*pose ses valises* Bon, je crois que je vais rester finalement, hein ?

Rosa : C'est une idée ça ! Rappelle-la-moi lorsque le moment de se débarrasser de Spencer sera venu. je suis sûr que Bethesda va l'adorer ! Ed : Des amies ? On parle de combien de personne histoire que j'organise le truc ? Alors, je vais poster et Tony va aller un peu mieux. Donc on range tout ce qui coup, ok ! Pour McGee, ce n'est pas dans ce chap', mais ça va venir.

J'ai pris note de tous ceux qui voulaient faire la peau à Spencer. Rosa propose que je l'envoie à Bethesda à la fin de la fic histoire que vous vous chargiez de lui à votre façon. Ça vous intéresse ?


Chapitre 11 – Le contre-poison

.

Les hommes de Spencer n'étaient pas à la hauteur. Penser réussir à filer un membre de l'équipe de Gibbs doublé d'un hors-la-loi était complètement stupide. Abby venait de le prouver en semant en moins de cinq minutes les larbins de la Teigne. Vérifiant une dernière fois qu'elle était n'était plus suivie, elle changea de direction.

Elle devait revenir vers son appartement. Il se trouvait non loin de la planque. La rejoindre était ainsi plus simple et n'attirait pas l'attention. Qui pouvait se douter qu'elle ne se promenait pas dans le quartier mais revenait d'un garage où Starlight avait mis au point son nouveau cambriolage ? Personne.

Tony savait parfaitement disparaître comme tout bon agent du NCIS. Éviter les caméras de surveillance, rallier deux points éloignés sans se faire repérer ne lui posait aucun problème. Et puis il se fondait dans la population bien mieux qu'elle. Alors il était logique que ce soit elle la plus près.

Sa HotRod n'avait aucune peine à se faufiler dans les ruelles entre les bâtiments décrépis du coin. Tournant à droite, puis à gauche, elle finit par s'arrêter à deux cents mètres de la planque. S'assurant que personne n'était aux alentours, elle s'empressa ensuite de rejoindre les agents fédéraux, le poing serré autour du flacon de contre-poison obtenu de Spencer.

.

McGee avait fini par s'asseoir sur le matelas près de son compagnon. Un torchon humide à la main, il tamponnait son front moite en priant pour qu'Abby arrive vite.

Malgré la fièvre et la fatigue, le jeune homme avait repris conscience. Tim lui avait résumé en deux phrases le départ d'Abby et son état. Le silence s'était installé ensuite. L'informaticien ne voyait pas quoi dire et l'Italien n'était pas en mesure de tenir une conversation.

Le bruit d'une porte puis de chaussures sur le sol amena un sourire sur ses lèvres.

- Abs... souffla-t-il.

Timothy fronça les sourcils et releva la tête vers la porte. Personne.

- Tony, dit-il, elle n'est pas encore rentrée.

L'agent lui jeta un regard amusé malgré la douleur qui le tenaillait.

- Si, McSourd, contredit-il.

- Je ne suis pas sourd ! Je dis juste que...

- Tu ne m'as pas entendue ? coupa la gothique en entrant dans la pièce.

- Abby !

- Comment tu te sens ? demanda-t-elle en se laissant tomber près du malade.

- Super... bien, haleta-t-il.

- Tony !

- Et... toi ?

- Je vais commettre un meurtre si je revois la tête de rat de Spencer. Tu me porteras des oranges en prison ?

- Je te... ferai... évader.

Elle sourit et passa ses doigts sur sa joue tendrement.

- Tu as ce qu'il faut ? questionna Tim en rompant l'instant.

Elle hocha la tête et sortit le flacon de sa poche.

- Le Teigneux ne peut rien me refuser.

- Tu l'as menacé de mort, c'est ça ?

- Gibbs et Ziva étaient d'accord pour m'aider, plaida-t-elle en guise de justification.

- Tu comptes pas... me faire... avaler... ça ?

- Bien sûr que non, Tony !

Elle attrapa une petite trousse dans son autre poche.

- Ducky m'a dit où trouver des seringues. Et je sais très bien comment faire une piqûre.

Le blessé grimaça.

- Abby... supplia-t-il.

- Ne t'en fais pas, il n'y en aura que deux.

- Deux ?

- Oui, une pour te faire une prise de sang. Et une autre pour t'injecter le presque antidote.

- Presque ? releva Tony.

Elle se mordit la lèvre.

- Abby ? appelèrent les deux hommes tour à tour.

Elle soupira puis rapporta la discussion avec Nick Spencer.

