Le pouvoir des mots
Base : Gensomaden Saiyuki
Titre : Le pouvoir des mots
Résumé : Sanzo aurait du s'y prendre à deux fois avant de s'énerver et que l'irréparable ne se produise. Des simples mots peuvent tout faire perdre.
Chapitres : 11
Genre : Aventure. Et puis heu…divers.
Couples : GojyoXSanzo enfin plutôt Gojyo tout seul, le pauvre il vit aussi un amour à sens unique comme Kogaiji.
Gojyo, Kogaiji : MAIS…
Sei leur coupant la parole : Et pour finir énonciation d'un SanzoXAyumi.
Disclaimer : Actuellement en négociation pour obtenir les droits des persos à la fin du manga.
Note 1 : Les phrases commençant par un «- » sont les prises de paroles de personnages. Les phrases en italique sont les pensées des personnages ! Bonne lecture !
Note 2 : Je vous présente mes excuses pour le temps que je met entre chaque chapitre mais je publie au petit bonheur la chance, c'est à dire quand je réussi à faire marcher internet. Mon ordi étant légèrement capricieux, je publie dès qu'il marche autrement dit pas souvent. Ça fais au moins six fois que j'essaye de mettre la suite. RAS LE BOL ! Je veux un ordi qui marche. C'est dingue je vais perdre tous mes lecteurs. YOUHOU y a encore quelqu'un ? Dites moi oui s'you plaît.
Réponses aux reviews :
Ceresgirl : Ah je suis vraiment mais vraiment désolé, j'avais absolument pas prévu que mon imbécile d'ordi me lâcherai. En plus il fonctionne une fois sur dix. Je suis vraiment mais vraimùent désolé. Je m'aplatis comme une crêpe pour m'excuser de ma si longue absence. En plus je sais ce que c'est que d'aimer une fic et de ne pas avoir vite la suite. Ouiiiiiiiiin je suis désolé ! Tu me pardonnes dis ?
Chapitre 11 :
Vers l'ouest !
La porte s'ouvrit sur Gojyo, Dokugakuji et leur oncle. Ils se figèrent en voyant leur tête plus grave les une que les autres. Yoshié était en pleure. Ayumi fermait les yeux et fumait cigarettes sur cigarettes aidé de Sanzo. Hakkai ne cachant rien de sa tristesse et regardant la fenêtre. Et enfin Kogaiji qui tentait tant bien que mal de garder son sang froid.
« - Quelque chose ne va pas ? » Demanda Gojyo.
Ayumi ouvrit les yeux et se tourna en direction du tabou. Elle sourit et posa sa cigarette avant de frapper dans ses mains devant elle.
« - Bien ! Et maintenant, il est temps de passer aux choses sérieuses ! »
« - …Choses sérieuses… . »
Yaone apparut à ce moment-là suivit des quatre gamins ayant chacun une glace à la main.
« - Yaone, tu sais qu'il ne faut pas gâter les enfants ? » Reprocha Ayumi. « Enfin merci. Merci de t'en être occupé. »
« - Oy, Gojyo vous avez décidé quoi ? »
« - Nee, t'es aller draguer le kappa ? »
« - Me traite pas de kappa, le singe ! »
« - Ne me traite pas de singe, cafard rouge ! »
« - Qu'es ce qu'elle dit la guenon ? »
Pendant que notre duo habituel se chamaillait Dokugaku s'approcha du prince. A peine deux minute plus tard, une voix retentit et le baffeur fit son grand retour.
« - Urusai ! »
Tsuchinoko regarda le moine avec étonnement. Puis son neveu et entendit un rire tentant de les calmer. De son côté Sanzo rangea son baffeur et fut surpris en voyant sa sœur et Yoshié écroulée de rire. Il autorisa un sourire à franchir ses lèvres. De son côté Kogaiji aussi souriait. Tandis que les visages se tournaient vers elles et que les sourires naissaient, Ayumi parvint à retrouver son calme.
« - Gojyo ! Arigatô ! »
Gojyo la regarda surprit puis se décida à rejoindre le groupe.
