Diclaimer : Les personnages appartiennent à JK Rowling, les chansons de Jean Jacques Goldman et Raphaël. La plupart des éléments du texte sont comme d'habitude des citations et des hommages ou encore du grand n'importe quoi. Pour ce dernier chapitre je tenais à remercier tout ceux qui ont eu le courage de me lire jusque là. Cette fic n'est partie de nulle et va donc nulle part. J'ai simplement testé différents styles d'écriture, d'histoires, que je ne pouvais faire dans mes autres fics. J'espère que vous vous êtes autant amusé à me lire que moi à écrire !

Chapitre 11 : dernier chapitre avant le terminus, tout le monde descend

Hermione traversait à grandes enjambées la pelouse parsemée de feuilles rouges et or, le vent soufflant dans sa cape et ses cheveux. Elle recherchait celui qu'elle faisait souffrir, sans le vouloir. Mais la souffrance se fout de savoir si elle est désirée ou non. Il était là, sous le cerisier en fleur. Elle avait toujours aimé cet arbre, elle l'aimait encore plus aujourd'hui. Silencieusement elle s'assit à ses côtés. Mais ce silence était de mauvaise qualité, comme un verre fragile, un de ceux dont on sait parfaitement qu'ils vont être brisés.

- Drago…

- Non, ne dis rien. Je m'excuse…

- T'excuser ? De quoi ? De m'avoir proposé le mariage ? Je suis plutôt flattée. (Oh la gourgandine est en plus menteuse !)

- Ta réaction de tout à l'heure c'était parce que tu étais flattée ?

- Non, je dois l'avouer. Mais j'y ai repensé. Je n'aurais pas dû, c'était déplacé. Ta proposition tient toujours ?

- Pour sûr, je ferrais de toi la plus heureuse des femmes si tu consentais à devenir la mienne.

Des violons invisibles se mettent à jouer. De doux flocons de neiges tombent sur leurs joues rosies. Ils se serrent l'un contre l'autre, le froid n'étant qu'un prétexte.

- Et ta famille, que va-t-elle en penser ?

- Qu'importe ma famille. Ma famille c'est toi à présent. Tu es de ma famille, de mon ordre et de mon rang, celle que j'ai choisie, celle que je ressens, dans cette armée de simple gens. Tu es de ma famille, bien plus que celle du sang.

- C'est si joli c'que t'm'dis. Et tu me trouves belle ? (Attention c'est une question piège ! Drago risquera t-il son mariage pour avoir dis la vérité ?)

- Bien sur que je te trouve très belle, bien sur je t'emmènerai à la mer, y'a rien d'autre a faire qu'à se saouler, attendre le jugement dernier, transplanter la haut dans le Ciel, y parait que c'est pas pareil ! Y parait que la vie n'est jamais aussi belle que dans tes rêves que dans tes rêves.

Hermione était aux anges (et qui ne le serrait pas dans pareille situation ?). Elle jouait négligemment avec une mèche de ses cheveux blonds. Le soleil brûlant passait à travers les branches de l'arbre mais ils ne sentaient rien. Ils étaient heureux, heureux, E.R.E !!!

Pendant ce temps là dans une obscure salle d'obscure partie des obscures sous-sol du non moins obscure château de Pourdlard…

- Potter ! Derrière vous ! Cria Snape tout en combattant vaillamment un Mange-mort (il sait faire deux choses à la fois, quel homme !)

