Comme on se retrouve ! x)
Alors, je publie plus tard que prévu en raison d'un soucis avec le site, donc je m'en excuse. Ce chapitre est pour moi un passage obligatoire. Vous comprendrez peut-être mieux le gars Michael après ça (quoique... pour être honnête, moi, je ne le comprends pas mieux x)) Il y a un quelque chose de redondant mais je n'imaginais pas Michael agir autrement, à vrai dire. J'espère que ça vous plaira quand même ;)
Je voulais vous entretenir d'un petit détail. Prise dans le flot des Midam, je me suis mise à rechercher de vidéos sur ce couple si fantastique et voyant qu'il y en avait si peu, je me suis décidée à faire la mienne. Alors si par le plus grand des hasards vous vouliez aller sur Youtube pour la voir, tapez "Midam savin me", ce sera le premier lien. Vous ne pouvez pas vous tromper, c'est celle de Kaelann Nooddle ;D (J'ai fait d'autres vidéos sur le thème de Supernatural alors si le coeur vous en dit...)
Bref, je remercie encore toutes les choupettes qui laissent des reviews et me lisent. À Adelaide . Australia, Petite cuillère de chantilly, Tsuh et HortenseCortes, un grand merci ! I love you !
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Quand on te dit "ange", tu penses... ?
CHAPITRE 11
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Des jours plus tard, Michael n'était toujours pas revenu. Adam le suppliait vainement de revenir. Ou plutôt, il le priait de remettre les pieds au bunker mais visiblement, il avait pris la mouche après qu'Adam lui ait dit de dégager. Il n'était pas en colère contre lui, en plus. Il avait simplement eu un coup de sang en voyant Michael dans la salle de bain alors qu'il voulait tant se cacher de lui. Il n'aurait jamais imaginé que lui hurler dessus le ferait partir pour de bon. Il commençait vraiment à flipper. Le connaissant, Michael devait en être venu à la conclusion qu'il ne voulait plus jamais le revoir et sans même essayer de savoir pourquoi, il s'était exécuté.
Il se mordit la langue. Bon sang ! Pourquoi lui avait-il dit ça ?! Ce jour-là Adam avait imaginé avec quelle difficulté il pourrait affronter Michael après ce qui s'était passé. Il s'était alors dit qu'il ne pourrait plus jamais le regarder dans les yeux. Mais en découvrant qu'il avait disparu, toutes ces angoisses ridicules se sont envolées. Depuis, il ne bougeait plus de sa chambre. Il se contentait de tourner en rond en se demandant s'il reverrait Michael un jour.
Ses frères sont venus le voir à de multiples reprises et au bout de trois bons coups de gueule, ils avaient décidé de le laisser tranquille. Ils déposaient tout de même à manger devant sa chambre et comme il n'entendait plus Dean chanter du ACDC à tue-tête en passant dans les couloirs, il imaginait qu'ils étaient partis pour une chasse.
Soudain, on toqua doucement à la porte. Allongé sur son lit, Adam émit un grognement peu prompt dont on ne pouvait strictement rien déduire. L'intrus entra finalement.
– Salut, Adam…
C'était le petit asiatique qui vivait sous le même toit que ses frères. D'après ce que ces derniers lui avaient dit, c'était un prophète qui, comme lui, n'avait nulle part où aller et qui bossait intensivement pour traduire le journal intime de Dieu. Du moins, une partie.
Il avait une assiette dans une main et une canette de soda dans l'autre.
– Tes frères m'ont demandé de veiller à ce que tu te nourrisses.
Adam jeta un bref coup d'œil à l'assiette qu'il posa sur le bureau.
– Avec de la salade ? lâcha-t-il, ironique.
– Ça, c'est de ma faute, désolé. Depuis que j'ai fait quelques attaques cardiaques, Sam m'oblige à ingurgiter plus de verdure qu'une chèvre.
Adam eut un bien faible sourire pour la comparaison plutôt drôle de Kevin. En dehors des vannes à caractère homosexuel que lui lançait Dean, il n'avait pas eue l'occasion d'entendre une blague depuis un bon bout de temps.
– Tu as eues des attaques ? s'étonna Adam. Mais t'as quoi ? Dix sept ans ?
– Dix neuf.
– T'es pas un peu jeune pour ça ?
– Si mais, je passais mon temps enfermé dans une péniche à traduire une foutue tablette que personne n'était capable de comprendre, à bouffer des hotdogs toute la journée et à flipper comme un dingue que le roi de l'enfer me choppe pour me faire avaler mes tripes. Alors les problèmes de santé sont venus très vite.
– Ouah, ça avait l'air sympa !