« - Nee, mon oncle est d'accord pour nous aider ! » Déclara Dokugaku.
« - Bien ! Alors que faisons-nous ? » Demanda Ayumi qui avait réussi à reprendre son sérieux.
« - Nous allons rentrer ! Et vous mettre en sécurité ! » Commença Kogaiji.
« - Pendant ce temps, nous ferons marche sur le palais d'Hoto. » Finit Sanzo.
« - Gojyo ! » Reprit Ayumi. « Il est interdit de toucher Yoshié ! Nee, Gokû tu le surveilles ? »
« - Ça va pas non ? Le singe va pas arrêter de me coller les basques après ça ! »
« - Chuis pas un singe, sale kappa ! »
« - Si t'es un ouistiti ! »
« - Kappa pervers ! »
Nouvelle dispute. Nouveau coups de baffeur sous le regard interrogatif de l'oncle. Les baffes ne les calmant pas Sanzo sortit son flingue.
« - Ça va pas non, espèce de sale chauve. Tu peux tuer quelqu'un avec ça ! »
Pour seule réponse, Sanzo haussa les épaules. Il lui tourna le dos et alla réserver des chambres pour la nuit. Il en restait une simple et que des doubles. Il soupira, la simple serait pour Yoshié. Quant à lui il refusa de dormir avec le singe. Gojyo non plus n'en voulait pas. Il ne supportait plus ces ronflements. Finalement ce fut Hakkai qui s'y colla. Enfin les détails réglés, chacun se sépara.
« - Haraheta ! Sanzo ! »
Un soupir de la part du moine tandis que la réplique du métis fusait automatiquement.
« - Tu penses vraiment qu'à manger, estomac sur patte ! »
La dispute ne continua cependant pas. La veine grossissant sur la tempe de Sanzo devant y être pour quelque chose. Tsuchinoko leur proposa de venir manger chez eux plutôt. Cela ferait plaisir à sa femme de revoir son amie et…son neveu. Idée accepter sans aucune difficulté. Le repas, j'ose pas vous le décrire. Entre les disputes de Gokû et Gojyo, Sanzo qui oscillait entre baffeur et revolver. Hakkai qui tentait de les calmer, Tsuchinoko et Eiko qui parlait avec Yoshié du plan, d'Ayumi et enfin de Gojyo et Dokugaku. La nourriture partit avant même d'arriver sur la table dévoré par un Gokû affamé à qui il manquait son troisième repas. (Je rappelle qu'il en a englouti déjà quatre dans l'auberge.) Enfin à la fin du repas, Gojyo à la surprise de ces amis aida sa tante à débarrasser et ranger. Il va de soi qu'il était aidé d'Hakkai et de Yoshié. Gokû était allongé sur la table limite entrain de ronfler, le ventre plein. Sanzo quant à lui soupira. Il n'avait déjà plus de clopes. Demandant où il pouvait en acheter, il partit avec Tsuchinoko.
« - …Mon neveu, comment est-il ? »
Sanzo soupira, il s'y attendait à cette question. Mais le mieux placé pour en parler était Hakkai. S'il avait un tant soi peu discuté avec Gojyo il devrait le savoir. Enfin.
« - …Que voulez-vous que je vous dise ! C'est Gojyo ! Le mieux placé pour répondre à votre question est Hakkai. »
« - L'homme aux monocles ? Oui Gojyo m'en a parlé ! »
Sanzo ressentit un certain soulagement. Dans l'ensemble il ne s'était jamais poser la question. Comment était Gojyo ? …Il soupira. S'il avait eu des cigarettes, il s'en serait allumé une de suite.
« - Il a pourtant parler davantage de vous ! »
Sanzo haussa les sourcils. Qu'avait donc bien pu dire le kappa ? C'était étrange de penser que Gojyo avait parler plus de lui que de Hakkai mais bon ça ne devait pas être en bien. Le kappa avait dû le décrire dans toute sa splendeur, à savoir qu'il passait son temps à lui gueuler dessus, à tuer tout le monde au pistolet, à boire, à fumer et ne jamais prier alors qu'il était censé être moine. Sanzo haussa les épaules et Tsuchinoko sourit imperceptiblement.
