Bonjour, bonjour !

Voici le chapitre six de cette histoire ! J'ai un peu de temps en ce petit matin, alors je peux le poster un jour en avance ! Merci encore de la lire :)

Avant de vous souhaiter une bonne lecture, je vais répondre à un review, j'y réponds ici, suite à la demande de la personne à laquelle je vais répondre, étant donné que cela ne me dérange pas de fonctionner ainsi, y ayant déjà songé à multiples reprises. Désormais, je répondrais donc aux reviews (sauf à celles des inscrit(e)s), en haut des chapitres !


" Ton histoire est très bonne mais ptit conseil répond au commentaire au dessus des chapitre parce-que sa fait 3 fois que je m'attend à un chapitre mais que je suis déçu personnellement :/ "

Chère/Cher Eviexmetal,

Merci à toi d'avoir laissé une review ! Je te remercie, heureuse que cette fiction te plaise :)

Pour l'autre partie du message, j'y ai déjà répondu plus haut, je ferai ainsi désormais ! Navré pour tes quelques déceptions, mais sache que la date de sortie du prochain chapitre est toujours indiquée sur mon profil, si cela t'intéresse :)

Merci encore,

New Don'


Sur ce, bonne lecture ! Et...

/!\WARNING/!\ Chapitre très guimauve !


Chapitre cinq : Confessions au Louvre.

En ce mardi, il faisait froid. Très froid, pour un mois de mai. La pluie ruisselait sur les fenêtres de la chambre de la demoiselle aux cheveux de jais et son kwami l'observait avec attention.

« - J'ai toujours aimé regarder la pluie…

- En attendant, moi, je n'arrive pas à retrouver mon parapluie ! »

Cela faisait dix minutes que Marinette cherchait désespérément son parapluie pliant noir à rayures blanches.

« - Si Papa et Maman étaient là, ils l'auraient sans aucun doute trouvé…

- Pourquoi n'essayes-tu pas de les joindre ?

- Non, je pourrais les déranger… tu sais, aujourd'hui, ils sont à ce grand salon qui regroupe les meilleurs boulangers-pâtissiers de Paris… depuis le temps qu'ils attendaient ça, je ne peux pas les appeler maintenant !

- Bon, comme tu veux.

- Tikki, quelle heure est-il ?

- 7 heures 50…

- Oh, non, je commence à huit heures ce matin ! Mais où est ce fichu parapluie ?! »

*OoOoO*

Pendant ce temps, dans la cour du collège François Dupont, Adrien, Nino ainsi qu'Alya attendaient patiemment que la sonnerie retentisse…

« - Mais où peut bien être Marinette ? À tous les coups, elle a paumé son parapluie ! Clama Alya.

- J'espère au moins qu'elle n'a pas oublié la sortie scolaire… Continua Nino.

- …Elle en serait bien capable !

- En même temps, ça ne m'étonne pas… moi aussi, j'aurais préféré l'oublier…

- Arrête de râler ! Je suis sûre que ça peut être intéressant comme visite !

- Le musée de la porcelaine, intéressant ?

- Alya n'a pas tort… attendons de voir… ça se trouve, ce sera bien… Dit Adrien.

- Vous êtes cinglés tous les deux… complètement cinglés !

- Merci du compliment ! Oh, voilà Marinette ! S'écria la meilleure amie de cette dernière. »

Marinette venait de s'appuyer contre l'un des murs du collège, entièrement trempée et essoufflée.

« - Je le savais, tu as perdu ton parapluie !

- Tu… tu as… raison… parvient-elle à dire, à bout de souffle.

- Ne me dis pas que toi aussi, tu penses que le musée de la porcelaine peut être intéressant ?

- Quel musée de la porcelaine ?

- La sortie scolaire de ce matin avec le professeur d'art !

- Ah oui ! J'avais…

- Oublié ! Je sais ! Je commence à te connaître ma grande ! »

Marinette émit un léger rire, ses joues encore rosies par le froid. Après s'être remise de ses émotions, elle jeta un vague regard à Adrien, qui, à sa grande surprise, la regardait lui aussi. Et ses joues reprirent leur couleur rouge pivoine. Adrien sourit face à cette scène et s'approcha de sa dulcinée.

