est son intérêt et que si elle n'avale pas son huile de foie de morue dans l'instant, il lui frictionnera le crâne avec la dite mixture. »
Séverus dans toute sa splendeur.
Se soutenant l'un l'autre, Harry et son parrain sortent de la tente comme deux cow-boys imbibés sortent du saloon dans un western spaghetti, la chute dans l'abreuvoir à chevaux en moins. Le soleil se couche sur le domaine de Poudlard. Winky et Sibylle ont installé une grande bassine d'eau chauffée par un sort où elles lavent les bébés tour à tour tandis que Firenze essaye, sans grande réussite d'ailleurs, de comprendre de quelle façon on boutonne un body. On entend la voix de Rusard en train d'expliquer l'histoire de l'école au petit Joshua Fudge en le faisant sauter sur ses genoux.
Juste à côté, un groupe d'adolescents essayent de rafistoler une gargouille récupéré dans les débris de la tour Serdaigle la veille et l'ancien Maraudeur envisage un instant de leur expliquer qu'ils ont greffé l'aile droite à la place de la gauche, mais finalement, non, ils finiront bien par s'en rendre compte tous seuls, n'est-ce pas ?
Harry lâche Sirius pour courir après des bambins peinturlurés de traits rouges en criant qu'il est le vilain shérif, et Sirius se demande vaguement ce que c'est qu'un shérif, sans doute une sorte d'animal sauvage. Il s'en va prêter main-forte à Séverus, complètement dépassé par les larmes qu'il a provoqué chez l'enfant qu'il doit nourrir et qui lui refile la cuillère, soulagé de ne plus être obligé de faire voler l'ustensile en prétendant que c'est un balai pour que l'enfant accepte d'ouvrir la bouche.
Il y a des jours où la vie sait se faire pardonner, et Sirius rit comme un fou lorsqu'il entend les noms très imaginatifs dont Séverus l'affuble pour une banale petite tape sur les fesses. Il en est sûr : son ancien souffre-douleur est en train de succomber à son charme.
A suivre….
