Note de l'auteur: J'ai écrit ce chapitre juste après avoir posté le premier mais la première version ne ressemblait strictement à rien. J'ai travaillé, travaillé et re-travaillé dessus pour obtenir ça mais au passage j'ai perdu une bonne partie du texte (superflue) ce qui fait que ce chapitre est vraiment super mais alors là super court... J'ai attendu un bon moment avant de le poster en espérant pouvoir combler mais finalement, en le relisant, je réalise que c'est mieux qu'il reste comme ça et que comme il donne des réponses à toutes les questions posées, vous ne vous en formaliseriez pas trop... =S (je croise fort les doigts...)
Merci bcp pour toutes vos reviews super encourageantes, je suis toujours super heureuse en les lisant, ils égaillent définitivement des journées qui ne sont pas très roses en ce moment alors merci infiniment.
Humblement, votre auteur.
Bonne lecture!
Le passage de mon état vaporeux à mon état conscient fut net.
Un instant, je me demandais qui j'étais, qui était cette Rose dont j'entendais sans cesse le nom autour de moi, comme une litanie qui aurait pu aider les personnes prononçant ce nom. L'instant d'après, une vague phénoménale me terrassait comme l'aurait sans doute fait une voiture me renversant. Une vague de souvenirs, me rappelant point par point chaque seconde vécue de ma vie.
Rose…Voix n°1.
Rose…Voix n°2.
Rose…Voix n°3.
Rose…Voix n°4.
Et d'autres… Parfois, elles me parvenaient chuchoter à l'oreille ou alors tout près. D'autres fois, elles me semblaient avoir traversées des kilomètres avant de me parvenir, comme si leur auteur me les avait expressément envoyées. Elles m'étaient toutes familières, sans que j'arrive pour autant à faire calquer sur elles une image ou un souvenir.
J'avais chaud. Terriblement chaud. Pour la première fois depuis que j'avais été transformée, mon corps découvrait ce qu'était la chaleur. Une chaleur innommable, qui irradiait de l'intérieur de mon être. Je sentais sous ma peau chaque goutte de sang comme si c'était une lame chauffée à blanc, me tailladant la peau.
Il m'arrivait, dans quelques rares moments de conscience, de me dire que cela ressemblait à ma transformation. Mais ce n'était pas vraiment la même chose. La douleur avait été là dans les deux cas, mais pas la même douleur.
De temps à autre, quelqu'un tamponnait mon front avec de l'eau froide. J'avais l'impression de renaître. Et des fois, lorsque la douleur atteignait des sommets, quelqu'un s'emparait de ma main. Je le sentais, mais j'étais comme bloquée à l'intérieur de moi même. Incapable de dire quoi que ce soit et encore moins de bouger.
"Ca va aller ma chérie… Ne pleure pas… Je suis là…" Voix n°3.
La plus présente. Malgré mon état, j'avais quand même réussit à faire le lien entre cette voix et la main qui enserrait parfois la mienne. J'aurai aimé pouvoir répondre à cette personne. La remercier. Mais j'en étais incapable. Alors je pleurais de plus belle.
Puis est venue la délivrance. La douleur partait, petit à petit. Une vague de douleur qui s'en allait ne revenait jamais. Je me demandais toujours qui était Rose. Je n'arrivais pas encore à clairement délimiter le "moi" qui n'avait même aucun sens parfois. Mais des visages commençaient à s'imposer dans mon esprit. Des souvenirs aussi.
La voix n°3 était toujours là pour me soutenir. Je réalisais déjà à ce moment là que la personne n'avait pas du quitter mon chevet depuis que j'étais dans cette état. Depuis quand ? Cela me semblait avoir été un bon millénaire ou quelque chose d'approchant.
Et à un moment, des voix me sont parvenues avec une clarté affolante. Moi qui était sans cesse entouré de brouillard, d'une mer de coton même, je redécouvrais d'un coup ce que c'était que d'entendre clairement des voix. Un instant, j'eus peur que mes timpans éclatent face à cette agression trop brusque.
"Emmet, va chasser. Ou repose-toi. Je resterai là, ne t'inquiète pas." Voix n°4.
"Hors de question. Je ne bougerai pas d'ici tant qu'elle ne sera pas réveillée ou…" Les mots s'étouffèrent dans la gorge de Voix n°3. "Ou morte." Réussit-il à terminer.
