Hello voilà un nouveau chapitre! Je posterai le prochain dans 2-3 jours parce que j'ai des contrôles bac blanc qui arrivent . Alors j'aurais pas le temps d'écrire le prochain chapitre avant Mercredi. Enjoy!
Soudain, Edward fut submergé par un flot de pensées... Il n'avait jamais embrassé quelqu'un… Et si jamais il s'y prenait mal ? Ou pire, et si Winry l'envoyait valsé d'un coup de clé à molette ? Totalement pris au dépourvu par ces éventualités, il rouvrit les yeux et croisa le regard étonné de Winry, avant de reculer en vitesse tout en rougissant comme une tomate. Se doutant que Winry voudrait une explication pour son comportement plus qu'intriguant, il bégaya en tentant de trouver un prétexte:
« J-Je voulais j-juste p-prendre le v-verre qui était d-derrière toi… J-J'ai soif…
-Oh ! Bien sûr… Fit-elle, les joues légèrement rose, en lui tendant le verre. Mais, Edward… C'est du lait ! Je croyais que tu n'aimais pas ça... »
Sentant que son excuse tombait misérablement à l'eau, il prit le verre, respira un grand coup et but d'une traite tout le lait avec l'air de subir la torture du siècle.
« Les temps changent ! Souffla-t-il avec un sourire dégouté en reposant le verre sur la table avant de partir précipitamment et de s'enfermer dans la salle de bain pour se rincer la bouche. »
Winry resta quelques minutes, pantoise, assise sur la table, à se ressasser sans cesse les évènements qui venaient de se passer. Elle revoyait le visage déterminé d'Edward lorsqu'il vint vers elle, la façon dont il la bloqua contre le mur sans aucune hésitation, son souffle chaud contre sa peau, ses lèvres tout près des siennes… Tout ça pour un verre de lait ? Alors qu'il avait horreur de ça ? Décidemment, Edward se comportait vraiment bizarrement en ce moment, pensa-t-elle. Se convaincant que l'idée qu'Edward allait l'embrasser n'était que le fruit de son imagination, elle descendit dans le salon et se promit de faire comme si de rien n'était bien que cette pensée venait encore parfois perturber son esprit.
Les jours suivants, Edward ne s'approcha pas d'elle, c'était presque comme s'il essayait de la fuir. Puis finalement, un jour où ils se rendirent tous ensemble au village pour y faire des courses, il ne put plus éviter de lui parler, cela aurait semblé trop suspect aux yeux de tous. Alphonse et May faisaient le tour de toutes les boutiques du village pour remettre en main-propre aux artisans une invitation pour leur mariage qui devait être célébré en même temps que celui de Roy et Riza, les deux couples souhaitant partager leur bonheur ensemble. Et quelques rumeurs disaient aussi que Ling et Lan Fan avaient sauté le pas.
Attendant patiemment dehors que May et Alphonse finissent leur tour, Edward et Winry ne dirent un mot jusqu'à ce que Winry aperçoive Edward frissonner, ses mains enfoncées dans ses poches et le bout de son nez tout rouge.
En riant, elle se tourna vers lui et lui dit :
« Et bah, le grand et robuste Edward ne résiste donc pas à quelque chose d'aussi futile que le froid ?
-C'est la neige, grogna Edward en se refrognant.
-Oooooh, le pauvre Edward, moi je suis toute chaude regarde ! Plaisanta Winry en agrippant d'une main l'écharpe d'Edward pour mieux aller poser son autre main sur sa joue glacée, en effet elle était très chaude. »
Edward rougit violemment à ce contact et devint de la même couleur écarlate que son écharpe, Winry le remarquant, rigola de plus belle tout en ne retirant pas sa main pour autant.