« - Bon, que pensez-vous de mon neveu ? »
Nouveau haussement de sourcil. Le blond se demandait s'il devait vraiment dire ce qu'il pensait. Allons bon, pourquoi ne le ferait-il pas. Il se moquait pas mal de l'avis des gens après tout.
Avant de répondre, il acheta ces cigarettes et s'en alluma une aussitôt. Enfin ! Enfin il en avait une. Enfin il pouvait fumer. Déstresser. Se pourrir les poumons avec de la nicotine. Se calmer les nerfs. Il sentit son mal de tête diminuer, il lui suffisait d'une cigarette pour se détendre, calmer ses nerfs, calmer sa fatigue, et faire baisser considérablement son mal de tête. Puis il se décida à répondre.
« - C'est un crétin fini, doublé d'un pervers. Un stupide kappa. Tant qu'il n'est pas un boulet et que je peux lui piquer son briquet, il peut rester du voyage, après je m'en fous. »
Sanzo ne remarqua pas l'ombre qui s'esquiva furtivement. Tsuchinoko lui n'avait rien manqué.
« - Je vois ! …Bien je vais vous laisser rentrer à l'auberge ! Je vois vos amis qui sont déjà devant. »
Sanzo prit donc congé de l'oncle, il nota vaguement l'absence de Gojyo parmis ces amis. Allons bon ! Qu'es ce qui lui arrivait encore à ce stupide kappa ? Sanzo secoua la tête. Gojyo était adulte. Il était libre de faire ce qu'il voulait. Il était sans doute avec sa famille ou à la recherche d'une nana pour la nuit. Enfin il s'en moquait. Le blond alla dans sa chambre et alla s'asseoir à la fenêtre. Il soupira, il aurait aimer avoir quelqu'un avec qui parler ce soir. Il n'avait pas envie d'être seul.
De son côté, Tsuchinoko avait retrouvé son neveu. Ce dernier était assis sur l'herbe, regardant l'eau du fleuve s'écouler. Il s'approcha de lui et lui tendit un paquet de cigarettes.
« - C'est bien ça que tu étais venu acheter ? »
« - …Je ne suis pas sorti ! »
« - Je t'ai vu ! »
Gojyo tiqua mal à l'aise.
« - Oh rassures-toi, il ne t'a pas vu ! »
« - Qui ? »
« - Le moine… Sanzo ! »
« - Et ? »
« - Tu en penses quoi ? »
« - …Pas grands choses. C'est juste un pauvre moine dépravé. Pourquoi ? »
Tsuchinoko sourit à nouveau.
« - Tu es sur de ce que tu penses ? »
Gojyo regarda son oncle avec défiance.
« - Pourquoi ? Qu'es ce que tu cherches à me faire dire ? »
« - …rien ! »
« - Ah oui ? Alors à quoi ça rime toutes ces questions ? »
« - Bon et ton ami là, heu…Hakkai ! »
« - C'est un pote ! »
« - Ton meilleur ami ? »
« - Ouais et après ? »
« - Et le moine tu n'es pas ami avec lui ? »
Gojyo se leva exaspéré par les questions de son oncle.
« - Je sais pas ce que tu veux mais fiche-moi la paix avec ce stupide bonze ! »
Gojyo partit sous le regard amusé de son oncle. « Pas très dur de voir que tu en pinces pour lui. » L'ennui c'était que le moine n'avait pas l'air de partager ces sentiments. Tsuchinoko aurait même jurer que le moine en pinçait pour la jeune brune. C'était quoi déjà son nom, ah oui Ayumi. Pour résumer son neveu aimait d'un amour à sens unique. C'était loin d'être gagné.
« Tu as laissé de sacrés fils derrière toi mon frère. …Ils se sont bien débrouiller. Ils sont dignes de toi et Gojyo est digne de sa mère… J'ai envi de les protéger comme je n'ai pas pu le faire autrefois. »
Tsuchinoko s'allongea dans l'herbe et réfléchis longuement au passé et à l'avenir.
