Dès le lendemain je me mettais au travail pour mettre de l'ordre dans mes affaires avant de passer le relais à Pam. Avant de partir pour le Croquemitaine, j'étais passé dans la chambre de Sigrid pour savoir si elle désirait m'accompagner mais cette dernière me tourna obstinément le dos et resta blottie dans les couvertures de son lit. Je l'avais embrassée sur le front avant de partir même si je savais qu'elle était hostile à ma présence puis j'avais récupéré mon ordinateur et l'avais laissé bouder dans sa chambre.

Dès mon arrivée au club j'eu un très mauvais pressentiment. Je sentais beaucoup de tension émaner de Pam et quand elle me rejoignit dans mon bureau elle semblait apeurée. Je constatai rapidement qu'elle avait peur de mes réactions. Visiblement elle savait quelque chose que devrait susciter ma fureur. La voyant proche de craquer je m'installai dans mon fauteuil en cuir et attendais simplement qu'elle crache le morceau.

_ J'ai été surveillé le concurrent maître, bafouilla-t-elle de plus en plus anxieuse.

_ Et ?l'incitais-je voyant qu'elle hésitait à me raconter la suite.

_ J'ai vu Sigrid, ou Sookie, dans un bar de strip-tease et c'était elle qui dansait, débita Pam sans respirer.

Je restai quelques instants en silence, mais il ne fallait pas s'y fier, une colère sourde grandissait en moi. Sigrid allait vraiment avoir des nouvelles du pays quand je lui mettrai la main dessus !

_ Restes ici et occupes-toi du bar, grognais-je en me levant.

Je ne comptai pas gaspiller ma colère sur elle, ce qui la soulagea, mais plutôt la concentrer sur Sigrid une fois que je l'aurais trouvée. Je savais de quel club Pam parlait, il venait de s'ouvrir récemment et nous devions encore évaluer s'il était un rival dangereux. Des vampires le tenaient et les danseuses étaient elles aussi des vampires. Mais qu'est-ce que Sookie était allé foutre là-bas ! Les vampires qui dansaient n'avaient vraiment aucune dignité et se pliaient en quatre pour satisfaire les désirs des humains en comptant les extra qui se poursuivaient dans les chambres mises à disposition pour les clients. Sigrid allait vraiment m'entendre !

Je claquai violemment les portes du club en ignorant le pathétique vigil et repérai immédiatement Sigrid. Elle était perchée sur des talons hauts noirs de 10 cm minimum et portait un ensemble rouge sang couvrant une très petite superficie de son corps. Pendant que je l'observai elle finissait de danser sur You can leave your hat on et autorisait à un client repoussant à lécher la peau entre ses seins sur laquelle elle venait de renverser un petit verre de vodka. Mon plan était simple : dans un premier temps j'allais briser la nuque de ce misérable avorton qui osait toucher mon amante puis je ramènerai Sigrid à la maison et la baiserai tellement dur qu'elle ne songera plus jamais à fuir loin de moi ou à refuser mon affection. Peut-être que c'était la seule solution, lui montrer à quel point je l'aimais et la voulais pour lui faire réaliser que j'étais le seul dont elle avait besoin.

Quand je m'approchai de l'estrade sur laquelle se trouvait Sigrid je remarquai qu'elle surveillait un des deux propriétaires du club mais sur le moment je ne trouvais pas cette information pertinente. Je la tirai par le bras et la rattrapai pour ne pas qu'elle tombe par terre mais tout s'enchaîna à une vitesse affolante. Sigrid se débattit avant de me reconnaitre puis me gifla avec force. L'un des propriétaires se déplaça et affronta ma fureur mais Sigrid s'élança sur lui et le décapita. La moitié des danseuses du club s'effondrèrent en hurlant de douleur ce qui laissait supposer que le défunt vampire les avait toutes engendrées. Sigrid s'échappa de mes bras et rejoignit l'issue de secours en courant. Je la poursuivais mais elle était extrêmement rapide même juchée sur ses talons hauts. La course-poursuite fut très longue et je rageai de voir Sigrid s'exposer ainsi aux regards de tous ceux qui pouvaient nous voir alors qu'elle était si peu vêtue. Quand enfin, au détour d'une ruelle, j'entendis qu'elle arrêtait sa course il s'était déjà passé plus d'une heure.