« La dernière fois que j'ai vu quelqu'un rougir autant, c'était Havoc à la gare, quand il m'a dit qu'il aimerait qu'on se revoie le plus tôt possible ! S'exclama Winry en rigolant. »
Edward se tendit à la mention d'Havoc. Winry remarqua son air renfrogné et, ne comprenant pas, retira sa main de sa joue pour s'apprêter à lui demander ce qui n'allait pas, ses yeux baignés d'une lueur d'inquiétude. Mais Edward ne lui laissait pas le temps de répondre, dans un élan de possessivité, il l'attira contre lui et la serra aussi fort qu'il put contre lui. Winry, stupéfaite, ne bougea pas d'un pouce, ses bras restant le long de son corps tandis que ses yeux étaient écarquillés dans une expression de profonde surprise. Mais quelle mouche piquait donc Edward en ce moment ? Se demandait-elle, incrédule, bien que ce changement n'était pas pour lui déplaire.
« Elle est à moi, pensa Edward, jaloux, comme parlant à Havoc ».
Alphonse et May sortirent à ce moment là de la dernière boutique et ils furent tout aussi surpris que Winry en les voyants ainsi. Se ressaisissant, Edward lâcha Winry qui s'écarta en titubant. Puis, sans mot dire, Edward se mit en route pour la maison et les autres le suivirent en silence tout en se lançant des regards dubitatifs.
Toute la soirée, l'idée qu'Havoc tournait réellement autour de Winry trotta sans arrêt dans la tête d'Edward, il fallait qu'il agisse, sinon, il risquait vraiment de la perdre. Réfléchissant à un moyen d'y parvenir, il vit alors, posé sur au sommet d'une armoire, une vieille clé à molette en peluche. Il se rappela que c'était le doudou de Winry quand ils étaient petits. Il grimpa alors sur une chaise et attrapa la clé, il avait une idée.
Il toqua à la porte de Winry et attendit patiemment que celle-ci vienne lui ouvrir. Il savait pertinemment que Winry prenait toujours son temps avant d'aller ouvrir, prenant soin de se recoiffer, se rhabiller… Lorsqu'enfin, son visage doux entouré de mèches blondes apparut dans l'encadrement de la porte, il esquissa un sourire tandis qu'elle le laissait entrer.
« Tiens, c'est pour toi, lâcha-t-il en lui tendant un cadeau grossièrement emballé. Cadeau de Noël.
-Oh ! Mais il ne fallait pas… S'étonna Winry. Moi je n'en ai pas… Avoua-t-elle, honteuse, en s'asseyant sur son lit.
-Je n'en veux pas de toute façon, sourit Edward. »
Winry ouvra doucement le paquet puis, lorsqu'elle vit la vieille clé en peluche, ses yeux s'ouvrirent grand de surprise, et regardant Edward, elle s'exclama :
« Eh ! Mais c'est mon doudou !
-Je sais. Je l'ai retrouvé sur mon armoire tout à l'heure, expliqua Edward. Et puis… Tu pourras m'assommer autant que tu veux avec ! Et comme ça tu ne suceras plus ton pouce ! Plaisanta Edward.
-Je ne suce pas mon pouce ! Bouda Winry en lançant son oreiller sur Edward. »
Celui-ci riposta presque aussitôt et ils se battirent ainsi à coups d'oreillers pendant de longues minutes en poussant des couinements étouffés lorsque l'oreiller leur arrivait en pleine tête. Des plumes s'échappant des oreillers finirent par voler à travers la pièce et retombaient doucement sur le sol. Le débardeur et le pantalon noirs d'Edward tranchaient avec le blanc candide des plumes et Winry, des plumes pleins les cheveux, était en train de perdre totalement face à lui, allongée sur son lit, elle ne cherchait plus qu'à se cacher le visage derrière ses bras en riant aux éclats.
Soudain, Edward eut comme une vision, un flash. Dans sa tête il vit défiler des images d'Havoc et Winry. D'abord en train de se battre à coups d'oreilles comme ils le faisaient en ce moment, puis il les vit main dans la main dans les rues de Central, avant de les voir devant l'autel, prêts à se dire oui pour la vie, et lui, Edward, était assis au premier rang, assistant impuissant au mariage de la femme de sa vie. Puis la dernière image fut celle d'Havoc et Winry, enlaçant tendrement un petit bébé aux yeux de son père et cheveux de sa mère. Ces images ne firent qu'un tour de la tête d'Edward et presque comme un automatisme, il saisit le poignet de Winry qui s'arrêta alors de rire pour le regarder fixement.
