Ptit blabla de mouua: Bon ben on y revient quand même, honnêtement je n'avais pensé continuer cette fic, ni aucune des autres d'ailleurs, mais l'envie m'a subitement pris, donc voilà un nouveau chapitre de 26 pages (histoire de me faire un peu pardonner pour l'énorme retard). J'ai eu certaines difficultés à reprendre pieds dans cette histoire, et je trouve que je l'ai moins bien écrit que les autres, mais ce sera à vous de juger comme toujours. Merci pour toutes les reviews, n'arrêtez pas ;)
Toutes mes excuses pour ce retard, je vais essayer de continuer et finir cette fic, mais bon je ne peux rien promettre.
BizzAD
Quand les garçons se réveillèrent, Galien, Killian et Alex étaient à leur chevet. Alex s'assit sur le lit aux côtés de son fils, et tout en lui caressant les cheveux expliqua :
« Galien va vous emmener voir les mages aujourd'hui, je viendrais bien avec vous, mais ils ont refusé qu'un sorcier former mette un pied dans leur ville, et je ne peux pas leur en vouloir. Soyez sages, et respectueux, ces gens ont beaucoup soufferts à cause de leur différence, du moins leurs ancêtres, alors je ne veux pas entendre dire que vous vous êtes comportez comme des sales gosses. »
Zach fut mal à l'aise en l'entendant, son père semblait avoir honte de quelque chose, comme si l'histoire des mages était quelque chose dont il était personnellement responsable, ce qui ne pouvait pas être puisque la « grande erreur » remontait à des siècles. Drago et Cédric, quoique moins sensibles aux humeurs d'Alex, s'en rendirent également compte et tous promirent.
Après un second petit déjeuner, Galien attrapa les mains de Zach et Drago, pendant que Thomas prenait celle de Cédric et ils disparurent.
Les trois humains se sentirent instantanément mal à l'aise en apparaissant dans la cité des mages. Pour plusieurs raisons, d'abord la cité ressemblait traits pour traits à celle des elfes, mais n'irradiait pas la même paix, loin s'en fallait, ici tout semblait grave, figé, rongé par la peur. Ils eurent l'impression de débarquer dans une cérémonie funèbre. Mais en plus de cela, les rares personnes présentent les regardaient avec colère, voir avec haine ! Les sorciers étaient tout sauf bienvenue ici !
Galien attira les petits contre lui, tandis que Thomas faisait de même pour son petit ami. Signalant ainsi que les trois sorciers étaient sous leur protection. Certains mages leurs lancèrent des regards plus ou moins agressif avant de reprendre leurs activités, mais d'autres restèrent figés, continuant à regarder avec mépris les jeunes garçons et leurs protecteurs elfiques.
Le seigneur elfe, lassé et déçu par leur comportement, plongea son regard sans âge dans chaque paire d'yeux agressif et par sa seule volonté les forçats à se détourner. Il était le premier à reconnaitre que les mages avaient plus que souffert à cause des sorciers, mais mettre tous les sorciers dans le même sac, particulièrement trois enfants, était d'une stupidité sans nom, et il leur fit bien comprendre !
Quand la place se fut vidée, Galien et son fils menèrent les enfants vers la réplique de la tour du conseil de Celebrinisil. Et comme dans la cité des elfes, la tour était un espace vide, entouré de balcons, avec la chambre du conseil tout en haut. Mais contrairement à celle de la cité d'argent, ce ne fut pas par tapis volant qu'ils y accédèrent. Au lieu de cela, un mage, à peine plus aimable que les autres, leur fit « chevaucher le vent ». A savoir que ce fut l'air lui-même qui les soulevas jusqu'à la salle du conseil. Les trois garçons n'en menaient pas large, voler ainsi, sans balais, tapis ou turma pour les soutenir, ne les rassuraient pas vraiment, d'autant moins avec l'agressivité muette du mage qui les faisait voler.
Mais entre Shadow et les ailes de l'armure de Thomas, ils se savaient en sécurité ou à peu près.
Les mages avaient un système politique différent de celui des elfes, et la chambre du conseil n'accueillait que 9 personnes, hommes et femmes confondus, chacun d'eux portaient une couleur distincte, signalant son élément.
Quand le sol fut scellé, celui des mages qui portait une tenue arc-en-ciel se leva, et lâcha sans vraiment y croire :
« Bienvenue à Luinwé. »
Les visiteurs répondirent avec un peu plus de conviction, et le mage demanda :
« Le conseil a accepté de vous rencontrer, mais pas forcément de vous aider, pourquoi le ferions-nous ? »
Thomas, qui appréciait encore moins que son père l'attitude des mages, se laissa quelque peu aller :
« Parce que nous vous le demandons et que c'est le moins que vous pouvez faire pour les elfes qui vous ont donné une ville entière ! »
Galien laissa échapper un claquement de langue irrité :
« Silence ! Excuse-le, Arthur, il est jeune et amoureux. Mais pour répondre à ta question, le conseil des elfes vous demande cela comme un service puisque le jeune Zach ici présent est selon nous destiné à libérer notre prince de sa prison de cristal. Mais nous n'avons pas la prétention de vous obliger à quoique ce soit, la cité a été donnée ! Sans condition, il n'y a pas de dettes entre les mages et les elfes. »
Un mage, vêtu de bleu se leva :
« Alors partez Galien, et emmenez ces tortionnaires avec vous ! Avez-vous perdu l'esprit pour amener des sorciers ici ! »
Le mot sorcier avait été lâché avec toute la haine et le mépris possible. Zach ne comprenait pas, il n'avait rien fait à ces gens, pas plus que Draco ou Cédric, ces gens les haïssaient sans même les connaitre ! C'était une chose qu'il ne pouvait pas comprendre.
Arthur se tourna vers son collègue pour le sermonner, mais un autre mage, vêtu de blanc, alla plus vite :
« Tu es vraiment un imbécile Vincent ! Galien a convaincu le conseil des elfes de nous accueillir à l'époque de l'Exil, il le dirigera bien après que tu sois redevenu poussière, ce qui n'arriveras jamais assez vite à mon gout ! Ta récente accession au titre de mage t'est montée à la tête, ferme-la et assieds-toi ! »
Le mage d'eau le regarda avec fureur et ouvrit la bouche pour répondre mais Arthur claqua dans ses mains avec force :
« Ça suffit, Vincent assieds-toi ! Tu n'es pas membre du conseil de plein droit, tu n'as pas à parler ! Quant à toi Quentin ne parle pas à ton frère sur ce ton ! »
Le dit Vincent se rassis avec colère, alors que Quentin se contenta de sourire élégamment et de hocher la tête d'un air faussement contrit, mais qui sembla suffire à son chef.
Arthur reprit :
« Tu comprends Galien, pourquoi nous hésitons à les aider ? »
L'elfe hocha la tête :
« Bien sûr, mais j'ai une suggestion, si tu voulais bien jeter un œil magique à Zach, je crois que tu pourrais te décider plus facilement. »
Arthur le regarda sans comprendre, en quoi sonder l'enfant allait changer quoi que ce soit ? Il connaissait l'elfe depuis son enfance, Galien avait été l'ami de son père, de son grand-père et de tous ses ancêtres depuis l'Exil, et il savait que le vieux renard ne parlerait pas ainsi sans être certain de son fait.
Le chef du conseil des mages se tourna donc vers le petit garçon brun et ne put s'empêcher de se sentir désoler pour lui, avec sa bouille d'ange et ses grand yeux transpirants d'innocence, nul doute que ce pauvre petit ne comprenait pas pourquoi ces gens en face de lui le détestait lui et ses amis.
Il sonda délicatement le garçon cherchant ce dont Galien pouvait bien parler.
Il n'eut pas allé bien loin, à peine avait-il effleuré la magie de l'enfant qu'il faillit s'étouffer de surprise, impossible !
Encore incrédule, il se laissa tomber dans son siège, les yeux écarquiller et la bouche ouverte, il était l'incarnation vivante de la surprise. Il lui fallut quelques instants pour se reprendre, et lâcher :
« L'enfant est sous la protection de la première Loi ! »
Des cris de surprise parcoururent le conseil des mages, et Vincent se leva :
« Impossible ! C'est un putain de sorcier ! Vous voulez nous forcez à les aider ! Traitre !»
En l'entendant tous les autres membres du conseil se turent et le dévisagèrent avec incrédulité, ce qu'Arthur venait de dire était certes incroyable, mais personne, pas même ses adversaires politiques les plus acharnés, ne croyait une seconde qu'il ait pu mentir à ce propos, c'était trop important, et surtout, aisément vérifiable par n'importe lequel d'entre eux.
Arthur ne releva pas l'insulte, mais Quentin ne sembla pas du même avis, il se tourna vers son collègue et dit calmement :
« Retire tes paroles ou j'en appellerais au droit du sang ! »
Il y eut de nouveaux murmures incrédules, jamais deux membres du conseil, même temporaire, n'avait été aussi proche de s'affronter magiquement, et chacun retenait son souffle, attendant que le jeune imbécile se décide. Vincent sembla hésité, partagé entre sa fierté et son instinct de survie, il avait beau être un mage formé depuis peu, il n'était pas fou au point de croire qu'il aurait la moindre chance contre Quentin. Pas à cause de sa puissance ou de sa maitrise, mais tout simplement parce que Quentin était un mage d'âme et que face à cette caste, Vincent, « simple » mage d'eau, n'avait pas le plus petit commencement de chance. Rien dans son élément ne pouvait le protéger face à des attaques non pas physiques mais psychiques ! Cela Vincent le savait, tous les mages le savaient, les seuls capables de résister à des mages d'âmes, à part les mages d'âmes eux-mêmes, étaient les magisters ! Ceux qui maitrisaient la magie en tant qu'élément, et les magisters se comptaient sur les doigts d'une main, le plus proche était justement celui que Vincent venait d'insulter !