Je me figeai quand je m'aperçu que ma douce Sigrid était en train de saigner un homme. Le soulagement m'envahit quand je réalisai que ce n'était pas un humain mais deux meurtres en une seule soirée, avec des témoins en plus, serait très dur à dissimuler. Pourquoi Sigrid avait-elle fait ça ? Juste pour me causer des ennuis ? Etait-elle si rancunière ?

Je la saisis par les bras et la secouai avec force quand elle eut achevé le vampire. J'étais fou de rage et ça n'allait pas s'arranger de si tôt.

_ Mais tu es folle ?hurlais-je. Qu'est-ce qui t'a prit ? Tu veux vraiment que je me fasse tuer pour tes bêtises ?

Sigrid se dégagea et me gifla une seconde fois pour me remettre les idées en place. Je serrai les dents et feulai mais ne la touchai plus. Mon regard devait être plus ardent que les flammes de l'enfer elles-mêmes, la lave courrait dans mes veines et rien n'aurait put m'aider à me calmer… ou peut-être récupérer de force ce qui était mien mais il aurait encore fallut que Sigrid soit consentante.

_ Ces mecs méritaient de mourir !s'écria Sigrid elle aussi furieuse.

_ Pourquoi es-tu allé dans ce club pour danser comme une salope si tu méprisais ces types ?grognais-je en serrant les poings pour me contenir.

_ Pour aider les danseuses. Elles étaient toutes des enfants non consentantes de ces deux types et ils utilisaient l'ascendant que leur offrait ce lien sacré pour les obliger à faire ces choses dégoutantes avec ces humains, grimaça-t-elle écœurée.

_ Pourquoi n'es-tu pas venue m'avertir avant de te jeter toute seule dans cette expédition punitive ? Et d'où as-tu eu ces informations ?

_ Je ne te l'ai pas dit parce que je savais que tu ne m'aiderais pas et c'est Sophie-Anne qui m'a rapporté les rumeurs hier.

_ Et pourquoi ne t'aurais-je pas aidée ?m'écriais-je excédé.

_ Parce que tu approuves ce genre de choses, cracha-t-elle méprisante. Pour toi les femmes ne sont que des objets qui ne servent qu'à satisfaire leurs maris sur le plan sexuel et à tenir la maison.

Entendre l'opinion que Sigrid avait de moi me doucha. Ma colère retomba d'un coup pour laisser place à la tristesse et la culpabilité. Peut-être avait-elle dit ça sous le coup de la colère mais j'en doutais…

Une brise fraiche nous fouetta et Sigrid enroula ses bras sur elle-même dans une veine tentative de faire barrière à l'air froid de la nuit. Maintenant que ma colère était passée et que nous étions seuls dans cette ruelle je pouvais pleinement apprécier la tenue qu'elle portait. Je ne verrais aucun motif à la voir porter ce genre de vêtements pour mon plaisir exclusif… La voir si peu vêtue me rappela la première fois où j'avais eu la chance de l'avoir près de moi, entièrement nue…

Flash-back

C'était 2 ou 3 mois avant le départ pour l'expédition, je ne me rappelle plus exactement mais je sais que je n'étais pas encore marié à Aude. Il faisait assez beau et bien que je ne sois pas très sale j'avais eu envie de partir me baigner dans la rivière. Je n'étais déjà pas quelqu'un de très pudique à l'époque donc la présence proche d'une autre personne ne me dérangea pas. Je ne savais pas de qui il s'agissait puisqu'au moment où je passai elle était immergée et seuls ses vêtements trahissaient sa présence. Je me déshabillai rapidement et plongeai à mon tour. Quand je me redressai j'aperçu à quelques mètres de moi la silhouette douce d'une jeune femme de dos essorant ses longs cheveux blonds. En général je n'étais pas curieux de ces choses-là, non moi j'étais curieux quand il s'agissait de Sigrid uniquement, mais pourtant mes yeux restèrent rivés sur la jeune femme. Je crois qu'inconsciemment j'avais déjà reconnu la magnifique crinière de mon aimée.

