Merci à ceux qui ont lu, et surtout à MarlyMcKinnon pour ses reviews ! Je rappelle, soit dit en passant, que les reviews font toujours plaisir! :)
Disclaimer : Merci J. K. Rowling pour cet univers de sorcellerie !
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Le lendemain arriva vite. Déjà, Dorea se dirigeait vers sa salle de classe, dans l'attente de la sonnerie. Elle avait accroché ses images : des gens subissant le Doloris, l'Imperium; un loup-garou un soir de pleine lune; un Inferi poursuivant sa victime.
Son premier cours serait avec les sixièmes années. Avec les attaques de plus en plus violente de Grindelwald, plus des trois-quarts des élèves avaient gardé cette matière après les BUSEs, vu qu'elle acceptait tous les élèves ayant eu au minimum un Acceptable. Elle aurait donc deux groupes : Serdaigle et Serpentard ; ainsi que Gryffondor et Poufsouffle.
Les Bleus et Bronzes, plus nombreux que les Verts et Argents, entrèrent dans la classe dès la sonnerie. Elle voyait sur le visage de certains une moue dégoûtée, et sur d'autre, un froncement de sourcils, comme s'ils la jaugeaient. Et il y avait Alphard qui avait un grand sourire.
Elle attendit qu'ils soient assis pour s'approcher du tableau et ensorceler la craie blanche.
-Comme vous l'avez appris hier, je suis le Professeur Potter, et je vous enseignerai la Défense Contre les Force du Mal cette année.
Les craie ensorcelée se mit à écrire son nom sous l'œil satisfait de Dorea. Puis une voix distincte, s'éleva dans son dos.
-Je refuse qu'une personne pratiquant le Magie Noire me fasse cours!
Dorea ne silla pas. Elle s'était presque attendue à ce genre de remarque. Lentement, elle se détourna du tableau noir pour faire pace à l'élève. Il s'était levé. Ses cheveux blonds mal peignés, ses yeux plissés lui donnait un air insolent.
-Quel est votre nom jeune homme? Demanda froidement Dorea.
-John Dawlish, dit l'autre avec une moue hautaine.
-Eh bien Mr Dawlish, que voulez-vous faire de votre vie?
L'élevé fut un instant décontenancé par la question.
-Auror.
-Fort bien! S'exclama la professeure en frappant dans ses mains.
Toute la classe sursauta, Alphard haussa un sourcil.
-Que faut-il pour devenir Auror?
-Il faut un Optimal en...
-Excusez-moi, je me suis mal exprimée. Ma question était plutôt quelles connaissances vous faut-il pour devenir Auror?
-Eh bien, dit-il en fonçant les sourcils, il faut être organisé, pour ne pas oublié une piste à explorer. Il faut savoir se batte en duel, et...
-Ah! Nous y voilà! Sourit Dorea.
La classe avait perdu son raisonnement et commençait à la prendre une folle. Son neveux lui, était clairement amusé de la situation. Dorea soupira, ils étaient drôlement long à la détente.
-De quelle Magie usez-vous lors d'un duel? Siffla-t-elle.
-De maléfices, répondit Dawlish, complètement perdu par le raisonnement de Dorea.
La professeure grogna.
-Et avec un Mage Noir?
-Eh bien, la même chose.
-Rah! Mais réfléchissez un peu Mr Dawlish! Quelle Magie utilisera ce Mage Noir?
Elle vint se placer devant lui, et posa violemment ses mains sur le bureau du garçon.
-De la Magie Noire, murmura-t-il, effrayé par cette soudaine colère.
-Bien! Sourit Dorea.
Elle se redressa et perdit son expression un peu démente qu'elle avait prise sans le vouloir. Elle avait déjà rendu des comptes au Aurors, ce gamin l'énervait profondément. De plus, elle avait relu ses livres de Magie Noire. Toute fascination l'avait désertée, remplacée par une simple curiosité. Elle ne tenait plus ces livres en respect. Elle pensait que cette Magie était une bonne solution de dernier recours. Alors qu'on lui rappelle encore une fois ce qu'elle avait fait, lui laissé un goût étrange dans la bouche. Même si elle ne le regrettait pas, sinon Charlus serait enterré. Elle pourrait même recommencer cent fois si c'était pour les sauver.
-Il ne vous est jamais venu à l'idée, que pour être capable de contrer ces sorts Noirs, il vous faudrait les connaître!
Il eut un sourire.
-Bien sûr, mais certainement pas les lancer!
Sa déclaration laissa planer un silence dans la classe.