Gojyo rentra à l'auberge montant dans sa chambre en colère. Il ne prit même pas la peine de frapper et fut surpris de voir le moine accoudé à la fenêtre semblant dormir. Il resta un moment figé face à ce spectacle inattendu. Il contempla un instant ses traits détendus, ce visage calme. Le moine ressemblait vraiment à un ange. Gojyo hésita entre le réveiller, le mettre dans un lit ou s'en foutre et le laisser là.
« C'est un crétin fini, doublé d'un pervers. Un stupide kappa. Tant qu'il n'est pas un boulet et que je peux lui piquer son briquet, il peut rester du voyage, après je m'en fous. »
Cette phrase lui fit immédiatement oublier les deux premières idées. Il se dirigea vers la salle de bain et prit sa douche. (Ramassez votre mâchoire ça fait désordre.) Lorsqu'il en ressortit, il remarqua que le moine n'avait pas bougé. Il soupira. Non il ne pouvait pas le laisser là. Il se dirigea donc vers le moine et le réveilla.
« - Oy, c'est pas un endroit pour dormir ! Tu vas te choper un mal de dos pas possible ! »
Deux yeux améthyste embrumés par la fatigue s'ouvrirent. Le blond ouvrit les yeux et mit un peu de temps avant de se reconnecter à la réalité. Puis il aperçut du rouge et compris qu'il avait Gojyo en face de lui. Il se redressa lentement et sans un mot reprit sa contemplation des astres. Gojyo de son côté lui tourna le dos et s'allongea dans son lit. Deux minutes plus tard, la porte s'ouvrit à grand fracas. Les deux regards se tournèrent vers la porte d'entrée où se tenait un youkai tenant Gokû par les oreilles.
« - Vous êtes priés de le surveiller ! Il était entrain de dévaliser ma cuisine. »
Sanzo soupira, s'excusa auprès du youkai et déclara qu'il payerait tout ce que le singe avait englouti demain. Gokû resta dans la chambre s'attendant à recevoir une correction mais rien. Ce soir, le moine n'était pas d'humeur à frapper le youkai.
« - Où est Hakkai ? » Demanda simplement le blond.
« - …il dort. »
« - Il a encore du prendre un somnifère, ça fait un moment qu'il dort mal ! » Déclara Gojyo.
Nouveau soupir de la part de Sanzo. Cependant il ne put s'empêcher de demander pourquoi Hakkai dormait mal. Gojyo regarda un moment le moine surprit. Es ce que par hasard il se serait trompé ? Le blond en pencherait pour Hakkai et non pour Gokû ? Enfin, le rouquin se contenta d'un je sais pas. Il avait parfaitement saisi le sous-entendu du moine.
« - Gokû. » La voix était grave et peu habituelle. Lassée sans doute mais on distinguait autre chose derrière, quoi les deux youkais n'auraient su le dire. « Arrêtes tes conneries ! Tu restes dans ta chambre. Tu as suffisamment mangé. Je ne veux rien entendre d'autre de la soirée. Si tu recommences je te garantie que ça ira très mal. »
Gokû acquiesça. Cette remarque avait été dite sur un ton trop grave et trop sérieux pour qu'il tente d'y désobéir. Le jeune youkai repartit donc dans sa chambre et Sanzo retourna à sa contemplation des astres sous le regard surpris de Gojyo. Au bout d'un moment Sanzo lassé de sentir le regard du semi-youkai sur lui se retourna vers lui, la colère aux fonds des yeux.
« - Quoi ? » Lança-t-il énervé.
« -…Pourquoi tu ne l'as pas engueulé ? »
« - Parce que je suis trop fatigué pour m'énerver. » Répondit Sanzo d'un ton las avant de retourner regarder encore une fois les étoiles.
