NA: Hello ! :)
Avant de laisser place au chapitre, j'aurais voulu répondre brièvement aux reviews anonymes laissées depuis la dernière fois. Je suppose qu'elles sont de Lucy 13 et je lui en suis reconnaissante et si elle avait eu un compte, je lui aurais comme à tous envoyé un MP, mais puisque ce n'est pas le cas ^ ^ Merci donc de ton enthousiasme, même si j'ai l'impression de t'avoir comme qui dirait, forcé la main. Je n'aime pas avoir l'air d'un auteur de fanfic' capricieuse qui réclame des reviews et si ce que certains ont ressenti, je m'en excuse. Ma note à la fin du chapitre 7 n'avait certes pas ce but. Sinon, Lucy, je serais ravie si cela te fait plaisir d'avoir ton avis sur mes précédents chapitres en ce qui concerne des améliorations à apporter, mes MPs te sont ouverts, je t'y donnerais mon mail ; )
Bonne lecture, j'espère que vous aimerez : p
Chapitre 11, Douce Provocation
Moins de trois jours après le fameux Réveillon du Ministère, j'étais de retour pour Poudlard, assise dans l'Express en compagnie d'Elayne et Andy. Nous n'étions pas dans notre compartiment habituel et lorsque j'avais eu le malheur de demander à cette dernière pourquoi elle nous avait entrainées aussi loin que possible de Thor et Antonin, elle avait simplement marmonné le mot « mariage », nous laissant supposer qu'elle tenait à éviter son futur beau-frère à tout prix.
-Alors ce Noël en Italie ? demandai-je à Elayne dans une tentative de détourner la conversation vers un terrain moins glissant.
-Pluvieux.
-Oh…
Visiblement, elle ne serait pas plus loquace. J'essayai tout de même de lancer le dialogue.
-Et Elias ?
-Je ne l'ai pas vu pour ainsi dire. Son frère au contraire, ne m'a pas quittée.
-Oh.
Décidément, les hommes étaient un sujet à éviter aujourd'hui. Nous restâmes donc silencieuses un long moment. Andy lisait son exemplaire de Sorcière du Dimanche tandis qu'Elayne s'était approprié la page des jeux. De mon côté, je faisais mon possible pour ne pas trop réfléchir, relisant d'un œil vague mon devoir de Sortilèges.
Le bruit de la porte qui coulissait vint soudainement briser le silence qui pesait. Je me retournai pour apercevoir la personne sur laquelle j'aurais voulu ne plus jamais reposer les yeux.
-Qu'est-ce que tu veux White ? fit Andy d'un ton témoignant de son humeur massacrante.
-Simplement saluer de charmantes demoiselles, répondit-il mielleux visiblement indifférent à la froideur de l'accueil que nous lui avions fait.
J'assistais à l'échange, pour l'instant incapable de formuler un mot.
-Et depuis quand sommes-nous dignes de ton attention White ? Va donc jouer ailleurs ! grogna Andy.
Sa répartie ne fit qu'amplifier le sourire qu'abordait Cyrus, négligemment appuyé contre la porte du compartiment.
-Tant de rancœur chez une si jolie jeune femme, tu me déçois Zabini.
-Tu… commença-t-elle mais je l'interrompis en posant une main apaisante sur son bras pour mettre fin à cet échange qui ne pouvait que mal finir.
-Ca suffit. Andy, ignore-le. White, va-t'en s'il-te-plaît, on voudrait être seules.
Il me regarda, un sourire goguenard au coin des lèvres.
-Comme tu veux, Ginny.
Il avait soufflé mon prénom dans un murmure, m'adressant un bref clin d'œil et sur ce, il ferma la porte et disparu. Je fermai le rideau avec un peu plus de force que nécessaire et me retournai, me trouvant face à deux amies visiblement très curieuses quant à ce qui venait de se passer.
-Tu nous expliques ce que c'était, ça ?
-Cyrus est un imbécile, rien de nouveau, répondis-je en m'emparant à nouveau de mon devoir.
-Bien sûr, il y a ça aussi… Depuis quand vous appelez-vous par vos prénoms, en plus d'être polis et souriants ? fit remarquer Elayne, ignorant ma piètre tentative de nier ce qui venait de se passer.
-Explications ! exigea Elayne en s'emparant de mon devoir.
-Oh vous voulez parler maintenant ? Vous ne décrochez pas deux mots en presque deux heures et maintenant je devrais vous parler de mes vacances ?
-Exactement ! Il faut bien que quelqu'un fasse le premier pas.
-Et si c'est assez croustillant, peut-être qu'on t'expliquera les raisons de notre humeur… sympathique, fit Andy avec un sourire malicieux auquel je répondis malgré moi.
Elayne s'avança sur sa banquette , toute ouïe.
-En fait, je pense que Gabriel et Idris se sont mis en tête de me marier.
-Te marier ? Avec White ? s'exclama Andy, visiblement horrifiée.
Je hochai la tête.
-Merlin tout puissant !