Ravalant sa fierté, le jeune mage lâcha :
« Je retire mes paroles, veuillez m'excusez Arthur, c'est la surprise qui m'a fait prononcer des mots que je ne pensais évidemment pas. »
Arthur ne sembla pas y attacher pus d'importance que cela, mais Quentin jeta un regard méprisant à son jeune collègue et hocha la tête en affichant un sourire de triomphe. Rabattre le caquet de ce « petit con » était un de ses grands plaisirs, il méprisait Vincent depuis toujours, leurs passifs était bien trop lourd pour qu'il y est autre chose entre eux que de la haine et du mépris.
Le chef des mages reprit la conversation comme si rien ne c'était passer :
« Comme je le disais l'enfant est sous la protection de la première Loi ! »
Galien savait évidement de quoi il était question, mais aucun des enfants et Zach parla pour la première fois :
« C'est quoi la première Loi ? »
Le bras de Galien autour de ses épaules, Shadow serrer contre lui, ses grands yeux émeraudes brillants d'innocence de curiosité et sa frêle carrure firent sans doute autant que cette fameuse loi dans l'évolution de l'opinion du conseil, il était simplement trop mignon pour qu'un adulte lui résiste.
Tout sourire devant cette bouille d'ange, Arthur expliqua :
« La première Loi mon enfant stipule qu'il est du devoir de tous mage de protéger et de s'assurer de la formation d'un mage potentiel, ce que tu es ! »
Zach le regarda avec incrédulité et demanda d'une voix incertaine :
« Mais je croyais qu'on ne pouvait pas être mage et sorcier à la fois ? »
Quentin répondit :
« Tu as raison ou presque, il n'y a eu qu'un seul homme pour cumuler les deux pouvoirs, du moins pour autant que nous le sachions, et cet homme était Merlin ! »
Le petit brun ouvrit la bouche de surprise, et finit par lâcher :
« Pourquoi toujours moi ? »
Plusieurs mages laissèrent échapper un petit rire, et Arthur dit :
« Je l'ignore mon garçon. Mais vois le bon côté des choses, en tant que mage potentiel, nous sommes tenus de t'aider. Quentin veux-tu bien jeter un œil aux liens ? »
Le mage d'âme hocha la tête, et descendit de son siège pour s'approcher de Zach, il posa les mains sur la tête brune et ferma les yeux se concentrant sur l'embrouillamini des liens de Zach.
Après quelques instants il rouvrit les yeux, ébouriffa les cheveux du garçon et dit :
« Il est bien lié avec les trois autres, la première Loi s'applique également à eux ! »
On entendit distinctement le grognement de Vincent, mais les autres se contentèrent de hocher la tête, pas surpris pour deux sous, après tout c'était à cause des liens d'âmes que le garçon était venus vers eux.
Arthur déclara alors la fin de la séance, et les mages sortirent, chacun à sa façon si particulière. Celle du feu, portée par un phénix, sa collègue de l'électricité sur rien de moins qu'un éclair, ceux de l'ombre et de la lumière dans un nuage de ténèbres ou dans un flash éblouissant. Vincent porté par une colonne d'eau, celui de la terre grâce à des escaliers éphémères, etc…
Seuls restèrent Arthur et Quentin. Le premier s'adressa à Galien :
« Emmène-les chez Quentin s'il te plait. »
L'elfe hocha la tête et disparus avec les jeunes gens, pour réapparaitre dans une demeure incroyablement chaleureuse où les attendaient déjà les deux conseillers et un troisième homme qui était visiblement en adoration devant Quentin.
Le propriétaire des lieux les fit asseoir, sans même leur présenter le troisième homme, et dit :
« Vous avez bien faits de venir, les liens de Zach avec vous sont incroyablement complexes et puissants, je doute de pouvoir les défaire ! »
Il eut un soupir de déception général parmi les visiteurs, mais Quentin continua :
« Cependant je devrais pouvoir en brider certains, entre autre ceux de nature amoureuse entre les deux petits et les deux grands, vous resterez tous extrêmement attachés les uns aux autres, mais même quand les petits seront en âge vous n'envisagerez pas une seconde le moindre rapport sexuel avec eux. Je suppose que c'est ce que vous vouliez ? »
Les garçons hochèrent la tête d'un seul mouvement, et Quentin sourit :
« Je comprends, mais cela risque de prendre du temps, au moins plusieurs jours, vous êtes tous puissants, et donc les liens aussi, agir dessus ne seras pas facile. Je vais avoir besoin de l'aide de mes frères pour y parvenir. »
Thomas fit la grimace :
« Je doute que vos « frères » y mettent beaucoup de bonne volonté. D'ailleurs pourquoi nous avoir accueillis avec autant de bienveillance ? De tous les mages du conseil vous êtes le seul qui ne nous ayez pas fusillez du regard. »
Galien envoya à son fils un regard d'avertissement, mais Quentin leva une main apaisante ne direction de l'elfe et dit avec un sourire triste :
« J'ai été comme Vincent quand j'étais plus jeune, je haïssais les sorciers, et si les garçons m'avaient croisés à l'époque j'aurais fait pire que les tués. »
Il se tourna vers le troisième homme, qui buvait chacune de ses paroles avec avidité et adoration.
« C'est ce que j'ai fait à Kyle ici présent. C'était un sorcier sur lequel j'étais tombé par hasard, né de moldu, il ignorait tous des mages et des persécutions dont nous avions été victimes, mais je m'en moquais, il était sorcier, beau, et cela m'a suffi j'ai usé de mon pouvoir sans retenus sur lui, par simple désir et envie de vengeance. Et il est devenu ce qu'il est aujourd'hui, un homme sans volonté, dont le seul désir est de me vénéré et me servir. J'ai fait cela sur d'autres sorciers, me constituant un harem de sorciers, mais je ne suis jamais aller aussi loin avec les autres qu'avec Kyle, au fil du temps je m'amusais à les sentir se débattre dans leurs chaines mentales, je savourais leur humiliation.
Je ne suis pas fier de ce que j'ai fait à l'époque, mais j'ai finis pas prendre conscience de mes erreurs, et je l'ai tous libérer, effaçant de leur mémoires ce que je leur avais fait subir. Mais j'étais allé beaucoup trop loin avec Kyle, il n'y a aucun moyen de restaurer sa personnalité, et il serait incapable de survivre sans moi, alors je le garde avec moi, je m'assure qu'il soit le plus heureux possible. Il est mon rappel journalier de ce que la vanité des mages peut entrainer. Alors oui je vous ais accueillis sans préjugés, et même favorablement puisque Galien vous recommandais.
Pour en revenir à mes frères, je parlais des autres mages d'âme. Nous sommes une communauté dans la communauté, nous partageons tout, pour comparer nous avons une sorte d'esprit de ruche, individuels mais dotés d'un esprit collectif. Tout ça pour dire qu'ils vous aideront parce qu'ils ressentent plus ou moins la même chose que moi. »
Kyle avait suivi le discours de Quentin avec un air désespérément malheureux, pas pour lui, mais pour la peine que son « maître » ressentait, alors que lui n'étais que joie à l'idée de le servir et de vivre avec lui, une vie où chaque seconde passé en présence de Quentin le rendait extatique.
Galien savait tout cela, à l'époque, quand Quentin était encore un jeune mage suffisant et imbu de ses pouvoirs, le conseil des mages lui avait demandé son opinion concernant la sanction qu'il devait appliquer à Quentin, et c'était lui qui avait suggérer que le mage d'âme garde auprès de lui l'homme dont il avait détruit la vie. Au début Quentin avait été furieux, mais aujourd'hui, bien que sa présence l'attriste et génère un profond dégout de lui-même, il veillait sur Kyle de son mieux.
Arthur prit alors la parole :
« Zach, j'ai pu constater que tu avais le don, c'est une chose certaine, mais il faut faire des tests plus spécifique pour déterminer quelle est ton élément. C'est indolore est assez rapide, donc pendant que Quentin s'explique avec ses frères, j'aimerais que nous réglions ce détail, les autres peuvent venir avec nous si tu le souhaite. »
Le petit brun hocha la tête, il plaignait Quentin, et Kyle, mais davantage le mage que le sorcier, qui, au final, n'était même pas conscient de sa perte.
Les garçons suivirent le chef du conseil dans une petite pièce sur l'arrière de la maison. La pièce était vide à l'exception d'un guéridon sur lequel reposait une sphère de cristal transparente. Arthur fit signe à Zach de s'approcher et dit :
« Ça risque d'être compliqué, tu as déjà l'habitude de penser en termes de sort et de mouvement de baguette. Mais là il faudra seulement que tu libère ta magie brute, mets tes mains de part et d'autre de la sphère, et fait passer ta magie à travers, du moins essaye, nous verrons ce qu'elle nous révélera. »
La sphère était un artefact que les mages, quelques soit leur niveau et leur élément, utilisaient depuis aussi longtemps qu'ils s'en souvenaient. Pour un novice comme Zach elle permettait de déterminer l'élément principal, car les mages avaient tous, peu ou prou, accès à plusieurs éléments. Même s'ils ne pouvaient se spécialiser réellement que dans un seul.
Pour un mage plus avancé la sphère permettait de s'entrainer, le pouvoir des mages dépendait de deux choses, leur capacité à générer la magie brute de leur élément, et surtout leur imagination. C'était à développer le premier point que servait la sphère, elle agissait comme un banc de musculation, plus le mage était puissant plus la sphère pouvait être régler pour résister à son pouvoir, comme on mettait des poids de plus en plus lourds sur un banc de musculation.