Gojyo sourit. Alors comme ça le moine ne pouvait pas se mettre en colère. Et bien il allait pouvoir en profiter. Se venger pour sa phrase et pour le nombre de coups qu'il avait reçu. Le hanyou se leva et se dirigea vers le moine. Ce dernier tourna la tête en le sentant s'approcher. Ses yeux traduisaient surprise et colère. Lentement l'enfant tabou approcha ses lèvres et embrassa le bonze. Ce dernier se recula aussitôt.
« - Ça va pas non ? »
Cette réaction surpris le rouquin. Il s'attendait à recevoir un coup de baffeur ou de revolver ou encore un regard noir mais à la place il n'avait en face de lui que des yeux écarquillés et traduisant l'étonnement. Que lui arrivait-il encore à ce fichu bonze ! Cette réaction décontenança Gojyo. Il fixa le blond nerveux. Ça il ne l'avait pas prévu. Remis de sa surprise le moine tourna le dos au métis, les joues légèrement rouges, il se dirigea vers son lit et s'allongea sans un mot.
« …Effectivement tout le monde change mais qu'es ce qu'il lui a prit à ce crétin pervers ? »
Gojyo se sentit frustré. (Tu m'étonnes !) Décidant de ne pas s'arrêter là, il se rapprocha du lit de son blond et s'assit dessus. Sanzo se retourna cette fois-ci les yeux assurés de sa colère habituelle ce qui fit sourire Gojyo. Il se rapprocha à nouveau des lèvres du moine mais se stoppa net en sentant un objet métallique sur son cœur.
« - Arrête ça Gojyo ! »
Gojyo s'arrêta, pas parce qu'il sentait un revolver sur son cœur, mais plutôt parce que la voix de Sanzo n'avait pas son cassant habituelle.
« - Ah oui ! Pourquoi ? Comment comptes-tu m'arrêter ? En tirant, hein ? Nee, Sanzo tu vas tirer ? » Demanda Gojyo la voix sensuelle et se rapprochant à nouveau dangereusement des lèvres du bonze.
Lorsqu'il sentit que le moine ne réagissait pas, Gojyo se releva rapidement surpris. Il regarda le moine qui avait fermé les yeux. Le blond tourna la tête sur le côté. Cette fois Gojyo s'énerva, il saisi le menton de Sanzo, et le tourna vers lui. Mais celui-ci garda les yeux fermé obstinément. Gojyo se pencha à l'oreille du moine.
« - Je t'aime Sanzo ! »
Cela eu pour effet de faire ouvrir les yeux au moine. Il se releva d'un bond croisant un regard rubis mi-sérieux mi-railleur.
« - Dégage de là ! »
Sanzo avait enfin retrouvé son ton froid, glacial et tranchant. Pourtant le tabou ne bougea pas.
« - Avant je veux savoir ce que tu penses de moi ! »
Sanzo le regarda étonné. Comme si c'était le moment.
« - T'es un crétin fini, doublé d'un pervers ! »
Ces mots sonnèrent faux dans toute la pièce. Gojyo se leva cependant. Il avait entendu ce qu'il voulait savoir. Il se leva chopa sa veste et sortit. Sanzo le regarda faire étonner puis se rallongea fermant les yeux. Mais quel con ! Pourquoi avait-il dit ça ? Et pourquoi n'avait-il pas réussi à réagir plus face aux approches du kappa ? Il soupira. Vraiment ça n'allait pas. Le métis se jouait de lui et ça, ça n'allait pas du tout. … Fatigué, il ferma les yeux et se rendormit.
Tard dans la nuit Gojyo revint dans la chambre, trouvant comme la première fois le moine endormis. Seulement il était dans son lit. Discrètement, le métis s'approcha du bonze et s'assit à côté de lui. Il le regarda puis se pencha vers lui pour lui murmurer à l'oreille.
« - Moi j'étais sérieux Sanzo ! Je t'aime ! »
Il déposa ses lèvres sur celle du moine. Deux bras le repoussèrent, il se retira vivement. Deux yeux améthyste le fixèrent. Le visage de Sanzo était fermé, n'exprimant rien. Gojyo honteux de s'être laissé surprendre vira au rouge.