« - Comment vas-tu ?

- Je suis trempée de la tête aux pieds, mais à part ça, tout va bien…

- Je suis désolé.

- Bah, ça va… il n'y a pas de quoi fouetter un chat… »

Juste après avoir prononcé cette phrase, Marinette posa une main sur ses lèvres, étonnée de ses propres propos. Adrien se mit à rire d'un rire franc et posa une main sur l'épaule de Marinette.

« - Alors, tu t'y met aussi… ?

- Hum… »

La jeune fille avait pris bien soin de regarder ailleurs, un peu décontenancé par ce qu'elle avait osé dire à Adrien, alias, Chat Noir. Une minute plus tard, la voix de leur professeur d'art plastique, Monsieur Dupinceau se mit à retentir dans la cour.

« - Bon, vous êtes tous là ? Prononça le professeur, en s'adressant à la classe de 3ème qui se trouvait devant lui.

- Quelle importance que les autres soit tous présents ! Moi, au moins, je suis là ! Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi Alya est ici, alors qu'elle devrait être renvoyée ! S'exclama Chloé.

- Je suis renvoyée la semaine prochaine, dit-elle, les dents serrées. Et je ne vois pas en quoi ça te regarde ! »

La blonde allait répliquer, mais le professeur ne lui en laissa pas le temps.

« - Stop ! Allons-y, désormais, ou nous allons être en retard ! Nous avons un guide qui nous attend pour huit heures et demi ! »

La classe de 3ème se mit alors en route pour le musée de la porcelaine. Les quatre amis se trouvaient tout au fond du rang et discutaient de choses et d'autres. Alya et Nino riaient encore du mauvais coup qu'ils avaient fait à Chloé, malgré la punition que cela avait donnée à la jeune fille et Marinette et Adrien les écoutaient, levant les yeux au ciel de temps à autre.

« - C'est tout de même étonnant qu'ils se vantent encore de ça… après ce qu'a récolté Alya… dit-il, chuchotant.

- …Au moins, ça n'a pas plus dégénéré… Ça aurait pu être pire… »

Adrien savait très bien de quoi elle parlait mais n'alla pas plus loin, étant donné la proximité où se trouvaient leurs deux amis.

« - Que fais-tu ce soir ? Continua Adrien.

- … Ce soir ? Je n'en sais rien…

- Alors… rendez-vous sur le toit du Louvre si t'es ok. »

Marinette rougit instantanément. Adrien lui proposait un rendez-vous ? Un vrai rendez-vous, rien que tous les deux ? Elle se mit à réfléchir… non… ce n'est pas elle qu'il invitait ce soir, c'est Ladybug. Adrien est amoureux de Ladybug. Pas de Marinette. Son visage perdit alors le timide sourire qu'il ornait auparavant pour laisser place à une mine triste. Elle ne ferait jamais le poids contre son alter ego, la super-héroïne qui sauve Paris de toutes les menaces.

Comme s'il entendait les pensées de Marinette, Adrien lui chuchota :

« - C'est Marinette que j'invite… mais je doute qu'elle puisse grimper sur les toits sans son yo-yo magique…

- …Euh, ah, vraiment… ? Bégaya-t-elle.

- Oui, dit-il simplement. »

Le cœur plus léger, elle soupira de soulagement le plus discrètement possible et continua à marcher avec sa classe. Le reste du trajet se fit en silence et lorsqu'ils furent tous arrivés devant le musée, le professeur reprit la parole.

« - Bien, bien… silence, s'il vous plaît. Un guide va nous expliquer comment va se dérouler la visite. Ensuite, celle-ci débutera et durera approximativement deux heures. Vous pourrez donc assister au cours de 11 heures.

- Est-on obligés de suivre le guide ? On ne peut pas visiter tranquille ? Fit Nino.

- NON.

- …

- Re-ca-lé. S'amusa Alya. »

Nino fit un sourire ironique à son amie et ils pénétrèrent dans le musée. Le guide se présenta alors à eux. Il était vêtu d'un ensemble bleu marine, ses cheveux étaient parfaitement coiffés et étaient d'un blond très clair.