Harry se retourna et vit avec effroi que Kate était aux prises avec deux détraqueurs prêts à lui donner l'ultime baiser. (L'auteur s'aperçoit avec horreur que, distraite par la romance Hermione/Drago elle en a complètement oublié l'action et a aussi oublié comment ils en étaient arrivés là. Que le lecteur m'en excuse et pour l'instant revenons à nos sorciers) N'écoutant que son courage (il aura du mal à écouter sa raison, vu qu'un manque inopportun de cervelle lui fait en manquer) il traversa la pièce sombre dont le sol grouillait de blattes qui craquaient sous ses pas (Beurk beurk beurk !). Il évita de justesse des sorts lancés par des Mange-morts qu'il croyait avoir occis. Harry souffrait terriblement de l'épaule, la douleur était vive et intense mais le sorcier qui la lui avait infligé gisait à présent inconscient sur le sol. Kate était acculé à un mur et des flots de larmes silencieuses coulaient sur ses joues tandis que les détraqueurs s'approchaient d'elle. Elle savait ce que cela signifiait mais elle tentait tant bien que mal de rester debout, prête s'il le fallait à son dernier combat. Elle ne pouvait mourir ici, dans cette sale remplie d'horribles insectes. Elle avait encore tant à découvrir, tant à vivre. Elle voulait voir ces plages de sable fin où l'on dit que le temps dure longtemps et la vie sûrement plus d'un million d'années, et toujours en été. Elle voulait marcher dans la neige vierge (où elle ne s'enfoncerait pas car son cousin n'avait aucune enclume) sur les pentes du Kilimandjaro, traverser l'atlantique en solitaire avec sa sœur et surtout se goinfrer de barbapapas. Mais tout allait s'arrêter là, comme ça, d'un coup. Elle ferma les yeux, résolue. Quand elle les rouvrit Harry était prêt d'elle et les détraqueurs avaient disparus.

- Est-ce que ça va ? s'inquiéta le jeune homme.

- Je…je crois. Que se passe t-il ?

Harry avait anéanti les détraqueurs, Snape combattait un Mange-morts et tous les autres partisans de Voldemort avaient disparus. Une ombre surgit alors. D'un pas sûr l'individu entra dans la lumière. Snape, qui venait enfin d'en finir avec son adversaire, Kate et Harry s'immobilisèrent.

- Ha…Harry ? bredouilla Kate.

Le nouvel arrivant n'était autre qu'Harry, du moins en avait-il l'apparence. Il éclata de rire, un rire sans joie.

- Absolument pas.

Sous leurs yeux il se transforma en un individu tout autre. Sa peau était aussi blanche que la neige, ses cheveux verts ressemblaient à de grandes palmes de palmiers. Ses vêtements tout aussi étranges, ni vraiment masculins ni totalement féminins renforçaient son côté androgyne. Son regard était mauvais, assoiffé de sang.

- Qui êtes-vous ? demanda Harry d'un ton qu'il voulait sûr.

- Je suis l'arme la plus puissante de mon maître, Lord Voldemort. Vous ne pouvez rien contre moi. Je n'ai grandi que pour le servir, je suis son arme ultime.

- Vous ne craignez donc pas la mort ? demanda Kate.

- La mort ? Je me ris de la mort ! Si je meurs c'est que j'aurais été faible, que je n'aurais pas été l'arme qu'Il désirait. Je n'aurais plus de raison de vivre, alors autant mourir.

Les deux sorciers et Kate étaient sidérés. C'était bien la chose la plus stupide qu'ils avaient entendu de toute leur vie. Quoique le « Je vais commencer un régime constitué uniquement de haricots verts parce que ça sonne comme Harry Potter » de Harry pouvait prétendre au titre.

- Qui êtes-vous exactement ? demanda à son tour Snape.

- Je suis le fruit de vos péchés. J'ai été créé par mon maître grâce à dix pièces d'or et un sandwich au jambon. C'est ce qu'on appelle le principe de l'échange équivalent. Le monde est régit par ce principe. Rien ne se perd, rien ne se gagne, tout s'échange.

Le jeune homme dont le nom nous est pour l'instant inconnu (et le restera peut-être si j'oublie de le mentionner) souriait largement en observant ses trois potentielles victimes. Il continua :

- Selon ce principe mon maître va échanger ta vie, Potter, contre l'immortalité et le pouvoir absolu.

- Si je refuse ?

- Si tu refuses mon maître rayera cette stupide planète de l'Univers !

- Ne s'énervons pas, intervint Snape. Potter a dit « si » et il est évident, pour le bien de tous, qu'il va accepter.

- Il n'en est pas question !

- Cessez de faire l'enfant Potter !

Pendant que les deux sorciers se crêpaient le chignon ; Kate réfléchissait à cette histoire d'échange équivalent. Quelque chose clochait avec son raisonnement mais elle ne pouvait mettre le doigt dessus.