-Tu es sûre, demanda prudemment Elayne, visiblement sceptique, qu'est-ce qui te fait penser ça ?
-Disons que certains signes ne trompent pas. De petites allusions aux bonnes valeurs de Gryffondor…
Andy pouffa dédaigneusement à ces mots.
-… à l'importance de se faire de bon alliés… et puis nous nous sommes vus au Réveillon du Ministère et ça… ça ne semblait absolument pas fortuit.
-Du Ministère ? s'étonna Elayne. Les invitations sont pourtant envoyées des mois à l'avance. Tu ne nous avais pas dit que tu y étais conviée !
-Je ne l'étais pas. Mais visiblement Gabriel a réussi à me faire ajouter à la liste.
-Raconte !
Je m'exécutai, répondant patiemment à chacune de leurs questions qui touchaient à tous les aspects de la soirée, depuis la décoration des lieux en passant par la liste des personnes que j'y avais rencontrées et pour finir l'attitude de Cyrus White à mon égard et les encouragement de Gabriel et Idris à ce que nous passions du temps ensemble.
-Et bah… conclu finalement Andy. J'en connais un qui ne va pas apprécier.
Elle pouffa nerveusement et je répondis par un sourire un peu crispé, forcée d'admettre qu'elle n'avait pas tort.
-Et vos vacances alors ? demandai-je pour changer de sujet.
Andréa se renfrogna immédiatement, regardant par la fenêtre. Elle consentit néanmoins à nous expliquer.
-Vous savez que le mariage est prévu durant les vacances de printemps ?
Elayne et moi hochâmes la tête en même temps.
-Oui, murmura en plus Elayne puisqu'Andy nous tournait toujours le dos.
-Et bien après ça je ne reviendrais pas à Poudlard, déclara-t-elle presque désinvolte.
-Pardon ? m'exclamai-je alors qu'Elayne affichait une expression compatissante mais résignée.
-Visiblement il n'y a aucun besoin d'avoir validé ses ASPICs pour faire une bonne épouse.
Andy continuait sur un ton détaché qui témoignait cependant qu'elle n'avait rien d'indifférent face à la situation.
-Mais ce n'est pas juste ! m'emportai-je.
-Tu sais, ça ne doit pas faire plus de trente ans que les filles continuent leurs études après les Buses, expliqua Elayne d'un ton calme et apaisant, comme si elle voulait faire comprendre à un enfant têtu que deux et deux font quatre. Avant, une fois obtenu sa BUSE en Charmes Ménagers et Etiquette, Poudlard c'était fini pour nous, poursuivit-elle Elayne. Ca n'a vraiment rien d'inhabituel.
Je ne répondis pas, digérant l'information. J'avais parfois tendance à oublier où je me trouvais…
-Je suis désolée Andy, reprit-elle, je sais que tu adores Poudlard. Tu vas nous manquer, mais je te promets qu'on fera tout ce qu'on peut pour que tu gardes le plus de bons souvenirs que possible de tes dernières semaines ici.
Andy se retourna et sourit faiblement à Elayne. Quant à moi, j'étais trop choquée par ce que je venais d'entendre pour penser à autre chose.
-Mais pourquoi après les BUSEs ? demandai-je finalement. Ce n'est pas comme si l'on pouvait se marier avant d'avoir dix-sept ans de toute façon. C'est … ridicule ! Vous semblez tellement résignées. Je ne trouve pas ça normal, moi !
-C'est-à-dire qu'en fait si, jusqu'à l'année de ma naissance, en 1926 donc, une fille devenait majeure après ses quinze ans, le jour de son mariage.
-C'est…
-C'est comme ça Ginny. Aujourd'hui certes, il faut avoir dix-sept ans, mais rien n'oblige à être diplômé.
Je percevais une certaine impatience dans sa voix, ce qui ne lui ressemblait pas. Mais je ne comprenais pas comment elle pouvait être d'accord avec ça. Andy était tout simplement privée de son libre-arbitre.
-Ecoute, je ne sais pas comment c'était aux Etats-Unis, mais ici c'est ainsi. Tu ne referas pas le monde, conclu-t-elle.
Je refermai alors la bouche, un peu étonné par le ton autoritaire de mon amie, d'habitude si douce. En posant les yeux sur Andy qui avait l'air penaud, j'eus la décence de me sentir mal à l'aise.
-Tu as raison, Elayne. Désolée, Andy. Ne t'inquiètes pas, on ne te lâchera pas comme ça, même après le mariage, tu nous écriras tous les jours ! Et si tu veux je t'enverrai même une copie de tous mes cours, comme ça, tu pourras faire mes devoirs pour moi. Tu as toujours eu de meilleures notes, plaisantai-je dans une tentative peu adroite de la réconforter.
Andy me sourit.
Je devais avouer que ne pas avoir ses ASPICs n'était pas une fatalité, il suffisait de voir Fred et George. Mais eux au moins avaient quitté l'école de leur plein gré et pour réaliser leur rêve. Pas pour être marié à quelqu'un qu'ils n'aimaient pas.
