Comme je ne suis pas un butor, je vous met la suite. Changement de ton, vous savez, j'arrive pas à être sérieuse longtemps. J'espère que vous ne m'en voudrez pas pour le précédent chapitre. Et à ceux qui diront "mais pourquoi ils ne se font pas un calin ?" Je répondrais : "Chuis pas payée pour être gentille !" Dire que je ne sors jamais cette phrase d'habitude... J'en profite pour dédicacer ce chapitre à un lieu qui n'existe pas, ou des fous on été sages et ou des sages ont été fous, qui ne sera peut-être plus mais auquel je penserais toujours avec tendresse. Je remercie tous ces fous et tous ces sages d'être là, tout comme je remercie tous les lecteurs et rewiewers, et je vous souhaite une agréable lecture !

Mon humble souhait est de faire naitre quelques sourires sur vos visages...mais vous sentez pas forcés, hein ?


Chapitre 11 : Une soirée sportive

Quand les coups de dix heures sonnèrent, la plupart des gens étaient déjà dans la « salle des fêtes intérimaire » et pas seulement la poignée d'intimes qui avaient fait le grand jeu ; les plus motivés installant la table pour le repas qui promettait d'être délicieux. Hugues, quand à lui, dominait la scène comme un être divin… oui, mais dont l'auréole rose sombre était composé de cheveux totalement hérissés dans tous les sens.

Passé la première surprise face à tout ce remue-ménage, Edward s'avança dans la salle. Il avait fuit très vite l'ambiance oppressante à souhait de la chambre et poussa un soupir de soulagement face à un retour de la normalité. (Si la présence d'une équipe de rugby se disputant le chou fleur et un Maître du Jeu aux cheveux roses, le tout dans un quartier général de militaires soi-disant sérieux pouvait être appelé normalité, mais comme dirait un prof de philo, nous tombons dans le relativisme et le nihilisme… ah, non, pas de néant pour le coup.) Edward, trop sonné pour avoir la motivation d'aider les autres, se contenta de s'asseoir en silence à côté de Maria (qui était toujours d'une bonne humeur inattaquable, cela en devenait presque inquiétant).

– Tout le monde me voit ? s'exclama la voix de Hugues. Tout le monde m'entend ?

Le petit blond, après avoir sursauté, se retourna, découvrant Hugues, debout sur une chaise, drapé dans le drapeau vert du QG de Central (il n'en était plus à une folie près) Tout le monde se tu et s'immobilisa pour l'écouter parler.

– Tout d'abord, je voudrais remercier la participation de mes amis au grand jeu… (Ed émit un grondement imperceptible à ces mots, l'air peu amène.) Et annoncer les résultats : Nous avons eu cinq meurtres ce soir… Félicitons tout d'abord… Hawkeye pour son talent dans la maîtrise des armes et des talons hauts, Falman pour ses connaissances en tant qu'homme de lettres, Fuery pour son talent inattendu dans le maniement de la nourriture canine, et Amstrong pour sa bonne connaissance du Cluedo. Ces meurtriers ont agit avec brio, il méritent donc ce cadeau surprise !

A peine ces mots achevés, il se pencha pour ramasser les paquets cadeaux à rayures décorés d'une cascade de rubans multicolores. Edward s'aperçu qu'il n'avait pas été cité. Evidemment, et, heureusement ! Cela aurait signifié que Hugues l'avait espionné ! Toutefois, maintenant qu'il avait fait ce qu'il était censé faire, il voulait au moins en retirer une récompense. Aussi se leva-t-il.

– Hugues. J'ai moi aussi commis un meurtre.

Le militaire se figea un instant, étonné. Il ne pensait pas que cela marcherait, d'une manière ou d'une autre. Sans savoir comment cela s'était passé, il ne put s'empêcher un sifflement admiratif.

– Auquel nous devons donc rajouter Edward Elric pour… pour… pour son self control, dit-il en hésitant un instant avant de lui tendre un des paquets, cherchant sans doute une formulation pas trop compromettante. Quand aux perdants, car j'ai pensé à eux aussi, je leur ai préparé un lot de consolation, dit-il en sortant une nouvelle série de paquets qu'il distribua à qui de droit. Evidemment, l'un d'entre eux resta sur la table, seul et abandonné.

Mais ça, Edward s'en fichait. Il commença à déchirer l'emballage du paquet cadeau, se demandant avec une impatience mêlée d'appréhension quel était le cadeau de Hugues. Il tira du papier à rayures ce qui ce révéla être… un album photo, luxueux, certes, mais qui ; il le savait déjà, ne pouvait pas contenir autre chose que… Les photos d'Elysia-chan !

Il eu du mal à ne pas lancer par terre le livre de rage. Il aurait du s'en douter, décidément ! Toutefois, Shieska lui proposa de piocher dans sa boîte de chocolat, ce qui lui remonta légèrement le moral. Il n'était sans doute pas le seul à être déçu, d'ailleurs… C'est pourquoi Hugues abrégea grandement son discours et laissa venir la chose la plus attendue de la soirée : la bouffe !

