Chapitre X : Les Niveaux de l'Apprentissage Magique
Poudlard, toujours. Dans la grande salle…
- Aujourd'hui, s'exclama le professeur Léonard, avant de nous attaquer à des cours plus complexes, nous allons étudier la dissection de l'Apprentissage Magique. A votre avis, de quoi cela veut-il parler ? Oui, Mr Potter ?
- Il s'agit du combat sans baguette ? Proposa James.
- En partie, répondit le professeur Léonard. Nous allons commencer par le début, si vous le voulez bien. Déjà, le niveau le plus simple de la magie. Quel est-il, à vôtre avis ? Oui, miss Evans ?
- Il s'agit de la pratique magique avec une baguette, un mouvement et une incantation ? Proposa Lily.
- Exactement ! Vous avez tout compris, Miss Evans.
Dire la « pratique magique » est bien plus intelligent que de dire le « combat magique ». Même si les premières baguettes ont très certainement été conçues comme des armes, ce n'est point là leur utilisation première à notre époque. Les sortilèges et enchantements ménagers sont bien plus nombreux que ceux utilisés dans un combat.
Dans votre description, Miss Evans, vous avez néanmoins omis un point important, capital même. Outre ce que vous avez cité, il faut de la volonté. La volonté de lancer un sortilège.
Pour ce premier niveau, je pense qu'il n'est pas utile de faire une démonstration, vous le maîtrisez toutes et tous.
Pour le second niveau, il faut supprimer la parole ! C'est ce que l'on nomme les sortilèges informulés ! Pour ce faire, il faut simplement avoir plus de volonté que pour le niveau précédent, et ne pas omettre de « ressentir » sa magie, afin de pouvoir prévoir son comportement. Des bases d'Occlumencie sont fortement recommandées pour quiconque souhaite pratiquer cette magie.
- Une démonstration serait-elle la bienvenue ? Proposa l'enseignant.
Plusieurs affirmations fusèrent alors des rangs des élèves, en réponse à la question.
- Soit ! S'exclama Léonard. Voici !
L'enfant professeur retroussa alors ses manches, les laissa retomber sur ses bras sans faire attention, puis se saisit de sa baguette, gardée dans une de ses poches.
Avec des gestes minimes et dans un silence complet, il fit alors jaillir des dizaines de miroirs de sa baguette. En quelques mouvements, il forma trois sphères de même taille que lui, et les fit tournoyer l'une autour de l'autre dans un bien étrange ballet. Alors que celle du centre ne bougeait pas le moins du monde, l'une des deux autres cherchait à s'approcher d'elle encore et encore, tandis que la dernière semblait ne pas savoir quoi faire.
Alors, dans un geste discrètement discret et silencieusement silencieux, sans un bruit et avec un calme absolu, il fit littéralement exploser chaque sphère. Une gerbe de flamme jaillit de celle qui était immobile, tandis qu'une autre explosait dans une vraie tempête de neige, et que la dernière disparaissait littéralement.
Pendant un moment, sous les yeux médusés de l'assemblée, les deux éléments se combattirent, dirigés par les gestes du professeur. Il ne semblait pas devoir y avoir de vainqueur, quand, après plusieurs minutes de massacre élémentaire, tout cessa subitement. Léonard avait rabaissée sa baguette, l'air de rien.
- Bien, cela suffit ! S'exclama t'il. Voyons maintenant le troisième niveau de l'Apprentissage Magique !
Ce niveau requiert toujours une baguette et de la Volonté, mais il ne faut plus ni mouvement, ni parole. Vous pouvez tenir votre baguette, tout comme vous pouvez la planter dans votre corps, ou l'introduire dans vos bras, par exemple. Dans ce dernier cas, bonne chance à celui qui veut vous désarmer !
Ces trois premiers niveaux sont ceux qui nécessitent l'usage d'un conducteur magique artificiel, généralement une baguette. L'avantage de ceux-ci est que l'on peut progressivement apprendre les sortilèges les plus difficiles sans se donner grand mal. Sans cela, beaucoup d'entre nous seraient considérés comme crackmols.
- Pour ce qui est du quatrième niveau, nous parvenons au domaine de la pratique de la magie sans l'aide d'un conducteur magique artificiel. Plus simplement, à la magie sans baguette.
Au quatrième niveau, l'usage de la parole est totalement inutile.
En effet, celle-ci vous sert principalement à imaginer la forme que prendra votre magie au sortir de votre baguette. Hors, sans baguette…
La seule chose réellement utile à ce niveau, en plus –bien entendu- de la volonté, c'est un ou plusieurs mouvements. Ceux-ci vous permettent de vous concentrer efficacement sur le sortilège que vous souhaitez lancer, mais vous obligent à ralentir votre vitesse d'action. Je pense qu'une petite démonstration ne sera pas de refus !
- Albus ! S'exclama Léonard. Que dirais-tu d'un petit duel ?