Nous terminâmes le voyage dans une ambiance beaucoup plus conviviale qu'il n'avait commencé, même si une tension muette persistait entre nous. Heureusement, très vite, nous fûmes au Château.
Bien entendu, je n'aurais pas dû me réjouir trop tôt, nous arrivions à la Grande Salle quand Elayne tira sur ma manche.
-Futur mari en vue, me taquina-t-elle en montrant Cyrus qui approchait.
-Tais-toi ! grondai-je tandis que je le fusillai du regard, espérant le décourager de venir plus près. Nul besoin de dire qu'il n'y prêta pas attention.
-Dépêchons-nous, dis-je aux filles, je ne veux pas lui parler.
Sans attendre de voir si elles me suivaient, je pressai le pas en direction de notre table. Malheureusement pour moi, Cyrus avait été plus rapide et m'arrêta alors que je passais à peine les doubles portes.
-Ginny !
Consciente que l'attention des élèves les plus proches s'était divisée entre moi et Cyrus, je m'arrêtai, espérant me débarrasser de lui rapidement.
-Qu'est-ce que tu veux, White ? demandai-je froidement.
Celui-ci se contenta de sourire en approchant. Je ne bougeai pas, ne voulant pas lui donner la satisfaction de me voir reculer devant lui. Il s'empara de ma main et alors que j'aurais dû réagir, mes jambes semblaient avoir oublié comment se mouvoir car je restai parfaitement immobile. Le sourire toujours aux lèvres, Cyrus porta simplement ma main à ses lèvres, s'inclinant légèrement. Comme lors du Nouvel An, un frisson me parcouru à son contact.
-Juste te souhaiter de passer une bonne soirée. La mienne le sera sans le moindre doute.
Il me regarda un instant, comme s'il eut attendu une réponse, mais je ne savais que dire. Le plus judicieux aurait sans doute été de l'envoyer paître, mais je ne fis rien.
-A demain, me dit-il alors le plus naturellement du monde avant de s'éclipser en lançant au passage un sourire goguenard vers la table des Serpentards. Déglutissant difficilement, je me retournai lentement alors qu'Andy et Elayne arrivaient près de moi, l'air amusé.
C'est à ce moment-là que mes yeux se posèrent sur Tom. Il me fixait, impassible mais je ne loupai pas le reflet rouge qui teintait son regard. Je savais qu'il n'était pas indifférent à ce qu'il avait vu. Je sentais la colère sourde qu'il retenait et qui semblait gagner en intensité à chaque pas que je faisais en direction de notre table.
-Ginevra, me salua-t-il alors que je prenais place à sa droite.
-Tom, articulai-je difficilement en réponse.
Il ne me quittait pas des yeux et je me demandais ce qui se passerait dès l'instant où nous serions seuls. Pour la première fois, je fus presque reconnaissante lorsque Dumbledore appela au silence afin que le Directeur Dippet prenne la parole, ce qui me donna une excuse pour ne plus regarder Tom.
Plus tard, j'écoutai poliment Antonin qui me parlait de sa famille, non pas que ça m'intéressait mais encore une fois, la colère muette de Tom me poussait à reporter le moment où il me faudrait lui faire face.
Antonin m'expliqua donc qu'il avait convaincu son père que malgré mon parentage, je n'avais rien de commun avec une traitre à son Sang et que par conséquent, ma présence au mariage ne poserait pas le moindre problème. Quant à Tom, avait-il continué plus bas pour que je fusse la seule à l'entendre, lui avait été plus difficile à faire accepter étant donné ses origines … mystérieuses. Antonin avait cependant convaincu son père que malgré une destinée malheureuse, Tom descendait d'une lignée parfaitement respectable. Mais comme il n'avait pas voulu en dire plus, son père n'avait consentit à sa présence qu'à contrecœur. Il serait donc invité, mais en tant que mon cavalier.
Ô joie, songeai-je un moment.
Je n'avais aucun doute quant au fait qu'une fois confronté au charme de Tom, Mr Dolohov ne pourrait plus se passer de sa compagnie et serait parfaitement convaincu par son profond attachement au Sang et à ses valeurs.
Finalement le festin se termina et nous nous levâmes pour rejoindre nos Maisons. Alors que nous approchions des portes, je sentis Tom encercler ma taille d'un bras. L'apaisement que je ressentais habituellement à son contact était teinté de malaise et je me crispai subtilement. Je le suivis sans un mot jusqu'aux donjons puis dans les quartiers des Préfets de Serpentards.
Andy me sourit, visiblement amusée par la situation, avant de disparaître par l'escalier opposé, menant aux dortoirs.
NA : euh … Ne me tuez pas ? : D
Je déménage après demain au fait, donc je ne sais pas trop quand j'aurais de nouveau internet, dans moins d'une semaine j'espère... sinon je risque de me pendre moi-même, Ahah !
A très vite en tout cas,
Nyna.