Bientôt elle perçut ma présence et se tourna vers moi. C'était bien évidemment Sigrid. Elle rougit fortement et se cacha la poitrine en me reconnaissant. J'éclatai de rire et la rejoignis à la nage. J'étais content de la voir, nous n'avions pas encore eut l'occasion de passer du temps ensemble cette semaine. Je l'atteignis rapidement et la pris dans mes bras comme j'avais l'habitude de le faire quand je la voyais. Sigrid fut encore plus gênée de ce rapprochement parce que sans que je m'en rende compte mon corps lui aussi était très content de voir Sigrid… C'était arrivé peu de fois et la majorité de celles-ci j'étais seul dans ma chambre à penser rêveusement à ma douce Sigrid. Dans de rares cas un rapprochement, pourtant innocent, avec Sigrid avait provoqué ce genre de phénomène. A ce moment-là j'étais encore un peu trop inexpérimenté pour savoir ce que c'était mais je pense que Sigrid le savait déjà puisqu'elle était toujours affreusement gênée quand je devenais dur alors que je la tenais dans mes bras. Néanmoins j'adorai voir Sigrid rougir et ne lui avais jamais caché mon anatomie. J'aurais tant voulu être son premier amant. Au moins j'aurais été le premier homme qu'elle aura vu entièrement nu et j'en retirai une immense fierté.

J'attirai Sigrid à moi sans me préoccuper de la réaction de mon corps et lui frottai le dos pour la détendre pendant que je riais de sa gêne. Sigrid finit par se laisser aller dans mon étreinte et passa ses petits bras autour de ma taille avant de reposer sa tête sur ma poitrine, au niveau de mon cœur battant la chamade.

_ Je suis content de te rencontrer ici, soufflais-je en la berçant tendrement. Tu m'as manqué cette semaine.

_ Tu m'as manqué aussi, me répondit Sigrid en relevant la tête pour rencontrer mon regard.

Je lui souris tendrement et caressai sa joue droite avec tendresse avant d'y déposer un baiser.

_ Pourquoi rougis-tu toujours quand je suis si près de toi ?souris-je amusé.

_ Je trouve ça inapproprié. Si nos familles venaient à apprendre les rapports que nous entretenons nous serions certainement chassés de nos foyers respectifs.

_ Je ne trouve pas qu'il y ait quoi que ce soit d'approprié dans nos rapports et si quelqu'un venait à le dire à nos parents j'en serais ravi.

_ Tu voudrais être chassé de chez toi ?s'étonna Sigrid.

_ Je me moque de ça. Si je pouvais échapper à l'autorité de mon père je serais libre d'épouser la femme que je veux et c'est toi que je choisirais si je le pouvais. Je n'ai vraiment aucune affinité avec les autres femmes du village et quand je vois le genre de relation qu'entretiennent Aude et mon frère je n'ai vraiment pas envie de me marier. C'est avec toi que je veux faire ma vie moi !

_ Je ne m'inquiète pas pour toi !pouffa-t-elle. Ça va aller tout seul une fois que tu seras marié, tu verras.

_ Sottises !sniffais-je boudeur. C'est avec toi que je suis le plus proche, c'est avec toi que je veux fonder une famille et partager le reste de mes jours.

_ La vie n'est pas si simple Leif, me sourit Sigrid contrite.

_ Je voudrais qu'elle le soit. Je ne devrais même pas m'attarder ici et allait directement chez ton père pour te réclamer !

_ Ne vas pas compromettre ton avenir pour moi Leif, me déconseilla Sigrid avec sagesse.

_ Mais c'est toi mon seul avenir !

_ Tu trouveras le bonheur dans les bras d'une autre femme, m'assura-t-elle confiante mais pas réjouie de la perspective.

_ Je pourrais te faire changer rapidement d'avis, la défiais-je tout d'un coup beaucoup plus ludique.

Sigrid parut comprendre la menace et s'éloigna prudemment de moi mais il était déjà trop tard. Je me jetai sur elle et la plongeai sous l'eau. Nous passâmes une bonne heure à jouer ainsi avant que finalement nous soyons trop éloignés de notre point de départ et que Sigrid n'ait plus pieds. La voyant en difficulté du fait de sa fatigue et du manque à récupérer une respiration plus contrôlée je la pris dans mes bras et guidai ses jambes pour qu'elles s'enroulent autour de mon bassin, repliant, sans en avoir eu l'intention, ma longueur contre le bas de son ventre. Nous restions ainsi enlacés, haletants d'une part à cause de ces nouvelles sensations que nos corps en contact nous faisaient découvrir mais aussi de l'effort physique que nous venions de fournir. La pensée d'avoir Sigrid dans mes bras, entièrement nue alors qu'aucun autre homme n'avait put la toucher si intimement ne m'avait vraiment pas aidé à me calmer. Je voulais qu'elle soit la mère de mes enfants et que je sois son unique amant, le seul à pouvoir profiter de son corps sublime…