Pour Zach, qui n'avait jamais utilisé son pouvoir de mage, la sphère fut régler à son niveau le plus faible.
Curieusement le petit brun avait une assez bonne idée de l'état d'esprit dans lequel il devait être pour faire sortir sa magie, il l'avait déjà fait en réalité, il l'avait fait en première année face à Quirell, il l'avait fait dans la chambre des secrets quand Drago l'avait embrassé pour la première fois. Ces libérations de magie brute étaient soumises à ses émotions les plus violentes !
Il lui aurait été facile de réussir, penser à Quirell lançant un sort de mort sur Shadow ou un doloris sur Drago aurait amplement suffit, mais le garçon se doutait qu'avec un tel schéma de pensée il aurait du mal à contrôler le flux. Aussi se concentra-t-il plutôt sur le premier baiser échanger avec Drago, qui était d'ailleurs le seul dans son souvenir, puisque la cérémonie elfique c'était effacée de sa mémoire.
Tout doucement il rappela à lui ce souvenir. Le visage du blond à quelques centimètres du sien, avec dans ses beaux yeux gris une lueur qui n'existait que pour lui. La caresse de sa main si élégante sur sa joue, et cet air à la fois attendrit et irrévocablement protecteur sur les traits de Drago. La douceur infinie avec laquelle il avait rapproché leurs visages. Et finalement la caresse délicate de ses lèvres parfaites sur les siennes. A ce moment-là, il s'en souvenait maintenant, il avait senti sa magie hurler de joie, résolue à faire savoir au monde entier qu'elle avait enfin trouver son parfait complément.
Zach avait gardé les yeux fermés pour se remémorer tout cela, aussi ne vit-il pas la sphère s'éclairer comme un sapin de noël. Mais Arthur et les trois autres garçons la virent distinctement prendre une couleur irisée, comme si un arc-en-ciel s'y était logé.
Arthur regardait l'enfant avec incrédulité, non seulement il avait le don, mais surtout il avait un talent incroyable, certains mages, pourtant nés et élevés parmi leurs semblables, mettaient des mois, voire des années à trouver comment faire sortir consciemment leur magie. Et ce petit bonhomme, pourtant déjà « polluer » par les formules et les mouvements de baguettes, y arrivait du premier coup et sans aucune difficulté. Non seulement cela, mais en plus c'était un magister en puissance, un maitre absolu de la magie !
Arthur se reprit, certes le garçon était doué, foutrement, mais cela n'empêchait pas qu'il lui faudrait des années pour maitriser véritablement son don. La vraie force d'un mage, quel que soit son élément, résidait dans la rapidité avec laquelle il pouvait faire jaillir sa magie. Et c'était d'ailleurs ce temps de réaction qui désignait si quelqu'un était ou non un mage de plein droit.
Le chef du conseil fut soulagé, avec de telles dispositions, le jeune Zach n'aurait pas à rester trop longtemps dans la cité, et donc, n'aurait pas à subir les potentiels mauvais traitements des mages. Arthur déplorait cet état de fait, mais changer la mentalité d'un peuple était une chose trop compliquée, même pour un magister. Certes il ne portait pas les sorciers dans son cœur, mais il ne lui serait jamais venus à l'idée d'en attaquer un sans provocations, encore moins un petit garçon, mais d'autres n'auraient pas tant de scrupules, les mages avaient beaucoup trop soufferts sous le joug des sorciers au fil des siècles pour ne pas garder en eux une haine entretenue génération après génération envers ceux qui les avaient persécuté.
Ils regagnèrent le salon, et Arthur expliqua la situation :
« Le garçon a le don de magister, et il en a déjà une très bonne maitrise, d'autant plus pour quelqu'un ayant été élevé avec les rites sorciers. Nous n'aurons que peu de chose à lui apprendre vraiment, tout ce qu'il aura à faire ce sera s'entrainer avec une sphère. »
Galien en fut soulagé, tout comme Arthur, il n'était pas tranquille à l'idée de laissé Zach et les garçons dans la cité des mages. Mais il souleva un détail important :
« C'est très bien, cela lui servira dans l'avenir, mais j'y vois un problème. – Arthur lui fit signe de continuer – Les autres sorciers ! Si Zach prends l'habitude de répondre aux attaques avec son pouvoir de mage, ils risquent de s'en rendre compte et qui sait quelle pourrait être leur réaction ? Il vaudrait peut-être mieux attendre qu'il ait finis ses études. »
Arthur se fit pensif, il réfléchit pendant quelques instants puis lâcha :
« Tu as raison, mais je crains que le laisser s'avancer plus avant dans les schémas de pensées sorciers ne bride son pouvoir de mage, et tu sais que les magisters sont plus que rares, en comptant Zach il n'y en a que 4 vie à ce jour. Cela risque d'être une nouvelle pierre dans le jardin de ceux des nôtres qui haïssent les sorciers. Perdre un magister au profit des sorciers…. Ce serait un casus belli. »
Thomas s'énerva légèrement :
« Vu la façon dont ils l'ont accueillis, ils n'oseraient quand même pas ? »
Arthur sourit :
« Hélas jeune homme, nous restons des humains, donc illogiques ! Ils préfèreraient crever de d'accueillir convenablement Zach, mais ils s'attendent malgré tout à ce qu'il se soumette à leur règles ! C'est révoltant de connerie, je te l'accorde, mais c'est ainsi néanmoins ! »
Thomas pesta dans sa barbe, et après un long moment de silence, Drago intervint :
« Vous dites que Zach n'a pas à suivre de cours magistraux, qu'il doit seulement s'entrainer avec une de vos sphères, mais il peut bien le faire n'importe où ? – Arthur hocha la tête, et Drago continua – Et bien, fournissez lui une sphère, il s'entrainera, ou pas, à Poudlard ou chez lui, qui iras vérifier ? »
Le chef du conseil sourit :
« Présenter ainsi, c'est certainement la meilleure solution, en tant que son inventeur, c'est à moi qu'il revient de lui fournir un enseignement adéquat, je serais donc le seul à suivre ses progrès. Oui c'est notre meilleure option. Félicitations jeune homme ! »
Drago hocha la tête en signe de gratitude, et se tourna vers Quentin :
« Allez-vous pouvoir nous aider ? »
Le mage d'âme, qui avait passé toute la discussion à converser mentalement avec ses frères, hocha la tête :
« Oui, et mes frères sont tellement intrigués par votre cas qu'ils sont à limite de se battre pour travailler dessus. Nous formerons un canevas dès qu'ils seront tous arrivé, d'ici une semaine ou deux je pense, alors nous pourrons opérer. »
Arthur le regarda avec incrédulité :
« Tu veux faire un canevas avec TOUS les mages d'âmes ? Tu ne crois pas que c'est un peu trop ? »
Quentin sourit :
« Oh non, ce n'est pas trop ! Nous allons agir sur les liens unissant un magister, triple héritier, à deux Pierres et un demi-elfe des liens créés par la magie d'une reine Amlug et la cérémonie elfique ! Non ce ne seras pas trop crois-moi ! »
Le chef du conseil hocha la tête, présenté ainsi, Quentin avait raison !
Quentin se retourna vers les garçons :
« Je vous conseille de retourner chez vous, je vous contacterais pour la suite. »
Les garçons hochèrent la tête, mais Galien les arrêta :
« Quentin, j'aimerais que tu vienne avec nous, nous aurions quelque chose à te montrer, quelque chose de particulièrement noir, et j'aimerais beaucoup avoir ton avis.
J'ai besoin de quelques heures pour finir d'affranchir mes frères, mais ensuite je viendrais. »
Galien donna donc le signal du départ, et aucun des garçons ne répugna à l'idée de quitter la cité des mages, même si Arthur et Quentin se montraient amicaux, tous les autres mages avaient étés, au mieux, agressifs, et une telle tension n'était agréable pour personne.
Galien et Thomas entourèrent les trois garçons de leurs bras et très vite, ils furent de retour chez Thomas, où les attendaient les Malefoy et les Potter-Lightner. Zach file se pelotonner dans les bras de son père, et Drago fit de même avec le sien tandis que Cédric se réfugiait dans le giron de Killian, leur visite dans la cité des mages leur avait laissé une impression désastreuse, en exceptant Quentin et Arthur, il n'avait ressentis que de la haine et de mépris à leur endroit. Les trois adultes ne se firent pas prier pour câliner les enfants tandis que Galien résumait leur visite et ses conséquences.
Alex hocha la tête, l'air satisfait, aussi bien de l'intervention des mages d'âmes dans les liens complexes de ses enfants, que pour son apprentissage, ou encore pour examiner les phylactères de Voldemort.
Suite à tous ces évènements, les deux familles décidèrent qu'il était plus que temps pour tout ce petit monde de prendre des vacances, Lucius invita donc tout le monde, Galien et Thomas compris, à passer l'été sur son île grecque. Tout le monde accepta avec plaisir, et plus ou moins de réserve, Galien, entre autre, avait de nombreuses obligations, et devrait s'absenter souvent. Les autres comprirent parfaitement et de toute façon, Alex et Lucius n'étaient pas en reste concernant les obligations.