« - …Crétin ! »
Gojyo regarda Sanzo surpris. Pourquoi ? Pourquoi le moine n'hurlait-il pas plus fort ? Pourquoi n'avait-il pas sorti le baffeur ou même le flingue ?
« - Sanzo…que… pourquoi… pourquoi fais-tu ça ? »
Sanzo le regarda droit dans les yeux mais aucune réponse ne vint. Il soupira et s'alluma une cigarette mais n'eut pas le temps de l'allumer. Gojyo la lui retira. Cette fois-ci le métis voulait la vérité. Mais Sanzo ne voyait pas ce que le métis voulait dire.
« - Pourquoi je fais quoi ? »
« - Pourquoi es ce que tu ne réagis pas plus violemment ? »
« - …Pour rien ! »
« - Tu mens. »
Gojyo regarda par la fenêtre, nullement décidé à bouger du lit de Sanzo.
« - Toi aussi tu c'est ce que c'est d'être amoureux pas vrai ? En fait tu es amoureux d'elle, n'est ce pas ? »
Sanzo haussa les épaules. Question stupide !
« - Je ne sais pas, à toi de voir ! »
« -…Sanzo, tout à l'heure tu la regardais avec trop d'insistance pour que ce soit simplement de l'amour fraternel ! Et maintenant que ressens-tu ? »
« - …je n'ai rien à dire ! »
Gojyo s'énerva et cette fois-ci plaqua le moine sur le lit. Les deux mains sur ces épaules. Son regard était empli de colère et de défiance.
« - J'en ai marre de tes mensonges, je veux la vérité une bonne fois pour toute. »
Sanzo tenta de se dégager mais rien à faire Gojyo était plus fort. Compte tenu du fait que ni le revolver, ni le baffeur n'était à portée de mains, il se demanda comment il allait se sortir de cette situation. Mentir ? Hm, le problème c'est qu'il n'arrivait pas à formuler aucune pensée cohérente. Même sa voix restait coincé dans sa gorge. Et puis il était perdu lui-même, il ne comprenait pas où il en était. Aussi bien avec sa sœur qu'avec ces compagnons de voyage. Lasser d'attendre, Gojyo se releva. Il avait bien compris que le moine voulait parler mais il ne savait pas quoi dire.
« - Si tu ne dis rien comment veux-tu qu'on t'aide ? »
« - Je n'ai pas besoins d'aide ! »
« - …Tu ne sais même pas ou t'en es. Tous tes gestes et toutes tes paroles sont en contradictions. Si tu n'as pas besoins d'aide pourquoi réagis-tu aussi bizarrement ? »
Rien Sanzo, ne savait plus quoi faire. Il était perdu. Vérité ? Colère ? Rejet ? Que devait-il faire ? Finalement le mieux c'était de laisser Gojyo continuer.
La lueur qui naquit dans les yeux du moine surprit le métis. Sanzo avait un air perdu que le tabou ne lui avait jamais vu. Comprenant que le blond ne savait plus quoi faire, il continua de parler et petit à petit le moine répondait.
Le lendemain lorsque Gojyo ouvrit les yeux, il ne reconnut d'abord pas l'endroit. Il tenta alors de se rappeler ce qui c'était passé hier soir. La discussion avec son oncle. Le comportement étrange du moine et puis…il lui avait dit. Tous les souvenirs lui revinrent en tête. Et cette nuit…le moine lui était apparu sous un jour bien vulnérable. En parlant du blond ! Gojyo constata rapidement qu'il n'était plus dans son lit, il n'était même pas dans la chambre. Il se leva et s'habilla. Lorsqu'il arriva dans la salle à manger, il trouva Gokû déjà rendu sur son petit-déjeuner, Hakkai tentant de le calmer mais aucune trace de Sanzo ni de Yoshié.
Lorsqu'ils furent tous prêts, ils sortirent de l'auberge. Sanzo et la châtaigne les attendait, ils montèrent dans la voiture, sans un mot et sortirent de la ville bientôt rejoient par des camions composés de youkais suffisamment armés pour livrer une bataille.