Ce n'était qu'à moitié de l'ironie. Adam imaginait facilement ce qu'il avait enduré mais il aurait préféré ça à son séjour dans la cage. Toutefois, dans la péniche de Kevin, il n'y avait pas Michael.
– Tu devrais sortir un peu de cette piaule, avant de péter les plombs.
– Pas tout de suite, refusa Adam.
Kevin haussa les épaules l'air de dire qu'il faisait comme il voulait avant de sortir de la pièce en refermant soigneusement la porte derrière lui.
Adam se tourna vers l'assiette et la regarda longuement, d'un œil blasé. Il n'avait même pas faim. Ça faisait pourtant plus de vingt quatre heures qu'il n'avait rien ingurgité mais l'idée de manger le degoûtait presque.
Non mais qu'est-ce qui lui arrivait ?! Il n'était quand même pas en train de déprimer à cause de Michael ?! Il ne pouvait pas être aussi faible ! Il ne pouvait pas se comporter comme une gonzesse à rester dans le noir et à regretter inutilement, il fallait qu'il agisse.
– Bon, ça suffit ! ronchonna Adam en se redressant sur le matelas inconfortable.
Il envoya un appel particulièrement alerte à Michael, dans l'espoir qu'il tienne assez à lui pour se pointer le plus rapidement possible.
Et il ne traîna pas. A peine eut-il fini sa prière que Michael était déjà là, au pied de son lit.
– Qu'est-ce qui t'arrive ?
Pour la première fois depuis qu'il le connaissait, Adam trouvait à Michael un air changé. Il paraissait légèrement inquiet. Son regard était grave et ses sourcils froncés sur son front. À sa posture tendue, Adam en déduisit qu'il tenait effectivement à lui. Il ne put s'empêcher de sourire malgré la situation.
– J'ai cru que tu allais bouder pendant un siècle, articula Adam en descendant lentement du lit.
Michael l'inspecta sous toutes les coutures, se demandant ce qu'il se passait pour qu'il lui ait lancé un appel à l'aide aussi alarmant. Il ne semblait pourtant pas blessé. Il n'y avait pas la moindre trace de sang sur ses vêtements ou son visage. Lui avait-il menti ?
– Qu'est-ce que tu as ? demanda-t-il en plissant les yeux.
– Rien, lui affirma Adam.
– Alors pourquoi m'as-tu appelé ?
– Parce que je voulais que tu reviennes et comme tu ne répondais pas à mes appels précédents, j'ai simulé l'urgence.
Michael fronça les sourcils en sentant peu à peu ce sentiment l'envahir de nouveau. La colère. Elle tendit ses muscles et fit bouillir le sang de son véhicule, exactement comme les fois précédentes.
– Tu ne devrais pas m'appeler en me faisant croire que ça va mal alors que ce n'est pas le cas !
– Je t'ai fait peur ? s'amusa Adam qui croyait que Michael était incapable de tout sentiment envers lui.
– Non ! démentit Michael qui ne pensait sincèrement pas avoir eu peur.
Mais le cœur du corps qu'il occupait battait la chamade comme jamais auparavant et la partie de son ventre qu'il connaissait comme étant l'estomac s'était brusquement détendue alors qu'en entendant la prière d'Adam résonner dans son crâne, elle s'était comme nouée voracement.
Adam sourit. Oh que si, il a eue la frousse. Il le voyait dans ses yeux écaquillés qui étaient hantés par la flamme de l'animosité. Il n'en revenait vraiment pas qu'il se soit inquiété pour lui.
Tout comme il n'en revenait pas de ce changement en lui. Depuis que Michael était apparu dans sa chambre, il se sentait tellement mieux. Un indicible sentiment de joie l'étreignait et sous son impulsion, il ne put s'empêcher de faire ce à quoi il ne faisait que penser depuis sa disparition.
Adam prit Michael dans ses bras et dans une étreinte très masculine, il lui tapota le dos. Seulement dans son geste qu'il voulait amical, Adam ne prédit pas ce qu'il allait ressentir. Soudainement, ses jambes devinrent comme du coton et son cœur battait la mesure dans sa poitrine. Il sentait également le sang le lui monter aux joues et une drôle de sensation s'agiter dans son estomac. Comme si des insectes y dansaient fébrilement.
– Que fais-tu ?
De son côté, Michael s'était soudain calmé. La colère qui l'avait envahi plus tôt s'était dissipée lorsqu'Adam l'avait pris dans ses bras. Il se sentait tranquille, bien que les battements du cœur ne ralentissaient toujours pas. Même s'il était à l'aise au creux des bras de cet humain si surprenant, il se demanda à quoi rimait ce geste. Il lui semblait avoir déjà observer ce phénomène, en effet. Mais il avait remarqué que la plupart du temps, c'était des personnes d'une même famille ou un couple qui échangeait une étreinte comme celle-ci. Non pas un ange et un humain. Surtout pas lui et un humain.
