Notes : Tout d'abord, merci aux personnes ayant reviewé (cela ne se dit probablement pas mais bon ... .w.') le chapitre précédent ! ^u^
Avant que vous ne lisiez ce chapitre 11, il faut que je vous prévienne de quelque chose de relativement important : Je suis en théorie sensé poster les chapitres 11 et 12 le même jour (merci à celles qui ont voté -w-) mais vous constaterez rapidement que le 12 ne sera pas publié aujourd'hui. Pourquoi ? Hum ... Disons que je ne m'en suis pas très bien tirée et que je n'ai pas terminé la partie la plus importante du 12 ... En conséquence, ce chapitre comporte en réalité le chapitre 11 (très court) et une partie du chapitre 12.

Rassurez-vous, le chapitre 12 sortira la semaine prochaine peu importe quoi et ce chapitre ne se termine pas à l'arrache non plus !
Voilà, bonne lecture ! ^0^/

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~ Odd girl in the Country of Clover ~

Chapitre 11 : Course poursuite

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L'expression de Vivaldi fut soudain froide et effrayante, envoyant un frisson parcourir tout mon corps. Le monde autour de moi sembla s'effacer un instant lorsque j'entendis ses mots …

« Qu'on lui coupe la tête ! »

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Le choc bruyant de ma chaise qui se fracassa contre le sol masqua à peine une seconde la voix d'Alice qui tentait de calmer la reine. Je n'ai pas compris ce qu'elle lui disait car, sans que je ne m'en rende immédiatement compte, mes jambes m'avaient déjà transportées à quelques mètres de la scène.

Je sentais que les soldats avaient commencé à se lancer à ma poursuite.

Si je tenais à ma tête, il ne fallait surtout pas que j'arrête de courir avant d'arriver à un endroit où me cacher ou, dans le pire des cas, jusqu'à une zone neutre. Je savais déjà que vu la superficie du territoire du Château de Cœur, je ne réussirais pas à tenir jusqu'au Cirque et encore moins à la Tour de Trèfle.
La solution la plus simple restait de faire de mon mieux pour perdre les soldats dans les immenses labyrinthes qui entourent le château.

Mon cœur battait de plus en plus fort, sa mélodie parvenant à mes oreilles de même que ma respiration bruyante et irrégulière.

Arrivée au carrefour de quatre directions, j'étais sur le point de tourner à gauche lorsque je vis arriver sur ma droite l'homme-chat punk que j'avais vu précédemment au Parc avec Pierce ... Il était lui-même poursuivit par une dizaine de soldats !

Oh mon Dieu, NON ! PAS D'AUTRES !

L'homme était couvert de tâches de sang et avait un sourire malicieux sur le visage. Ce fameux sourire s'agrandit lorsque nos regards se croisèrent.

Arrivant à ma hauteur, il s'empara de mon poignet droit et me fit dévier de ma trajectoire initiale : Au lieu de me diriger vers la gauche pour égarer mes poursuivants, j'étais dorénavant embarquée tout droit ! Ça lui était peut-être profitable, mais ce n'était pas mon cas !

« Hey ! » , lui criais-je en signe de mécontentement. Sur le coup, rien de plus intelligent ne m'étais venu à l'esprit.

Lui, semblant ignorer mon humeur, me parla sur un ton détendu ... Du moins, aussi détendu qu'une personne courant pour sa vie peut avoir.

« Hey ~ ! J'ai entendu dire que tu étais une nouvelle étrangère ! Je suis Boris, le Chat du Cheshire. Et toi ?

Il me fallut du temps pour analyser et répondre à sa question. Probablement à cause du décalage entre notre poursuite et cette présentation banale entre deux inconnus.

- É-Éva ! Je m'appelle Éva !

- Cool, tu devrais passer me voir au Parc d'Attractions un de ces quatre, je vis là-bas ~!

- On verra ça si on s'en sort vivant, hein … »

Le chemin que nous avions emprunté se séparait en deux. À ce moment, Boris lâcha mon poignet et me poussa vers le chemin de droite.

« Continue de courir ! Et une fois arrivée au bord, saute ! » me lança-t-il avant de disparaître du côté gauche.