- Tu veux dire qu'il va mourir dans un mois même avec ça ? s'écria Tim une fois qu'elle eut terminé en pointant le flacon.

- Tony ne va pas mourir ! On a un mois pour trouver le labo qui a fait le poison et l'obliger à nous donner un antidote. Et je chercherai aussi de mon côté.

- Mais...

- On va trouver, Timmy !

L'informaticien regarda effaré la gothique puis l'agent. Ils prenaient la chose beaucoup trop sereinement à son goût.

- Fais pas... cette tête, commanda Tony tandis qu'Abby sortait de quoi lui faire une prise de sang.

- Mais... tu as entendu ?

- Oui.

- Aide-moi au lieu de parler, coupa la laborantine.

Avec un soupir, le jeune homme s'exécuta.

- Comme ça, on aura plus de chance de trouver un antidote, commenta Abby en retirant l'aiguille du bras de son frère. Maintenant...

Elle s'empara du flacon.

- On te sauve !

Tony grimaça quand une nouvelle aiguille pénétra sa peau. Depuis la peste, ce n'était pas le grand amour entre elles et lui.

- Il n'y a plus qu'à attendre que ça fasse effet, dit la gothique en rangeant son matériel.

- Ça prendra combien de temps ? s'enquit Tim en voyant Tony s'endormir.

- Aucune idée.

.

Ce fut à l'aube que Tony commença à aller mieux. Une heure plus tard, il découvrit ses amis plongés dans un profond sommeil à ses côtés lorsqu'il ouvrit les yeux. Amusé de la situation, il se garda bien de les réveiller. Ils avaient besoin de récupérer de toute manière.

Repositionnant sa main autour de la taille d'une Abby collée à lui, il se perdit dans la contemplation du plafond. Il ne parvenait pas encore à assimiler l'idée de son futur décès. Il se doutait qu'ils trouveraient un antidote à temps, mais il allait tout de même passer quelque temps à en douter. Sans parler de sa santé qu'il allait se dégrader. Il se demandait bien comment. Mais comme rien ne pouvait être pire que la peste pneumonique, il n'avait guère d'inquiétudes.

Le plus difficile dans cette histoire, ce serait de ne pas se faire prendre. Maintenant que Spencer le savait empoisonné, il allait tout mettre en œuvre pour lui mettre la main dessus. Il ne comptait en effet pas Abby dans l'équation en pensant à l'agent du FBI. S'ils étaient deux à former Starlight, personne hormis McGee n'était au courant. Il était donc le seul visé. Cela le rassurait vis-à-vis de la gothique.

Pour Timothy, c'était une autre affaire. Il n'avait aucune idée de la façon dont ils allaient gérer ça. Et puis ça le gênait qu'il soit au courant. Par parce qu'il n'avait pas confiance en l'informaticien. Pas plus parce que ce n'était plus seulement entre Abby et lui. Non, ce qui lui posait problème c'était que Tim soit au courant mais que Ziva ne le soit pas. Elle ne lui pardonnerait jamais quand elle l'apprendrait. Il ne se faisait en effet aucune illusion, avec Tim au courant et la saloperie en train de le tuer, les autres allaient rapidement apprendre la vérité.

Ils ne leur diraient rien toute de suite. C'était trop dangereux avec le FBI dans les parages. Ils ne le diraient pas à tous non plus. Ziva suffirait. Il ne se voyait pas l'annoncer aux légistes. Et certainement pas à Gibbs !

C'était sans doute de lui dont il craignait le plus la réaction. Ils travaillaient ensemble depuis dix ans. Dix ans pendant lesquels ils étaient devenus extrêmement proches. L'ancien marine vivrait assurément ça comme une trahison quand il l'apprendrait. D'autant que ce n'était pas seulement un de ses enfants qui lui avait caché un secret aussi immense, c'était deux d'entre eux et pas des moindre : Abby et Tony ! Lorsqu'il l'apprendrait...

Non, Tony ne préférait vraiment pas y penser. Il savait qu'Abby le rejoignait à ce sujet. Hors de question de le dire à Gibbs sauf s'ils ne pouvaient vraiment pas l'éviter. Ils tenaient trop à lui pour le blesser et voir ce sentiment de trahison sur son visage qui ne manquerait pas de suivre lorsqu'il saurait qui était Starlight.


Qu'avez-vous pensé du chapitre ? De ce qu'il se passe entre les personnages ? Des pensées de Tony ?

Et au sujet de la question du début sur Spencer, un avis ?