Ainsi donc, tout ce petit monde se retrouva sur l'île de la mer Egée qui les avait accueillis pour les grandes vacances précédentes. Bien entendu, certains aménagements furent nécessaire, la villa avait beau avoir plus de chambres que celles des Potter-Lightner dans le sud de la France, elle n'en avait tout de même plus assez pour tout ce monde. Chaque « couple » eut donc droit à sa propre chambre, et Galien en eut une personnelle, qu'il se faisait fort de partager avec quelque éphèbe ou jeune sorcières grecque. Thomas préféra se boucher les oreilles quand son père annonça ses projets, et lui fit promettre qu'il ne devrait jamais donner du beau-papa aux conquêtes de son père. Les adultes et Cédric se moquèrent du cirque du jeune sang-mêlé, qui se vengea honteusement sur son petit ami, en le chatouillant, mais ses doigts furent vite remplacés par sa langue, et la vengeance prit une autre saveur.
Le lendemain de leur arrivée, Thomas avoua son grand et honteux secret : il ne savait pas nager ! Devant l'air ébahit des autres, son père vint à son secours, rappelant qu'il avait grandi dans la cité des elfes qui étaient des créatures de terre, bien peu d'elfes savaient nager, ils n'étaient pas attirés par la mer, et donc personne n'avait pu apprendre à Thomas. Bien entendu Cédric se dévoua instantanément pour soutenir le corps musclé de son petit ami et le sauver des eaux déchainées, et Thomas n'attendit pas qu'un autre lui propose.
Les premiers cours de natation se passèrent sous la surveillance vigilante, quoiqu'éloigné des adultes, et celle non moins vigilante, mais beaucoup plus proche des petits, qui tenaient à Thomas, autant qu'a Cédric, et ne voulait pas que le moindre mal lui arrive. Ces cours ne furent pas un succès, pour la bonne et simple raison que la mer Egée toute magnifique qu'elle soit, n'est pas la partie la plus calme de la méditerranée, et donc pas le meilleur endroit pour apprendre à nager. Devant ce fait, et parce qu'il était attaché au demi-sang comme les autres, Lucius creusa lui-même, avec l'aide d'Alex et de Killian, une piscine gigantesque sur la côte sud de l'île. Souhaitant en faire la surprise aux garçons, ils firent cela une nuit, et l'air surpris et joyeux que les 4 garçons affichèrent le lendemain valait bien une nuit blanche.
Thomas remercia chaudement les adultes, les autres enfants firent de même, car la piscine pouvait évidemment être recouverte par magie et permettre de se baigner quel que soit le temps, et quoique cela reste rare, une tempête marine pouvait toujours frappée. Le demi-sang fut particulièrement sensible à cet attention, pour lui c'était la preuve définitive que les adultes, l'avait accepté dans ce qu'il appelait intérieurement leur « portée » puisque les trois enfants étaient sous la protection des 4 adultes.
Alex et Lucius restèrent quelques jours après l'épisode de la piscine, puis annoncèrent qu'ils devaient faire un petit voyage en Angleterre qui prendrait un ou deux jours. Galien en profita pour retourner chez lui, et voir ce que son groupe de recherche avait pu trouver sur les phylactères de Voldemort et où en étaient les mages. Aucun des autres ne fut très content de les voir partir, mais n'ayant pas trop le choix ils firent aussi bonne figure que possible.
Le premier arrêt d'Alexandre et Lucius fut le château des Potter-Lightner, Lucius se rendit au ministère, et Alex, après s'être préparé mentalement, se rendit dans un quartier miteux de Londres pour retrouver une vieille connaissance.
L'immeuble étai crasseux au possible, et les hurlements des résidents ne faisaient rien pour arranger les choses, entre les scènes de ménages, les mères criant sur leur rejetons, qui les ignoraient royalement, et les sombres tractations qui se déroulaient dans les coins d'ombres, on ne se sentait pas vraiment en sécurité ici. Mais Alex ignora le tout et grimpa un escalier branlant jusqu'au dernier étage, pour frapper à une porte toute aussi miteuse que le reste de l'immeuble. Il entendit une voix fatigué dire :
« Entre Alexandre. »
Le brun sourit, pas étonnant que l'autre l'ai reconnus à travers la porte, la pleine lune avait eu lieu l'avant-veille et les sens du loup était encore très présent. Il poussa la porte pour se retrouver dans un capharnaüm comme il n'en avait jamais vu. Tous les meubles étaient renversés, les coussins éventrés, et même sans cela le minuscule appartement aurait exsudé une tristesse et une misère intense. Il trouva son hôte assis dans ce qui restait d'un fauteuil, l'air totalement épuisé. Il ne put se retenir :
« Lupin ! Espèce d'imbécile, pourquoi tu n'es pas venu me voir pour que je t'aide ? »
L'autre le regarda d'un air incrédule :
« Tu veux dire à part le fait que nous ne sommes pas amis et que j'ai passé des années à te pourrir la vie ? »
Alex n'en démordit pas :
« Pour le souvenir de James je t'aurais aidé malgré tout ! Tu ne restes pas dans ce trou, point ! »
Sans même attendre une réponse, il saisit le bras du loup-garou et transplanna dans son château. Lupin tenta de protester, mais il était encore très faible à cause de sa dernière transformation, et n'avait pas vraiment envie de retourner dans ce que Alex appelait « ce trou », à raison d'ailleurs.
Le brun confia son invité à ses elfes de maison, et dit :
« Repose toi, j'ai des questions pour toi, mais ça peut attendre que tu te soit remis. En attendant profite de ta chambre, de la piscine, de tout ce que tu veux, tu es maigre comme un clou, depuis quand tu n'as pas fait un repas décent ? »
Remus haussa les épaules :
« Honnêtement, je ne sais plus. »
Alex gronda, et l'abandonna aux mains expertes des petites créatures.
Lucius revint quelques minutes après, avec l'autorisation dument signé par le ministre en personne. Aucun des deux hommes n'avait envie de faire ce qu'il avait à faire, mais ils ne renoncèrent pas pour autant, et bien vite ils apparurent sur une côte écossaise désolée, et presque déserte.
La seule présence humaine du coin, était signalée par un petit bâtiment qui ressemblait à un fort du moyen-âge, ce qu'il était à l'origine d'ailleurs. Ils se présentèrent à la poterne et, grâce à l'autorisation du ministre, n'eurent pas de mal à entrer.
Les aurors qui gardaient le fort ne firent pas de difficultés, Alex et Lucius se retrouvèrent donc rapidement dans un bateau sombre, digne de navigué sur le Styx tant il transpirait la peur et la souffrance. Le bateau était guidé magiquement pour éviter les écueils qui entouraient l'endroit le plus craint du monde sorcier anglais, la prison d'Azkaban.
Instinctivement, les deux sorciers se rapprochèrent l'un de l'autre en sentant le pouvoir des détraqueurs raviver leurs plus mauvais souvenirs, Alex revoyait encore et encore la voiture percuté Killian, et Lucius était plongé dans les sombres souvenirs de sa vie au service de Voldemort. Ils pressèrent le pas pour arriver dans une salle d'interrogatoire, dans laquelle on emmena rapidement un homme maigre aux longs cheveux noirs et crasseux, qui fut prestement enchainé au sol.
Lucius dut faire un gros effort pour enchanter la pièce et la rendre imperméable à tout espionnage, magique ou non, et surtout à l'influence des détraqueurs. Le prisonnier sembla à peine le remarquer, comme si l'influence des gardiens n'avait qu'une prise minime sur lui.
Par pure charité, malgré le fait qu'il détestait l'homme assis en face de lui, Alex posa sur la table un repas décent et un grand verre de bièreaubeurre. Le prisonnier se jeta sur la nourriture comme un chien affamé, ce qu'il était d'un certain point de vue, et aucun des deux visiteurs ne prononça un mot tant qu'il n'eut pas terminé.
L'homme laissa échapper un long soupir de satisfaction après avoir vidé son verre, et daigna enfin regarder ses visiteurs.
« Tiens, Alex et son petit ami ! Toujours à te faire mettre par un Serpentard Alex ? »
Alex leva un sourcil interrogateur, pas que la provocation de l'autre le touche le moins du monde, mais après presque 13 ans enfermé avec les pires créatures du monde magique, l'homme semblait parfaitement sain d'esprit, pour peu que Sirius Black eut jamais été sain d'esprit d'ailleurs.
« Et toi stupide clébard ? Ta romance avec les détraqueurs ? Ça se passe bien ? J'imagine que tu dois être ravi de pouvoir en satisfaire autant ? »
Sirius laissa échapper un rire :
« Ces années n'ont pas écornées ton sens de l'humour, c'est rassurant. »
Alex sourit :
« Et je vois que tu étais déjà trop atteint quand on t'a enfermé pour que tu devienne encore plus dingue. »
L'autre soupira :
« Ah que veux-tu, le fait d'être innocent n'est pas une pensée agréable, ils ne peuvent donc pas me l'enlever. »
Alex tiqua, il savait que Black n'avait pas été jugé, et avait toujours trouvé douteuse l'idée qu'il ait pu trahir son frère, certes il haïssait Sirius Black, c'était un sale con pendant leur études, et même après ils ne s'étaient jamais entendus, sauf quand Zach était impliqué, mais il savait tout de même que le dernier des Black adorait James. Pour sa tranquillité d'esprit il demanda :
« Ouvre ton esprit, que je sois certain de ce que tu as fait ou pas. »
Sirius haussa les épaules et se laissa faire, l'avis d'Alexandre Potter à son propos le laissait indifférent, tout comme il se moquait d'être enfermé, pour lui c'était mérité, il avait fait défaut à son meilleur ami, et pour cela il méritait sa peine.
Alexandre plongea dans l'esprit de Sirius, et n'eut pas à chercher loin, après 13 années au contact des détraqueurs, l'esprit du dernier des Black était presque vide, et seuls les souvenirs neutres ou carrément malheureux étaient encore présent en lui. Ainsi vit-il son frère discuter avec Sirius pour conclure que Peter serait leur gardien du secret, partant du principe, erroné, que personne ne s'en douterait.