« - Bonjour à tous, je me nomme Hector Lafrange. »

La classe répondit en chœur au guide.

« - Bonjour. »

Mr Lafrange entreprit alors d'expliquer le déroulement de la visite et celle-ci commença enfin, avec les soupirs incessants de Nino. Ils entrèrent tous dans une salle où il ne se trouvait que des assiettes, ornées de dessins variés. La visite se déroulait dans le silence le plus complet, les élèves ayant interdiction de parler, sauf, quand ils avaient des questions à poser au guide. Ce qui fut le cas de Nino, à cet instant.

« - Eh, M'sieur !

- Oui, jeune homme ?

- Qui mangeait dans ces assiettes ?

- Si vous aviez écouté, vous le sauriez. Je l'ai dit i peine cinq minutes. »

Vexé par le ton qu'avait employé le guide, Nino ne dit plus un mot jusqu'à la fin de la visite. Une fois les élèves regroupés devant le musée, ayant retrouvé le droit à la parole, le professeur se mit à parler.

« - Bon, ça vous a plu ? J'espère que vous avez pris des notes, car, mardi prochain… interro' !

- Quoi ?! Dirent les élèves en chœur, paniqué et écœurés à la fois. »

Il faut dire que personne n'avait vraiment écouté les paroles de Monsieur Lafrange…

*OoOoO*

Sur le chemin du retour, les deux héros et leurs deux amis se mirent à parler de ce qu'ils venaient de voir.

« - Bon, je te l'accorde, Nino, c'était vraiment ennuyeux… Commença Alya.

- Merci !

- Et vous, qu'est-ce que vous en avez pensé ? Dit-elle en s'adressant à sa meilleure amie et à Adrien.

- Eh bien… ce n'était pas passionnant, c'est vrai… Dit simplement Marinette.

- Le guide n'a vraiment pas su capter l'attention de son public… Continua Adrien.

- Toi, tu en connais un rayon en ce qui concerne capter l'attention des gens, hein, Adrien ! Avec ton job de mannequin… Tu devrais lui filer des cours ! Affirma le meilleur ami du blond.

- Euh… pour être honnête, je ne dirais pas ça. De plus, si j'avais le choix, j'arrêterais dès maintenant mon job de mannequin…

- Je sais vieux… mais dans 3 ans, tu seras majeur ! Ton père ne pourra plus te forcer !

- Mouais… on verra ça le moment venu…

- En parlant de ça, l'année prochaine, vous allez dans quel lycée ? Reprit Alya.

- Auguste, et toi ? Répondit Nino.

- La même chose ! C'est celui qui est le plus près de chez-moi ! Marinette aussi, tu y vas, n'est-ce pas ?

- Oui, bien sûr !

- Et toi, mec ?

- Moi… je n'en sais rien. J'imagine que je ne vais pas pouvoir échapper au lycée privé où il ne se trouve que « l'excellence ». Dit-il en faisant des guillemets avec ses doigts.

- Quoi ?! Tu ne seras pas avec nous, l'année prochaine ?!

- Je ne sais pas encore, Nino. On verra bien… »

Le reste du chemin se fit en silence, la nouvelle ayant quelque peu refroidi les trois amis du blondinet. Une fois devant le collège, cependant, Alya retrouva l'usage de la parole.

« - Bon, de toute façon, l'année n'est pas encore terminée !

- Oui, on a le brevet à passer… Souffla Nino.

- Arrête de ne penser qu'à ces choses-là… ça ne te ressemble pas ! »

« - Je préfère encore qu'il soit comme ça que complètement euphorique et rebelle, tel le Bulleur… »

Marinette et Adrien échangèrent un léger sourire, montrant que, une fois de plus, ils avaient eu la même pensée. Les quatre amis, se rendirent dans leur salle pour le prochain cours et attendirent patiemment l'heure du déjeuner. Le reste de la journée se passa dans le calme et malgré un Nino boudeur, tout se passa pour le mieux. Le moment de rentrer chez soi arriva enfin et tous étaient fatigués par la journée. Adrien monta dans sa limousine, Nino rentra chez lui en skate et Alya et Marinette firent un bout de chemin ensemble. Une fois que Marinette fut devant la boulangerie, fermée aujourd'hui, elle prit un croissant, le donna à sa meilleure amie et cette dernière continua de marcher jusque chez elle. La jeune justicière monta quant à elle, dans sa chambre et commença à faire ses devoirs, son kwami à ses côtés, dégustant un des délicieux cookies aux noix de pécan – caramel que lui avait laissé son père ce matin, en plus du croissant qu'elle avait donné à sa meilleure amie.