Et c'est à ce moment là que la vague déferla sur moi, en moi. Ce fut le fameux passage. Je renaissais. Je mourrais à nouveau. Mon corps fut traversée par une vague d'électricité. Et par des souvenirs...
Des visages, des sons, des sourires, des pleurs, du sang, de la neige, une goutte de vin, une goutte de pluie, une infinité gelée pour l'éternité, une éternité immobile à jamais, l'eau qui dort, ma vie qui virevolte, des fleurs qui se fânent, la mer qui dort et moi qui meurt...
Et j'ouvris les yeux. Et le blanc de la chambre m'éblouit.
"Je ne suis pas morte…" Ma voix était éraillée, entrecoupée et me sembla provenir d'outre tombe.
Je ne savais pas pour qui je l'avais dit. Pour contredire Carlisle ? Rassurer Emmet ? Me persuader que j'étais vivante ? Je ne sais pas. Mais le silence qui suivit ma déclaration ne dura pas. Emmet se releva brusquement, faisant basculer la chaise sur laquelle il avait été assis pendant tout ce temps. Je tournais le visage vers eux à temps pour voir l'expression ahurie de Carlisle. Puis je sentis des bras puissants m'enserrer au même moment où par dessus l'épaule de celui qui me tenait, je voyais Esmée et Alice débouler dans la pièce. Leur air ahuri me donna envie de rire.
"Emmet, lâche-la immédiatement ! Tu es devenu fou ou quoi ?" Hurla Carlisle.
Emmet me déposa alors avec toute la douceur du monde sur le lit. Je me sentais comme du cristal. Je croisais le regard d'Emmet et nous n'eûmes besoin d'aucun mot. L'espace d'une seconde, je flottai dans un océan de félicité.
Il se recula et rejoignit Esmée et Alice alors que Carlisle s'approchait de moi.
"Bon, dis moi d'abord toi comment tu te sens." Me demanda-t-il d'une voix professionnelle.
Je souris et avant qu'il n'ait pu comprendre quoi que ce soit, j'avais passé mes bras autour de son cou et je l'enserrai avec le peu de force que j'avais.
Je ne savais pas quelle impulsion subite m'avait poussée à un geste pareil. Ils avaient faillit me perdre. Et moi aussi, j'avais failli les perdre. Ça marchait dans les deux sens. Dans la seconde, ce n'était pas d'un diagnostic dont j'avais besoin, mais de ma famille.
"Rose …"
Pour la première fois en trois jours, je ne me demandais pas qui était cette Rose qu'ils avaient tous appelé régulièrement pendant trois jours.
C'était moi.
J'espère que vous avez aimé! Et toutes les réponses fournies sur un plateau... Rosalie devenir humaine? Honnêtement, avant que la moitié des gens qui me laissent des commentaires n'émettent cette hypothèse, je n'y avait JAMAis pensé. Quoi que, ça m'a aidé à faire durer le suspense... alors merci! ;) Rosalie qui devient humaine ça signifie la fin de ma fic et donc ma mise à la retraite, hors, je ne suis mm pas encore arrivée au point tournant de ma fic! Alors désolée pour tous ceux qui s'y attendaient ou qui l'espéraient... Et pour l'amnésie, j'ai vraiment été méchante parce qu'à aucun moment je n'ai voulu la faire amnésique. Disons juste que je l'ai envoyée dans les vappes durant trois jours... Les histories d'amnésiques deviennent super chiantes quand elles sont mal menées et je ne pense pas être capable de faire une bonne histoire avec ça... So, voilà pour les motivations!
Fartatou.
Réponse à la review anonyme:
x-zoug-x: Préféré? A ce point? Tu n'imagines pas à quel point ça me fait plaisir de lire un commentaire comme le tien... Moi aussi, j'aime bien le POV d'Alice et encore plus celui d'Emmet. T'effondrer? Je ne pensais pas que ce que j'écrivais pouvait faire cet effet mais là non plus, tu n'imagines pas à quel point ça me fait plaisir...
Ne t'inquiète pas, cette histoire me tient vraiment à coeur et je ne suis pas prête de laisser tomber! J'espère que cette suite t'a plue aussi...