Alexandre se retira de l'esprit de son interlocuteur et lâcha :
« Espèce de crétin, rien que pour ta stupidité je devrais te laisser croupir ici ! Pourquoi tu ne t'es pas défendu à l'époque ? A cause de toi Zach à faillit passer son enfance chez les Dursley ! »
Bien entendu, Sirius ignorait qui était ce « Zach », mais il comprit néanmoins, et perdit le peu de couleur qui lui restait. En y réfléchissant, Alex avait parfaitement raison, à l'époque il n'avait pas pensé une seconde à Harry, alors qu'il avait promis de le protéger, encore une fois il avait défaut à son meilleur ami ! Il garda le silence, mais Alex vit les larmes coulées sur les joues du prisonnier. Il grogna :
« Je vais te faire sortir d'ici stupide clebs ! Mais ne crois pas une seconde que ce soit pour toi que je le fais. Ensuite tu as intérêt à répondre à toutes mes questions. »
Sirius hocha la tête, et Alex appela les gardiens, il reconnut l'un d'eux comme étant un membre de son clan et le prit à part pour murmurer :
« Je vais revenir le voir, je veux qu'il soit en état de me parler, alors mettez-le le plus loin possible des détraqueurs en attendant mon retour. »
L'homme hocha la tête, c'était une procédure normale quand on voulait interroger un prisonnier.
Les deux sorciers quittèrent rapidement la prison, non seulement parce que ce n'était pas l'endroit le plus agréable qui soit, mais également parce qu'ils voulaient faire libérer Sirius le plus rapidement possible, cela malgré le fait qu'aucun d'eux ne le porte dans son cœur.
Durant le trajet de retour en bateau, ils durent préparer leur stratégie pour faire libérer l'animagus, car malgré l'influence qu'ils pouvaient tout deux avoir sur Fudge, ce dernier risquait de poser pas mal de problème, libérer Sirius Black, le symbole incarné de la trahison, risquait de ne pas plaire du tout au ministre. Si encore ils avaient eus un autre coupable sous la main, un coupable vivant, cela aurait pu se faire, mais Pettigrow était mort, et donc ils n'avaient personne à qui faire porter le chapeau.
Après une discussion qui dura encore longtemps dans le château des Potter-Lightner, Alex, bien que cela ne lui plaise pas, décida que si Fudge posait trop de problème il le ferait tomber ! Le ministre n'était pas un saint, loin s'en fallait, et rien qu'avec l'histoire de la succession de James et Lily il avait de quoi l'abattre, le problème serait qu'il devrait ensuite s'assurer que le nouveau ministre lui soit acquis, chose plus facile à dire qu'à faire.
Mais malgré toute la haine qu'il pouvait ressentir pour Sirius Black, il ne pouvait pas le laisser croupir là-bas, sans même parler du fait que Lily n'aurait pas apprécier que son beau-frère agisse autrement.
C'est donc résolu qu'Alex et Lucius se rendirent au ministère.
Après les civilités d'usage, Alex expliqua la situation au vieil imbécile :
« Monsieur le ministre, tout d'abord je vous remercie de l'autorisation que vous m'avez donnez pour aller interroger Sirius Black, c'était extrêmement aimable de votre part. »
Fudge secoua la main pour dire que ce n'était rien. Depuis l'histoire de la succession, il faisait tout pour être dans les petits papiers du chef de la famille Potter, aussi stupide soit-il, il savait que ce dernier pouvait le briser si l'envie lui en prenait. Alex continua :
« Si, si, c'était très aimable, malheureusement j'ai appris certaines choses en sondant son esprit, croyez bien que je ne porte pas Sirius Black dans mon cœur, loin s'en faut, je lui voue une haine féroce ! Mais cela ne change rien au fait qu'il est innocent ! »
Fudge le regarda avec des yeux exorbités, et interrogea Lucius du regard pour savoir si cela n'était pas qu'une vaste blague de mauvais gout, mais le blond confirma :
« C'est hélas vrai monsieur le ministre. Black n'était pas le gardien du secret, il semblerait que c'était Pettigrow, un coup de bluff pour tromper celui-dont-on-ne-dois-pas-prononcer-le-nom. Cet imbécile de Croupton n'a même pas vérifié avant d'enfermer quelqu'un à Azkaban ! »
Alex remercia mentalement son ami, mettre tout sur le dos de Croupton était une brillante idée, ainsi Fudge pourrait s'en sortir sans trop de mal. Il insista :
« Croupton à manquer à tous ses devoirs ! Heureusement qu'il n'a pas été élu à votre place, mais qu'attendre de quelqu'un incapable de voir que son propre fils est un mangemort ? »
Fudge hésita, il pourrait facilement se dédouaner de l'emprisonnement de Black, comme le disait les deux sorciers, c'était Croupton qui était responsable, mais remettre un homme aussi mal vu, fusse à tort, en liberté était tout de même une décision lourde de conséquence ! Lucius insista :
« Monsieur le ministre, je pense qu'il serait bon de faire une conférence de presse à ce sujet, Alexandre jouit d'une excellente réputation, après tout, si lui, le propre frère de James Potter et le père adoptif du survivant annonce que Black est innocent qui oserais l'accusé de mensonge ? »
Fudge ne manqua pas le sous-entendu, soit il libérait Black sans faire d'histoire et Alex ferait en sorte qu'il soit salué pour son courage politique dans cette histoire, soit Alex faisait sa conférence de presse en annonçant que malgré les nouvelles preuves, le ministre avait refuser de faire ce qui était juste. Théoriquement il avait le pouvoir de museler la presse, mais face aux chefs de deux anciennes familles de sang-pur, dont l'un était le père adoptif du symbole de la lumière, et qui possédaient tous les deux des parts importantes dans les principaux médias sorciers, il n'aurait aucune chance.
Fudge était peut-être un imbécile corrompu, mais il avait malgré tout un très bon sens politique sans lequel il ne serait pas assis derrière ce bureau, aussi céda-t-il.
« Vous avez parfaitement raison tous les deux. Nous allons organiser une conférence de presse pour demain à la première heure, Alexandre je serais honoré que vous la fassiez ici, je vais faire transférer Black dans les cellules du ministère dès ce soir pour qu'il ne subisse pas plus longtemps l'influence des détraqueurs. Si vous le souhaitez je travaillerais avec vous sur le texte de la conférence. »
Alex approuva :
« C'est très aimable à vous monsieur le ministre, j'accepte avec plaisir. »
Fudge retint un soupir de soulagement, au moins aurait-il la main pour contrôler ce qui serait dit à la presse. Il donna immédiatement des ordres pour le transfert de Black, et les trois hommes se penchèrent sur le texte de la conférence.
Alex en ressortit assez surpris, Fudge était doué pour manipuler l'opinion publique, le texte était un modèle du genre, le nom de Croupton n'était jamais cité et pourtant tout lui retombait dessus, à raison d'ailleurs.
C'est particulièrement satisfait, que Lucius et Alex quittèrent le ministère pour retourner au château des Potter-Lightner. Ils y retrouvèrent Lupin, qui semblait aller beaucoup mieux après une journée de repos dans un endroit confortable où il pouvait manger dignement.
Le loup-garou écouta attentivement les explications d'Alexandre, et faillit s'évanouir quand il comprit que son seul ami encore en vie n'était pas le traitre qu'il croyait. Malgré son ressentiment pour lui, Alex le serra contre lui en voyant le vieil ami de son frère pleurer de soulagement à cette nouvelle.
Alex laissa le loup-garou tranquille ce soir-là, il avait des questions, mais rien qui ne pouvait attendre quelques jours, Lupin devait se remettre de la pleine lune, et de la nouvelle, il serait bien temps de l'interroger quand il se serait remis de tout cela.
Les trois hommes dinèrent en tentant, avec difficulté, de trouver des sujets de conversation qui ne leur rappellerait pas leurs années d'études. Aucun d'eux ne s'éternisa, une fois le dessert desservit, et ils réintégrèrent tous leurs chambres.
Le petit déjeuner fut un peu plus détendu, avant tout parce que Lupin ne se leva pas en même temps que les deux autres qui purent donc parler tranquillement. Quand Lupin les rejoignit ils filèrent, consciemment ou pas, dans leurs salles de bain, laissant le loup-garou seul, ce qui ne lui posait pas de problème. Quand Alex ressorti de ses ablutions, il attrapa Lupin par le bras et l'emmena dans son laboratoire, pour le faire grimper sur une petite estrade.