– Pourquoi voulais-tu que je revienne ? finit par s'enquérir l'archange.
Adam s'écarta de lui, un sourire dominant toujours ses traits. Il maintint l'ange à bout de bras et plongea son regard dans le sien.
– À force de radoter, j'ai l'impression d'être aussi vieux que toi, sans déconner ! Tu es mon ami, d'accord ? Et je ne supporte pas qu'un ami soit fâché contre moi.
Sur ce, il lui donna une bonne tape sur l'épaule, prêt à mettre fin à cette discussion qui le mettait un tantinet mal à l'aise mais le regard froid de Michael le retint.
– Tu m'as dis que tu ne voulais plus me voir alors j'ai respecté ta volonté.
Adam rit nerveusement. Il savait pourtant comment pensait l'archange. Il fallait vraiment qu'il se surveille s'il ne voulait pas que ce genre d'incident se reproduise.
– Tu sais, Michael, nous ne sommes pas éternels, nous autres, humains.
– Je sais, affirma Michael.
– Et de ce fait, nous disons très souvent des choses que nous ne pensons pas.
– Vous pensez forcément avant de parler...
– Ce que je veux dire c'est qu'on dit souvent des choses que nous regrettons par la suite. Je t'assure que quand je t'ai dit de partir c'était seulement de la salle de bain. Il faut bien te rentrer dans le crâne que tu es quelqu'un d'important pour moi. Alors je ne veux pas que tu sortes de ma vie, capito ?
– Important... comment puis-je l'être alors que je ne fais pas partie de ta famille ou ne suis pas ton amoureuse ?
Il avait vraiment posée cette question ? Adam leva les yeux au ciel. Non mais franchement, des fois, Michael se comportait vraiment comme un enfant qui ne comprenait strictement rien à la vie en société. En même temps, Adam ne devrait même pas s'en étonner. C'était Michael, après tout.
– Il faut que je t'embrasse pour que tu comprennes que je tiens à toi ?! s'exclama Adam.
Michael pencha la tête sur le côté. La notion d'embrasser lui était très vague. Il savait que c'était les couples en bonne voie pour se reproduire ou qui s'était déjà reproduits qui pouvaient s'embrasser. Cette façon de caresser leurs lèvres entre elles avait toujours semblé bizarre à Michael. Il ne voyait pas l'intérêt d'une telle chose alors pourquoi Adam lui demandait-il cela ? Il ne comprenait pas.
– Je ne veux pas avoir de relation sexuelle avec un humain.
– Pardon ? s'écria Adam en écarquillant les yeux. Mais qui t'a parlé de sexe ?
Il était complètement ironique en lui demandant s'il voulait qu'il l'embrasse pour lui montrer qu'il tenait à lui mais par quel cheminement a-t-il pu en arriver à la conclusion qu'Adam voulait coucher avec lui ? Silencieusement, il le détailla en laissant couler son regard sur lui.
Adam aurait aimé qu'en le regardant comme ça et en l'entendant dire qu'il ne voulait clairement pas de lui, il ne pense ni ne ressente ce qui le traversa justement. Il se mordit la lèvre et sans s'y attendre le moins du monde, il éclata de rire. Diversion que son cerveau avait trouvé avant lui pour le détourner de cette plaie à vif dans sa poitrine. Une aide pour qu'il se concentre sur autre chose.
– T'es vraiment un ange, toi !
– En effet, confirma placidement Michael.
– Je disais ça pour plaisanter, Michael ! Je ne vais pas t'embrasser.
Il ne pouvait pas dire qu'il en avait l'intention puisqu'en disant cela, il voulait seulement se moquer de lui mais, bordel, pourquoi ça faisait aussi mal de se faire rembarrer par quelqu'un qu'il n'avait pas réellement eu dans l'idée d'embrasser ?! Adam était en train de devenir barge, vraiment. Il serait bien incapable de diagnostiquer de quoi il souffrait pourtant en tant que fils d'infirmière, il était plus qu'armer en matière de connaissances sur les maladies qu'elles soient neurologiques ou physiologiques. Mais ses symptômes prêtaient à penser qu'il virait doucement mais sûrement dans une folie destructrice.
– Je ne vois absolument pas ce qu'il y a de drôle, déclara froidement l'ange qui se demandait ce qu'Adam trouvait d'amusant dans le fait de blaguer là-dessus.
Adam sourit. C'était aussi pour ça qu'il tenait à lui.