- C'est bon, tuez moi.

- Quoi ?! s'écria Kate.

- On a joué ma vie à pierre-feuille-ciseaux et j'ai perdu. C'est l'jeu ma pau'v Kate.

- Tu es devenu raisonnable, dit l'androgyne, j'en suis heureux.

- Attendez ! Il y a forcément un autre moyen !

Ils firent tous trois signe que non. La jeune fille ne pouvait l'accepter. Elle repensa à tous ces moments qu'elle avait vécu avec Harry. De leur rencontre à maintenant en passant par leur vie sur le radeau avec Hermione, Sarah et Ron. Sarah et Ron ! Mais bien sûr ! C'était là le hic !

- Votre principe d'échange équivalent ne vous servira à rien, Mr le Palmier !

- Pardon ?

- Une chose échappe à cette logique ! Et pas des moindres ! Elle met tout votre raisonnement en l'air !

- Et laquelle Miss Je-sais-tout ?

- Non, Miss Je-sais-tout c'est Hermione. Moi c'est Kate.

- Oh, désolé, autant pour moi. Alors laquelle Kate ?

- L'amour ! L'amour donne et prend mais jamais ne s'échange ! L'amour donne des ailes et prend les cœurs mais ne s'échange pas !

Les yeux du jeune homme semblèrent sortir de leurs orbites. Son corps se ratatinait sur lui-même, formant une mare noire là où jadis se trouvaient ses pieds.

- Je fonds ! Je fooooonds ! Mais quel moooooooonde !

Une minute plus tard il ne subsistait de lui qu'un vague tas de chiffon.

Je n'ai pas tout compris de ce qui vient de se passer, avoua Harry.

Ce n'est pas grave. C'est Sarah et Ron qui m'ont donné cette idée.

Pour le tuer ? Ils sont méchants alors.

Méchant ? hurla une voix grave et déformée. On parle de moi ?

Un homme de haute stature, vêtu d'une grande cape noire était apparu dans un nuage de fumée. Au loin le tonnerre gronda. L'homme se mit à rire. Son rire était froid, il vous glaçait le sang dès les premières notes.

Snape s'évanouie de terreur. La puissance magique qui exhalait de l'homme cloua Kate au sol. Harry parvint avec difficulté à se tenir sur ses deux jambes.

Voldemort !

Potter, enfin je vous retrouve.

Je vous manquais ? Désolé de ne pas vous retourner le compliment. Votre face de batracien m'attire fort peu.

Votre humour pitoyable ne vous servira à rien dans l'autre monde !

C'est alors qu'il s'aperçut de la présence de la petite moldue qui aurait tout fait pour ne pas être là.

Qui est-ce ?

C'est Kate, une amie.

Une amie ? s'écria t-elle. Juste une amie ?

Bah oui, si je dis qu'on sors ensemble, ce qui n'est pas le cas, j'en connais plein qui ne seront pas d'accord et comme je veux avant tout que la Terre entière m'aime, je ne vais pas ruiner mes chances !

Ah…Ok.

Bon ! siffla Voldemort. On peut reprendre ?

Bien sûr ! sourit Kate.

D'un coup de baguette magique il envoya la fillette valser contre le mur où elle s'écrasa mollement.

Pourquoi avez-vous fait ça ?! C'est pas gentil !

Hahaha !!! D'ici peu je serai le maître incontesté de cette planète ! Je n'ai plus qu'à t'éliminer Potter !

Jamais !

Et il effectua un double salto arrière suivit d'un triple grand écart jambes pliées à demi pour se retrouver derrière un pilier.

Joli performance. Mais cela ne te sauvera pas ! Rien ne te sauvera plus désormais !

Si…il y a l'amour ! Kate !

Quoi ? bredouilla t-elle à moitié dans les choux.

C'est quoi ton truc sur l'amour qui donne des ailes et prends la tête ?

C'est pas ça, là ça ne marchera pas…

Mince !

Il n'a pas fière allure le héro !