Le loup-garou se laissa faire, et Alex fit apparaitre différente illusions de robes et autres vêtements, jusqu'à finalement arrêter son choix en disant :
« Tu dois être parfait aujourd'hui Lupin, pas question que tu te pointe au ministère avec tes haillons ! »
L'autre acquiesça, mais jugea utile de préciser :
« Alexandre, la conférence est dans moins de 45 minutes, même avec la magie… »
Le brun sourit :
« Homme de peu de foi ! Va donc prendre ta douche, et je te promets que tu auras cette robe quand tu ressortiras ! »
Lupin n'insista pas et obéit à son hôte. Quand il ressortit de sa chambre, toujours avec ses vieux vêtements, Alex lui tendit une petite bague en or ornée de petits rubis :
« Mets là ! »
Le loup-garou obéit et Alex le traina devant un miroir, qui lui renvoya l'image d'un homme, bien moins âgé que ce qu'il pensait, bien moins ravagé par la malédiction, et mieux habillé que jamais dans cette robe argentée brodée de runes dorées. Lupin dévisagea Alex dans le miroir, qui lui adressa un vrai sourire, chose rare entre Alex et les maraudeurs :
« Ce que tu vois est évidement une illusion, mais ciblée sur ton corps, elle suivra tout tes mouvements comme un vêtement normal, c'est une idée de Zach et Drago, ils détestent les vêtements trop lourd et ils ont trouvés ca lors de leur premier année. »
Lupin sourit :
« Zach hein ? »
Alex approuva :
« Quand nous nous sommes cachés de Dumbledore, il fallait bien lui trouver un autre nom, et l'avantage de Zachary, c'est qu'il y a toujours Harry dedans. Quand nous lui avons dit toute la vérité, il a souhaité garder le nom de Zach, il est inscrit à Poudlard sous le nom de Zachary Harry Potter-Lightner. »
Lupin hocha la tête :
« J'aimerais le voir, et ton mari également. »
Il garda le silence un petit moment puis dit :
« Merci Alexandre, merci pour tout, d'avoir pris soin de lui, de faire libérer Sirius et de m'avoir amené ici, je sais que tu nous déteste, et tu as les meilleurs raisons du monde, alors merci, vraiment. »
Alex sourit au vieil ami de son frère et dit :
« Je t'en prie, mais laisse-moi préciser une chose, je hais Black, vraiment, mais pas toi, toi j'ai vite compris pourquoi tu le faisais, et même si je trouvais que ce n'était pas très gryffi comme attitude, j'ai compris dès que j'ai compris que tu étais loup-garou. Des 4, ça a toujours été à toi que j'en ai le moins voulu. Dans d'autres circonstances, je suis certains que nous aurions pu être amis. »
Lupin lui rendit un sourire timide, et ils retrouvèrent Lucius pour se rendre au ministère.
Fudge n'avait pas fait les choses à moitié et tous les représentants de la presse sorcière anglaise et internationale étaient là. Ils furent mitraillés par des centaines de photographes, en traversant la marée humaine pour rejoindre le bureau du ministre. Fudge les attendaient en compagnie des trois aurors et de Black. Lupin retint difficilement ses larmes en serrant son vieil ami contre lui, ils se murmurèrent des excuses sans fin, l'un regrettant de l'avoir cru coupable, l'autre de l'avoir abandonné sans pensé une seconde à lui. Lucius pris un air dégouté devant cet étalage de bon sentiments digne de Poufsouffle, et Alex lui lança un sourire amusé, il savait que le froid mangemort était malgré tout touché pas cette scène.
Tout ce petit monde se rendit dans la salle de presse, où les journalistes se serrèrent comme des sardines tant ils étaient nombreux. Alex monta sur l'estrade et le silence ce fit.
« Mesdames, messieurs, je suppose que beaucoup d'entre vous, si ce n'est tous, on reconnut l'homme qui se tient derrière moi, il s'agit en effet de Sirius Black, tristement connu pour avoir trahit mon frère et ma chère belle-sœur. J'ai récemment voulu voir cet homme, je voulais comprendre pourquoi il avait trahit ! Pourquoi il avait abandonné une amitié si profonde et déshonoré sa charge de parrain. Il m'a affirmé son innocence, et pour le prouver il m'a sciemment laissé explorer son esprit. Ce qui m'a permis de voir qu'il disait la vérité, Sirius Black n'était pas le gardien du secret ! Le coupable était Peter Pettigrow que monsieur Black à lui-même dument châtié à l'époque ! J'ai évidemment avertit le ministre Fudge dès que j'ai eu ces informations, et dans sa grande sagesse notre estimé ministre a tout de suite mis fin à l'emprisonnement injustifié de monsieur Black. Le ministère m'a chargé de vous dire que les coupables de cette lamentable erreur judiciaire, ou plutôt de ce déni flagrant de justice, monsieur Black n'ayant jamais été jugé, seraient poursuivis et punis de la façon la plus sévère. En attendant, monsieur Black est déclaré innocent de tous les crimes retenus contre lui, il repart avec les excuses les plus sincères et désolés du ministère, et tous ses droits de sorcier lui sont rendus, ainsi que la somme de 500 000 galions à titre de dommages et intérêts. Je ne peux m'empêcher de craindre que d'autres personnes ont subis le même sort que monsieur Black, le ministre a donc décidé que tous les prisonniers d'Azkaban enfermés sans procès seront interrogés sous veritasserum pour juger de leur culpabilité. Cette lamentable affaire, me fait penser à une citation, moldue mais pleine de sens. Ceux qui abandonnent une part de leur liberté pour un peu de sécurité ne méritent ni l'un ni l'autre. Souvenons-nous tous de cette phrase, l'avenir nous obligeras peut-être à subir cette tentation, alors n'oublions pas, n'oublions pas qu'un homme innocent à passer presque 13 années à Azkaban, à cause de notre propre lâcheté et des ambitions politique de certains. Aujourd'hui nous avons pu, par chance, réparer cette erreur, souhaitons que cela n'arrive plus jamais. Je me permets, au nom de monsieur Black, et au mien propre, de remercier mon cher ami le ministre Fudge pour sa grande bravoure dans cette affaire, puisqu'il aurait aisément pu ignorer les faits que je lui rapportais, alors mon cher Cornélius, merci de tout cœur de rendre son parrain à mon fils adoré. »
Sur ce, Alex serra Fudge dans ses bras, sous les applaudissements des journalistes, qui tentèrent de posés plusieurs questions, mais Alex mis fin à la conférence de presse, et fila en compagnie de Lucius, Sirius et Remus à la cheminée la plus proche pour se rendre chez lui.
Les 4 sorciers s'installèrent au bord de la piscine, et Alex commença :
« Bon, ne croyez pas tous les deux que je vous ai tiré de vos misères respective pour le seul plaisir de votre compagnie !
Comme si j'allais croire un truc pareil !
L'influence des détraqueurs sur toi t'aurait-elle dotée d'un cerveau Black ? C'est un sujet d'étude intéressant. Je veux savoir qui était au courant de la localisation de James et Lily ? »
Les deux maraudeurs s'entreregardèrent, et Lupin répondit :
« Et bien, le rat évidement, Sirius, moi, et Albus. »
Alex hocha la tête :
« Remus, comment l'as-tu appris ? Si tu ne savais pas que c'était Peter le gardien du secret, c'est qu'il ne te l'as pas dit directement.
En effet, j'ai reçu un hibou avec un parchemin vierge, il s'activait avec le même mot de passe que la carte des maraudeurs, et dessus était écrit l'adresse de James et Lily.
Et tu n'as pas reconnus l'écriture ?
Non c'était tracé avec ce que les moldus appellent un trace-lettre et un stylo moldu, impossible de savoir qui l'avait envoyé. »
L'héritier hocha pensivement la tête, pour le moment rien ne prouvait qu'Albus n'avait pas donné son frère et sa belle-sœur, il se tourna vers Black :
« Qui as eu l'idée de prendre Peter comme gardien ? »
L'ancien prisonnier réfléchit et expliqua :
« Je ne sais pas vraiment, James m'avait dit que ça ne pouvait pas être moi c'était trop évident, la preuve ! Nous avons discuté longtemps pour choisir, il pensait à toi, mais n'était pas très à l'aise à cette idée. Au final nous avons fait le tour des gens en qui nous avions confiance, et quand j'ai parlé de Peter il a sauté sur l'occasion, disant qu'il était tellement peu doué que personne n'y penserais. Ca semblait assez malin, et nous avions confiance en lui. »
Alex grogna, ce n'était pas suffisant, mais il sentait que Dumbledore n'était pas étranger à cette affaire, il se tourna de nouveau vers le loup-garou :
« Lupin, quand tu passais les voir, à tu vu ou sentis quelque chose de particulier avec tes sens de loup ? »
Le loup-garou réfléchit et secoua la tête :
« Non, enfin rien de différent de ce à quoi je m'attendais, il y avait des charmes d'alarmes posés par Albus au cas où, mais c'était normal. »
Alex secoua la tête :
« Et avec tous ces charmes d'alarmes, comment Albus a pu ne pas arriver à temps ?
Il me l'a expliqué, quand tu-sais-qui à attaquer, il n'était pas dans son bureau. »
Le brun secoua la tête, effaré par la naïveté du loup-garou :
« Tu es en train de me dire, que Albus Dumbledore, ordre de merlin première classe, vainqueur de Grindelwald et tout, n'a pas réussis à fixer de simples charmes d'alarmes sur un objet qu'il pouvait emporter ? C'est ce que tu me dis Lupin ? Qu'alors que Zach était le potentiel sauveur du monde sorcier, le soi-disant dirigeant de la lumière à fait une bourde aussi énorme que ça ? »
Le loup-garou se sentit très bête d'un coup, bien évidement que Dumbledore aurait pu raccorder les charmes à n'importe quoi d'autre qu'à son bureau. Les deux maraudeurs sentirent une brusque impression de crainte descendre le long de leurs colonnes vertébrales, Dumbledore aurait sciemment mis James et Lily en danger ?
Alex s'adressa à Lucius :
« Ce n'est pas une preuve devant un tribunal, mais je pense que nous pouvons partir du principe que le vieux fou à fait ce dont nous le soupçonnions. »
Lucius hocha la tête, extérieurement impassible, mais intérieurement il n'avait jamais été aussi furieux, d'une part parce que Dumbledore, qui n'appartenait même pas au conseil des sangs avait sacrifié deux sang-purs, mais aussi parce qu'il avait mis Zach en danger, Zach qui était comme son fils !