Dans la voiture Sanzo ne disait pas un mot. Même les disputes entre Gojyo et Gokû ne le faisaient pas réagir. Il semblait perdu dans ses pensées.
« - Sanzo ? » Appela Yoshié. « Ça ne va pas ? »
« - …Ce n'est rien ! »
Gojyo scruta le moine. Il ne lui avait pas accorder un seul regard. Rien, comme si la discute de la veille ne l'avait pas aidé. Comme si tout était resté comme avant et qu'il ne lui avait rien dit! Le blond se tourna vers Yoshié et resta un long moment à la fixer. Cette dernière n'avait pas remarqué et regardait défiler le paysage.
« - Yoshié ! »
« - Oui, je sais. Mais j'espère que je me suis trompé ! »
« - Je préférerais, mais j'ai des doutes ! »
Yoshié regarda le moine inquiète.
« - Hakkai accélère ! » Ordonna Sanzo.
L'ancien humain obéit. Les camions firent eux aussi de même. Ils roulèrent sans s'arrêter. Et le soir chacun monta les tentes.
«- Nous arriverons demain matin au château. »
« - Plus tôt ce sera mieux ça vaudra. Il est grand temps que ça finisse. »
Sanzo semblait inquiet. Remarquant tout à coup l'absence de Yoshié, il la chercha du regard. Puis ne la voyant pas il partit à sa recherche dans la forêt.
« - Yoshié ! »
La jeune femme se retourna surprise de voir le bonze.
« - Que veux-tu Sanzo ? »
« - …Es ce que tu… »
« - Oui. »
L'inquiétude pointait clairement dans sa voix.
« - Je l'entends ! Elle appelle au secours. Ça n'arrête pas depuis ce matin, non même depuis cette nuit. Je……j'ai tellement peur pour elle. »
De nouveau elle se senti submergé par les larmes. Loin de supporter cette vision et parce qu'il était inquiet aussi, Sanzo la prit dans ses bras. Chose dont il ne se serait jamais cru capable. Au bout de quelques instants, les sanglots de Yoshié se calmèrent. Elle essuya ses larmes et se releva embrassant Sanzo sur la joue.
« - Merci Sanzo ! »
La jeune femme s'éloigna vers le campement laissant le blond seul. Celui-ci s'appuya contre un arbre et se laissa glisser au sol. Il se prit la tête dans les mains. La douleur apparut sur son visage. Sa tête, c'est comme si elle allait exploser. Cette voix, ces cris, cette douleur. Que quelqu'un l'arrête.
« - Arrêtez ça ! Arrêter moi ça ! Je ne veux plus entendre ça ! Laissez la tranquille ! » Murmura-t-il.
Quelques larmes commencèrent à couler sur ces joues, larmes qu'il essuya rapidement en entendant une voix l'appelé. Il tourna la tête et se trouva nez à nez avec Gojyo. Le métis semblait inquiet.
« - Sanzo ! Qu'es ce qui ne va pas ? »
« - Fous-moi la paix ! »
« - Tu ne vas pas recommencer ! »
Le regard noir de Sanzo se fit sentir.
« - Dégage Gojyo ! Je n'ai pas besoins de toi ! »
« - Tu as besoins de qui alors ? De Yoshié ? »
« - …non, je n'ai besoins de… personne. »
« La seule personne dont j'ai besoins elle n'est pas là. Tu vois Gojyo, je suis toujours aussi perdu. Sans elle je n'ai pas de repère. Elle est en danger et je le sais. Je n'ai plus mes marques, avant je ne me battais que pour moi-même voulant rester en vie pour elle. Et maintenant je dois la protéger. »
« - Pourquoi, alors que je ne suis même pas capable de me protéger moi-même. »
« - Tu mens Sanzo ! »
« - M'en fiche ! Je ne veux pas de ton aide, encore moins de ta pitié. Je ne veux même pas te voir ! Tu me dégouttes ! Je te déteste. Cesse de faire semblant de t'inquiéter pour moi, dégage ! »
Gojyo demeura interdit. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que le moine lui dise ça ? Alors finalement il avait raison. Rien n'avait changé. Si. Si quelque chose avait changé. Sanzo le détestait encore plus qu'avant. Non il ne le détestait pas, il le haïssait. Une haine féroce. Une colère qui ne s'éteint jamais. Gojyo regarda Sanzo partir sans aucune réaction. Puis il se leva à son tour et se dirigea vers le campement. Lorsqu'il découvrit qu'il devait partager sa tente avec le moine il soupira de désespoir. Mais apparemment faute de place Yoshié aussi était avec eux.