-Vous êtes un petit malin, Mr Dawlish, dit Dorea avec un rictus sur les lèvres. Mais vous n'avez jamais combattu contre un Mage Noir, n'est-ce pas? Lorsque vous venez de perdre la moitié de votre famille, votre bébé, dit Dorea en se passant la main sur le ventre inconsciemment, que l'on risque d'un moment à un autre de tuer votre mari, que vos sortilèges n'ont aucun effet sur ce meurtrier, ne pensez-vous pas que la Magie Noire est un bon recours?
L'élève ne sembla pas trouver quoi répondre.
-Peut-être que vos sortilèges n'étaient pas assez puissants.
Dorea rit à gorge déployée devant l'effronterie de Mr Dawlish. Puis elle s'arrêta pour lui lancer un regard étrange, comme si elle fouillait son âme. Sa main dégaina sa baguette puis s'agita. Les rideaux aux murs se fermèrent, les bureaux s'écartèrent avec les élèves sur les chaises, leur faisant pousser des cris de stupeur. La chaise de l'insolent élève recula, et le dossier se cogna contre la table de derrière. Elle allait montrer à cet asticot de Serdaigle de quelle baguette elle se chauffait.
-Très bien Mr Dawlish. Prenez votre baguette, je vous défie en duel! cria-t-elle distinctement, avec une pincée d'arrogance.
Les élèves ouvrirent de grands yeux. Même les Serpentards qui n'avait pas aimé l'impertinence de Dawlish. Alphard conservait son expression amusé. Il savait qu'elle n'allait pas laissé une idiot de sixième année lui parler ainsi.
-Ce n'est pas équitable Professeure Potter! Je ne suis qu'en sixième année!
-Il n'y a aucun problème Mr Dawlish! Je n'utiliserai que des sortilèges que le professeur Têtenjoy vous a appris en cinquième année.
-Vous ne pouvez pas...
-J'ai moi-même eut Mrs Galatea Têtenjoy en Professeure de Défense Contre les Forces du Mal! Maintenant ça suffit! Levez-vous! Votre classe a déjà gagné un cours supplémentaire pour rattraper celui-ci!
Il y eut des murmures d'indignation.
John Dawlish se leva, et alla se placer face à sa professeure. On pouvait voir de la sueur couler le long de sa tempe.
-D'abord on salue.
Il s'exécuta en même temps qu'elle.
Il eut à peine le temps d'ouvrir la bouche que Dorea s'exclamait.
-Stupefix!
Dawlish se retrouva propulsé sur plusieurs mètres avant de taper contre le mur.
-Expelliarmus!
La baguette de l'élève lui échappa avant de finir dans les mains de la jeune femme.
-Bien, Mr Dawlish.
Elle agita de nouveau sa baguette, et les bureaux se resserrèrent. Les élèves durent s'accrocher à leur chaise pour ne pas tomber à terre, tout en poussant des petits cris pour certains, de se retrouver glisser d'un endroit à un autre ainsi. Puis Dorea s'assit à son bureau en ouvrant son manuel.
-Vous êtes complètement folle! cracha John Dawlish.
-Ce n'est pas très plaisant à entendre, Mr Dawlish, dit Dorea sans esquisser le moindre mouvement. Retournez-vous asseoir. Ouvrez votre manuel à la page 3.
Elle avait pris un masque de froideur. C'était sa mère qui le lui avait appris. Elle lui avait dit de s'en servir dès qu'elle sentait qu'elle risquait de s'énerver dans une situation, un moyen de garder son calme, tout en restant digne de son sang.
Elle entendit l'élève se rassoir. Un petit sourire franchit ses lèvres. Ce sentiment de pouvoir leur apprendre ce qu'elle voulait et faire régner l'ordre dans sa classe comme elle l'entendait la faisait se sentir puissante.
-Ce premier semestre, nous étudierons les Détraqueurs, et les Inferis. Quelqu'un aurait une question?
Elle ne vit aucune main se lever et continua sur sa lancée.
-Quelqu'un pourrait me donner la définition d'un Détraqueur?
On lui répondit, et elle laissa les élèves lire le chapitre sur ces créatures. Jamais elle n'en avait vu, et elle espérait ne jamais en voir. Un frisson la parcouru.
Le cours se passa bien, et l'heure suivante arriva vite. Elle fut heureuse de constater qu'il s'agissait d'une classe de première année. Ils seraient émerveillés par tout ce qu'elle pourrait leur dire.
Puis la journée passa, et sa dernière heure de cours arriva. C'était la classe des cinquièmes années de Gryffondors et Serpentards. Elle avait attendu cette heure toute la journée. Jamais elle ne l'aurait avoué, mais elle tenait vraiment à savoir qui se cachait derrière la nom de Druella Rosier. Elle n'était pas niaise, mais la scène de ce matin l'avait amusée. Et puis, le nom Rosier avait une bonne renommée. La fille devait être bien faite et bien élevée.