Les cris des soldats un peu plus loin firent remonter mon adrénaline. Heureusement pour moi, la création d'une théorie farfelue comme quoi les soldats les plus proches poursuivaient Boris et non moi suffisait à m'éviter la panique. Comme quoi, l'auto persuasion fonctionne.

Cela dit, lorsque je suis arrivée à la fin du chemin, au bord de la falaise sur laquelle le château se situe, je fus obligée de me stopper net.
Si je sautais à partir d'ici, le risque de me tuer était très élevé. Cela dis, si je me faisait attrapée par les gardes, ce risque de mort était de l'ordre de la certitude ...

J'ai jeté un coup d'œil derrière moi avant de me reconcentrer sur le vide.
Heureusement, la falaise n'était pas vraiment à la verticale mais plus en forme d'angle très aigu ... Alors j'ai choisi de la dévaler en courant.

...

... ...

… … … Et j'ai immédiatement regretté cette décision.

En plus de courir à toute allure, portée par Mme. Gravité, j'ai fini par rapidement perdre l'équilibre et me retrouver à faire des galipettes sur la pente dure de la falaise. Je n'en avais jamais fait autant jusqu'à présent ... Et ça faisait sérieusement mal !
Au bout d'un moment, mes galipettes se sont transformées en tonneaux et j'ai pu stopper ma chute en m'agrippant à des racines qui sortaient de terre. Après cela, il ne me restait plus qu'un certain nombre de minutes à descendre sur les fesses pour me retrouver sur le bon vieux plancher des vaches ... Enfin.

Une fois arrivée en bas, je me suis directement allongée dans l'herbe fraîche en soupirant.
J'avais mal à la tête et j'étais complètement recouverte de poussière mais au moins, j'étais en vie.

Après un moment, je me suis appuyée sur mes avants-bras pour me redresser.

« Bon ... Je suppose qu'il faut que je parte maintenant, hein ? Ça serait bête qu'on me retrouve après tout ça ... »

Je ne savais pas vraiment où je devais aller mais passer du temps dans une ville quelconque du territoire de la Tour me semblait être la meilleure option pour oublier ce qu'il venait de se passer.


Franchement, je ne comprend même pas pourquoi je m'obstine à voyager dans ce monde alors qu'à chaque fois que je sors, il m'arrive quelque chose de mauvais ! Mon PC me manque ... Je ne crois pas qu'il y ait Internet à Wonderland ...

J'ai poussé un énorme soupir. Au même moment, un homme déguisé en clown m'interpella.

« Mademoiselle ! »

Il me tendit un prospectus que je pris sans hésitation, poussée par la curiosité.

« Le spectacle du cirque ouvrira bientôt ses portes, nous comptons sur votre présence cette année ~

- Le spectacle du cirque ... ? »

Le clown était déjà repartit aborder d'autres personnes.

J'ai jeté un rapide coup d'œil au prospectus avant de le plier et de le ranger dans la poche de mon jean. J'aurais tout le temps de m'y intéresser plus tard.
La seule chose que je voulais pour le moment était de rentrer bien au chaud dans la Tour de Trèfle, après cette journée riche en péripéties.


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~ Quelques temps plus tard ~

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J'ai jeté un regard dubitatif à l'employée en face de moi.

« Est-ce que c'est vraiment nécessaire ?

Elle me fit un grand sourire amusé.

- Évidemment que c'est est nécessaire ~! Il faut que vous soyez présentable lors de votre arrivée au Cirque. Alors, droite ou gauche ?

Marina – puisque tel était son nom – souleva simultanément de sa main droite un cintre sur lequel était accrochée une robe bleu marine à volants, et de l'autre une robe rouge à motifs plaids.

Je n'ai pas pu retenir une grimace.

- Si possible, je préférerais autre chose qu'une robe ...

Et puis, c'est juste un cirque, pas besoin de se mettre sur son 31 ...

- ... Une jupe ?

- Non, quelque chose comme un pantalon ! soufflais-je en agitant mes bras de haut en bas. On ne peut pas se sentir à l'aise avec une robe ou une jupe. Soit ça vole de partout, soit ça gêne pour courir !

Marina soupira d'exaspération avant de ranger les cintres dans l'armoire prévue à cet effet.

- Je dois bien avoir une tenue adaptée quelque part ... murmura la jeune employée en fouillant une grosse commode en bois.