Peu après je nous tirai sur le bord de la rivière pour nous allonger dans l'herbe. Sigrid me laissa découvrir l'anatomie féminine sur elle. Dans un premier temps mon attention fut attirée par sa poitrine. Elle avait des seins magnifiques qu'on aurait put pensés avoir été faits pour s'ajuster à mes mains. Je m'attardai plus particulièrement sur ses tétons dressés avant de caresser l'ovale de son sein droit d'un toucher aussi léger que celui d'une plume. Sigrid rit quand je laissai mes lèvres se presser sur la peau de son ventre avant d'aspirer l'eau qui demeurait dans son nombril. Par la suite j'avais laissé ma main parcourir la toison annonçant sa terre promise et ma main avait convoité ce qu'à l'époque j'ignorai être son clitoris. Enfin, ma main avait dessiné les bords de l'entrée de son antre du plaisir mais sans jamais s'y introduire. Sigrid semblait avoir très chaud après mon toucher, ou étais-ce l'embarras qui colorait ses joues de ce rouge que j'aimais tant. Toujours est-il qu'elle n'aimait pas perdre le contrôle de la situation alors elle me renversa sans s'assoir sur mon bassin. Sachant qu'elle était trop timide pour imiter mon exploration je décidai de l'aider et me redressai en position assise pour récupérer sa main et lui faire caresser la zone la plus érogène de mon corps.

Un frisson de plaisir m'avait instantanément parcouru mais ce serait manquer de respect à Sigrid d'exiger d'elle de m'offrir plus. Les vikings étaient des hommes possessifs qui exigeaient d'être le seul amant de leurs concubines. Le mari de Sigrid n'aurait jamais accepté de savoir qu'elle avait connu un autre homme avant lui alors qu'il s'agissait de son premier mariage, sans même parler des risques qu'elle tombe enceinte. Cette éventualité m'aurait évidemment ravie mais Sigrid méritait beaucoup mieux que fuir pour protéger son amour et son enfant. Elle méritait un mariage dans les règles et qui lui apporterait le statu digne d'une femme de sa catégorie.

Souhaitant désamorcer cette situation avant que je ne sois plus capable de m'arrêter je jetai Sigrid sur mon épaule avant de sauter dans l'eau une nouvelle fois. Nous passâmes plus de 3 heures à jouer ainsi, oubliant toutes nos inhibitions, mais l'air se rafraichissait rapidement en cette saison et il nous fallut nous couvrir et rentrer au chaud dans nos foyers respectifs.

Fin du flash-back

Je repris conscience de l'instant présent. Pour le moment le plus important était que je regagne sa confiance si je voulais espérer pouvoir profiter à nouveau de son affection.

_ Je ne t'ai jamais considérée comme un objet Sigrid, tu le sais très bien. Si j'avais eu vent de ce qu'ils faisaient j'aurais moi-même fait en sorte qu'ils trouvent leurs morts finales dans mes mains, je n'aurais jamais laissé passer ça.

Des larmes rouges s'accumulaient dans ses yeux mais elle s'efforçait de les contenir. J'ignorai pourquoi ce phénomène la bouleversait autant et je savais qu'elle n'était pas prête pour m'en parler mais je refusai de la laisser ainsi, si désemparée. Je n'avais jamais vu Sigrid pleurer et je ne voulais pas commencer aujourd'hui mais ça semblait inévitable. J'utilisai ma vitesse surhumaine pour la prendre dans mes bras avant qu'elle puisse me repousser et la berçai en frottant son dos puisque je savais qu'elle se laisserait aller dans mes bras ainsi. La réaction de Sigrid me surpris. Elle s'accrocha de toutes ses forces à moi et laissa ses pleurs lui échapper. C'était comme si elle s'ouvrait pour la première fois en moi et j'en étais vraiment très ému. Le soulagement de retrouver un peu de notre relation passée, la tension de la colère évaporée, l'émotion de voir Sigrid si bouleversée et la douleur de l'avoir pleurant toutes les larmes de son corps dans mes bras, me causèrent de verser quelques larmes à mon tour. Je resserrai mon étreinte sur Sigrid, l'enveloppant plus étroitement dans mes bras pour qu'elle soit à l'abri de la morsure du froid de la brise nocturne.

_ Ça va aller ma chérie, promis-je. Je suis là, on va y arriver ensemble. On va leur chercher de nouveaux maîtres, plus dignes d'elles, et qui leurs offriront une bonne éducation. On va faire ça ensemble, d'accord ?