« - Tikki… Adrien m'a donné rendez-vous ce soir, sur le toit du Louvre.

- Eh bien, c'est une super nouvelle, non ?

- Oui, mais…

- Marinette, arrête d'avoir peur tout le temps ! Tu es Ladybug ! Tu as affronté bien pire que ça !

- Oui, ben, tu vois, moi, actuellement, je préférerais affronter un des méchants du Papillon, aussi gluant soit-il qu'Adrien…

- Ne dis pas ça, tu vas nous porter la poisse… »

Marinette sourit et sursauta lorsque la porte de la boulangerie claqua. Ses parents étaient de retour. Elle descendit les voir instantanément, pour prendre des nouvelles.

« - Marinette ! Comment vas-tu ?

- Ça va, Maman ! Et vous ?

- Très bien ! Regarde ce que je ramène du salon !

- Whoaw, mais euh… qu'est-ce que c'est ?

- Ces sacs contiennent des dizaines d'emporte-pièces différents, des moules à gâteaux… de quoi laisser aller ma créativité !

- Je suis contente pour toi…

- Et les cours, ça a été ?

- Très bien… à part, le musée de la porcelaine de ce matin… c'était vraiment ennuyant.

- Ta grand-mère adorait la porcelaine. Elle avait une collection de tasses avec des dessins de ferme dessus...

- Ce musée lui aurait bien plu alors… Bon, je dois faire mes devoirs, je remonte !

- Vas-y, ma chérie… ce soir, nous allons sans doute commander une pizza à propos… nous sommes trop fatigués pour préparer quoi que ce soit…

- Une marguerita pour moi, s'il vous plaît !

- Ça, on s'en doute ! Dit-il, avec un sourire et en observant avec ravissement ses différentes trouvailles du salon. »

*OoOoO*

Après avoir terminé ses devoirs et avoir dîné, Marinette attendit que ses parents soient couchés pour se transformer en Ladybug et partir en direction du Louvre, son cœur battant la chamade. Ce soir, la lune était pleine et le ciel d'un noir profond. La fraîcheur était toujours bien présente, mais il n'y avait pas de vent ni de pluie. Lorsqu'elle arriva devant le fameux musée, elle aperçut directement Chat Noir, posté sur un coin du toit de celui-ci. Elle le rejoignit à l'aide de son yo-yo, et quand le Chat la vit, un sourire se dessina sur ses lèvres.

« - Te voilà, enfin. J'ai failli attendre. »

Le ton qu'avait employé Chat Noir était malicieux. Encore plus malicieux que d'habitude et Ladybug ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel, amusée par la scène.

« - Je pensais que tu te perdrais en chemin, alors, j'ai pris mon temps… »

Chat Noir émit un rire léger et s'assit sur le toit, à l'abri des regards, Ladybug à ses côtés.

« - En tout cas, la lune est splendide.

- …

- Et il ne fait pas si froid que ça.

- …

- J'ai un de ces mal de dos, ce soir, c'est insupportable !

- …

- Hier, j'avais envie de manger du cake à l'orange, mais figure-toi que je n'ai pas réussi à en trouver…

- … »

Ladybug avait comme la gorge nouée. Impossible de parler. Elle avait soudainement perdu son aisance d'il y a quelques minutes. Elle écoutait Chat Noir, qui lui disait des choses plus ou moins intéressantes…

« - Du cake à l'orange ? Mais pourquoi me dit-il ça ? Et pourquoi est-ce que je suis paralysée comme ça ? »

« - Hé ho, tu m'écoutes, ma Lady ? Tu as l'air ailleurs… »

N'ayant aucune réponse et commençant à s'inquiéter, Chat Noir se posta juste devant le visage de la jeune fille. Ce qu'il vit le glaça instantanément. Serait-ce… des larmes ? Pourquoi des larmes coulaient sur les joues de la jeune justicière ? Avait-il dit quelque chose de mal ? Si oui, de quoi s'agissait-il ?