Je me suis assise sur le petit canapé en cuir blanc en ramenant mes genoux contre moi.

- Alors, tu as trouvé ~? demandais-je d'un air taquin, connaissant pertinemment la réponse.

- Pas encore, pas encore, grommela-t-elle en remettant derrière son oreille l'une de ses mèches rousses.

- ... Marinaaa ~

- Je m'ennuie ~

- Marinaaaaaa ~!

- ÇA Y EST, J'AI TROUVÉ !

Plus mon sourire s'élargissait, plus les sourcils de Marina se fronçaient. Une partie de moi voulait véritable savoir jusque où cette situation pouvait aller ... mais la curiosité était beaucoup plus forte. Je bondis hors du canapé, réatterrissant les poings sur les hanches.

- Fufufu ~ J'ai failli attendre ! Alors, qu'est-ce que c'est ?

- Un pantacourt noir, une chemise bleu-grise, une veste vert sombre et des gants blancs fins. Nous verrons plus tard pour les chaussures.

- Héhé ... Avec cette veste, je suis parée pour la Saint Patrick, dis donc ~!

- C'était une blague ! Ne me regarde pas comme ça !

Oh, c'est vrai, j'ai récemment appris que les sans-visages avaient un visage quand on y paye véritablement attention. Ils devraient changer de nom.

Marina poussa un énième soupir puis posa les vêtements précédemment évoqués sur mon lit.

- Enfin, peu importe. Vous partez dans deux heures alors tâchez d'être prête, d'accord ?

- Ok-aaay ~! »

Après cela, Marina quitta ma chambre.


Sous le chapiteau, la musique entraînante du Cirque transmettait une atmosphère de bonne humeur. Les sièges rouges semblaient à vue d'œil être tous remplis par un nombre impressionnant de personnes, toutes discutant joyeusement en attendant le début du spectacle.

Enfin, presque toutes.

« Bon sang ... Ma présence ici ne sert à rien, je perd mon temps. Je devrais être en train de travailler en ce moment. grogna Julius d'un air très irrité.

Gray secoua lentement sa tête de droite à gauche en signe de désapprobation.

- Tu devrais savoir depuis tout ce temps que tous les acteurs doivent assister à ce genre d'événement, Horloger. Cela fait partie des règles.

- Je connais les règles. Cependant, elles ne m'empêchent pas de maudire ma présence dans cet endroit, Lézard.

Assis à ma gauche, Nightmare toussa nerveusement.

- Hum ... Hey, ne commencez pas à vous battre ... »

Eeeh ~ Je ne savais pas que Julius et Gray s'entendaient aussi mal ! Dommage, dommage.

Les lumières qui éclairaient le chapiteau se dissipèrent progressivement, de même que la musique. Rapidement, tout le monde s'arrêta de parler.
Un unique projecteur jaune illumina le centre de la piste de cirque, révélant du même coup la présence d'un homme, qui prit immédiatement la parole.

« Ladies and Gentlemen ... Welcome to the Wonderful Wonder World ! »

Mes yeux s'illuminèrent lorsque je reconnu le propriétaire de cette voix.

White !

« L'heure est venue de vous débarrasser de vos tracas et, pour les courts instants à suivre, de vous amuser ! »

Le projecteur s'éteignit brusquement puis, une seconde plus tard, toute la piste était éclairée d'une lueur bleutée. White avait disparu.

C'est ainsi que le spectacle débuta.

Les tours s'enchaînaient les uns après les autres de manière impressionnante. Tout semblait parfait. En revanche, je crois que ce qui retint le plus mon attention, finalement, était l'euphorie perpétuelle qui se dégageait des artistes et du public. A vrai dire, je me sentais moi-même plus heureuse que d'habitude. C'était comme si toute la misère du monde avait disparu, rien de négatif ne me venait à l'esprit et je ne pouvais que sourire en appréciant le spectacle.
Ainsi, lorsque White vint annoncer la fin du spectacle et que les lumières se rallumèrent, j'eus l'impression de me réveiller d'un rêve merveilleux.

~ Odd girl in the Country of Clover ~

Notes : Honnêtement ... De la façon dont j'ai présenté l'ambiance du cirque, est-ce qu'on ne dirait pas trop que tout le monde est drogué ? XD Même Éva ! Affaire à suivre, je dis.