Sigrid cessa de pleurer et hocha timidement la tête sans lever les yeux de peur de croiser mon regard. Je remontai son visage près du mien pour la forcer à rencontrer mes yeux et essuyai tendrement ses joues avant de poser un chaste et bref baiser sur ses lèvres. Sigrid prit subitement conscience de sa quasi-nudité et cacha honteusement son corps de ma vue. Je souris à sa réaction et déboutonnai ma chemise.

_ Tu oublies que j'en ai vu bien plus, susurrais-je à son oreille pendant que je lui enfilai ma chemise.

Je crois qu'elle n'aurait pas put être plus gênée. J'étais agréablement surpris qu'elle se rappelle de ça. Après m'être emparé de sa main je la conduisais à travers le dédale de rues que nous avions parcouru en courant tout à l'heure. Le club était toujours ouvert quand nous arrivâmes. Ma main tenait toujours fermement celle de mon aimée et je la portai à mes lèvres pour y déposer un baiser avant de prendre la parole.

_ Le club va fermer, déclarais-je froidement à l'attention des humains. Tout le monde dehors, je ne veux plus vous revoir ici.

Les danseuses se regroupèrent autour de nous, ignorant ce qu'elles devaient faire face à cette situation. Je fus horrifié d'en compter 16. Il fallait vraiment avoir l'esprit tordu pour transformer 16 jeune filles sans leurs consentements et les forcer à mener de telles activités.

_ Bonsoirs mesdemoiselles, les saluais-je respectueusement. Je vais vous demander d'aller vous habiller puis de nous rejoindre ici-même pour discuter de votre avenir.

Elles parurent toutes angoissées mais obéirent dans la crainte d'être maltraitées j'imagine. Ces deux vampires avaient déshonoré notre race par leur comportement. J'étais bien heureux qu'ils aient rencontré leurs trépas.

Je pris Sigrid dans mes bras et m'asseyais à une table en l'installant sur mes genoux. Pendant que les danseuses s'habillaient je cajolai ma douce, la berçant contre mon torse en caressant ses cheveux d'or. Comme j'étais surpris du temps que prenaient les danseuses à se changer je levai les yeux en direction de leurs loges et remarquai qu'elles nous fixaient avec un air ébahi. Elles étaient étonnées de me voir manifester de l'affection pour Sigrid ! Je n'arrivai même pas à imaginer ce qu'elles avaient dû subir pour en arriver là !

_ Je vous en prie, venez vous assoir, les invitais-je.

Chacune d'elle récupéra un siège et s'installa face à nous.

_ Comme vous avez put le deviner, vos créateurs sont morts ce soir, commençais-je avec gravité. Je voudrais être le porte-parole de notre communauté en vous exprimant mes plus sincères excuses vis-à-vis du comportement de vos créateurs. Les vampires ne sont pas aussi retorses normalement. Vous êtes trop inexpérimentées pour prendre la liberté qui vous êtes dû, vous vous feriez tuer en un rien de temps, alors pour faire amende honorable pour avoir laissé vos créateurs s'installer ici sans surveiller de plus près leurs activités nous avons conjointement décidé avec Sookie de vous trouver de nouveaux maîtres, des maîtres qui vous éduqueront comme n'importe quel vampire, des maîtres dignes de votre respect et votre admiration.

Quelques secondes de silence s'écoulèrent avant que les danseuses réalisent que leur calvaire prenait fin ce soir. Beaucoup éclatèrent en sanglots de soulagement et de bonheur et nous prirent dans leurs bras. Nous les conduisîmes au Croquemitaine qui était maintenant fermé en raison de l'heure tardive. Je les laissai se nourrir convenablement avec les bouteilles de sang synthétique que j'avais en réserve et réfléchissais à la suite. Je ne pourrai jamais héberger ces 16 filles chez moi, je n'avais pas la place. Le club était assez grand et son étanchéité à la lumière leur permettrait d'y séjourner en toute sécurité. Quand j'en parlai à Sigrid elle insista pour rester sur place. Je m'y restreignis alors à mon tour puisque je ne voulais pas la quitter d'une semelle et commençai la recherche de nouveaux parrains pour ses orphelines, épaulé par Sigrid qui avait élu domicile sur mes genoux pour mon plus grand plaisir. Nous défiâmes l'attraction du soleil pendant plusieurs heures avant qu'elle ne finisse par l'emporter et nous nous endormîmes dans la même position, à savoir Sigrid dans mes bras, installés devant l'ordinateur dans le grand fauteuil en cuir de mon bureau.