Harry ! marmonna Kate toujours écrasée sur le sol. Chante !

Quoi ?

Chante ! Comme à la répétition.

Se roulant en boule, les mains sur les oreilles, elle attendit. Et Harry se mit à chanter. Il est probable que personne, au cours de toute l'histoire de l'humanité, n'ai chanté plus mal. Ce qui sortait de la bouche du Survivant ne pouvaient être des notes de musique audibles et encore moins agréables. Pour une raison qui perturbent encore les historiens de nos jours, il avait choisi la chanson «Pour un flirt » et par le plus grand des hasard il s'agissait de celle qui, lorsqu'elle était correctement mal chantée perturbait le bon fonctionnement des cellules du corps de Voldemort et les faisait mourir une à une. Certains ont avancé l'hypothèse du suicide collectif de cellules pour échapper à cette torture mais c'est encore à prouver.

Harry chantait, tenant sa baguette comme un micro, il était aux anges.

Pour un flirt avec toi, je ferrais n'importe quoi, pour un flirt….

On dit aussi que c'est un trop plein d'amour pour un Voldemort pas habitué qui le tua, on dit beaucoup de chose parfois.

Kate osa ouvrir un œil pour voir le Seigneur des Ténèbres se décomposer petit à petit. Sa peau vira au rouge, au vert puis au blanc sans toutefois oublier le bleu à pois jaunes. Sarah ferma les yeux de peur. Elle dira plus tard qu'elle tentait de capter l'essence de cet instant en gardant les yeux clos mais elle avait simplement la trouille. Une main secouait son épaule. Harry la regardait avec de grands yeux rieurs.

Il est mort, dit-il simplement. Tu as aimé ma chanson ?

Je…oui, c'était très bien.

Allons rejoindre les autres. Je crois qu'une fête s'impose.

Laissant là un Snape toujours dans les vapes (on ne le retrouvera que deux semaines plus tard, affaibli et à moitié mangé par les punaises des marais traînant bizarrement dans le secteur) les deux adolescents rejoignirent la surface où la fête battait déjà son plein. Et oui chez les sorciers on ne perd pas de temps ! La nouvelle de la mort de Voldemort fut prompte à se répandre et bientôt le monde entier fut au courant. Cela rassura un père bourru en Ecosse et une mère quelque part à Tokyo.

A Poudlard Dumby avait organisé une méga rave party ! Il y avait mit toute son imagination pour cet évènement hors du commun. Les choses qui se passèrent cette nuit là restèrent floues pour les historiens et beaucoup de ceux qui avaient des bribes de souvenirs préférèrent les oublier. Il fut dit que jamais aucune fête ne fut plus grandiose. Il y eut des feux d'artifices toute la nuit, des centaines de litres d'alcool et quelques substances illicites en très grand nombre mais nous n'en dirons pas plus car il parait que c'est mal. Les sorciers, moldus et toutes les créatures squattant l'école dansèrent toute la nuit jusqu'à l'aube où il fallut à la pauvre Mme Pomfresh distribuer des centaines de cachets d'aspirine.

Kate se réveilla en début d'après-midi entre un grimlins et un pokémon. Harry signait des autographes à quelques dizaines de mètres de là à en juger par les cris des fans hystériques.

L'heure des au revoirs arriva. Ron jura à Sarah de lui écrire par chouette et elle lui promit de venir le voir. Hermione fit promettre à Kate d'oublier sa carrière de coiffeuse et Kate lui souhaita tout le bonheur du monde avec Drago. Ils étaient si mignon-doudou ensemble !

Vous reviendrez nous voir ? demanda Harry.

Bien sûr, répondit Kate qui était persuadée qu'elle ne remettrait plus les pieds dans ce monde de fous. J'ai été très heureuse de vous rencontrer tous. Ce fut une expérience très enrichissante.

Bon, l'interrompit Sarah, on va y aller avant qu'elle ne nous fasse un discours ! Salut !

Bye !

Et c'est ainsi, en attrapant de justesse le Poudlard Express que les deux petites moldues regagnèrent leur jolie maison de briques rouges et leur papa qui les attendait avec impatience.

The End ?