Après avoir été secoué par d'étranges évènements, le quartier général retrouva une paix toute relative durant le repas qui se révéla… délicieux. Etait-ce un traiteur ou la complicité de Grace ? Nul ne le savait, mais c'était une véritable réussite. Chacun se servit et se resservit, but quelques verres par la même occasion, et discutèrent. Edward, assit entre Shieska et Maria, vit Broch quitter la table en face de lui quand celle-ci commença à parler à Riza d'un certain Tim. Soudainement écoeuré, le petit blond abandonna son assiette vide et rejoint sa marche mélancolique. Une fois sorti de la pièce, il se senti soulagé par le calme. Il n'avait pas réalisé à quel point la salle était bruyante. Broch lui fit comprendre d'un signe las qu'il voulait être seul.

Edward le laissa s'éloigner, puis s'assit dans le couloir d'un air méditatif. Ce qui lui permit de voir passer Roy et Hugues d'un air silencieux. Mustang ne lui adressa pas le moindre regard (le contraire l'aurait étonné) mais Ed, en levant les yeux à leur passage, remarqua que Hugues tordait ses lunettes d'un air appliqué, sans doute pour leur redonner leur forme originelle qu'un ou deux coup de poing avait altéré. Edward se sentit encore moins l'envie de retourner dans la grande salle après leur passage, et préféra jeter un œil à l'album photo d'Elysia-chan.

Quand il l'ouvrit à la première page, il eu une grosse surprise. La grande photo ne représentait pas Elysia-chan sur son poney, ou Elysia-chan faisant de la musique, ou Elysia-chan se déguisant… mais Edward, quelques années plutôt, tenant dans ses bras maladroits un petit paquet de tissus d'où émergeait une main rougeaude… (bon, Elysia-chan était là quand même, on ne renie pas sa nature…)

Le petit blond, surpris et touché, tourna les pages une à une, découvrant que dans la folie photographique de Hugues, il avait bien souvent été capturé par la même occasion. Assez pour remplir un album photo entier. Il ne put s'empêcher d'avoir un sourire absent en contemplant une photo ou il portait Elysia-chan sur ses épaules…

Décidément, Hugues est moins crétin qu'il ne le laisse croire… pensa-t-il, attendri. Peut-être même qu'il sait ce qu'il fait !

euh…

Non mais faut pas déconner non plus !

oOoOoOoOo

Une heure et beaucoup de bouteilles plus tard, les choses avaient repris un tour… étrange... Hawkeye avait disparu en même temps que les bouteilles avaient commencé à se vider, Havoc était encore en état de comprendre ce qui se passait, ce qui n'était plus le cas d'Edward, lequel flottait sur un petit nuage, absolument euphorique. Même Roy s'était débarrassé de son amertume en même temps que ses nausées, et se sentait beaucoup mieux, et presque le cœur à la fête. D'une manière générale, tout le monde se sentait euphorique à divers degrés. Tables et chaises avaient été poussées contre le mur afin d'aménager quelques pistes de danses, ou les personnes les plus pêchues enchaînaient des rocks et cha-cha-cha survoltés ou bien d'autres danses communes.

Hugues, qui, Dieu-sait-comment, avait récupéré le CD de la macarena, choisit le moment ou nous recommencions à parler de lui pour le mettre. [nononon, pas l'inverse XD Depuis Maria (à qui ça rappelait son enfance), jusqu'à Breda (qui avait appris à la danser avec sa cousine), en passant par Havoc qui tirait une bonne expérience de ses nombreux mariages (mais jamais le sien, malheureusement) tout le monde se retrouva sur la scène. Même un Broch les rejoignit, bien planté entre Shieska et Edward.

La musique se lança avec un bel enthousiasme. Tout le monde, installé de manière à former un grand carré, commença à danser plus ou moins sensuellement selon ses capacités, à peu près en rythme, et totalement morts de rire à force de se sentir ridicule. Il fallu un petit moment pour se forger une unité, mais au bout d'un moment, plus personne ne bondissait en sens inverse, et le bâtiment tout entier tremblait à chaque « Ehhh MACARENA ! »

Finalement, tout le monde étant mort de rire, Hugues s'approcha furtivement de Ed, ayant visiblement une idée derrière la tête, qu'il murmura à l'oreille de celui-ci. Le petit blond se retourna avec un sourire béat et s'exclama « ouaiiiiis ! ça peut être marrant ! » [mais je tiens à préciser que son taux d'alcool dans le sang aurait rendu drôle à ses yeux l'arrivée de tous les Homonculus dans la fête et les plongeons sans piscine ; réponse que Hugues n'entendit pas, la partie de rugby pour s'emparer du chou fleur ayant reprit. Le destinant à d'autres fins, il fut soulagé quand Amstrong lui tendit d'un air royal ledit chou-fleur, ayant souffert de son statut de ballon, mais encore entier.

Pendant ce temps-là, quelqu'un d'autre avait relancé un madison, qu'Edward suivit avec enthousiasme. Le sol tremblait, une fois encore, à chaque saut ; mais c'était justement là l'intérêt (avec celui de voir les plus virtuoses qui arrivaient à danser les variantes avec un certain nombre, pour ne pas dire un nombre certain de verres dans le nez). Hugues bondit sur le petit blond pour l'empêcher d'enchaîner à la danse suivante. Maria l'accompagna, visiblement très intéressée, ainsi que Shieska, beaucoup moins convaincue.


Hugues à encore une idée derrnière la tête... et vous ?

Au fait, qui est-ce qui voyait Ed en train de danser la Macarena ? Les grands esprits se recontrent, non ?