Alors, lorsqu'elle sortit pour faire entrer les élèves, elle chercha des yeux Cygnus. Elle le trouva avec Orion, en train de parler de Quidditch. Elle les fit entrer tout en tentant de trouver une tête blonde. Malheureusement, il y avait trois têtes blondes à Serpentard. Elle se résigna à attendre de connaître leurs noms.
-Bien. Je suis le Professeur Potter, et je serai votre Professeur de Défense Contre les Forces du Mal cette année. Quelqu'un a-t-il une question?
Son altercation avec un élève à propos de l'attaque à Paris s'était ébruitée et plus personne n'avait osé lui poser la moindre question. Elle en était des plus satisfaite.
-Bon, cette année nous étudierons les maléfices, et les sortilèges de Défense. Prenez vos manuels à la 4. Aujourd'hui, il s'agit du Charme du Bouclier. Quelqu'un connaît l'incantation?
Une des trois filles blondes de Serpentard leva une main. Elle avait un visage de glace, de lourdes paupières et des lèvres rouge sang. Ses yeux étaient bleu pâle.
-Miss? demanda Dorea.
-Miss Rosier, Druella Rosier.
Dorea eut un sourire. Ainsi, c'était elle dont parlé Alphard ce matin. Elle jeta un coup d'œil à Cygnus, qui se tortillait sur sa chaise, même si son visage ne laissait transparaître aucune émotion.
-Je vous écoute Miss Rosier.
-Il suffit de dire Protego, Professeur Potter, dit la jeune fille d'une voix calme.
-Bien Miss Rosier, je donne cinq points à Serpentard.
Elle cru distinguer un sourire en coin sur le visage de son neveux, mais déjà il tournait la tête pour adresser un mot à son voisin.
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Dès la fin de sa journée, elle se retira dans son bureau, où elle eut la surprise de trouver Charlus, endormit sur l'un des fauteuils. Elle s'approcha de lui pour lui secouer doucement le bras.
-Charlus, murmura-t-elle.
Il grogna.
-Charlus, c'est Dori, dit-elle plus fort à son oreille avant de reculer pour voir son visage.
Il papillonna des yeux pour finir par lui sourire. Il lui attrapa les hanches pour la faire assoir sur ses genoux. Elle eut un hoquet de surprise qui se transforma en sourire.
-Alors cette première journée? demanda-t-elle doucement, alors qu'il refermait ses bars autour de son corps.
-Je n'ai eu qu'une heure avec les premières années de Poufsouffle et Serdaigle. Je ne pensais pas qu'on pouvait être si mauvais, rit-il en enfouissant son visage dans le coup de sa femme.
Dorea eut un petit rire.
-J'ai rencontré quelqu'un de très intéressant, murmura Dorea.
Il se redressa brusquement.
-Comment s'appelle-t-il?
Dorea était perdue.
-Pardon?
-Celui que tu as rencontré, grogna-t-il.
Il avait l'air contrarié. Serait-il... jaloux? C'était idiot, elle était sa femme. Elle pouffa discrètement mais ne fit pas de remarque.
-Druella Rosier.
Charlus ouvrit grand les yeux.
-Mais...
-... c'est la jeune femme pour qui mon neveux Cygnus craquerait, Charlus. Tu sais, je t'en ai parlé hier soir.
Elle lui avait en effet rapporté sa discussion avec ses neveux. Il en avait d'ailleurs bien rit.
-Oh...
Il se passa la main dans les cheveux.
-Et alors? Comment est-elle?
-Bien élevée, raisonnablement douée, à Serpentard...
-Serpentard, tu dis ?
Elle se tourna pour le regarder dans les yeux. Pourquoi avait-il encore ce petit air dédaigneux ? Serpentard était aussi une très bonne maison! Ce n'était pas parce que beaucoup de Mages Noirs venaient de cette maison, que ces sorciers étaient tous mauvais.
Elle se pris l'arrête du nez entre le pouce et l'index en se levant.
-Charlus, pourquoi faut-il toujours que tu fasse un commentaire désagréable sur les Serpentards? siffla-t-elle.
-Parce que... ce sont des Mages Noirs!
-Suis-je un Mage Noir?
Il grogna, refusant d'avouer qu'il avait tort.
-Et puis, d'où te vient cette soudaine haine de la Magie Noire? Je savais que tu ne l'aimais pas, mais tu n'étais pas aussi virulent à son propos auparavant!
-Je... La Magie Noire a tué ma famille! Elle nous a pris notre enfant! Elle...
Dorea se rassit sur ses genoux et lui pris le visage entre ses mains.
-Charlus, souffla-t-elle, c'est fini maintenant.
Elle colla son front au sien.
-Tu vas bien, je vais bien.
Elle l'embrassa tendrement sur les lèvres.
-Tu dois tourner la page.
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La suite ce week-end si tout va bien!