En plein milieux de la nuit, le métis se réveilla, tiré de son sommeil par des gémissements. Se tournant vers ses voisins, il aperçut Yoshié s'agiter, semblant se débattre aux prise avec quelqu'un. A côté d'elle il vit Sanzo occupé à lui panser le front. La jeune femme semblait avoir de la fièvre. Gojyo nota le regard perdu et inquiet du moine puis soudain il vit celui-ci se prendre la tête entre ses mains, fermant les yeux, la douleur apparaissant sur son visage.
« Aides-moi ! Aides-moi, grand frère ! J'ai mal ! Sors-moi de là ! Au secours, Onîsan ! Viens m'aider ! Je ne veux, pas non ! Au secours ! Onîsaaaaaaaaaaan ! »
« Aides-moi ! Aides-moi, Yoshié ! J'ai mal ! Sors-moi de là ! Au secours, Yoshié ! Viens m'aider ! Je ne veux pas, non ! Au secours ! Yoshiéééééééé ! »
Yoshié se réveilla en sursaut. Ses yeux s'agrandirent de douleurs et d'horreur. Elle se tourna vers Sanzo. Le moine avait la respiration haletante. Il regardait droit devant lui, les yeux vident d'expression.
« - Sanzo ! »
« - Je vais les tuer ! Tous, jusqu'au dernier ! Je vais massacrer ces youkais ! Ils vont me le payer cher. Je vais les tuer, ces gardes, ce prince et tous les habitants de ce maudit château ! »
Yoshié se leva et enserra le moine dans ses bras.
« - Non tu ne dois pas Sanzo ! Tu ne peux pas ! Ils n'y sont pas tous pour quelque chose. »
Sanzo se dégagea de l'étreinte de la jeune femme.
« - Si ! Et je vais commencer par ces…rats puants ! Tous les youkais ! Il n'en restera aucun ! Eux, ils ont osé, ils ont tenté… je les tuerais tous jusqu'au dernier. Je déteste ça, je les déteste tous. Les youkais. Je vais les tuer ! Qu'ils crèvent tous ! »
Les yeux de Sanzo respiraient la fureur et la haine. La douleur et l'horreur. L'envie de meurtre plus forte que chez n'importe quel youkai. Jamais Gojyo n'avait ressentit une telle haine. Il se recroquevilla dans son sac. Il devait bien se l'avouer, le moine lui faisait peur. Cette démence qui brillait dans ses yeux. Nulle doute, ils étaient tous les deux en connections avec Ayumi, et la jeune femme avait dû subir quelque chose.
Le lendemain, l'humeur de Sanzo était toujours aussi meurtrière aussi Gojyo effaça discrètement sa présence aux yeux du moine. Il conseilla à Gokû et Hakkai d'en faire autant après leur avoir raconter ce qui s'était passé. Yoshié aussi semblait en proie à la folie. Son visage exprimait clairement la haine et la colère. Les autres youkais n'eurent aucun doute là-dessus. Le château vers lequel ils se dirigeaient ne leur réservait que des mauvaises surprises.
Vers la fin de la matinée, ils arrivèrent en vue du château.
Tsuzuku…
Voilà ! Fin du chapitre 11 !
Dites-moi si ça vous plaît toujours ! Parce que moi j'aime moyen ce chapitre. A la base j'étais parti sur un GojyoXSanzo mais j'ai changé d'avis et du coup j'ai modifié mon chapitre et le résultat c'est que ce chapitre est assez moyen.