« - Hum…

- Je… je suis désolé… je pensais en être capable… pouvoir faire abstraction de tout ça… mais je ne peux pas…

- Mais je t'ai dit que…

- Je sais que je ne suis pas aussi forte et… et courageuse que Ladybug ! Non, moi, je suis la fille maladroite du collège… comment est-ce possible que je puisse être Ladybug…

- Marinette. »

Ladybug leva la tête, étonnée que son coéquipier l'appelle ainsi.

« - La personne que j'ai invité ce soir, ce n'est pas Ladybug. C'est Marinette. Avant tout, Marinette. Et la personne qui t'a invité ce soir, c'est ce que je suis au fond. Ce n'est pas Chat Noir, c'est moi. »

Il avait prononcé cette phrase tout en se dé-transformant. Lorsque les yeux bleus de la jeune fille virent petit à petit Adrien apparaître devant lui, ses larmes cessèrent, comme si, au fond d'elle, elle prenait conscience de ce que venait de lui dire Chat Noir.

« - Marinette. Tu es Ladybug. Par conséquent, tu es forte et courageuse. Même lorsque tu n'as pas ton costume. C'est toi. Et moi, même sans mon costume, je suis aussi, au fond de moi, quelqu'un qui aime n'en faire qu'à sa tête… qui aime ne faire que ce qu'il a envie.

- …

- Dé-transforme toi. »

Ladybug fit non de la tête, tout en fermant les yeux.

« - Si tu ne le fais pas, je n'en ferais qu'à ma tête. Dit-il avec un sourire charmeur et farceur en même temps. »

Ladybug osa lever son regard vers lui et finis par prendre la parole.

« - Tu ne me préfères pas en Ladybug… ? »

Adrien soupira en regardant le ciel et ses étoiles et finit par lui fournir une réponse.

« - Tu veux vraiment que je te réponde ? »

Ladybug acquiesça, ne croyant pas que le garçon dont elle est follement amoureuse, puisse aimer autant La Ladybug et Marinette. Certes, elles étaient la même personne, mais la différence de comportement qu'elles avaient était flagrante… Elle était si plongée dans ses réflexions qu'elle ne fit même pas attention à Adrien, qui s'était rapproché d'elle furtivement. Ce ne fut que lorsque les lèvres de celui-ci touchèrent les siennes qu'elle se rendit compte de la présente situation. Leur baiser fut court et très doux. Si court que si Adrien ne s'était pas senti aussi gêné, il n'aurait pas hésité à recommencer.

« - Euh, hum, excuse-moi… là, c'est… enfin… le tempérament « osé » de Chat Noir a pris le dessus. »

Les joues de Marinette avaient viré à la couleur rouge pivoine et elle n'osa pas prononcer un mot, préférant laisser son regard gêné s'évader au loin. Quelques minutes de silence gênant plus tard, Adrien finit par reprendre la parole.

« - Es-tu… en colère après moi ?

- Non…

- Alors pourquoi tu ne dis rien ?

- Je… je suis désolée, c'est juste que j'ai du mal à y croire.

« - Et moi donc… je ne pensais pas que je serais capable de faire ça… Chat Noir l'aurait fait sans aucun problème, lui, c'est sûr…

- Mais, tu es Chat Noir.

- Et tu es Ladybug.

- Attends une seconde… serais-tu en train de me piéger ?

- En quelque sorte… mais si ça te permet de te rendre compte que Ladybug et toi êtes les mêmes personnes et qu'en ce fait, Marinette… c'est de toi dont je suis amoureux… je ne m'en voudrais pas trop.