Dumbledore se surprit alors lui-même à sourire.
- Bien volontiers, répondit-il en se levant de sa chaise.
Il s'avança alors sur l'estrade au centre de la salle, et troqua sa robe pour des habits Moldus bien moins gênants. Il avait bien entendu fait cela d'un geste désinvolte de la main… d'un autre, il agrippa sa barbe et ses longs cheveux à des petites cordes, pour éviter qu'ils ne le dérangent.
- Et bien, mon cher Albus… c'est parti !
En un instant, Léonard disparu de la vue de tous. Dumbledore réagit aussitôt, et invoqua un puissant bouclier derrière son dos. Cela stoppa trois sortilèges, qui furent réduits à l'état d'explosions minimes.
Passant à son tour à l'attaque, Léonard toujours disparu, Dumbledore souleva une partie du plancher de l'estrade, et transforma chaque planche en un animal différent.
Sans vergogne, Léonard réapparut et en tua deux en leur donnant un puissant coup de poing magiquement amplifié en pleine colonne vertébrale. Dumbledore en profita pour tenter de l'entraver, sans succès. L'enfant professeur esquiva sans aucune peine, et contre-attaqua aussi sec en envoyant toute une volée de lames d'air contre le directeur.
Celui-ci avala un bonbon au citron en un instant, pour se donner du courage, et invoqua de nouveau un puissant bouclier sur la trajectoire des sortilèges.
Mais Léonard avait prévu le coup, et dévia ses courants d'air tranchants d'un geste désinvolte de la main, les fit contourner les boucliers acidifiants du citronné, et trancha celui-ci de part en part. Cela mit immédiatement fin au combat.
Agenouillé au sol, Dumbledore se soigna d'un nouveau sortilège, et prit la main que Léonard lui tendit. Il se releva laborieusement, et dit :
- Et bien, professeur, le moins que l'on puisse dire, c'est que vous n'y avez pas été de main morte !
- Eh ! S'exclama Léonard. Que veux-tu, c'est le but d'un duel ! Et ne te plains pas, je n'avais pas précisé « combat à mort » !
- En ce cas, j'aurais préféré prendre la fuite.
Sur ces mots, le directeur de Poudlard regagna son siège, et laissa l'enfant professeur continuer son cours, sous les regards impressionnés du reste de la salle. Personne n'imaginait que ces deux là pouvaient être aussi forts !
- Après cette petite distraction, dit Léonard, il est temps de voir le cinquième niveau de l'apprentissage magique.
A ce niveau là, il ne faut plus non plus de mouvements déclencheur. Vous pouvez même vous contenter de combattre en restant immobile si vous le souhaitez.
- Ces deux niveaux suivants constituent la « magie sans baguette ». Il s'agit là des derniers niveaux de l'apprentissage magique.
Néanmoins, un sixième niveau existe bel et bien. Il s'agit de celui de la magie accidentelle.
Imaginez un peu la puissance de la personne qui serait capable de maîtriser son inconscient suffisamment pour que la magie ambiante de sa personne lui obéisse et se façonne à son goût sans qu'il n'en formule la volonté ?
Cette personne serait son conteste la plus puissante de tous les temps, surpassant Merlin sans aucune peine.
- Voilà, c'était là tout ce qui concernait les Niveaux de la Magie, et ce sera tout pour aujourd'hui. La prochaine fois, nous allons étudier en profondeur la Magie elle-même !
A suivre :
La Matière Magique !
Magie
Et voici une petite synthèse de ce chapitre :
Premier Niveau : Une baguette, un mouvement et une incantation en plus de la volonté.
Il s'agit là de la Magie de base.
Second Niveau : Une baguette, un mouvement, de la volonté, pas d'incantation.
Il s'agit là de la Magie informulée.
Troisième Niveau : Une baguette, pas de mouvement ni d'incantation, de la volonté.
Il s'agit là de la Magie dite simple.
Ces trois premiers niveaux sont les plus basiques de l'apprentissage, grâce à l'usage d'un puissant conducteur magique.
A l'époque de l'invention de la baguette, l'on estimait que les étudiants ne devaient plus en avoir besoin à l'âge de quinze ans. Combien de Sorciers expérimentés sont-ils incapables de lancer un sort de base ?
Quatrième Niveau : Pas de baguette, un mouvement, de la volonté, mais pas d'incantation.
Cinquième niveau : Pas de baguette, ni mouvement ni incantation, juste de la volonté.
Ces deux niveaux suivants sont les niveaux que tous les adultes devraient maîtriser à partir de vingt ans. Combien en sont incapables, après plus de cinquante années de pratique ?
Sixième niveau : Il ne faut ni baguette, ni mouvement, ni incantation, ni volonté. Il fait laisser votre inconscient diriger votre magie selon votre volonté.
Ce niveau est celui de la magie dite « accidentelle ».
Imaginez la puissance de celui qui parviendrait à la maîtriser inconsciemment… ou consciemment ?