Alex clôtura leur petite réunion :
« Lupin emmène le chien se faire toiletter, il put la mort, demain je vous emmènerais en France pour qu'il se rachète une baguette. Et si tu le souhaite je vous y laisserais, les lois concernant les loups garous sont 1000 fois moins dures là-bas. »
Black lui montra élégamment son majeur, mais suivit néanmoins son ami, qui s'arrêta sur le seuil :
« Alex j'aimerais, et je pense Sirius aussi, rencontrer Zach. »
Alex hocha la tête, ce n'était pas étonnant, et il donna son accord :
« Très bien, si Lucius veut bien vous accueillir, vous pourrez venir avec nous quand nous irons le retrouver. »
Le blond ne sembla pas vraiment apprécier l'idée, mais Zach avait le droit de connaitre les amis de son père biologique, aussi donna-t-il son accord du bout des lèvres.
Après que Black eut retrouvé une apparence humaine, et ai quasiment vidé le garde-manger, les 4 sorciers transplanèrent sur l'île des Malefoy.
Toute la petite famille accueillit avec plaisir les deux chefs de clans, et resta incertain devant les deux autres hommes que beaucoup ne connaissaient pas. Narcissa fut la première à s'avancer et elle embrassa gentiment son cousin :
« Bienvenu Sirius, je suis contente que tu aies été libérer, et plus encore que tu ne sois pas coupable. »
Sirius la remercia, et la blonde salua Lupin :
« Remus, ravie de te voir également. »
Sur cela, Alex fit les présentations :
« Voici Killian, mon mari, Cédric notre fils adoptif, Thomas son petit ami, Galien, son père, Drago le fils de Lucius et Narcissa, et le compagnon d'âme de Zach, ton filleul Sirius. »
Les deux maraudeurs saluèrent tout le monde, et se laissèrent tomber à genoux devant Zach qui les regardait avec de grands yeux ébahit, il n'avait jamais entendu parler de ces 2 hommes. Sirius était bouleversé de la ressemblance de Zach avec James, il avait l'impression d'avoir de nouveau 13 ans et de se tenir face à son meilleur ami. Il tendit doucement la main vers le petit brun, qui sembla hésité, il interrogea son papa du regard qui lui fit un signe de tête encourageant. Zach daigna serrer la main que son parrain lui tendait, et se dernier l'attira brusquement contre lui pour le serrer fortement dans ses bras.
« Oh Harry, je suis tellement désolé. »
Zach grimaça, Harry n'existait plus, il était Zach, et entendait bien qu'on l'appelle par son nom ! Mais son papa posa un doigt sur ses lèvres, il serait bien temps de dresser le clébard à utiliser le vrai nom de son fils, pour le moment, il ne voulait pas qu'un mur se dresse entre eux. Il aurait certes préféré que Black ne mette pas un pied dans la vie de son fils, mais par respect pour son frère et sa belle-sœur, qui avait choisi Black comme parrain de leur fils, il le laisserait exister pour Zach.
Black finit par lâcher le petit brun, qui prit sa voix la plus douce et enfantine pour préciser :
« Monsieur parrain, je m'appelle Zach, c'est mon nom et je l'aime. »
Les adultes sourirent, les Potter-Lightner et les Malefoy davantage que les autres, car ils savaient que le petit monstre était en train de simplement manipuler l'animagus qui tomba dans le piège à pieds joints :
« Bien sur Zach, excuse-moi, c'est juste que la dernière fois que je t'ai vu, tu étais encore Harry, mais je ferais attention promis, et n'hésite pas à me lancer un sort si je me trompe ! »
Cela ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd, malgré l'interdiction de magie des élèves de premier cycle, Zach et Drago, d'une connaissaient assez de magie sans baguette pour ne pas se faire repérer, et de deux n'étaient pas sur le territoire anglais, donc pas soumis à ses règles, ce que Black ignorait, mais appris bien vite, à ses dépens. Mais le maraudeur fut plutôt beau joueur, estimant que les mauvais tours de son filleul prouvaient immanquablement qu'il était le digne héritier des maraudeurs.
Les deux hommes restèrent une semaine, ce qui suffit amplement à Zach pour attacher son parrain la tête en bas à un arbre, cela simplement vêtu d'une feuille de vigne à lui colorer les cheveux en blond Malefoy et à lui faire proclamer son amour inconditionnel à Alex et Lucius et le bloquer pendant 24h dans sa forme d'animagus. C'est donc assez soulagé que l'ancien prisonnier quitta l'île en compagnie d'Alex et de Lupin pour l'appartement lyonnais des Potter-Lightner. Alex leur montra l'allée verte, et les accompagna chez Dulac pour que Black puisse obtenir une nouvelle baguette.
Ceci fait, le chef du clan Potter remis à Lupin un petit fascicule du ministère français destiné aux loups garous étrangers qui s'exilaient chez eux, et ils étaient nombreux vu les lois anti loups garous qui fleurissaient dans plusieurs pays voisins. Puis, il posa à Sirius la dernière question qui lui taraudait l'esprit :
« Black, comment as-tu retrouvé le rat à l'époque ? »
Sirius haussa les épaules :
« C'était un sort qui permet à un maraudeur d'en retrouver un autre, mais j'ai quand même eu du mal, la trace était infime, comme s'il n'appartenait plus vraiment à notre groupe, ce qui était le cas en fait, il nous a trahit, et je doute que le sort fonctionnerais encore aujourd'hui s'il était encore en vie. Mais comme de toute façon cet imbécile s'est fait exploser tout seul. »
Alex se figea :
« Comment ça il s'est fait exploser tout seul ? Ce n'est pas toi qui lui as lancé ce sort ? »
Black secoua la tête :
« Tu me prends pour un malade ? Il y avait plein de moldus autour, je n'allais pas risquer de les blesser ! Non, ce sale rat à commencer à hurler que j'avais trahit James et Lily et ensuite il s'est fait exploser, sans doute en essayant de me lancer un sort, mais comme il a toujours été nul, ça ne m'as pas surpris plus que cela. »
Le chef du clan Potter était blanc de rage, il explosa :
« CRETIN DE CLEBS ! ON N'A JAMAIS RETROUVE SON CORPS ! UNIQUEMENT UN PUTAIN DE DOIGT QU'IL A TRES BIEN PU SE COUPER LUI-MÊME ! »
Sirius devint blanc à son tour, d'une vois timide il demanda :
« Tu crois qu'il est vivant ? »
Le brun se calma au prix d'un gros effort :
« J'en mettrais ma main à couper. Tu vas lancer ce sort des maraudeurs tout de suite ! »
Black ne se le fit pas dire deux fois, mais il quitta rapidement la transe en secouant la tête :
« Désolé, je ne le sens pas, il n'est plus un maraudeur, ou bien tu te trompes et il est mort. »
Alex grogna :
« Tu parierais la sécurité de Zach là-dessus ? »
Sirius secoua vivement la tête, il aimait son filleul, même en ayant passé qu'une semaine avec lui, il était tombé fou de ce petit bonhomme à l'air angélique, mais capable de faire des blagues pire que celles des maraudeurs sans sourciller. Alex souffla un bon coup et réfléchit à l'endroit où pouvais se trouver le rat.
Il ne connaissait pas Pettigrow très bien, mais il se souvenait tout de même qu'il était d'une gourmandise sans nom, et supportait difficilement le manque de confort, nul doute qu'il avait trouvé refuge dans une demeure confortable, mais personne n'aurait hébergé un inconnu surtout quand il était officiellement décédé depuis 12 ans. Donc il avait dû vivre la majorité du temps sous sa forme d'animagus, les rats n'étaient pas bien vu dans le monde moldu, donc il devait vivre chez des sorciers, comme animal de compagnie, d'autant plus que cela lui permettrait de se tenir au courant des nouvelles. Malheureusement beaucoup de familles sorcières avaient des rats comme animaux de compagnie, en particulier pour les jeunes enfants, c'étaient des animaux propres, malins, qui ne représentaient pas de danger et ne prenaient pas de place. Comment trouver un rat parmi des centaines ?
« Tous les deux, vous allez me dire exactement à quoi il ressemble sous sa forme de rat ! En détails, je veux savoir comment se comporte chaque poil de son sale petit corps velu ! Je veux connaitre son empreinte magique comme si c'était la mienne ! »
Les deux maraudeurs échangèrent un regard, et Lupin parla :
« Alex ça remonte à 13 ans, je serai bien incapable de te dire la moindre chose utile, et je doute que Sirius puisse faire mieux après son séjour à Azkaban. »
Alex grogna :
« Vous allez vous demerder pour retrouver cette sale petite merde ! C'est votre responsabilité, le dernier de votre troupe de dégénérés, alors c'est votre problème. Mais si jamais il met mon fils en danger, croyez bien que vous allez regretter, toi tes vacances à Azkaban et toi tes problèmes mensuels ! Les deux ne seront rien à côté de ce que je vous ferais subir. »
Les deux autres déglutirent péniblement, Alex transpirait de puissance magique, et ni l'un ni l'autre n'avait le moindre doute sur son sérieux. Résolu à calmer le jeu autant que possible, Sirius dit :
« On pourrais peut-être mettre une annonce dans la gazette. »
Le chef du clan Potter le regarda comme s'il ne croyait pas à ce qu'il venait d'entendre :
« Genre, cherche rat des champs perdu depuis treize ans, avec un doigt manquant à une patte ? Tu as d'autres idées comme celle-là ? »
Lupin resta silencieux un moment puis lâcha :
« C'est peut-être pas si débile que ça en a l'air Alex, bien sûr que personne ne va répondre à cette annonce, mais lui à de forte chance de la voir, il comprendra et auras peur de se faire attraper, il va faire des erreurs et fuir. »
Alexandre réfléchit à son tour, après tout ça ne coutait pas grand-chose, et ça pouvait marcher :
« Très bien, mais ça ne vous empêcheras pas de le chercher ! »
Les deux autres approuvèrent vigoureusement, Alex semblait s'être calmé, et c'était déjà un bon point.