- Tikki… dé-transforme moi. »

Marinette était désormais habillée avec des vêtements tout à fait normaux et elle affichait une mine gênée. Malgré tout, elle était déterminée à avouer à Adrien ce qu'elle ressentait. Cette fois-ci, c'était la bonne, elle allait pouvoir lui dire tout ce qu'elle avait sur le cœur, sachant que ses sentiments sont réciproques. Après quelques secondes de réflexion, elle décida enfin de dévoiler ce qu'elle ressentait.

« - Adrien, il faut que je sois honnête avec toi. Maintenant qu'il n'y a plus de secrets… Si tu n'avais pas été là, si tu n'étais pas entrée dans ma vie, je ne pense pas que j'aurais tant de fois rejeté les avances de Chat Noir. Je peux être moi-même avec lui et il me fait rire… Mais tu es là… ce fameux jour où la pluie tombait autant qu'aujourd'hui… tu m'as prêté ton parapluie et j'ai eu le coup de foudre pour toi. J'ai essayé de t'avouer ce que je ressentais, sans jamais y parvenir et j'ai du mal à réaliser que je suis en train de le faire en ce moment. Depuis ce jour, je… je t'aime. »

Adrien eut d'abord l'air surpris de toutes les paroles de la jeune fille, mais dès qu'elle eut fini de parler, son air surpris laissa place à un large sourire. Marinette, complètement retournée par ce qu'elle venait de faire, avait enfouie sa tête dans ses bras, rouge de honte, de manière à ce que le garçon en face d'elle ne vois pas son visage.

« - Moi aussi, je t'aime.

- Je ne vais plus jamais pouvoir te regarder dans les yeux, maintenant…

- Il va bien falloir que tu descendes de ce toit.

- Tu pourrais partir avant ?

- En réalité, je pensais te déposer…

- Non, jamais !

- Arrête, tu vas me vexer… dit-il, de manière rieuse.

- Je suis désolée d'être comme ça, mais il faut vraiment que tu partes avant. J'ai besoin de me remettre de mes émotions.

- D'accord.

- Tu acceptes ?

- Je respecte. Alors, à demain, ma Buggynette… »

Sur ces mots, Adrien se transforma de nouveau en Chat Noir et s'envola dans le ciel bleu nuit.

« - Tikki, il est vraiment parti ?

- Hum, oui.

- C'est bizarre, non ? Lui qui est si têtu d'habitude… tu crois que c'est encore un piège ?

- Tu peux relever la tête, il n'est plus là ! »

Marinette acquiesça et releva sa tête. Ses joues étaient encore rouges et un sourire béat ornait son visage.

« - Eh bien, Marinette, tu as l'air heureuse !

- Comment ne pourrais-je pas l'être ?

- Pourrait-on rentrer désormais… ? Je suis fatiguée… on pourrait parler de ça à la maison ? Dit Tikki, tout en baillant.

- Tu as raison, Tikki, transforme-moi ! »

Une fois transformée, Marinette s'envola dans le Paris nocturne. Malgré le fait qu'elle se soit cognée dans un mur d'immeuble dû à son inattention en rapport avec les événements précédents, elle réussit à arriver plus ou moins indemne sur la terrasse de son appartement. Dé-transformée, elle s'emmitoufla dans ses couvertures et soupira de bonheur.

« - Je n'arrive pas à croire que ce qui est arrivé est arrivé !

- Oui, c'est… super, Marinette… Répondit son kwami, en baillant de nouveau.

- Je ne sais pas comment je vais faire pour me comporter demain, devant Adrien, mais on verra bien… pour l'instant, je suis sûre d'une chose… c'est le plus beau jour de ma vie… »

Sur ces belles paroles, les yeux de Marinette se fermèrent et elle plongea, tout comme son kwami, dans un doux sommeil réparateur.


Merci de votre lecture, j'espère que ce chapitre vous a plu ! :)

Le prochain chapitre sera disponible dans une semaine, le 28 juin ! Je suis vraiment occupée ces temps-ci, je n'aurais donc pas le temps de m'en occuper avant, puisque je ne fais pas que les reposter purement et simplement, je prends le temps de les présenter correctement, de les relire, de les corriger (d'ailleurs, il reste sans doute des fautes, je m'en excuse !) et cela prends un peu de temps !

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