Chapitre 10

- T'as parlé avec Declan?
- Vite fait. Il m'a dit qu'il devrait m'engueuler pour avoir désobéi mais;..
- Techniquement t'as pas désobéi, on était tous en sécurité quand t'es repartie...
- C'est vrai. Sourit Anna.
Les deux jeunes femmes étaient chargées de deux plateaux, qui furent accueillis par des exclamations de joie quand elles entrèrent dans la pièce où jouaient les enfants. Tous les petits vinrent serrer Anna dans leur bras.
Anna, le sourire aux lèvres, se laissa tomber au milieu des coussins moelleux qui reposaient sur le tapis de sol. Lorsqu'un des petits garçons lui apporta un gros morceau de chocolat, Erika éclata de rire.
- Tu vois, ils t'ont bien cernée.
- Hey! Merci, bonhomme!
Tout content de lui, le petit s'assit près d'elle, et n'en bougea plus, allant jusqu'à s'allonger contre elle lorsqu'on leur projeta un film.

- Hey... désolée de te réveiller, mais tu serais plus à l'aise sur une couchette...
Erika murmurait, tandis que deux matelots emmenaient les enfants déjà endormis dans la cabine qui leur avait été octroyée.
- Ouais. Attends, faut que je passe à l'infirmerie récupérer mon téléphone.
Les deux jeunes femmes s'en allèrent tranquillement.
- Vas y je t'attends.
Dans le verre dépoli, Anna vit que la lumière était encore allumée aussi elle entra. Elle salua l'infirmière.
- Excusez moi, Declan est encore ici ?
- On l'a libéré il y a une heure. sourit la femme.
- Très bien, je vais le chercher. Merci.
- Cherchez le dans les cabines. Avec les calmants qu'on lui a donné il va dormir tout le reste de la nuit facilement.
Anna remercia et ressortit.
- Il a été relaché.
Erika lui sourit.
- Allez, viens on part à la recherche de ton prince. Encore que, là il a plus été la damoiselle en détresse.
Anna réprima un rire.
- Ecoute, le jour où tu lui dis ça, je veux une photo, ok?
C'est en riant qu'Anna suivit Erika jusqu'à une cabine disponible. Sa tête était déjà sur l'oreiller quand elle se rendit compte qu'elle avait encore le téléphone de Declan.

Une vibration désagréable réveilla Anna.
- Ouais...
- Anna? Qu'est-ce que tu fais avec le téléphone de Declan.
- Oh merde...Anna se rendit soudain compte d'où elle se trouvait. Sautant dans ses chaussures, elle sortit de la cabine.
- Anna? T'es là?
- Oui, oui, attends, j'étais pas seule dans la cabine. Y'a Erika qui dort encore.
- Qu'est-ce que tu fais avec ma copine ?
- Tu voudrais bien le savoir, hein ? plaisanta la mutante. Trêve de plaisanteries. Si vous cherchez à joindre Declan, c'est mon téléphone qu'il faut appeler. On a fait l'échange hier pendant l'intervention. Et j'ai pas encore eu le temps de récupérer le mien.
- Okay.
A cet instant, Anna vit Erika sortir de la coursive, encore ensommeillée. La jeune femme lui tendit un gobelet de café qu'Anna avala d'un trait avec bonheur.
- Tiens, tu veux parler à ta chérie?
Elle donna le téléphone à Erika et s'éloigna par discrétion. Suivant le pont, elle finit par tomber sur le capitaine.
- C'est magnifique n'est-ce pas?
- En effet. J'ai vu quelques levers de soleil,mais jamais sur l'océan.
- On est presque arrivés. Profitez en. Vous devriez vous couvrir, il ne fait pas si chaud.
- Merci Capitaine.
Avec précaution, elle fit jouer ses épaules, sentant les courbatures naissantes après ses exploits de la veille.

Declan ouvrit un oeil, puis l'autre, avant de tâter précautionneusement son visage. Il en serait quitte pour un bon oeil au beurre noir.
Il se redressa doucement, avant de se rappeler qu'il était sur la couchette supérieure. Voyant que les autres couchettes étaient encore occupées, il s'extirpa de la cabine, pas mécontent de respirer un peu d'air frais. La première chose qu'il vit en arrivant sur le pont supérieur fut Erika. Elle était au téléphone, avec un grand sourire.
Il sourit à son tour, avant de se rappeler qu'il avait encore le téléphone d'Anna. Il partit donc à la recherche de la jeune femme, se dirigeant vers le carré.
- Monsieur McRae, comment allez vous ce matin ?
- Bien, merci Capitaine. Nos petits pensionnaires vont bien ?
- Ils dorment à poings fermés. La journée d'hier les a un peu secoués.
- Bien.
Declan fouina dans un placard, et en tira une polaires.
- Fais toujours aussi froid, le matin...sourit le britannique.
- Vous devriez en apporter une à votre collègue.
- Laquelle ?
- La petite brune, avec des mèches rouges et violettes. Celle qui est revenue vous chercher hier. Je l'ai vu tout à l'heure sur le pont inférieur, en tshirt, elle va vite avoir froid.
Toujours aussi paternaliste, ce bon mccarthy...
Declan s'exécuta et embarqua une seconde veste, avant de partir sur le pont, à a recherche de sa protégée.