Sur ce, le chef du clan Potter les laissa, et rejoignit sa famille sur l'île des Malefoy.
Craignant pour la sécurité de son fils, il prit Lucius à part :
« Lucius, est-ce que Drago étudie pour devenir animagus ? »
Le blond secoua la tête :
« Non, la famille estime que c'est une déchéance que de se transformer en animal. »
Le brun soupira d'exaspération :
« Tu sais bien que ça permet de mieux contrôler sa magie, les longues séances de méditations pour apprivoiser sa ou ses formes donne une meilleure maitrise. Je pense que ce serait bien que ton fils s'y mette, il a un très bon contrôle, mais j'ai jeté œil sur lui après le lien et cela à réveiller la part dormante de sa magie, il a besoin de la contrôler, les simples études ne suffiront pas, il lui faut plus. »
Lucius hocha la tête :
« J'ai fait de même, avec lui et Zach, les deux ont fortement gagnés en puissance depuis qu'ils sont liés, je suis d'accord sur le fait que Drago doit avoir un meilleur contrôle de sa magie, mais je ne peux pas autoriser ca Alex, ça fait partie des traditions de la famille, je suis désolé. Mais à défaut, nous pouvons lui apprendre la méditation, et lui expliquer la nécessité de pratiquer assidument. »
A défaut d'autre chose, Alex accepta, puis il expliqua la situation au blond :
« Pettigrow est certainement vivant, ce n'est pas l'autre débile de clébard qui a fait exploser la rue il y a 12 ans, c'est Pettigrow. J'ai peur qu'il s'en prenne à Zach, j'ai ordonné aux deux boulets de le traquer, mais je préfèrerais savoir nos enfants plus aptes à se défendre. »
Lucius haussa un sourcil incrédule :
« Plus apte à se défendre Alex ? Ils mettraient une raclée à un sorcier adulte avec une main attaché dans le dos et sans baquette, comment pourraient-ils à 13 ans être plus aptes à se défendre ? »
Alex lui fit un sourire penaud :
« Je sais tout cela, mais je m'inquiète, je n'aime pas savoir que certains mangemort n'appartenant pas au conseil rodent autour de mon petit garçon. »
Lucius lui serra l'épaule en lui faisant un sourire rassurant :
« Ton petit garçon est un magister, triple héritier, qui a déjà vaincu Voldemort deux fois, sans compter Drago, Cédric, Thomas et cette infernale bestiole qui me prends pour une carpette, je doute qu'il risque grand-chose. »
Alex acquiesça de mauvaise grâce, mais laissa tomber néanmoins. Lucius avait raison, cela ne l'empêcherait pas de s'inquiéter, mais il avait raison tout de même.
La famille élargies profita donc du soleil et de l'eau, Thomas appris finalement à nager, pas très bien, mais il apprit malgré tout, il ne se sentait pas très à l'aise dans la mer, la piscine était bien plus sure. Particulièrement depuis que Zach avait eu la brillante, et unilatérale, idée d'enchanté la piscine pour qu'une personne se noyant soit immédiatement sortie de l'eau. Le sort n'était pas très compliqué, il faisait partie des sorts basiques qu'on lançait sur une piscine quand on avait des enfants en bas âge. Plus sage qu'un adolescent lambda, Thomas en fut à peine humilier, il savait que Zach avait fait cela pour le protéger, le lien d'âme était toujours présent, et aucun d'eux n'auraient pu faire quelque chose de sciemment cruel ou humiliant à un autre.
Galien revint d'un de ses voyages quelques jours plus tard en compagnie de Quentin, Zach le salua avec chaleur, il n'avait pas oublié que le mage avait été le seul à les accueillir aimablement, comme dans la cité des mages il était vêtu de blanc, à la différence qu'il ne portait pas de robes, mais un pantalon en lin et t-shirt moulant, Thomas et Cédric eurent du mal à penser à autre chose qu'au corps musclé du mage quand il expliqua la situation devant tout le monde.
« Tous mes frères sont avec moi, nous avons tissé le plus grand canevas jamais vu pour modifier les liens entre les garçons. Voilà ce que nous allons tenter de faire, nous laisserons les deux couples ensembles, mais il n'y aura plus d'interaction sexuelle entre les grands et les petits, cela convient-il à tout le monde ? »
Les garçons et leurs parents hochèrent la tête, et Quentin continua :
« La modification va être extrêmement longue et fatigante pour tout le monde, je doute qu'aucun de nous soit capable de quoi que ce soit pendant 48 heures. Aussi je compte sur vous – il se tourna vers les adultes – pour nous garder tous en sécurité, aucun de vous ne devras nous toucher pendant ce temps-là, faites tout par magie. Le moindre effleurement serait catastrophique ! Cela vous intègrerait dans le lien et de la façon la plus intense qui soit, vous seriez totalement incapable de résister à coucher avec l'un de nous, même avec votre propre enfant ! – Les adultes prirent un air dégouté – Oui ! Les garçons vont tous se coucher, ça feras toujours ça de moins, au cas où notre rétablissement prenne plus de temps, vous lancerez des sorts pour nous nourrir. Mais ne nous touchez pas ! C'est bien clair ? »
Tout le monde hocha la tête, et le mage précisa :
« Pour défaire le lien, je dois m'y intégrer, je le quitterais dans un deuxième temps, mais je vous préviens qu'il y a un risque que je ne puisse plus le quitter, déjà que le lien est extrêmement puissant, mais quand je l'intègrerais ce sera encore pire, mais il n'y a pas d'autre solution si vous vous voulez défaire l'aspect sexuel entre les grands et les petits. Heureusement je n'ai pas à intégrer cette composante avec les petits, seulement avec les grands. Vous comprenez ce que ça signifie les garçons ? »
Il dévisageait les deux adolescents, et Cédric dit en rougissant :
« Que vous devez coucher avec nous. »
Quentin acquiesça :
« En effet, pour information ce n'est pas la seule solution, je pourrais tisser doucement un lien avec votre canevas, mais cela prendrait des mois, et ça ne me permettrais pas d'agir sur la composante sexuelle qu'il y a avec les petits, je dois la « vivre » pour la comprendre et la défaire. Mais le choix vous appartient. »
Thomas et Cédric s'entreregardèrent, et le demi-sang fit un signe à son petit ami, le laissant choisir, il précisa :
« Je te suivrais quoique tu décides mon amour. »
Cédric avait beau ne pas être troubler par l'idée de recoucher avec les petits dans l'avenir, il savait que c'était « mal », d'un point de vue intellectuel, et si la seule solution était de transférer, temporairement ou pas, cette envie sur le mage, et bien c'était beaucoup moins dérangeant. Il hocha doucement la tête, et demanda :
« Comment on procède ? »
Quentin sortit une fiole de sa poche :
« C'est l'aphrodisiaque le plus puissant qui existe, nous le partagerons ce soir, la pièce sera scellée, et nous n'aurons que nous pour satisfaire nos désirs, ainsi j'intègrerais votre canevas avec derrière moi, celui que j'ai tissé avec tous mes frères. Nous pourrons agir dès demain. »
Le poufsouffle hocha la tête, gêné, mais il le ferait pour ses petits frères adorés.
Sur ce, la journée se déroula dans une certaine tension, tous savaient que cela ne serais pas simple, mais c'était la seule solution. Killian, résolu à les faire penser à autre chose demanda au mage :
« Avez-vous avancez concernant les phylactères de Voldemort ? »
Quentin hocha la tête :
« Oui, nous pouvons affirmer qu'il y en a 7 en tout, c'est déjà un premier point, avec le temps nous serons capable de les trouver tous, les détruire risque d'être un peu plus compliquer, d'autant plus que j'imagine que vous ne voulez pas que Voldemort s'en rende compte. »
Les adultes hochèrent la tête, et le mage continua :
« Avec du temps nous devrions pouvoir libérer sans heurts les fragments d'âmes, privés de support physiques ou de corps, ils disparaitront sans que Voldemort s'en aperçoive. Avec une approche plus brutale, j'ignore s'il pourrait s'en rendre compte, à sa place j'aurais fait en sorte que oui, mais qui sait. La seule chose que nous ayons apprises en plus, est que 2 des phylactères sont des créatures vivantes, dans leur cas, les tuer suffira, je suis sûr à 100% qu'il ne s'en rendrait pas compte. »
Tout le monde fut ravi à cette nouvelle, deux des phylactères seraient donc facile à détruire, c'était déjà un bon point.
Le changement de sujet remplit son but, et personne ne resta focalisé sur les histoires de lien, bien sûr ils y pensèrent tous à certains moment, mais ça n'occupait plus la première place dans leurs esprits. A l'exception de Quentin, qui était tout à fait conscient qu'il pouvait rester lié aux garçons, mais c'était un risque qu'il était prêt à prendre. Zach était un magister en puissance, protéger par la première Loi, et vu l'accueil exécrable que lui avait réservé ses pairs, il avait le devoir de lui montrer que tous les mages n'étaient pas aussi rancuniers. Le garçon, s'il survivait à son affrontement avec Voldemort, aurait un poids politique sans précédent, et Quentin caressait le rêve de réconcilier mages et sorciers grâce à ce petit bonhomme. Alors oui, il prendrait le risque de rester lié à lui et aux autres.
